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Grossesse et Ovaires Polykystiques : Taux d'hCG, Tests et Implications

Une grossesse s’accompagne presque toujours de signes, mais il n'est pas toujours évident de déterminer si l’on est enceinte ou non. Parmi les signes les plus communs, on retrouve l’augmentation de la température, l’arrêt des menstruations, les seins douloureux, la fatigue et les nausées régulières. Pour en avoir le cœur net, il convient toujours de faire un test de grossesse. Il en existe deux types : le test urinaire et le test sanguin.

Tests de Grossesse : Urinaires vs. Sanguins

Le test urinaire est proposé en vente libre dans les pharmacies et les grandes surfaces. Le test par le sang quant à lui se fait impérativement en laboratoire sous la prescription d’un médecin. Par rapport au test urinaire, le test sanguin a l’avantage d’être plus fiable pour confirmer une grossesse. Le test urinaire et le test sanguin permettent tous deux de confirmer une grossesse. Cependant, le test urinaire n’est pas fiable à 100 %. Il peut arriver que malgré des signes évidents de grossesse, un test soit négatif (faux négatif). De même, il est également possible, même si c’est rare, que vous ne soyez pas enceinte alors que le test affiche un positif (faux positif).

Il est recommandé d’attendre le jour présumé des menstruations pour faire un test sanguin.

L'Hormone hCG : Rôle et Interprétation

Les tests de grossesse détectent une hormone portant le nom de hCG (gonadotrophine chorionique humaine), qui est fabriquée lorsque vous concevez et dont le taux continue à augmenter au cours des deux premiers mois de la grossesse. Pour rappel, cette hormone est sécrétée par l’œuf à partir de la nidation et va jouer un rôle primordial dans l’évolution de la grossesse.

Contrairement à ce que certains pensent, il reste impossible de dater avec précision la grossesse à partir de l’analyse du taux d’hCG dans le sang. Seule la première échographie à 12 semaines d’aménorrhée permet de le faire (échographie de datation).

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Faux Positifs : Causes et Conséquences

Particulièrement bouleversante, que vous ayez du mal à tomber enceinte ou au contraire que vous redoutiez une grossesse non désirée, l’annonce d’un test de grossesse faussement positif peut s’avérer dévastatrice. Car si pour les femmes qui ne veulent pas d’enfant dans l’immédiat, la grossesse s’avère finalement inexistante, en attendant de découvrir la vérité, elles peuvent être dans une détresse psychique intense.

S’il est relativement rare, le faux positif peut arriver pour de multiples raisons. Il faut toutefois savoir qu’il n’est possible d’obtenir un faux positif qu’à partir d’un test de grossesse urinaire, vendu en pharmacies et grandes surfaces. Les tests sanguins eux, sont infaillibles.

Persistance de l'hCG après une Grossesse Antérieure

Qu’elle ait été menée à terme ou interrompue par une fausse couche ou une interruption volontaire de grossesse, la grossesse laisse des traces d’hCG (gonadotrophine chorionique humaine). Ces traces subsistent jusqu’à 6 semaines dans l’organisme à la suite d'une fausse couche et pendant plusieurs mois après une grossesse. Aussi, en l’effectuant trop rapidement après, il est possible d'obtenir un test de grossesse positif alors qu’en réalité, il n’y a pas ou plus de grossesse effective dans le corps.

Médicaments à base d'hCG

Si vous effectuez un test de grossesse trop tôt après avoir pris un médicament à base d’hormone hCG, (comme certaines injections à faire chaque jour pour stimuler l’ovulation pendant une fécondation in vitro) il est possible d’obtenir un faux positif.

Grossesse Chimique et Grossesse Molaire

Parfois, le test de grossesse affiche un résultat positif, mais vous n’êtes finalement pas enceinte. Et pourtant, techniquement il n’a pas fait d’erreur à proprement parler. Il y a plusieurs explications à cela. On parle de grossesse chimique en cas de fausse couche spontanée très précoce, car ayant lieu juste après l’implantation de l’embryon, si bien qu’aucune échographie ne serait capable de détecter de fœtus. Ce sera également le cas en cas de grossesse môlaire, qui désigne une complication du développement fœtal au cours de la fécondation (tout le matériel génétique provenant de la mère est perdu). Cette dernière va également produire un résultat positif sans grossesse viable.

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Conditions d'Utilisation du Test

Attention : veillez à utiliser votre test de grossesse dans les bonnes conditions, c’est-à-dire en suivant bien les indications données par le fabricant. Assurez-vous que la date de péremption ne soit pas dépassée et que vous lisez le résultat dans le temps imparti, car en dépassant ce dernier, la lecture pourrait en être faussée.

Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) et Tests de Grossesse

Cela concerne très peu de femmes, et surtout des femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Dans ce cas, les ovaires produisent de l’hormone androgène en quantité supérieure à la normale, ce qui peut interférer avec le développement et la libération de l'ovule au cours du cycle menstruel. Si bien qu’au moment où des ovules devraient mûrir et être libérés en vue d’une possible fécondation, des kystes se développent à la place.

Diagnostic du SOPK

Le diagnostic du SOPK repose sur plusieurs critères, comme indiqué dans le Tableau 1 :

  • Cycles irréguliers: Aménorrhée primaire, cycles courts ou longs, ou un nombre réduit de cycles par an.
  • Hyperandrogénie clinique ou biologique: Hirsutisme, alopécie, acné, ou des niveaux élevés de testostérone.
  • Ovaires polykystiques en échographie: Présence de nombreux follicules et/ou un volume ovarien augmenté.

Le diagnostic positif nécessite l'élimination d'autres causes d'oligoménorrhée et/ou d'hyperandrogénie.

Prise en charge du SOPK

La prise en charge du SOPK est détaillée dans le Tableau 2 et comprend :

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  • Avis spécialisé et éducation de la patiente.
  • Évaluation et prise en charge du retentissement psychologique.
  • Perte de poids en cas de surpoids.
  • Alimentation équilibrée et activité physique.
  • Contraception oestroprogestative pour régulariser les cycles et lutter contre l'hyperandrogénie.
  • Traitement par metformine en prévention des complications métaboliques.
  • Traitement par antiandrogène en cas d'hyperandrogénie persistante.

Retard de Règles et Tests Négatifs : Que Faire ?

Règles en retard ? Vous pouvez légitimement vous demander si vous êtes enceinte. Il est possible que vous vous sentiez un peu nauséeuse, que vos seins soient sensibles ou que vous fassiez l’expérience d’autres signes précoces de grossesse. Toutefois, vous avez fait un test, et le résultat vous indique que vous n’êtes pas enceinte. Vous vous demandez peut-être : « Puis-je me fier aux résultats ? ».

Vous pouvez parfois obtenir un résultat négatif erroné sur votre test de grossesse : cela signifie que vous êtes enceinte, mais le test vous indique le contraire. D’un autre côté, vous pouvez présenter un retard de règles mais ne pas être enceinte.

Si vous effectuez un test trop tôt, ce dernier peut ne pas détecter assez de hCG pour vous donner un résultat positif. Cependant, que se passe-t-il si vous avez obtenu un résultat négatif mais que vous remarquez un retard de règles ? Oui, c’est possible. Obtenir un résultat négatif ne signifie pas que vous n’êtes pas enceinte : cela peut simplement vouloir dire que le taux de hCG n’est pas suffisamment élevé pour que le test détecte cette hormone dans vos urines. Même les tests de grossesse les plus sensibles, « à détection précoce », disponibles sur le marché ne peuvent détecter une grossesse que jusqu’à six jours avant la date de retard des règles (soit cinq jours avant la date présumée de vos règles).

Si vous obtenez un résultat négatif avec votre test et que vous pensez toujours être enceinte, effectuez un nouveau test à la date présumée de vos règles. Si vous avez atteint la date présumée de vos règles, effectuez un nouveau test trois jours plus tard.

Attention ! Retard de règles et grossesse ne sont pas toujours synonymes. Il arrive parfois que vous ayez un retard de règles pour d’autres raisons. Tout d’abord, la durée de votre cycle menstruel peut varier entre les cycles ; en réalité, 46 % des cycles peuvent varier de sept jours ou plus. Vous pouvez également présenter des règles irrégulières après avoir eu un bébé et si vous allaitez. Si vous avez récemment accouché et que vous allaitez, vos règles peuvent ne pas recommencer avant la fin de l’allaitement. Le fait d’atteindre la ménopause peut expliquer un retard, voire une absence de règles. La pilule contraceptive peut également affecter la régularité de vos règles lorsque vous en interrompez la prise. Si cela fait des mois que vous n’avez pas eu vos règles et que vous n’êtes pas enceinte, cela peut être dû à un déséquilibre touchant vos taux hormonaux : il s’agit d’un effet secondaire découlant de la prise d’un médicament, d’une activité physique excessive ou du fait de présenter un surplus ou un déficit pondéral important.

Tests de Grossesse : Conseils d'Utilisation et Fiabilité

Cela dépend du test. Certains tests sont suffisamment sensibles pour détecter l’hormone hCG dans vos urines six jours avant le retard de règles (soit cinq jours avant la date présumée de vos règles). Veuillez lire les instructions sur l’emballage afin de comprendre ce que signifie une détection précoce pour la marque du test que vous utilisez.

La conception se produit généralement environ deux semaines avant la survenue normalement prévue de vos règles suivantes. Si vous essayez de concevoir, vous pouvez utiliser un test d’ovulation pour connaître vos jours de fertilité maximale. De plus, il vous informera sur votre cycle afin que vous connaissiez le moment le plus propice pour effectuer le test.

Non, sauf si vous procédez à une détection précoce de la grossesse. Autrement, votre test devrait détecter la hCG à tout moment de la journée si vous êtes enceinte. Il est important de lire attentivement les instructions accompagnant votre test et de les suivre. De cette manière, vous pouvez être sûre de pouvoir faire confiance au résultat.

Certains tests sont plus faciles à lire que d’autres : en effet, un test qui vous donne un résultat « Enceinte » ou « Pas Enceinte » en toutes lettres est clair. D’un autre côté, les tests visuels, où vous devez interpréter des lignes, peuvent être plus difficiles à analyser et vous faire douter : êtes-vous enceinte ou pas ? Si vous n’êtes toujours pas sûre du résultat, attendez la date présumée des règles pour faire un test ou refaites un test trois jours plus tard si vous présentez un retard de règles.

Servez-vous du test de grossesse d’une marque fiable et suivez attentivement les instructions. Si vous avez des doutes, vous pouvez également aller voir votre médecin.

Parcours de PMA et SOPK : Témoignage

Quand j’ai rencontré Julien, j’avais 21 ans. Un an et demi après notre rencontre, l’envie d’un bébé a fait son apparition, j’ai donc arrêté la pilule en décembre 2016. J’ai eu mes règles pour la première fois à 13 ans, jusque-là rien d’anormal mais ensuite quasiment rien. Entre mes 13 ans et mes 19 ans j’ai eu mes règles exactement cinq fois, elles n’avaient jamais la même durée et je souffrais beaucoup. Mes cycles sont rentrés dans « l’ordre » en prenant la pilule à 19 ans. Pour prendre la pilule la gynécologue m’a prescrit une prise de sang, laquelle a révélé que j’avais trop de testostérone ce qui d’après elle était la seule raison sur le fait que je n’avais pas mes règles. Elle décide donc de me déclencher mes règles avec des médicaments. Je souffrais encore plus pendant mes périodes de règles, parfois j’avais même du mal à marcher ! Mais pour moi c’était normal, je me disais juste que c’était comme ça quand on avait ses règles et c’est tout.

En décembre 2016 on décide donc que j’arrête de prendre la pilule, j’ai senti directement une différence sur ma libido, j’avais également moins mal au ventre, par contre mes règles ne revenaient pas. Tout le monde (gynécologue, médecin généraliste, amies…) me disait que la pilule pouvait dérégler les cycles alors il fallait juste que je sois patiente et ça allait revenir. Je décide donc d’aller voir ma médecin généraliste, elle me prescrit du duphaston, quelques jours plus tard mes règles apparaissent enfin ! Je calcule ma période d’ovulation, on a des rapports un jour sur deux… J-30 pas de règles : test négatif… J-40 pas de règles : test négatif… Les jours passent, je n’ai ni mes règles ni un test positif. Elle est catégorique, si j’ai mes règles c’est que j’ovule ! Elle me prescrit une prise de sang, sans surprise elle est négative ! Elle me prescrit une prise de sang et une échographie endovaginale à faire. Je garde un très mauvais souvenir de cette échographie, on me dit de me déshabiller dans une petite pièce puis de m’installer sur la table d’examen. Le radiologue arrive enfin, il commence à me faire l’échographie mais finalement il décide de ne pas la faire en endovaginal car ça ne sert à rien d’après lui… Il m’annonce de but en blanc que j’ai le syndrome des ovaires polykystiques. Je sors de là choquée ! Personne ne m’a respectée et on m’a appris que j’étais SOPK ! Je ne savais même pas ce que c’était d’ailleurs et je me disais que mes ovaires étaient pleins de kystes je me demandais même si ce n’était pas un cancer !

Elle me prescrit du duphaston pour déclencher mes règles et je devrais faire une échographie en période d’ovulation pour voir comment mes ovaires réagissent. On se rend compte qu’il ne se passe rien ! On retente le duphaston mais cette fois-ci on y ajoute du Clomid, on fait une échographie à J-14 mais toujours rien… Elle me prescrit alors de la Metformine, mon corps n’acceptait pas du tout ce médicament mais elle insiste pour que je continue à le prendre en plus du duphaston et du Clomid ! Encore un échec ! C’est dur psychologiquement, pourquoi ça ne fonctionne pas ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Pourquoi moi ? Je culpabilise, je m’en veux de ne pas pouvoir « offrir » un enfant à Julien.

Je décide de prendre rdv avec une autre gynécologue pour avoir son avis. L’accueil est froid, elle me demande pourquoi je viens la voir et quand je lui explique elle me répond « que voulez-vous que j’y fasse ?! » elle ne me pose pas de questions, elle ne m’ausculte pas, elle me fait bien comprendre que ça sera compliqué mais elle finit quand même par me donner le numéro d’une centre de PMA. J’appelle le centre de PMA, j’ai un rdv cinq mois après. Nous rencontrons la biologiste du centre de PMA en avril 2018, une personne accueillante, gentille, douce, à l’écoute !! Elle me confirme encore une fois que je suis SOPK. Elle me demande de récupérer mon dossier chez ma gynécologue et tout un tas d’autres examens pour moi et aussi pour Julien !! Le rendez-vous avec la gynécologue s’est très bien passé, encore une fois nous tombons sur une personne adorable, douce et respectueuse ! Elle regarde notre dossier, elle nous écoute et elle me fait une échographie endovaginale. J’ai compris en voyant la tête qu’elle a fait quand elle a vu mes ovaires que c’était à un stade grave, elle me l’a gentiment expliqué et je suis sortie du rdv sans pleurer ! On prend rdv pour faire tous les examens qu’on nous a demandés et j’essaie de récupérer mon dossier chez mon ancienne gynécologue. La secrétaire me dit que ça va prendre une quinzaine de jours pour récupérer mon dossier, je comprends et j’accepte d’attendre. En fait, la gynécologue n’avait rien noté de tous les traitements qu’elle m’a prescrit, j’ai juste récupéré une demie feuille A4 avec inscrit mon prénom et mon nom ! J’ai attendu quinze jours pour ça !! J’ai ressenti beaucoup de colère !! Elle n’avait rien noté !! Heureusement que j’avais gardé mes ordonnances.

La gynécologue du centre de PMA, décide de me refaire un cycle avec duphaston et Clomid, elle voit bien qu’il ne se passe rien donc elle n’insiste pas avec ce protocole. Une fois tous les examens fait pour Julien et moi on démarre une stimulation simple. Julien vient avec moi à chaque rdv de contrôle, ça fait du bien d’être soutenue et d’être bien accompagné par sa gynécologue. Les premières injections sont difficiles mais Julien est là, il me soutient, ça me rassure. Cet essai se soldera par un échec mais nous l’encaissons assez bien car notre mariage est prévu le mois suivant et nous venons d’acheter une maison.

Nous recommençons une deuxième stimulation en novembre 2018, duphaston et injection de gonal, rendez-vous de contrôle un jour sur deux, on y arrive ! Quelques jours plus tard je fais un test urinaire et là je vois apparaître la deuxième barre ! C’est positif ! Je suis enceinte ! On ne s’emballe pas, mais au fond on espère que tout ira bien… Malheureusement quelques semaines après j’ai fait une fausse couche, quelques jours avant Noël. Je suis à bout, j’ai envie que tout s’arrête, je culpabilise encore plus, Julien est très mal aussi et nous passons plusieurs jours à pleurer ensemble. Nous avons une bonne hygiène de vie, il n’y a aucune raison que ça nous arrive alors pourquoi ça nous arrive à nous ?! Il faut se relever, il faut qu’on s’en remette pour continuer. On décide alors de faire notre voyage de noce pour se changer les idées, on est parti début janvier pour quinze jours de bonheur, juste nous deux ! On rentre à la maison motivé et déterminé à reprendre les essaies bébé !

Ma gynécologue me parle d’une opération des ovaires (le drilling) qui pourrait améliorer mon problème. On programme cette opération pour juin 2019 mais chez moi l’opération ne fonctionne pas, ça ne fait aucun changement, mes règles ne réapparaissent pas et mes ovaires sont toujours pareil, c’est même encore pire depuis la fausse couche. On tente une dernière stimulation simple en septembre 2019 mais ça ne fonctionne pas, je n’ovule pas et je fais encore une hyperstimulation. On fait tous les examens que le centre nous demande, on assiste à la réunion d’information, on envoie notre dossier. Février 2020, Tout est OK on peut démarrer la première FIV ! Enfin ! Je démarre le protocole, ça se passe bien on sait que si ça continue comme ça je ferai la ponction la semaine suivante. On entend parler du covid aux informations, Mr Macron annonce le confinement. Le protocole est stoppé, tout est arrêté ! Entre la colère et la déception, ce nouvel échec est encore difficile à encaisser ! On profite du confinement pour passer du temps tous les deux, on jardine, on s’occupe comme on peut pour penser à autre chose.

Fin mai 2020, on recommence !! Deuxième tentative FIV 1 bis ! Le traitement se passe bien, on fait la ponction je n’ai que deux ovules. Les deux embryons prennent mais un des deux n’est pas de bonne qualité, ils décident de stopper son développement à J-3. L’autre embryon est de très bonne qualité, ils sont optimistes ! On me transfère donc un embryon de trois jours de très bonne qualité et l’attente des quinze jours commence. Ce sont les jours les plus longs de toute notre vie ! L’espoir mais aussi la peur d’un nouvel échec sont difficiles à gérer. On est là l’un pour l’autre comme toujours, on se soutient, quoi qu’il arrive on s’aime et on continuera à y croire jusqu’au bout ! J’en refais un le lendemain encore négatif. Je perds espoir, je n’y crois plus mais je décide d’en refaire un troisième mais cette fois une deuxième barre apparaît sur mon test !! C’est positif ! Je n’y crois pas ! Je vais réveiller Julien en lui montrant le test, il m’a affirmé que c’était le meilleur réveil de toute sa vie ! Je refais un quatrième test, encore positif, la barre fonce et je décide d’aller faire une prise de sang, positive elle aussi ! Les taux doublent bien, on fait une première échographie durant laquelle on voit son cœur clignoter, c’est magnifique ! Une deuxième échographie durant laquelle on entend son cœur pour la première fois, le plus beau moment de toute ma vie !! Notre couple est encore plus fort, mon mari a toujours été là pour moi, on se soutient et on s’aime plus que tout ! Après tout ce que l’on a traversé je sais que je pourrai toujours compter sur lui.

Ne perdez jamais espoir. Prenez soin de vous et de votre couple ! Parfois on peut avoir besoin de pause pour se ressourcer il ne faut pas hésiter ! Je souhaite à toutes les personnes en PMA de réussir un jour leur projet d’avoir un bébé !

Risques de l'Assistance Médicale à la Procréation (AMP)

L’Assistance Médicale à la Procréation expose des femmes en bonne santé aux risques potentiels des traitements de stimulation ovarienne ou des gestes de ponction ovocytaire. L’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) est devenue aujourd’hui une procédure très fréquente et relativement standardisée. Les naissances issues d’AMP représentent dans les pays industrialises 1 à 4% des naissances. Ces risques sont rares, leur gravite est le plus souvent modérée voire minime et dépend de la méthode d’AMP proposée. Le risque de grossesse multiple dépend du nombre de follicules ayant répondu à la stimulation ; ceci est contrôle par un monitorage échographique.

Environ 60 000 tentatives de FIV et/ou d’ICSI sont réalisées chaque année ; 3% des naissances en France sont issues des techniques d’AMP. L’hyperstimulation est la complication la plus fréquente de la FIV et apparaît dans 1 à 14 % des cycles. Elle est la conséquence de réactions en chaîne suite à l’exposition à l’HCG : le taux d’Estrogènes circulants lies à la croissance de plusieurs follicules est élevé et le déclenchement par HCG induit par lui-même l’hyperstimulation. Elle est plus fréquente en cas de syndrome des ovaires micro-polykystiques car la réponse à la stimulation est plus forte. Une grossesse débutante sur le cycle de stimulation induit également une élévation des β HCG et est responsable de l’hyperstimulation.

➢ l’augmentation de la perméabilité vasculaire entraine une fuite du liquide du secteur vasculaire vers le secteur interstitiel avec apparition possible d’épanchements péritonéal, pleural, péricardique. La prise en charge va de la simple surveillance à l’hospitalisation. Le traitement est symptomatique et une prévention par HBPM peut être instaurée. La résolution de l’hyperstimulation est spontanée dans les 2 à 3 semaines qui suivent la ponction. Il est lié aux prises médicamenteuses, gonadotrophines et antagonistes du GnRH.

Le geste de ponction consiste a piquer avec une aiguille dans l’ovaire très vascularisé après la stimulation. Il y a toujours un petit saignement intrapéritonéal. La ponction des ovocytes se fait selon les centres sous anesthésie générale légère ou locale. Une infection peut survenir dans environ 0.2% des ponctions dans les quelques jours qui suivent et se manifeste par des douleurs et parfois de la fièvre. Ce risque est plus fréquent chez les patientes porteuses d’endométriomes ovariens plus à risque d’abcès ovarien ou d’hydrosalpinx. Une antibiothérapie préventive peut être instaurée dans les suites de la ponction. Les douleurs pelviennes sont fréquentes après la ponction. Le risque de FCS (fausse couche spontanée) est légèrement augmente par rapport à la population générale du fait de l’âge moyen plus avance des patientes et des grossesses multiples. La torsion de l’ovaire est une complication rare liée à l’augmentation importante de la taille des ovaires suite à la stimulation. Elle se manifeste par une douleur brutale latéralisée très intense, souvent associée à des vomissements. Elle doit être prise en charge en urgence : une cœlioscopie permet la détorsion de l’annexe.

Le parcours d’AMP peut être long et est toujours une épreuve pour la femme et le couple. Le taux de grossesse multiple suite à une AMP est en France en 2016 de l’ordre de 15 %. Les politiques visant à diminuer le nombre d’embryons transfères permet de réduire ce risque. Il y a aujourd’hui plus de 30 ans de recul ; les études internationales sont rassurantes et ne montrent pas d’augmentation du risque de cancer gynécologique après traitement pour FIV. Les femmes nullipares, avec ou sans traitements d’AMP sont plus à risque de développer des tumeurs ovariennes et des cancers de l’endomètre. Apres FIV classique, il n’y a pas plus de risque de malformations. En ICSI, on retrouve une augmentation de l’incidence de malformations congenitales essentiellement dans les indications de prélèvement chirurgical des spermatozoïdes.

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