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Risques liés au tabagisme pendant une IVG médicamenteuse : Comprendre et Agir

L'interruption volontaire de grossesse (IVG), qu'elle soit médicamenteuse ou chirurgicale, est une décision importante pour une femme. Il est essentiel de prendre en compte tous les facteurs de risque potentiels, y compris le tabagisme, afin de garantir la sécurité et le bien-être de la patiente. Cet article explore les risques associés au tabagisme pendant une IVG médicamenteuse, en fournissant des informations complètes et des conseils pour une prise en charge adaptée.

IVG médicamenteuse : un aperçu

L'IVG médicamenteuse est une méthode d'interruption de grossesse qui peut être pratiquée jusqu'à la fin de la 5e semaine de grossesse en France. Elle consiste en la prise de deux médicaments : la mifépristone (RU 468) et le misoprostol. La mifépristone interrompt la grossesse en bloquant l'action de la progestérone, une hormone essentielle au maintien de la grossesse. Le misoprostol, pris 36 à 48 heures après la mifépristone, provoque des contractions utérines pour expulser l'œuf. Bien que le taux de réussite de l'IVG médicamenteuse soit élevé (95%), des complications telles que des hémorragies abondantes ou une expulsion incomplète de l'œuf peuvent nécessiter une aspiration ou un curetage.

Le tabagisme : un facteur de risque majeur

Le tabagisme est un problème de santé publique majeur, en particulier chez les femmes. Selon les autorités de santé, le tabagisme fait courir des risques à la femme, tels que l'altération de la fertilité, la grossesse extra-utérine, la fausse-couche et l'accouchement prématuré. De plus, le tabagisme a un impact négatif sur le bébé à naître, entraînant un retard de croissance intra-utérin. Il existe une vulnérabilité psychologique propre à l’adolescence qui explique pourquoi les addictions commencent souvent à cette période de la vie.

Tabagisme et IVG : une combinaison dangereuse

Le tabagisme pendant une IVG médicamenteuse peut augmenter les risques de complications. Une étude a révélé le décès d'une femme de trente et un ans, grande fumeuse, d'un accident cardio-vasculaire après une injection de Nalador, une prostaglandine visant à stimuler la contraction utérine après la prise de la pilule abortive RU 486. Suite à ce décès, le ministère de la santé pourrait élargir les contre-indications de l'IVG par voie médicamenteuse.

Il est important de noter que le risque particulier lié à une forte consommation de tabac avait fait l'objet d'une mention spécifique, car il favorise la survenue d'accidents cardio-vasculaires.

Lire aussi: Chicha et santé du nourrisson

Précautions et recommandations

Arrêt du tabac : un bénéfice à tout moment

Il est fortement recommandé d'arrêter de fumer avant ou dès le début de la grossesse. Sachez en effet, qu’il peut parfois s’avérer plus facile de réguler une consommation de tabac au tout début d’une grossesse. L'arrêt du tabac, s'il est difficile, réserve souvent de bonnes surprises. Quelle que soit la quantité de tabac consommée et même si on a fumé très longtemps, il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer. Si l'arrêt du tabac n'est pas possible, une réduction de la consommation est bénéfique.

Accompagnement médical

Une prise en charge spécifique du tabagisme chez la femme enceinte est à prescrire en cas de recours à une IVG tant médicamenteuse que chirurgicale. Les approches psychologiques et comportementales sont privilégiées chez la femme enceinte fumeuse. Depuis 1997, la prescription de substituts nicotiniques est officiellement admise pour les femmes enceintes qui ne parviennent pas à arrêter de fumer. La nicotine des substituts est en effet préférable à celle qui est inhalée avec les 4000 substances toxiques de la fumée de cigarette. De plus, elle se diffuse lentement dans le corps et non pas brutalement sous forme de pics comme cela se produit avec une cigarette.

Information et suivi

Il est essentiel de discuter avec votre médecin ou votre sage-femme des risques liés au tabagisme et des options disponibles pour arrêter de fumer. Une consultation de contrôle a lieu entre le 14ème et le 21ème jour après l’intervention d’interruption de grossesse. Elle permet de s’assurer qu’il n’existe pas de complication, d’informer et de prescrire une méthode de contraception et, si la personne le souhaite, d’avoir un entretien psycho-social post IVG.

Alternatives à l'IVG médicamenteuse pour les fumeuses

Dans certains cas, l'IVG chirurgicale peut être une alternative plus sûre pour les femmes fumeuses, en particulier celles présentant des facteurs de risque cardio-vasculaires. L’IVG chirurgicale appelée aussi IVG instrumentale peut être pratiquée au début d’une grossesse et jusqu’à la fin de la 14 ème semaine de grossesse, soit 16 semaines après le début des dernières règles (Semaines Aménorrhées). L’IVG chirurgicale (ou instrumentale) consiste en la dilatation du col de l’utérus et l’évacuation du contenu utérin par aspiration.

IVG chirurgicale : déroulement et précautions

L’IVG chirurgicale est faite par un ou une médecin ou un· sage-femme, sous anesthésie locale ou sous anesthésie générale (seulement en centre hospitalier) et nécessite dans la plupart des cas une hospitalisation inférieure ou égale à 12 heures. Il est important d’informer les femmes qu’elle peut donc occasionner des saignements et douleurs (voir IVG médicamenteuses) et qu’il est possible de demander des antalgiques. Pour rappel pour une anesthésie générale, il faut être totalement à jeun (nourriture solide et liquide) et ne pas avoir fumé.

Lire aussi: Grossesse terminée, tabac de retour ? Les risques.

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