L'émission "Face à l'info" sur CNews, mettant en scène Éric Zemmour, a suscité une vive polémique suite à un débat sur la procréation médicalement assistée (PMA) avec l'économiste Nicolas Bouzou. Les propos tenus par Éric Zemmour sur l'homosexualité ont provoqué de vives réactions, tant sur les réseaux sociaux que dans la sphère politique.
Les propos polémiques d'Éric Zemmour
Au cours du débat, Eric Zemmour a déclaré penser que l'homosexualité est "un choix". Il a notamment qualifié les familles homoparentales de "fausses familles" et le désir d'enfants de ces familles de "caprices". Ces affirmations ont déclenché une vague d'indignation, alimentant un débat passionné sur les droits des personnes homosexuelles et la légitimité des familles homoparentales.
Réactions politiques et médiatiques
Cédric Villani, alors candidat à la mairie de Paris, a exprimé publiquement son désaccord avec les propos d'Éric Zemmour, les qualifiant de "choquants" et estimant qu'ils n'avaient "rien à faire sur une chaîne d'information". Il a également critiqué CNews pour avoir légitimé ces propos en offrant une audience répétée à Éric Zemmour.
L’association Stop Homophobie avait porté plainte contre des propos tenus par Eric Zemmour, le 15 octobre 2019, dans l’émission « Face à l’info ». Eric Zemmour a été condamné, jeudi 28 septembre, à Paris à 4 000 euros d’amende pour injure homophobe, pour avoir déclaré en octobre 2019 sur CNews que les personnes homosexuelles avaient « asservi » l’Etat « à leur profit ». Son avocat a immédiatement annoncé son intention de faire appel de cette décision.
D'autres personnalités politiques et associations ont également condamné les propos d'Éric Zemmour, soulignant leur caractère homophobe et leur potentiel à diviser la société.
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Le CSA et les mises en demeure
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a été saisi à plusieurs reprises concernant les propos tenus par Éric Zemmour sur CNews. L'instance a notamment adressé une mise en demeure à la chaîne après des propos sur le général Bugeaud, considérés comme une "légitimation de violences commises par le passé à l’encontre de personnes de confession musulmane" et une "incitation à la haine ou à la violence à l’égard de cette même catégorie de la population".
Le Conseil était saisi de trois saillies de Zemmour : sur Bugeaud donc (c’était le 23 octobre dernier), sur l’homosexualité vue comme un choix (le 15 octobre) et sur Pétain qui, selon Zemmour, aurait sauvé les Juifs français (le 21 octobre, face à Bernard-Henri Lévy).
Suite à une mise en demeure du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), le replay de l’émission a été supprimé du site de la chaîne fin novembre 2019.
Le débat sur la PMA et l'homoparentalité
La polémique Zemmour-Bouzou s'inscrit dans un contexte plus large de débat sur la PMA et l'homoparentalité. L'adoption en première lecture à l'Assemblée d'un projet de loi prévoyant l'extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules a ravivé les tensions entre les partisans d'une vision traditionnelle de la famille et ceux qui défendent une conception plus inclusive.
Éric Zemmour s'est positionné comme un fervent opposant à l'extension de la PMA, estimant qu'elle conduirait à la "désagrégation de la société" et à la création d'"enfants sans père". Il a également critiqué ce qu'il considère comme une "alliance idéologique entre les mouvements féministes et les mouvements LGBT", accusant ces derniers d'avoir "asservi l’appareil d'État à leurs caprices".
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La question du choix de l'orientation sexuelle
L'une des affirmations les plus controversées d'Éric Zemmour est que l'homosexualité est un choix. Cette affirmation a été largement contestée par des scientifiques et des associations de défense des droits des personnes LGBT, qui soulignent que l'orientation sexuelle est déterminée par des facteurs biologiques, génétiques et hormonaux.
Jacques Balthazart, chercheur à l’université de Liège et auteur de plusieurs ouvrages sur l’origine de la sexualité, a répondu aux propos d’Éric Zemmour en affirmant qu'"il est très mal informé" et qu'"il y a une masse de données scientifiques accumulées ces 30 dernières années qui démontrent très clairement que l’orientation sexuelle n’est pas un choix". Il a ajouté qu'"une énorme partie, si ce n’est la totalité du phénomène, est contrôlée par facteurs biologiques".
Condamnation pour injure homophobe
Eric Zemmour a été condamné, jeudi 28 septembre, à Paris à 4 000 euros d’amende pour injure homophobe, pour avoir déclaré en octobre 2019 sur CNews que les personnes homosexuelles avaient « asservi » l’Etat « à leur profit ». « Nous faisons immédiatement appel de cette décision », a déclaré à l’Agence France-Presse son avocat, Me Olivier Pardo.
L’association Stop Homophobie avait porté plainte contre des propos tenus par Eric Zemmour le 15 octobre 2019, dans l’émission « Face à l’info ».
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