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L'École Maternelle Chapeau Rouge : Histoire et Évolution d'un Quartier Lyonnais

Introduction

L'histoire de l'école maternelle Chapeau Rouge à Lyon est intimement liée à l'évolution du quartier de Vaise, un faubourg en pleine expansion à la fin du XIXe siècle. Cet article explore l'histoire de cette école, en la replaçant dans le contexte archéologique et urbanistique de son environnement.

Découvertes Archéologiques Rue du Chapeau Rouge

Des fouilles archéologiques menées à l'occasion de l'extension du réfectoire de l'école maternelle de la rue du Chapeau Rouge ont révélé des vestiges d'occupation humaine datant de l'Antiquité et du Moyen Âge. Ces découvertes permettent de mieux comprendre l'histoire du quartier de Vaise et son évolution au fil des siècles.

Vestiges Antiques

Les fouilles ont mis en évidence la présence d'une chaussée datant du Ier siècle de notre ère, construite en galets damés. Deux états de cette chaussée ont été identifiés : le premier datant du 2e tiers du Ier siècle au début du IIe siècle, et le second entre la seconde moitié du IIe siècle et le début du IIIe siècle. Ces vestiges témoignent de l'importance de la plaine de Vaise comme voie de passage, notamment pour la voie dite de l'Océan et du Rhin, un axe majeur de la planification viaire d'Agrippa à la fin du premier siècle avant notre ère.

Des opérations archéologiques précédentes avaient également mis en évidence l’exploitation d’une carrière de gneiss, puis un atelier de potier actif entre le Ier et le IIe siècle, ainsi que l’installation d’un mausolée et d’un ensemble funéraire entre le Ier et le IIIe siècle.

Occupation Médiévale

Après un hiatus d'environ deux siècles, l'espace occupé par la chaussée antique a été investi par des sépultures médiévales, dont le terminus ante quem se situe autour du VIIIe siècle. Neuf sépultures individuelles à inhumation, datées par 14C du IXe siècle, ont été découvertes. Leur alignement nord-sud, selon trois rangées séparées par un espace vide longiligne reprenant l'orientation de la voie, suggère que cette dernière perdurait à l'état de sente ou de chemin durant le haut Moyen Âge, structurant toujours le paysage.

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Ces découvertes funéraires mettent en lumière une certaine forme d’organisation qui semble guidée par la nature rémanente de l’axe viaire antique qui desservait le quartier du Ier au IIIe siècle, confirmant en partie l’hypothèse soulevée par A. Bouvier en 2000. L’organisation N-S des tombes, en fonction d’un élément du paysage autre qu’une église, est surprenante. En effet, sous l’ère carolingienne, les cadres religieux s’affermissent et tendent à se fixer durablement, or, le soin des défunts fait partie des prérogatives cléricales à l’échelle paroissiale notamment.

L'existence d'une église Saint-Baudille est attestée dès 878 ; elle se situerait à 100 m au nord du site archéologique sur l’emplacement actuel de l’église Saint-Pierre.

L'essor des Groupes Scolaires à Vaise à la Fin du XIXe Siècle

La construction de groupes scolaires à Vaise à la fin du XIXe siècle témoigne de l'essor démographique du quartier, notamment de sa population ouvrière. L'administration communale s'est préoccupée de laïciser les salles d'asile, tenues par les congrégationnistes, afin d'en obtenir la reconnaissance légale et de répondre aux besoins éducatifs croissants.

Contexte Législatif et Politique

Avant même l'application des lois Jules Ferry de 1882 et 1883, instituant la gratuité et l'obligation de l'enseignement primaire pour tous les enfants, l'administration communale s'est préoccupée de laïciser les salles d'asile (qui devinrent sous une forme un peu différente les écoles maternelles) tenues par les congrégationnistes (soeurs de Saint-Charles pour les filles et frères des Ecoles chrétiennes pour les garçons) afin d'en obtenir la reconnaissance légale. Ce fut le cas au 28, rue du Chapeau-Rouge et l'on crée celle du 28, rue Saint-Pierre-de-Vaise.

Construction de Nouveaux Groupes Scolaires

Le grand effort de construction des groupes scolaires commence dès 1881. La progression de la population surtout ouvrière du faubourg est telle que l'urgence est devenue très grande. La première école qui se construit est située 7, rue d'Ecully, devenue rue Tissot en 1896, et plusieurs emplacements sont proposés par divers propriétaires, à partir de 1880, pour les écoles à construire. Celui qui est retenu est occupé par la propriété Fuzy dont le propriétaire meurt cette année-là.

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L'architecte désigné, Claudius Porte, établit des plans et un devis datés du 28 décembre 1882. Le projet est approuvé par la commission des groupes scolaires le 24 février 1883, par celle départementale des bâtiments civils le 28 avril, par le Conseil municipal le 21 juillet et enfin par le préfet le 8 août. Ce groupe scolaire est conçu pour plus de 500 élèves et comporte 12 classes, des salles de réunion et des bureaux, un réfectoire et une cuisine ; deux préaux sont prévus de part d'autre d'une cour plantée de platanes. Le devis est rapidement établi et se monte à 244 634 francs. Les travaux sont activement menés, ils sont très avancés fin 1884 et seront terminés pour la rentrée de 1886.

Le Groupe Scolaire de la Place Ferber

Ce groupe, malgré sa grande dimension, ne répond toujours pas aux besoins du secteur de Saint-Pierre-de-Vaise et l'on choisit un terrain proche situé sur la rue du tunnel en bordure de ce qui va rapidement devenir la place Ferber. Il s'agit de mettre en place un établissement réservé aux filles sur un terrain de 2260 m². L'architecte choisi est encore Fanon qui a déjà fait ses preuves mais le 12 février 1906, élu conseiller municipal, il préfère que l'on désigne à sa place son confrère Lambert avec lequel il partagea les honoraires de 10%.

Ce projet comporte un grand corps de bâtiment de deux étages accompagné d'un rez-de-chaussée en retour. les six classes de 48 élèves sont au premier, accompagnées d'une salle d'attente, du cabinet de la directrice, de lavabos mais de seulement trois WC… Au deuxième étage se trouvent une salle de réunion, une de conférence, celle de l'enseignement de couture, un musée scolaire, un dépôt de modèles, la salle de dessin, de nouveau des lavabos et trois WC. Comme on le voit, l'éducation des filles est spécifique dans ces débuts de l'enseignement primaire public.

Le devis de construction s'élève à 372184 francs en 1907 et l'adjudication a lieu le 26 juillet 1910 après la délibération positive du Conseil municipal du 9 septembre 1909. Les mémoires de entrepreneurs sont présentés par Lambert le 15 décembre 1914, mais en raison de la guerre, les règlements se firent attendre longtemps et comprirent quelques réajustements.

Le Groupe Scolaire du Quai Jaÿr

Un troisième groupe scolaire fut édifié durant cette période mais son histoire fut assez mouvementée. L'idée d'implanter une école dans le quartier de la gare d'eau et de la place de Paris est en effet ancienne puisqu'elle date de 1883 ; et même de 1882, date à laquelle, avant la construction de tout groupe scolaire, plusieurs propriétaires, les Gillet proposent des terrains divers dans le quartier à un prix voisin de 35 francs le m². Le choix fait par la municipalité porte sur un tènement situé quai Jaÿr et rue de Saint-Cyr alors que le quai n'est pas encore élargi, ce qui sera fait l'année suivante.

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Le groupe scolaire est prévu pour 900 élèves : 330 garçons, 326 filles et 230 enfants pour la maternelle ; la moyenne des effectifs par classe est de 48 élèves. La maternelle est au rez-de-chaussée. Les filles sont sur le quai, les garçons sur la rue de Saint-Cyr "dans deux systèmes séparés" comme le dit Collomb le 23 juillet 1910. Les fondations en bord de Saône sont édifiées sur pilotis pour plus de 31 000 francs.

On retrouve des groupes scolaires rue Tissot, place Ferber, quai Jaÿr et rue du Chapeau Rouge qui sont proches de la place du marché à Vaise.

Le Petit Chaperon Rouge : Un Conte pour Enfants et ses Multiples Interprétations

Le conte du Petit Chaperon Rouge est un classique de la littérature enfantine, revisité de nombreuses fois et adapté à différents contextes. Les différentes versions du conte mettent en scène une jeune fille, souvent nommée Roseline ou Rouge, qui doit traverser un lieu potentiellement dangereux (la forêt, la ville) pour rendre visite à sa grand-mère. En chemin, elle rencontre un loup, qui représente un danger ou une menace.

Variations et Adaptations

Il existe de nombreuses variations du conte, mettant en scène différents personnages et situations. Certaines versions mettent l'accent sur la naïveté du Petit Chaperon Rouge, tandis que d'autres mettent en avant son courage et son intelligence. Des adaptations modernes du conte peuvent se dérouler en ville, avec des dangers différents de ceux de la forêt.

Le Chaperon Rouge et l'École Maternelle

Le conte du Petit Chaperon Rouge peut être utilisé à l'école maternelle pour aborder différents thèmes, tels que la prudence, la confiance en soi, la reconnaissance des dangers et la relation avec les grands-parents. Le conte peut également être utilisé comme point de départ pour des activités créatives, telles que des dessins, des jeux de rôle ou des réécritures du conte.

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