J’ai pris mon temps pour me rendre à Mons, attendant le mois de novembre pour explorer cette capitale européenne de la culture. Si une capitale européenne de la culture vit toute l’année, il faut avouer que les activités qui vaillent le coup d’œil sont souvent centrées sur des dates bien précises. Or de ces événements, ce qui vaut toujours le détour, ce sont les musées et les expositions qui sont mises en place. Mons, ville médiévale aux allures de Lille, offre une richesse culturelle qui ne se limite pas à son année de gloire. Découvrons ensemble les incontournables de cette cité wallonne, où l'histoire, le folklore et l'art de rue se rencontrent.
Le Musée du Doudou : Au Cœur du Folklore Montois
On ne saurait évoquer le folklore de Mons sans évoquer son Doudou. Tout neuf, le musée se présente sur trois étages dans un beau bâtiment de briques rouges. Je n’y ai jamais assisté (si ça vous intéresse, c’est peu après la Pentecôte, fin mai / début juin) mais ça ne m’empêchait pas de vouloir en savoir plus en visitant le bien nommé Musée du Doudou. Loin d'être un simple musée de peluches, le Musée du Doudou est une plongée immersive dans la ducasse de Mons, reconnue comme chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’UNESCO depuis 2005. C’est une ducasse (autrement dit, une fête aussi locale que traditionnelle) qui se tient annuellement le week-end de la Trinité.
Le musée propose une visite ludique, didactique et interactive de tout ce qui se passe durant la ducasse, depuis l’origine jusqu’à nos jours. On en apprend plus sur les saints patrons de la ville que sont Sainte Waudru et Saint Georges, l’histoire de la première étant très ancrée dans la réalité (elle est à la base de l’histoire de la ville) tandis que le second nous emmène davantage dans les domaines de l’imaginaire et de la mythologie. Les deux se rejoignent au cœur de la ducasse de Mons, dont on découvre l’origine, les costumes et bien plus encore. Le tout se visite en moins de deux heures.
Le musée du Doudou est accessible en passant par le délicieux et fleuri passage du Mayeur. Il est ouvert du mardi au dimanche, de 11h à 18h. Entrée de 3 à 9€ (et vous pouvez acheter le billet en ligne ici). Toutes les infos pratiques sont sur le site internet.
La Collégiale Sainte-Waudru et le Car d'Or
Parfaite pour faire suite au Musée du Doudou, la Collégiale Sainte Waudru est l’endroit où débute la ducasse de Mons, avec la Descente de la châsse, le moment où le bourgmestre prend possession des reliques de la Sainte avant la procession dans la ville. La collégiale n’est pas le lieu pour en savoir plus sur Sainte Waudru (le musée du Doudou remplit déjà bien cet office) mais permet par contre d’admirer le Car d’Or, sur lequel sont promenés les reliques lors de la procession. De nombreuses œuvres d’art sont aussi présentes dans l’église, tout comme un trésor (mais pour accéder à celui-ci, il faudra s’acquitter d’un droit d’entrée). Plusieurs personnes visitent la collégiale en même temps que nous, dont pas mal de jeunes visiblement absorbés par un jeu sur tablette.
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Une visite complémentaire du musée du Doudou car, en cette imposante bâtisse sise non loin de la gare, se trouve le LE car d’or sorti et poussé chaque année durant la ducasse. L’occasion idéale d’approfondir un petit peu le sujet et de prendre quelques photos des lieux (qui sont d’autre part d’un calme angélique et d’une fraicheur bienvenue). A proximité immédiate, ne ratez pas le jardin où jouer à l’ange, les quelques jolies fresques de street-art.
La Collégiale Sainte-WaudruEntrée gratuite, ouverte tous les jours de 9h à 18h. Les autres infos sont à retrouver sur le site internet.
Ducasse rituelle : le Doudou en quelques mots
Chaque année, durant le week-end de la Trinité, la ville de Mons vit au rythme du Doudou, une tradition inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité à l'UNESCO depuis 2005. Entre légende médiévale, ferveur populaire et procession religieuse, cette fête unique témoigne d’une mémoire vivante où se rejoignent foi et histoire. À Mons, le Doudou, ce n’est pas une peluche, mais un week-end de fête qu'aucun habitant ne se doit de manquer. À la fois fête spirituelle et populaire, le Doudou continue d'attirer depuis le monde entier. Elle a lieu chaque année durant le week-end de la Trinité. Le Doudou fêtera cette année le 20ème anniversaire de son inscription au patrimoine immatériel de l'UNESCO, mais aussi la dernière édition aux commandes de Joëlle Wattier, Réalisatrice Générale du Lumeçon.
Des cérémonies codifiées
Cette tradition multiséculaire comporte aujourd'hui quatre moments forts. Tout d'abord, le samedi soir, la descente de la châsse des reliques de Sainte Waudru, habituellement suspendue dans le chœur de la collégiale, marque le début du Doudou. Véritable point de rencontre entre la ville et la paroisse, les autorités ecclésiastiques confient le reliquaire aux autorités civiles communales pour le temps de la ducasse en présence de différents groupes folkloriques participants au cortège du lendemain.
Le dimanche matin, la Procession du Car d’Or anime les rues de la ville de Mons. Les reliques de Sainte Waudru sont portées par le fameux Car d’Or, charriot doré à la feuille et tiré par six chevaux. Au son des cloches et des chants, le reliquaire de sainte Waudru, patronne de la ville, sont portées à travers les rues, accompagné de nombreuses confréries folkloriques en costumes d'époque. Le point d'orgue de cette procession est évidemment la montée du Car d'Or, où les reliques doivent remonter la Rampe Sainte Waudru, jouxtant la collégiale. Tirée par les chevaux et poussée par les montois, réunis en grand nombre, le Car d'Or doit remonter d'une seule traite la rue raide. Si elle n'y arrive pas, la tradition annonce un mauvais présage pour la ville de Mons.
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Le dimanche après-midi se déroule le Lumeçon, moment central et spectaculaire du Doudou. Sur la Grand-Place de Mons, transformée pour l'occasion en véritable arène, se joue le combat symbolique opposant Saint Georges au dragon. Ce rituel, transmis de génération en génération, suit une chorégraphie codifiée. Saint Georges, monté sur son cheval blanc, évolue au centre de la place, armé de sa lance et protégé par ses assistants appelés les « chin-chins ». Face à lui, le dragon, immense créature de bois et de tissu, d’une dizaine de mètres de long, est animé par les « hommes blancs » qui lui donnent vie. Autour, les « diables », vêtus de rouge et armés de vessies de porc gonflées, viennent perturber le combat en bousculant Saint Georges et ses aides, tandis que les « hommes de feuilles » protègent le dragon.
Tout autour de la scène, le public participe activement, massé derrière une corde de protection. Beaucoup tentent d’arracher les crins fixés à la queue du dragon, précieux porte-bonheur recherchés chaque année. Le combat, scandé par la musique traditionnelle du Doudou, se déroule selon un enchaînement précis, alternant attaques, défenses et interventions des différents protagonistes. Saint Georges effectue ses déplacements dans le sens des aiguilles d’une montre, symbole de l’ordre et de la lumière, tandis que le dragon tourne en sens inverse, représentant le désordre et les forces du mal.
Après plusieurs passes, l’affrontement s’achève par le tir final : Saint Georges, dégainant son pistolet, abat symboliquement le dragon, marquant ainsi la victoire du bien sur le mal. Tandis que les cloches de la collégiale sonnent à toute volée, la foule acclame cette victoire séculaire rejouée chaque année. Après les journées de la ducasse vient enfin le temps de refermer le cycle liturgique et traditionnel. Le dimanche soir, la châsse est remontée dans son écrin suspendu au-dessus du maître-autel de la collégiale. Cette cérémonie de la remontée de la châsse se déroule dans une atmosphère plus recueillie, en présence des Montois, des autorités et des différents acteurs du Doudou. Elle marque symboliquement la fin de la ducasse et le retour des reliques à leur place habituelle, jusqu’à l’année suivante.
Des légendes et de la piété populaire
Les origines du Doudou remontent au Moyen Âge. Selon la tradition, cette procession annuelle est en l’honneur de Ste Waudru, qui aurait sauvé la ville de la peste. Au départ intégré dans cette procession, une confrérie à Saint Georges y joue un Mystère, théâtre religieux du Moyen Âge, représentant le combat contre le dragon. Ce jeu de Saint Georges, nourri par les légendes locales, va prendre de plus en plus de place jusqu'à y être retiré par l'édit des kermesses promulgué par l'empereur d'Autriche. Le combat du dragon reviendra ensuite en trouvant son propre espace et son propre public, jusqu’à devenir aujourd’hui le célèbre Lumeçon qui se déroule l’après-midi sur la Grand-Place, distinct de la procession du matin.
Les racines locales racontent qu’un croisé montois, Gilles de Chin, aurait rapporté de ses campagnes une tête de dragon, en réalité une tête de crocodile du Nil. Il racontait aussi ses combats avec des dragons, notamment dans les marais de Wasmes, à quelques kilomètres de Mons. « Adolescent, j’ai participé au combat ! « Ça vient des tripes ! La Ducasse rituelle en constitue l'apogée. Ses origines remontent au XIVe siècle. La Descente de la châsse des reliques de Madame sainte Waudru, fondatrice de la cité. Elle fait l'objet d'une émouvante cérémonie, le samedi soir, dans la collégiale qui porte son nom. A travers cette séance solennelle, le Doyen confie au Bourgmestre les reliques de la sainte afin de les processionner le lendemain dans les rues de la ville. Cette tradition est scellée par l'air du Doudou entonné avec ferveur par toute l'assistance. Cet air sera scandé tout au long des festivités.
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La Procession. Le dimanche matin, la châsse est posée sur un char d'apparat, le Car d'Or. C'est le coup d'envoi d'une journée chargée d'émotions et de joies. Quelque mille cinq cents participants, répartis en une soixantaine de groupes, défilent en costumes d'époque. Ils reconstituent les confréries et les corporations qui, depuis le Moyen Âge, ont fait la richesse et la puissance de la capitale hainuyère. Attelé de six robustes chevaux de trait, le Car d'Or attirera tous les regards au cours de son périple dans la cité.
La Montée du Car d'Or. À la fin du parcours de la Procession, le public se rassemble massivement derrière le Car d'Or. Dans l'enthousiasme général, des milliers de mains hissent alors l'attelage au sommet du raidillon pavé qui longe la collégiale. L'enjeu est d'importance : la légende dit que le Car d'Or doit gravir d'un seul élan la rampe pour éviter le malheur à la ville. La Montée ne dure qu'une vingtaine de secondes. Elle est à ce point intense, qu'elle se ponctue dans une vibrante clameur du public.
Le Combat appelé " Lumeçon ". Les reliques de sainte Waudru ont à peine regagné la collégiale que, déjà, saint Georges se prépare à affronter le Dragon. Il est accompagné des personnages du Lumeçon : Diables et Chins-Chins, Hommes Blancs et Hommes de Feuilles, Pompiers, Policiers en casques blancs ou bleus. Il est environ 12h30. Les acteurs du Combat entament alors la descente triomphante de la collégiale vers la Grand-Place (appelée la " descente de la rue des Clercs "). Face à l'Hôtel de Ville, des milliers de personnes se sont déjà amassées. Elles sont avides d'arracher le crin porte-bonheur qui termine la queue " d'el biète ", le Dragon. Arrivé au cœur de la Place, saint Georges, entouré des personnages du Jeu, combat le Dragon (d'abord à la lance et au sabre ; finalement au pistolet). Ce sera une demi-heure d'intense exaltation rythmée par le son frénétique du " Doudou ". Le Dragon est enfin terrassé par saint Georges d'un dernier coup de pistolet. L'ensemble des personnages du Lumeçon rentre dans la cour de l'Hôtel de Ville. La foule enthousiaste, quant à elle, scande " Et les Montois ne périront pas ! ". Le destin de la cité est pérennisé. La fête peut continuer !
Petit lexique du Doudou
- BEUBEU : Membre de la Confrérie de la Miséricorde.
- BIÈTE : Le Dragon.
- CHAMBOURLETTE : Invités de la Ducasse étrangers à la ville.
- CHÂSSE : Reliquaire de sainte Waudru.
- CHIN-CHIN : Alliés de saint Georges pendant le Lumeçon.
- DOUDOU : Désigne le Dragon lui-même ou l'air joué pendant le Combat.
- DUCASSE : Fête de dédicace d'une église.
- HOMMES BLANCS : Portent le Dragon.
- HOMMES DE FEUILLES : Soutiennent la queue du Dragon.
- LUMEÇON : Combat de saint Georges contre le dragon.
La Maison Losseau : Un Joyau Art Nouveau
Un tout petit peu à l’écart du centre, à deux minutes sur un pied (et trois sur les mains) de la Grand Place, la Maison Losseau est un lieu jumeau, surprenant et voyageur. A droite en entrant, un centre d’interprétation où l’on découvre des éditions originales de Rimbaud, des médailles et des œuvres d’art. A gauche, on enfile les patins, on attrape un plan et on découvre ladite Maison Losseau, dans son jus, remarquablement conservée. Un bar, un bureau, une magnifique bibliothèque : j’y ai retrouvé des airs de la Maison Autrique, à Bruxelles. Puis, on pousse deux portes et on se retrouve dehors, dans le jardin, avec Rimbaud sur un mur et le soleil dans le visage. On regarde, on admire, on rigole un peu.
La maison LosseauLa Maison Losseau est sise au 37/39 rue de Nimy et est ouverte du mercredi au dimanche de 10h à 18h (17h le dimanche). L’entrée coûte 5€, 3€ pour les enfants.
Mons Mémorial Museum (MMM) : Sur les Traces de l'Histoire Militaire
Au départ, un tank aperçu au loin en sortant d’une brasserie. Ensuite, une envie subite de passer le voir de plus près en sortant d’un parc. Au final, une visite imprévue, enrichissante (et même impressionnante) dans le cadre du Mons Mémorial Muséum. Dans un bâtiment récent à l’architecture étonnante, l’exposition permanente propose aux visiteurs un vaste tour temporel de l’histoire militaire de Mons, depuis le Moyen-Âge jusqu’à l’époque contemporaine, avec un focus spécial sur les deux conflits mondiaux. Beaucoup de pièces exposées, un chouette livret pour les enfants à remplir au fil des salles et une remarquable exposition temporaire (vraiment) sur les Identités décoloniales font de ce musée un endroit où il est recommandé de passer. Seul élément à garder en tête : l’éclairage volontairement faible et la pénombre ambiante peuvent impressionner les plus jeunes.
Le Mons Mémorial MuseumLe MMM est au 51 boulevard Deleuze (à dix minutes à pied du Parc du Waux-Hall). Il est ouvert du du mardi au dimanche de 10h à 18h. Les tarifs vont de 2 à 9€ (et vous pouvez acheter votre billet en ligne ici).
Le Beffroi : Un Panorama Imprenable
C’est un rituel, une tradition, un immanquable de nos voyages wallons : la montée au Beffroi ! Et, ici encore, ici aussi, hors de question de déroger à nos habitudes, d’autant plus que la montée se fait en ascenseur (ce qui évite la fatigue mais aussi l’opportunité d’une activité sportive digestive). Du reste, le Beffroi fait son taf : la vue à travers les vitres est à 360° et permet d’embrasser, du bout des yeux, le panorama montois. Chaque étage offre l’occasion d’apprendre, de jouer (un peu) et même d’écouter les carillons tinter ! En sortant, prenez le temps de vous promener un peu dans le parc et de profiter de la jolie vue.
Le beffroi de MonsLe Beffroi de Mons est impossible à manquer. Seul (petit) piège : il faut acheter les billets avant de monter vers lui, soit en ligne, soit à la Maison des Patrimoines UNESCO, au pied de la rampe. Les dates des concerts de carillon sont sur le site officiel.
L'Art de Rue : Une Galerie à Ciel Ouvert
Loin d’être cantonnée dans les musées, la culture se retrouve partout dans Mons. C’est le principe du concept de capitale culturelle. Par exemple, il suffit de se promener Place du Parc et de lever les yeux au ciel pour tomber sur des silhouettes de paresseux, pendues aux branches des arbres. C’est aussi à partir de cette place que j’ai remarqué les mots inscrits sur les murs. Des lignes blanches interminables couvrent les bâtiments d’une rue à l’autre, un peu partout dans la ville, pour un total de plus de 10km. Des inscriptions parfois sans queue ni tête, d’origines diverses (du groupe Rupture à Verlaine). Mais en terme d’art de rue, ce qui est le plus impressionnant reste sans doute le mikado géant planté en pleine rue de Nimy. Excusez ma manière de résumer la chose, mais je ne vois pas d’autre façon de décrire The Passenger, une œuvre d’Arne Quinze qui a beaucoup fait parler d’elle. A l’origine prévue pour être plus étendue, quelques problèmes l’ont finalement réduite à ce qu’elle est à présent.
Vous préférez l’extérieur, les grandes balades, la recherche DU détail qui change tout ? Vous aimez être surpris.e au détour d’une ruelle, vous aimez lever les yeux et ne pas regarder devant vous ? Et bien, dans ces cas, vous allez adorer vous balader dans Mons et traquer les œuvres de street-art disséminées (plus ou moins) officiellement ici et là !
Le Parc du Waux-Hall : Une Pause Nature
Pour une sortie en plein air, dans un grand parc, avec une chouette aire de jeux : direction le Waux-Hall. C’est vert, ombragé, avec un terrain de sport, des statues, des volatiles emplumés et de bons bancs où se (re)poser pendant les Titis courent dans tous les sens.
Gastronomie Montoise : Un Festin pour les Papilles
Alors là, attention : manger à Mons est dangereux. Non pas que la nourriture soit mauvaise, toxique, périmée. Non, elle est bonne. Très bonne. Voire même trop bonne, en fait. J’ai même eu du mal, une fois, à finir mon assiette (et pourtant, je suis plutôt du genre à finir celle des autres, c’est vous dire). Bref, Mons est une ville épicurienne qui regorge de bonnes adresses.
Quelques adresses gourmandes
- Juste en-dessous de la Grand Place: Une adresse plutôt haut de gamme, qui donne la très belle part aux viandes. Service affable et efficace, cadre classieux et une réservation très recommandée, vue la vitesse à laquelle se remplissent les tables. Menu entrée-plat-dessert à 42€. Attention, pas de menu enfant. Attention : adresse exceptionnelle.
- Une institution montoise: Il parait que c’est une institution montoise où il faut aller manger à tout prix. Alors, que ce soit vrai ou pas, laissez-moi vous dire ceci : bordel, qu’il est génial ce resto ! L’accueil, le cadre, le décor, les sourires et, surtout, la bouffe dans les assiettes, c’est un sans-faute absolu. Frais, bon, équilibré et mention plus que spéciale pour le dressage du plat enfant, le plus beau jamais vu. Un restaurant décoré avec des vaches qui propose des spécialités au fromage, vous pensez qu’il en faut plus pour me rendre heureux ? Et bien non. En plus, quand la qualité rejoint les promesses, il n’y a rien d’autre à faire que de s’assoir, sourire et déguster ! La carte est à environ 20€ et le magnifique menu enfant propose un redoutable cordon bleu de compétition (14€).
- El Camerluche: Si vous cherchez où manger des oiseaux sans tête, accompagnés d’une bonne bière du coin, n’allez pas plus loin, c’est El Camerluche qu’il vous faut. Cadre confortable, jeux pour enfants, accueil souriant et pétillant et portions adaptées aux plus jeunes. On a aimé, on y retournera (et pas que le moelleux au chocolat de compétition.
- Mel Oh Cake: « Oh, un toboggan ! » : voilà les mots de fils après être rentré chez Mel Oh Cake, histoire de voir ce que réservait cette adresse recommandée par nos contacts locaux !
Bières Locales : Un Goût de la Wallonie
La Belgique et la Wallonie, terre de bières ! Mons n’échappe heureusement pas à la règle, avec une belle collection de brasseries qui créent de belles choses. Nous avons pu visiter, aux côtés de la créatrice et brasseuse, la Brasserie de Londres. Une expérience instructive et intéressante, qui se conclue par une dégustation houblonnée, évidemment.
Hébergement : L'Originalité au Rendez-Vous
Je parle, bien évidemment, des hôtels de la chaîne Martin’s, qui ont chacun leur cachet et univers propres. Le point commun entre les deux : être situé dans une structure pas prévue pour être, originellement, un hôtel . Du coup, dans celui de Mons, on se retrouve dans une chapelle gothique du XIXème siècle ! Cela donne des chambres avec des vitraux, des couloirs multicolores et une ambiance vraiment décalée. De plus, le petit déjeuner est vraiment à la hauteur, avec un staff patient et souriant. Bref, des hôtels qui font le taf (et bien plus encore).
Aspects Pratiques : Se Rendre et Se Déplacer à Mons
Côté pratique, il n’y a rien de bien compliqué. J’étais allé voir le site de Mons 2015 mais sans forcément y trouver mon bonheur. Sachez que pour vous y rendre, vous aurez l’embarras du choix : Mons est proche de l’autoroute (en travaux…), aura bientôt une nouvelle gare (pas encore prête…) et compte plusieurs parkings gratuits en bordure de la ville (Place Nervienne, Boulevard Dolez ou Avenue du Pont Rouge). Il y a même des parkings de délestage avec une navette gratuite le week-end. Si vous voulez absolument vous garer dans le centre, c’est possible mais c’est payant (de l’ordre de 2,25 euros pour 3 heures). Pour manger, la cité du Doudou possède un certain nombre de restaurants mais, attention, comme la plupart des centres d’intérêts, pas mal d’entre eux ont l’air d’être fermés le lundi, voire même le mardi. Avec Barry, nous étions en quête d’un restaurant de hamburgers et, si nous en avions trouvé deux, l’un était justement fermé le mardi. Avec son menu gigantesque, le Sherlock Holmes étonne tant ses hamburgers se succèdent sans se ressembler. N’espérez pourtant pas y trouver de burgers classiques, tous savent se démarquer par un ou plusieurs ingrédients inattendus. Les assiettes sont bien garnies et l’ambiance orientée pub anglais ne déçoit pas.
Mons, c’est une chouette ville où aller passer deux ou trois jours, sans se prendre la tête, sans voiture et en marchant tout le temps. On y va pour se balader, regarder, observer, apprendre, goûter et profiter d’une ville facilement accessible en train depuis la France. Surveillez bien le calendrier des festivals, on y trouve moult et moult animations spécialement dédiées aux enfants. En toute saison.
Mons et les Enfants : Une Destination Familiale
Mons avec un enfant, c’est l’histoire d’un voyage comme je les aime : imprévu, en dernière minute et vers une ville wallonne. Au départ, nous devions aller quelque part à quatre. Et puis, le planning a changé, des dates ont été modifiées et il a fallu organiser, en dernière minute, un trip à deux, vers un Ailleurs qui soit accessible en train sans débourser deux reins et où il y a des choses à faire pour un Titi de 7 ans. La Wallonie et nous, c’est une longue et belle histoire dont nous ne cessons d’écrire de nouveaux chapitres depuis notre première fois dans cette région. Nous avons exploré les montagnes, parcouru des parcs archéologiques, arpenté Liège, Ath et Waterloo, bu moult bières, dégusté des montagnes de moules, marché sous le crachin, cuit sous le soleil mais notre soif de découverte n’est pas encore étanchée, loin de là ! Alors, quand je recherche une destination où je suis sûr que le séjour sera autant réussi pour Fils que pour moi, c’est fort logiquement que mes premières recherches commencent de l’autre côté du Quiévrain.
Depuis 2018 et notre première fois à Lens, il y en a eu, des voyages à deux ! D’Auxerre à la Lituanie en passant par Lausanne et Porto, nous avons toujours cette même joie, cette complicité identique et tous ces petits rituels que nous mettons en place à chaque fois. La veille, par exemple, nous préparons son sac à dos, il choisit deux ou trois doudous, des livres, des voitures tandis que je tente de ne pas prendre des affaires pour dix jours alors que nous ne partons qu’un week-end. Le matin, il y a cette petite excitation, cette joie pas du tout contenue d’aller à la gare, d’aller acheter LE magazine du trajet puis d’attendre sur le quai, loin des fumées goudronnées des fumeurs impertinents. Et puis, il y a surtout cette absence totale et absolue d’un quelconque programme, d’un quelconque planning. Nos voyages naissent sous nos pas, ils se dessinent au gré des rues que nous choisissons d’emprunter, des jardins que nous découvrons, des détours que nous faisons en toute conscience, des découvertes et recommandations fournies par l’office de tourisme où nous passons immanquablement, obligatoirement. Voyager avec Lui, c’est revenir à l’essence même du voyage, de la découverte, du temps qu’on laisse doucement glisser entre les doigts, sans essayer de l’attraper, de le saisir. Et donc Mons, en effet.
Nous avons passé 72 heures (environ) à Mons, en arrivant le lundi en début d’après-midi et en repartant le mercredi en fin de journée, avec (donc) deux nuits sur place. Nous n’avions rien de spécial de prévu, seulement quelques recommandations de visites et quelques tables réservées. Mons est une ville absolument parfaite pour ce genre de voyage : la gare peut se rejoindre depuis le centre-ville en une grosse quinzaine de minutes, sans se stresser et tout (absolument tout) peut se faire à pied ou à vélo. Alors donc, que faire à Mons avec un enfant ? Quand nous avons recherché ce qu’il était possible de faire à Mons, un nom est immédiatement ressorti : le Musée du Doudou. Immédiatement, nous avons imaginé un musée rempli de peluches, de nounours, de lapinous. Or, il n’est pas question de cela ici mais plutôt d’une spécialité montoise incontournable : le Doudou (justement).
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