La question de savoir si l'intolérance au gluten peut affecter l'ovulation et la fertilité est un sujet complexe qui suscite un intérêt croissant. L'alimentation joue un rôle essentiel dans la santé globale, et les intolérances alimentaires peuvent avoir un impact significatif sur divers systèmes de l'organisme, y compris le système reproducteur. Cet article explore les liens potentiels entre l'intolérance au gluten, la maladie cœliaque et la fertilité, en mettant en lumière les mécanismes possibles et les recommandations pour les femmes qui planifient une grossesse.
La Maladie Cœliaque : Une Affection Chronique
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnaît la maladie cœliaque comme une maladie chronique. Elle se caractérise par une réaction inflammatoire de l’intestin grêle, après avoir ingéré des aliments comportant du gluten, ce qui rend la digestion et l’absorption de nutriments difficiles. Ce sont principalement des personnes génétiquement prédisposées qui en souffrent. La maladie cœliaque se développe chez 1 à 2 % de la population générale avec une prévalence plus élevée chez les femmes en âge fertile, mais elle peut également toucher les hommes et peut parfois conditionner des altérations de la qualité du sperme qui peuvent alors être résolues avec un régime adéquat exempt de gluten.
Impact de la Maladie Cœliaque sur la Fertilité Féminine
La cœliaquie peut affecter la fertilité, particulièrement chez les femmes. En effet, elles peuvent présenter une proportion plus élevée de ménarches tardives, c’est-à-dire de retard des premières règles, des problèmes pour tomber enceintes et dans certains cas une ménopause précoce. Une anémie, Une malnutrition, Des déficits en vitamines, Une perte de poids, Des cycles menstruels irréguliers, Des absences de menstruations et Dans certains des échecs ovariens prématurés, ce qui pourra affecter directement votre capacité fertile. D’un autre côté, la maladie cœliaque non traitée, augmente le risque de fausses-couches spontanées, d’accouchements prématurés et détériore la croissance fœtale avec un poids faible à la naissance et un retard de la croissance intra-utérine.
Selon l’étude publiée dans « Human Reproduction Update » en 2014, les personnes souffrantes d’infertilité inexpliquée ont 5 fois plus de chance d’être diagnostiquées malade cœliaque.
Le Gluten et ses Effets sur l'Organisme
Le gluten est un ensemble de protéines présentes dans certaines céréales, notamment le blé, le seigle, l'orge et l'avoine. Chez les personnes atteintes de la maladie cœliaque, l'ingestion de gluten déclenche une réaction immunitaire anormale dans l'intestin grêle. Cette réaction provoque une inflammation et endommage les villosités intestinales, qui sont responsables de l'absorption des nutriments.
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Intolérance au Gluten et Risques pour la Grossesse
Une femme cœliaque qui ne suit pas à la lettre un régime sans gluten lors de sa grossesse a 39% plus de risque de faire une fausse-couche dans les premières semaines de la grossesse.
Alimentation et Fertilité : Un Lien Essentiel
Il est important de savoir que l’alimentation a un impact sur la santé et est souvent négligée. La consommation d’aliments non tolérés par l’organisme peut parfois s’avérer nocif pour le corps et pour son bon fonctionnement, dont celui du système reproductif. Dans le cas d’une femme diagnostiquée intolérante au gluten, supprimer totalement le gluten de l’alimentation est primordial pour diminuer les risques d’infertilité. En effet, en consommer peut entrainer : des inflammations chroniques qui engendrent une mauvaise maturité des ovules et des dysfonctionnements hormonaux importants ; des déficits en vitamines nécessaires pour le développement du fœtus dus à la malabsorption des nutriments ; la diminution les chances d’implantation de l’embryon, des fausses-couches à répétition ou un retard dans le développement de l’embryon dans l’utérus. Adopter un régime sans gluten adapté à ses besoins nutritionnels permettra une grossesse normale et le bon développement du fœtus.
Adopter une alimentation équilibrée pendant la grossesse
Lors de la grossesse, les besoins nutritionnels évoluent. Pour commencer, il est important de signaler votre régime alimentaire à votre médecin et de faire un bilan sanguin au début de votre grossesse. Après résultats, votre médecin pourra vous prescrire des compléments alimentaires si besoin. Vous pouvez aussi vous rendre chez un(e) diététicien(ne) nutritionniste pour parler avec elle/lui de votre régime alimentaire. Le régime suivi devra être équilibré. Il faudra penser à boire beaucoup d'eau et varier en particulier : les céréales sans gluten (riz, millet, maïs, sarrasins, sorgho, quinoa ou fonio…), les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots blancs, etc.), les huiles (olive, colza, tournesol, noix, noisette…). À partir du 2ème trimestre, l'apport en oméga 3 devra être suffisant. Pensez aux poissons gras (saumon, maquereau, sardine) En fonction des besoins de chacun, des compléments alimentaires peuvent être prescrit pour l’acide folique, le fer, le calcium, la vitamine D et les oméga-3. Les mamans intolérantes au gluten doivent continuer leur régime sans gluten. Rien ne sert d’introduire un peu de gluten pour habituer bébé. Le seul danger est justement d’en consommer et d’engendrer les symptômes de la maladie coeliaque ainsi qu'une malabsorption des nutriments qui causerait des carences à la maman mais aussi au bébé.
Intolérance au lactose et grossesse
L’intolérance au gluten étant souvent liée avec l’intolérance au lactose, certaines futures mamans devront donc aussi supprimer le lait de leur régime alimentaire. Or, le lait est un aliment riche en calcium et pendant la grossesse, le calcium est important pour le bébé car il aide à sa bonne croissance. Il faudra donc trouver du calcium dans d’autres aliments, tels que dans les eaux minérales, le chou, les épinards, les amandes, les noix, le sésame. La future maman devra aussi consommer de la vitamine D, allié du calcium, car cette vitamine aide à fixer le calcium.
Traiter les maux de la grossesse naturellement
Lors de la grossesse, différents maux apparaissent tels que les nausées, les reflux gastriques et la fatigue. Des remèdes naturels et abordables sont possibles.
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- Les nausées : mangez ce qui vous fait envie en petites quantités plusieurs fois dans la journée et pour les calmer buvez un verre de Pulco citron avec de l’eau.
- Les reflux gastriques : Mâchez des amandes fraîches décortiquées.
- Les courbatures : buvez de l’eau et mangez du chocolat noir pour augmenter votre apport en magnésium.
- La fatigue : la meilleur solution est la sieste. Accordez-vous un moment de repos lorsque vous le pouvez.
Le départ à la maternité
Avant de partir à la maternité, tout comme avant un marathon, il faut prendre le temps de manger des sucres lents. Le mieux est encore de consommer du riz, son effet "constipant" pourra vous aider à garder le cap pendant le travail.
Allaitement et alimentation sans gluten
Après l’accouchement, il n’y a aucun souci pour que le bébé soit allaité.
Transmission de la Maladie Cœliaque : Hérédité et Facteurs Environnementaux
Il faut savoir que la maladie cœliaque n’est pas une maladie génétique. Cependant il existe une prédisposition génétique et des gènes de susceptibilité. 95% des cœliaques possèdent les antigènes d’histocompatibilité HLA-DQ2 et DQ8, tout comme 30 à 40% de la population. Et pourtant tout le monde ne développe pas la maladie. Les facteurs génétiques n’expliquent donc pas à eux seuls la maladie. Des facteurs environnementaux peuvent intervenir : une infection intestinale, le stress, l’âge d’introduction du gluten (les pédiatres préconisent entre 4 et 6 mois) ou la quantité ingéré. À ce jour, il existe peu d’études sur le sujet. On peut affirmer que l’enfant a plus de chance d’être intolérant au gluten mais l’hérédité devra se combiner avec plusieurs facteurs pour déclencher la maladie.
Les 5 clés de l'alimentation sans gluten
L’alimentation joue sur notre santé. Elle participe au bon fonctionnement de notre organisme, et donc à celui de notre système reproducteur. D’autres aliments ont la capacité d’améliorer la qualité de l’ovulation chez la femme ou du sperme chez l’homme.
Voici les 5 points auxquels j’ai été attentive :
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- Bannir tous les aliments auxquels je suis allergique et intolérante mais les remplacer par d’autres pour répondre aux 3 principes suivants.
- Privilégier les glucides à faible index glycémique (comme les céréales et farines complètes, les légumes secs, fruits et légumes). J’utilise pour ma part beaucoup La farine de sarrasin dans mes préparations, galettes, pâtes…
- Assurer un bon apport en oméga-3 (huile d’olive, de colza, de noix, de lin, poissons gras, fruits de mer, fruits à coques). J’ai personnellement surveillé méticuleusement mes apports en acides gras durant l’année précédant ma grossesse (1 gramme / kg de poids de corps environ). Je poursuis aujourd’hui car c’est essentiel pour le bon développement neurologique du bébé et pour éviter que les tissus craquent (vergetures, déchirures lors de l'accouchement…)
- Conserver un bon apport en protéines et calcium. Je veille à manger suffisamment de protéines animales et végétales chaque jour (0,8 à 1gr / kg de poids de corps environ). Je suis allergique aux produits laitiers alors je compense par une consommation quotidienne de poissons, fruits à coques, légumes verts et légumes secs).
- Par ailleurs, l’iode, pour lequel on m’avait découvert un déficit, est un nutriment qui joue un rôle crucial dans le fonctionnement hormonal. Nous en avons besoin en très petites quantités. Consommer du poisson, utiliser du sel iodé dans les cuissons (sans excès) suffit pour couvrir nos besoins.
L'évolution du régime en fonction des besoins liés à la grossesse
J’ai conservé une alimentation équilibrée en étant attentive aux 5 principes ci-dessus et mes bilans biologiques sont parfaits depuis le début de ma grossesse et c’est une première me concernant ! J’ai la chance de n’avoir pas eu besoin d’ingérer de complément alimentaire. Je n’ai pas changé mon alimentation. Les conseils des médecins correspondent à ce que je faisais habituellement. J’ai veillé aux quantités pour ne pas prendre trop de poids afin de profiter pleinement de ma grossesse en misant sur les fruits et légumes en cas de fringale. J’ai privilégié comme à mon habitude, en tant que sportive soucieuse de sa santé, les aliments essentiels et sains (fruits, légumes, féculents, poissons, viandes) et j’ai limité la consommation de produits sucrés et industriels salés et gras. Et surtout j’ai continué à pratiquer une activité physique quasi quotidienne mais en l’adaptant bien sûr ! Au premier trimestre, j’ai dû modifier le contenu de certaines de mes assiettes pour éviter les nausées et remplacer les aliments qui subitement me dégoûtaient. Une aversion pour les épinards, les choux et certaines épices m’a obligée à me faire cuire des féculents au dernier moment à plusieurs reprises. J’ai veillé à remplacer les aliments supprimés par d’autres afin d’équilibrer mes repas sur la journée. J’ai évité les plats trop lourds, gras et épicés. J’ai privilégié les viandes et poissons grillés et les légumes et féculents assaisonnés au plus simple. Les infusions au gingembre, biscuits secs et galettes de riz ont calmé mes nausées les plus violentes. J’ai bien profité des sablés framboise et coco citron de Nature & Cie à ce moment-là. Les médecins conseillent de manger un peu plus seulement au dernier trimestre de la grossesse (200Kcal). En effet, avant le 6ème mois, une alimentation équilibrée dans les proportions habituelles suffit. Les hormones de la grossesse favorisent le stockage de tout ce qui est consommé en excès alors j’ai été vigilante. Depuis le 6ème mois, il m’est plus difficile de faire attention à mon alimentation. J’ai faim tout le temps ! J’ai augmenté mes rations en privilégiant les fruits, légumes et protéines. Je me fais plaisir de temps en temps avec des préparations maisons pour les desserts, en limitant le sucre et les graisses (lactose et gluten toujours proscrits). J’adore cuisiner alors j’en profite pour me faire plaisir en privilégiant ma santé (allergies et intolérances) et en limitant les excès.
Maladie Cœliaque Silencieuse
Certaines personnes touchées par cette maladie ne présentent pas obligatoirement les signes intestinaux attestés habituellement par les médecins. Ainsi, si un patient présente certains symptômes généraux comme un dysfonctionnement de la fonction hépatique, de l'arthrite ou une anémie, il pourrait souffrir de cette pathologie.
Comment savoir si vous êtes concerné ?
La maladie cœliaque peut être silencieuse et évoluer dans l'organisme sans provoquer de symptômes digestifs habituels, tels que des douleurs abdominales, la diarrhée ou les ballonnements. Dans ce cas, elle peut se manifester par des troubles moins spécifiques, tels que des atteintes osseuses, des troubles neurologiques ou de la fertilité. Il est donc important de savoir reconnaître les signes d'alerte et de consulter un médecin pour un test de dépistage.
Les signes d'alerte
- L’anémie ferriprive : Une carence en fer peut être le signe d'une mauvaise absorption des nutriments dans l’intestin grêle, ce qui peut être lié à la maladie cœliaque.
- La fatigue inexpliquée : Une fatigue persistante, qui ne disparaît pas malgré le repos, peut être le signe d'une carence en fer ou en d'autres nutriments essentiels, due à une mauvaise absorption intestinale.
- La fragilité osseuse : La maladie cœliaque peut entraîner une diminution de la densité osseuse et augmenter le risque d’ostéoporose. Une ostéodensitométrie peut permettre de tirer la sonnette d’alarme.
- L’engourdissement des extrémités : Des picotements ou un engourdissement au niveau des extrémités peuvent être le signe d'une atteinte neurologique liée à la maladie cœliaque.
- Les problèmes de peau : La dermatite herpétiforme est une éruption cutanée fortement associée à la maladie cœliaque. Elle se manifeste par des cloques et des démangeaisons sur les coudes, les genoux, les fesses, ou encore le cuir chevelu.
Diagnostic de la Maladie Cœliaque
Le diagnostic de l'intolérance au gluten doit se faire le plus tôt possible : idéalement dès que les troubles digestifs inexpliqués apparaissent. Un test rapide peut d'ailleurs facilement se faire à la maison, grâce à l'utilisation de l'Autotest gluten Biocard Celiac. Fiable à plus de 97 %, ce test permet de savoir, au bout de quelques minutes seulement, si un individu est intolérant ou non au gluten. Le dépistage de la maladie cœliaque se fait à partir d'une simple goutte de sang, qu'il faudra prélever soi-même sur le bout d'un doigt.
Le bilan chez un professionnel de santé
Le bilan, fait dans le cadre d'un diagnostic d'intolérance au gluten se fait par ailleurs en plusieurs étapes essentielles. Tout commence par une prise de sang. À travers cette prise de temps, les professionnels recherchent la présence à la fois d'anticorps antiendomysium de classe IgA et d'anticorps transglutaminase tissulaires, appartenant aux classes IgA et IgG. Si le sang ne contient pas ces anticorps, c'est que la probabilité pour que la personne soit touchée par la maladie cœliaque est mince. Mais si au contraire, la présence de ces anticorps est confirmée dans la goutte de sang, l'hypothèse d'une maladie cœliaque est renforcée. Pour mettre par ailleurs en évidence une prédisposition génétique, le professionnel de santé aura besoin d'effectuer le typage génétique HLA de l'individu concerné. Selon les cas, une biopsie intestinale peut être requise. La biopsie intestinale, concrètement, consiste à extraire 4 à 6 fragments environ de tissus sur la partie de l'intestin grêle la plus proche de l'estomac. Ce diagnostic se réalise au cours d'une endoscopie digestive réalisée par la bouche, avec ou sans anesthésie chez l'adulte. L'analyse des tissus prélevés permet de voir les éventuelles lésions de la paroi interne de l'intestin grêle.
Régime Sans Gluten : Une Nécessité en Cas de Maladie Cœliaque
En un mot : oui. Un régime sans gluten doit idéalement se faire dès que le test d'auto-diagnostic confirme votre intolérance au gluten. Et c'est d'ailleurs cette élimination totale du gluten des menus de tous les jours qui permettra d'apaiser rapidement les inconforts liés à la maladie. La diète sans gluten est d'ailleurs un mode de vie, et non un régime passager, car les troubles reviennent immédiatement dès que l'organisme entre en contact avec cette protéine. L'adoption d'un régime alimentaire qui bannit complètement le gluten permet en outre de faciliter la guérison naturelle des tissus endommagés de l'intestin grêle et de réduire de façon non négligeable les risques que la maladie se complique. Chez les enfants, un arrêt complet de la consommation d'aliments contenant du gluten permet entre autres de stopper, tout naturellement, les évacuations fréquentes de selles, de normaliser leurs comportements et de rattraper rapidement les retards en terme de croissance. Et si auparavant, faire une diète sans gluten paraissait compliqué, notez qu'aujourd'hui, un régime alimentaire sans gluten est devenu plus facile. D'ailleurs, dans les hypermarchés, des rayons entiers de produits sont désormais dédiés à ces produits spécifiques, preuves que les fabricants de produits alimentaires sont eux aussi conscients des problèmes que rencontrent souvent les personnes touchées par cette intolérance. En terme de variété, il est également bon de noter que sur la toile, des milliers d'idées de recettes sans gluten sont proposées pour le plus grand plaisir des papilles et pour le plus grand confort de l'intestin grêle. Du petit déjeuner au diner, en passant par le déjeuner et le goûter, désormais, il n'y a plus de limites en terme de menu sans gluten. Crêpes, pains, viennoiseries, gâteaux ou cakes salés… oui, il s'agit de faire un régime, mais il n'y a pas d'interdit. Aujourd'hui, des farines spécifiques sans cette protéine sont proposées pour permettre à chacun ou chacune de préparer chez soi différentes sauces et de multiples desserts pour toute la famille. Cependant, un régime sans gluten n’est pas efficace si le patient n’a pas consulté en amont son médecin. De plus, ce type de régime doit être strictement appliqué et n’accepte aucun écart. Une trace, même infime de gluten, peut avoir d’importantes conséquences dans le corps d’une personne souffrant de la pathologie cœliaque.
Si vous êtes cœliaque et vous êtes enceinte, vous devez suivre un régime équilibré, qui tienne compte de la situation spéciale de la grossesse. Selon la Fédération des Associations de Cœliaques d’Espagne, la future maman doit suivre une alimentation riche en nutriments et exempte de gluten, prescrite correctement par un nutritionniste. Les femmes enceintes qui sont cœliaques peuvent consommer une grande variété de céréales qui ne contiennent pas de gluten comme le riz, le maïs, le blé Sarrazin, les pseudos céréales comme la quinoa et bien sûr les légumineuses.
Sensibilité au Gluten Non Cœliaque
En dehors de la maladie cœliaque, certaines personnes souffrent de symptômes digestifs soulagés par l’exclusion du gluten. Les liens entre sensibilité au gluten et problèmes de fertilité sont moins bien connus. L’intolérance et l’hypersensibilité au gluten touchent environ 7 % des Français. En plus des intolérants au gluten, 6 % de la population est également hypersensible au gluten. Sans être intolérants, les hypersensibles au gluten sont eux aussi touchés par différents symptômes quand ils consomment du gluten, et notamment une fatigue importante et inexpliquée, des troubles digestifs et de l’humeur.
Le Sans Gluten : Un Risque Pendant la Grossesse ?
« Enceinte ou non, il n’est pas nécessaire d’avoir des apports en gluten », rassure Rachel Halimi, sage femme dans le 15e arrondissement de Paris. « En revanche, si l’on supprime le gluten de son alimentation, il est nécessaire de compenser avec d’autres sucres lents. À contrario, un excès de gluten pendant la grossesse peut-il s’avérer problématique pour l’enfant à naître ? « La clé, c’est d’avoir une alimentation variée. Un excès n’est jamais bon, peu importe l’excès. Il est important de savoir que le gluten se cache dans de nombreux produits industriels. Concernant l’allaitement, le gluten n’est, là encore, pas nécessaire au bien-être alimentaire de votre enfant.
Maladie Cœliaque et Difficultés à Concevoir
Une question complexe à laquelle plusieurs études ont tenté de répondre, sans jamais vraiment se mettre d’accord. Si aucune étude ne permet aujourd’hui de lier trouble de la fertilité à une intolérance au gluten non diagnostiquée, certains médecins préconisent d’étudier cette piste en cas de difficultés à concevoir. C’est le cas de Louise Grode qui, dans le cadre de son étude, a expliqué à Reuters qu’il serait légitime de dépister les femmes souffrant d’une infertilité inexpliquée ou de fausses couche à répétition.
Introduction du Gluten dans l'Alimentation de l'Enfant
Il est donc légitime de se poser la question : si je suis touchée par la maladie cœliaque, dois-je intégrer le gluten dans l’alimentation de mon enfant ? « Il est important de respecter un ordre bien précis d’introduction des aliments au cours de la diversification alimentaire de votre enfant », rappelle Rachel Halimi. « Si les parents préfèrent éviter de donner du gluten à leur enfant, il est nécessaire de compenser par autre chose pour veiller à l’équilibre alimentaire de leur bébé. Ce n’est pas parce que l’un des parents est allergique ou intolérant au gluten que leur enfant présentera ce même problème.
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