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Flessum du genou chez le nourrisson : Causes, diagnostic et prise en charge

Les douleurs au genou chez les enfants et les adolescents peuvent être causées par diverses affections, allant de conditions bénignes à des affections plus graves. Il est essentiel pour les parents, les enseignants et les professionnels de la santé de reconnaître les symptômes et de rechercher un avis médical approprié pour un diagnostic précis. Cet article explore les causes potentielles du flessum du genou chez le nourrisson, les méthodes de diagnostic et les options de traitement disponibles.

Introduction

Le flessum du genou, ou difficulté à étendre complètement le genou, peut être une source d'inquiétude chez les nourrissons. Bien que certaines causes soient bénignes et se résolvent d'elles-mêmes, d'autres peuvent nécessiter une intervention médicale. Comprendre les causes potentielles et les options de traitement est essentiel pour assurer une prise en charge appropriée.

Causes du flessum du genou chez le nourrisson

Plusieurs facteurs peuvent contribuer au flessum du genou chez les nourrissons, notamment :

Anomalies congénitales

Les pathologies congénitales de l'appareil extenseur du genou sont rares, mais doivent être prises en compte. Elles peuvent toucher le muscle quadricipital, la patella, ou les deux. La luxation congénitale de la patella, une luxation permanente et irréductible, nécessite un traitement chirurgical précoce pour optimiser les résultats. Les luxations congénitales du genou peuvent varier en gravité, le genu recurvatum étant la forme la plus fréquente avec une évolution spontanée favorable. Les formes plus graves nécessitent une prise en charge orthopédique précoce. Certaines pathologies, comme les agénésies patellaires, peuvent être difficiles à diagnostiquer et sont souvent associées à des syndromes polymalformatifs. La rétraction quadricipitale est le plus souvent secondaire à une injection intramusculaire, mais des cas congénitaux sont décrits. Les duplications patellaires vraies sont rares.

Ménisque discoïde

Il s’agit d’une malformation congénitale où le ménisque, au lieu d’avoir une forme normale de « croissant », présente une forme de « disque », d’où le terme « discoïde ». De ce fait, il se retrouve « coincé », écrasé, entre le fémur et le tibia. Il existe différentes formes de ménisque discoïde, plus l’anomalie est sévère plus les symptômes apparaîtront tôt chez l’enfant. Il arrive régulièrement qu’un ménisque discoïde non symptomatique soit découvert sur une IRM du genou pour une autre raison. Si ce ménisque présente une anomalie modérée et qu’il n’est pas déchiré c’est qu’il n’est pas responsable des symptômes du patient et il ne faut pas intervenir. e ménisque externe. Ce ménisque discoïde peut être plus ou moins complet et plus ou moins épais en fonction des cas. Lorsqu’une lésion apparait dans le ménisque, elle se fait en général dans la partie périphérique du ménisque, c’est à dire dans une zone importante du ménisque (celle qui amortit les appuis et protège le genou). La lésion peut se faire dans différents plans en fonction des cas mais elle se fait le plus souvent vers l’avant.

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Symptômes du ménisque discoïde

Un ménisque discoïde qui n’est pas déchiré ne donne aucun symptôme. Un claquement bruyant du genou lors des mouvements de flexion extension: il s’ait d’un claquement du ménisque, encore appelé « clunk ». Il traduit une déchirure avancée du ménisque et une instabilité de celui-ci qui peut se luxer dans le milieu du genou lors des mouvements de flexion extension du genou. Ce mouvement anormal du ménisque est visible sur le genou et audible. Difficultés à tendre complètement le genou (flessum) ou à plier le genou compètement: Cela traduit le fait que le ménisque a quitté sa place et ne revient plus: il est fixé en position luxée. Cette situation en général fait suite à une période de claquement méniscal plus ou moins longue sans que le diagnostic n’ait été fait. Le déficit de flexion est simple à mettre en évidence à l’examen clinique: en général l’enfant touche la fesse avec le talon du côté sain mais pas du côté opéré. Lorsque c’est l’extension qui fait défaut, pour bien le mettre en évidence, l’enfant est mis sur le ventre avec le genou et la jambe en dehors de la table d’examen: du côté atteint le genou se tend moins bien. Par contre un genou qui est bloqué en extension complète et qui ne bouge plus du tout n’est pas signe d’un problème méniscal. Il s’agit d’un blocage musculaire réactionnel, psychologique, en réponse le plus souvent à une chute sur le genou. Les douleurs: il s’agit là d’un symptôme très peu spécifique. Des douleurs isolées, sans notion de claquement du genou, sans notion de gonflement associé di diminution des mobilités ne doivent pas faire penser à un ménisque discoïde en premier lieu.

Syndrome d'Osgood-Schlatter

Bien que plus fréquent chez les adolescents, le syndrome d'Osgood-Schlatter peut parfois se manifester chez les enfants plus jeunes. Cette affection est caractérisée par une douleur à l'avant du genou, juste en dessous de la rotule, due à une traction excessive du tendon rotulien sur la tubérosité tibiale antérieure (TTA). Les adolescents sportifs sont particulièrement susceptibles de développer cette condition en raison de la sollicitation accrue de leurs muscles et tendons.

Maladie de Sinding-Larsen-Johansson

La maladie de Sinding-Larsen-Johansson touche généralement les enfants plus jeunes, souvent autour de l’âge de 10 ans. Cette affection se caractérise par une douleur localisée sous la rotule, résultant d’une traction excessive du tendon rotulien à son point d’attache sur la partie inférieure de la rotule. Les activités sportives, en particulier celles impliquant des mouvements de flexion et d’extension du genou, sont connues pour aggraver cette douleur. Les enfants qui pratiquent des sports tels que le football, le basketball ou la gymnastique peuvent être particulièrement susceptibles de développer la maladie de Sinding-Larsen-Johansson en raison des contraintes répétitives exercées sur le tendon rotulien pendant ces activités.

Syndrome fémoro-patellaire

Le syndrome fémoro-patellaire se manifeste lorsque la rotule ne se déplace pas correctement dans la gorge du fémur pendant le mouvement du genou. Des facteurs tels qu’un déséquilibre musculaire, une mauvaise posture ou une surutilisation peuvent contribuer à cette condition. Les activités qui sollicitent particulièrement cette région, telles que la descente des escaliers, la course ou la position assise prolongée, peuvent déclencher la douleur chez les personnes affectées par ce syndrome.

Ostéochondrite disséquante

L’ostéochondrite disséquante se produit lorsque des morceaux de cartilage se détachent de la surface articulaire du genou en développement, provoquant une douleur et un gonflement. La cause exacte de cette condition n’est pas complètement comprise, mais elle est souvent associée à une mauvaise vascularisation du cartilage. Le diagnostic et le traitement précoces sont essentiels pour prévenir d’éventuels dommages articulaires permanents.

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Syndrome de repli

Le syndrome de repli se produit lorsque la membrane synoviale à l’intérieur de l’articulation du genou présente des replis excessifs, entraînant des douleurs et des limitations de mouvement. Une intervention chirurgicale, appelée arthroscopie, peut être nécessaire pour éliminer ces replis et soulager la douleur.

Douleurs non spécifiques au genou

Certaines douleurs au genou chez les enfants et les adolescents peuvent ne pas avoir de cause spécifique identifiable. Ces douleurs non spécifiques au genou peuvent survenir pendant les poussées de croissance et disparaître spontanément au fil du temps. Les douleurs au genou sont généralement ressenties à l’avant ou au-dessus de l’articulation du genou. Les symptômes peuvent varier d’un jour à l’autre et peuvent être aggravés par l’exercice ou certains mouvements.

Diagnostic du flessum du genou chez le nourrisson

Le diagnostic du flessum du genou chez le nourrisson repose sur un examen clinique approfondi et, dans certains cas, sur des examens complémentaires.

Examen clinique

L'examen clinique comprend l'observation de la démarche de l'enfant, la palpation du genou pour détecter toute sensibilité ou gonflement, et l'évaluation de l'amplitude des mouvements du genou. Le médecin recherchera également d'autres anomalies associées, telles que des problèmes de hanche ou de pied.

Examens complémentaires

Dans certains cas, des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour confirmer le diagnostic ou exclure d'autres causes de flessum du genou. Ces examens peuvent inclure :

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  • Radiographies : Pour visualiser les os du genou et détecter d'éventuelles anomalies osseuses.
  • IRM (imagerie par résonance magnétique) : Pour visualiser les tissus mous du genou, tels que les ligaments, les tendons et le cartilage. L’IRM confirme le diagnostic et précise la localisation, le type et l’étendue de la lésion, ce qui permettra à votre chirurgien de planifier l’intervention chirurgicale de méniscoplastie et réparation méniscale. Si l’IRM montre un ménisque discoïde mais sans aucune lésion, c’est que ce ménisque discoïde n’est pas responsable des douleurs éventuelles.
  • Échographie : Pour visualiser les tissus mous du genou et détecter d'éventuels épanchements liquidiens.

Traitement du flessum du genou chez le nourrisson

Le traitement du flessum du genou chez le nourrisson dépend de la cause sous-jacente.

Traitement conservateur

Dans de nombreux cas, un traitement conservateur peut suffire à soulager les symptômes et à améliorer l'amplitude des mouvements du genou. Ce traitement peut inclure :

  • Repos : Éviter les activités qui aggravent la douleur. En cas d'apparition de la pathologie d'Osgood Schlatter, l'activité doit être réduite et tous les points ci-dessus doivent être investigués. Dans les autres cas, il n'est pas toujours nécessaire d'arrêter complètement l'activité. Il faut la réduire et l'adapter. N'hésitez pas à demander conseil à votre ostéopathe.
  • Glace : Appliquer de la glace sur le genou pendant 15 à 20 minutes plusieurs fois par jour.
  • Compression : Utiliser un bandage de compression pour réduire le gonflement.
  • Élévation : Élever le genou au-dessus du niveau du cœur pour réduire le gonflement.
  • Physiothérapie : Des exercices d'étirement et de renforcement peuvent aider à améliorer l'amplitude des mouvements du genou et à renforcer les muscles environnants. L'ostéopathie est très utile en prévention mais également en traitement de la blessure. En cas d'arrachement osseux et de stade très avancé d'osgood Schlatter, une immobilisation de plusieurs mois est nécessaire, il est alors conseillé d'attendre avant de consulter un ostéopathe mais indispensable de faire une consultation avant la reprise de l'activité physique. Régler les problèmes statiques et dynamiques du corps : bilan podologique Une asymétrie des membres inférieurs peut être une cause de traction trop importante d'un ou des deux tendons rotuliens. Il est également possible qu'un asymétrie ne déclenche aucun trouble. La pose de bandes de kinésio taping est très efficace pour soulager le patient. Elles permettent d'optimiser le drainage de l'inflammation mais également de suppléer le tendon rotulien pour limiter sa traction sur le tibia. Avoir des bonnes chaussures adaptéesLes chaussures doivent non seulement être adaptées à l'activité physique mais également au type de terrain. En effet, un enfant qui joue au foot sur des terrains synthétiques doit être bien équipé car le dureté du terrain augmente son risque de blessure. N'hésitez pas à demander conseil à votre podologue.

Traitement chirurgical

Dans certains cas, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour corriger la cause sous-jacente du flessum du genou. Les interventions chirurgicales possibles comprennent :

  • Arthroscopie : Pour retirer des fragments de cartilage ou de ménisque endommagés, ou pour réparer des ligaments déchirés. La chirurgie consiste en une « méniscoplastie - suture »: il faut réparer la lésion méniscale car elle est située le plus souvent dans une zone périphérique importante du ménisque, et il faut retirer la partie « en trop » du ménisque (méniscoplastie) pour éviter la récidive. L’intervention est efficace dans la très grande majorité des cas. Il existe un risque de récidive de lésion mais celui -ci est très faible.
  • Ostéotomie : Pour corriger un alignement anormal du genou.
  • Réparation ou reconstruction ligamentaire : Pour réparer ou reconstruire des ligaments déchirés.
  • Chirurgie d'Osgood Schlatter : La chirurgie n'est quasiment jamais indiquée. Quand elle doit être pratiquée, elle doit avoir lieu seulement après la fin de la croissance. L'opération consiste en l'exérèse, c'est-à-dire enlever, le surplus de tissu au niveau de la tubérosité tibiale antérieure, c'est la technique de Thomson.

Immobilisation

Dans la majorité des cas, l'immobilisation n'est pas nécessaire ! Le muscle a besoin d'être stimulé pour comprendre qu'il doit s'agrandir. Une immobilisation ne ferait qu'empirer la situation, le quadriceps ne serait jamais mis en tension et resterait trop court. Il existe un cas où l'immobilisation par attelle est un dispensable : c'est la cas de l'arrachement osseux ou de la limite avec l'arrachement osseux. Il est alors primordial d'empêcher le tendon de tirer sur le tibia. L'immobilisation peut alors durer jusqu'à 6 mois en fonction de la gravité ! Dans les cas d'immobilisation, il est très fortement conseillé de faire une séance d'ostéopathie et d'être suivi en kinésithérapie avant de reprendre l'activité. La reprise doit se faire très progressivement.

Traitement du ménisque discoïde

Il n’y a pas de traitement non chirurgical d’un ménisque discoïde symptomatique. Par contre, un ménisque discoïde non symptomatique découvert pas hasard sur une IRM sans lésion associée, ne nécessite aucun traitement. Aucune prévention n’est à mettre en place.

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