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Courir Longtemps à la Maternelle : Les Bienfaits Insoupçonnés

Dans les cours de récréation de maternelle et d’élémentaire, presque tous les enfants ne cessent de courir, jouer à chat perché ou sauter. Les enfants ont besoin de bouger ! L’école a d’ailleurs généralisé 30 minutes d’activité physique par jour en élémentaire. Mais à l’adolescence, nombreux sont ceux qui cessent de faire du sport, en dehors des heures dédiées au collège et au lycée. Le sport est pourtant essentiel pour la santé non seulement physique mais aussi mentale de nos enfants et de nos adolescents. On peut même dire que le sport, c'est une véritable école de la vie ! Quels sont exactement les bienfaits du sport pour eux ? À quel âge un enfant peut-il commencer de pratiquer une activité sportive ? Comment faire si notre enfant n’aime pas le sport ? Comment l’encourager à bouger ?

L'importance de l'activité physique chez les jeunes

L'activité physique est essentielle pour la santé des enfants et des adolescents. Elle est bénéfique pour de nombreuses raisons, jouant un rôle préventif contre l'obésité, les conduites à risque et les addictions. Elle apprend le respect de soi-même et des autres à travers les règles qu’elle impose. A l’Ecole, l’EPS doit permettre à tous les élèves dans le respect de leurs différences et quelles que soient leurs ressources, de développer des compétences motrices, méthodologiques et sociales, au plus haut niveau des potentialités de chacun.

Selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), deux tiers des adolescents s’exposent à un risque élevé pour la santé en pratiquant moins de 60 minutes d’activité physique et en passant plus de 2h par jour devant un écran. Le niveau de sédentarité est encore plus élevé chez les jeunes issus des milieux les moins favorisés et chez les adolescents les plus âgés (15-17 ans). Cette inactivité expose assurément à un risque, d’où la nécessité d’agir en encourageant les jeunes à rester actifs.

Les bienfaits du sport et de l'activité physique

Chez les enfants et les adolescents, l’activité physique est bénéfique pour de nombreuses raisons. Elle joue un rôle préventif de l’obésité, des conduites à risque et des addictions. Elle apprend le respect de soi-même et des autres, influe positivement sur le développement psychomoteur, respiratoire et osseux.

A côté de cela, elle permet aux enfants de se sentir bien dans leurs baskets en libérant des endorphines (hormones qui inhibent la douleur) et de la dopamine (hormone du plaisir et de la vigilance), de mieux accepter leurs corps, d’affirmer leur caractère et de prendre confiance en leurs capacités.

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Effets positifs sur la santé physique

En bougeant, un enfant mobilise ses muscles, ce qui contribue au bon développement de son corps et de sa motricité globale. De plus, cela augmente les capacités cardiorespiratoires et cardiovasculaires.

Impact sur le bien-être mental et émotionnel

L'activité physique libère des endorphines, hormones qui inhibent la douleur, et de la dopamine, hormone du plaisir et de la vigilance. Cela permet aux enfants de mieux accepter leurs corps, d'affirmer leur caractère et de prendre confiance en leurs capacités.

Rôle dans le développement social

La récréation est un moment durant lequel des enfants de classes et âges différents se regroupent. De ce fait, certains comportements risquent de ne pas plaire, et les conflits entre camarades peuvent vite arriver. C’est ici que les principes de vie en communauté, le partage, le respect et la tolérance sont abordés et inculqués aux enfants. Les enseignants ont alors un rôle de médiateurs en participant à leur éducation. Le développement des relations avec les autres constitue un autre bienfait de la récréation. C’est à ce moment-là que les enfants peuvent avoir de réelles interactions sociales avec leurs camarades. Ces instants de socialisation vont créer des amitiés qui vont s’enrichir au fil des années, et qui constitueront l’une des raisons du bien-être de vos enfants à l’école.

Amélioration des capacités cognitives et de la concentration

Saviez-vous que la mémoire et la concentration des enfants diminuent dès que l’on dépasse 45 minutes sur une tâche ? C’est pourquoi la récréation est fondamentale pour le développement des petits. La Finlande détient le record du minimum d’heures de cours parmi tous les membres de l’OCDE. Pourtant, il est apparu que les enfants finlandais seraient parmi les plus performants d’Europe. La raison ? Pendant leurs 6 premières années d’école, ils bénéficient d’une pause de 15 minutes toutes les 45 minutes de cours ! La récréation a des bienfaits reconnus sur la capacité de concentration des élèves, ainsi que sur leurs performances cognitives.

L'activité physique à l'école maternelle

Au début de sa scolarité, votre enfant apprend des actions motrices essentielles : se déplacer, assurer son équilibre, manipuler des objets… Ainsi, à la maternelle, les séances « de sport » l’aident surtout à travailler ses déplacements (marcher, courir, sauter), son équilibre (se tenir sur un pied), des manipulations (saisir, tirer, pousser), ou encore à lancer et à réceptionner des objets.

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L'importance de la récréation

Le temps de la récréation est pour beaucoup d’enfants le moment qu’ils préfèrent à l’école. C’est l’occasion de retrouver des copains qui ne sont pas dans la même classe, de jouer à leurs jeux préférés, mais aussi de se dégourdir les jambes et l’esprit. Autre bienfait de la récréation : le développement de leur créativité et de leur imagination. Certains vont profiter de ce temps pour faire de la cour un espace de création. Ils imaginent de nouvelles activités et jeux de rôles, mobilisant de nouvelles capacités cognitives, essentielles à leur développement.

Activité physique en hiver

Quelques-uns d’entre vous nous interrogent sur la pertinence des récréations par temps hivernal. Les récréations en maternelle sont d’environ 30 minutes par demi-journées (temps d’habillage-déshabillage compris). D’après l’OMS, les enfants de 3-4 ans devraient consacrer au moins 3h par jour à des activités physiques, dont 1h d’intensité modérée à forte. Contrairement à ce qui peut parfois être pensé, jouer dehors est bénéfique pour la santé de vos enfants car ils peuvent faire des activités plus intenses comme courir, sauter, grimper ou jouer au ballon. Leurs cœurs, muscles, poumons s’activent. Du point de vue des microbes, l’enfant a moins de risque de contracter une infection dehors qu’à l’intérieur. Les germes des infections respiratoires survivent moins longtemps sur les surfaces à l’extérieur, sous zéro, qu’à l’intérieur, à la température de la pièce. Dehors, les enfants sont dans un espace plus grand, il y a donc moins de contacts étroits qui favoriseraient la transmission des germes. Il y a moins de chances aussi que les gouttelettes d’éternuement stagnent dans l’air puisque celles-ci y sont toujours en mouvement. Qu’on le veuille ou non, la qualité de l’air intérieur est souvent de moindre qualité que celui de l’extérieur. Il est donc important d’aller à l’extérieur afin de faire le plein d’air frais. La Société canadienne de pédiatrie recommande de garder les enfants à l’intérieur si la température descend sous les -27 °C. Les autres journées, si les enfants sont bien habillés et bougent, ils n’auront pas froid ! Nous sommes loin de ces températures extrêmes en France et comme disent les scandinaves « il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que des mauvais vêtements ». Nous comptons donc sur vous pour équiper vos enfants avec des vêtements de pluie et/ou bien chauds en fonction de la météo et pour leur expliquer l’importance de s’habiller correctement.

L'éducation physique et sportive (EPS)

L’éducation physique et sportive est une discipline d’enseignement obligatoire « dispensée dans les écoles maternelles et élémentaires et dans les établissements d'enseignement du second degré et d'enseignement technique » (article L312-3 du code de l’éducation). La circulaire 90-107 du 17 mai 1990 parue au BOEN n°25 du 21 juin 1990 précise que « Les nouvelles dispositions réglementaires, en ne prévoyant aucune obligation de contrôle médical préalable en matière d'éducation physique et sportive, retiennent le principe de l'aptitude a priori de tous les élèves à suivre l'enseignement de cette discipline ».

Adaptation de l'EPS pour les élèves malades ou handicapés

Or pour les élèves malades, bien souvent, l’activité physique diminue du fait de la maladie (douleurs, fatigue…) et de l’absentéisme qu’elle entraîne (consultations, hospitalisations, interventions chirurgicales, rééducations…) S’y ajoute souvent une dispense prolongée d’EPS. Pourtant les APSA, à condition qu’elles soient adaptées, produisent des bienfaits importants sur la santé des jeunes malades sur le plan organique : développement psychomoteur, respiratoire, lutte contre certains effets de la pathologie. En outre, les jeunes ont une meilleure image d’eux-mêmes, une plus grande confiance en eux, ce qui peut améliorer leur tolérance à la maladie. Les APSA favorisent les relations avec les autres et l’inclusion dans un groupe de pairs. Les répercussions des maladies sur la scolarisation peuvent entraîner des besoins éducatifs particuliers (BEP). Pour l'école, il s'agit en premier lieu de faciliter l'accès aux apprentissages pour les élèves, qu'ils soient, malades ou non, en mettant en œuvre des pratiques bénéfiques à tous. Mais pour certains jeunes malades, des aménagements spécifiques doivent être réalisés, concernant la vie scolaire et/ou les temps de classe.

  • des adaptations de temps : concernant la pratique elle-même ou la récupération.
  • des adaptations de l’espace (un espace plus réduit à défendre ou à protéger). L’élève ne peut pas pratiquer la même activité que ses camarades mais peut rester au sein de sa classe.
  • Activité différente dans le même domaine de compétence : l’élève obèse, qui éprouve des difficultés pour courir, se verra proposer une épreuve de marche sportive. Autre exemple : la classe pratique un cycle « Combat ». Certains élèves aptes partiellement doivent éviter les contacts physiques et les chocs, qu’il s’agisse d’activités de percussion (karaté, boxe…) ou de préhension (judo, lutte…), pour protéger leurs yeux, leur dos, leurs articulations….
  • Activité dans un autre domaine de compétence : toujours concernant un cycle « Combat », l’enseignant peut aussi proposer un programme individualisé de musculation, de stretching postural que l’élève concerné pratiquera de manière autonome à côté du groupe. Il travaillera alors un autre domaine de compétence (« Gestion de sa vie physique et entretien de soi » au lieu de « S’opposer et coopérer » voir ci-dessus).
  • Tâches motrices proposées non accessibles à un élève à BEP : lui proposer des tâches d’observation, d’arbitrage, d’assurage, de chronométrage (avec relevé, calcul et analyse de temps), d’observation instrumentée (vidéo, statistique, tactique), de secrétariat, d’organisation (d’un tournoi par exemple) qui sont très formatrices et qui permettent à l’élève de demeurer inclus dans le groupe.
  • Le regroupement en barrettes de plusieurs classes de même niveau scolaire sur un même créneau horaire permet de proposer une autre activité dans une autre classe avec un autre enseignant sur le même créneau horaire. Ou les enseignants choisissent de travailler en équipe, de regrouper les classes et de les redéployer en groupes plus homogènes, selon des critères de niveau ou de préoccupations sécuritaires par exemple.
  • Des APSA spécifiques ou très adaptées peuvent être proposées, quelle que soit l’organisation choisie : Torball, Baskin, Kin-ball, Cécifoot, Volley assis, Boccia, Sarbacane…

Pour les jeunes asthmatiques, la pratique régulière d’une activité physique améliore les capacités respiratoires, diminue la fréquence et l’intensité des crises, l’absentéisme scolaire. Cette pratique est également positive sur le plan respiratoire pour les jeunes atteints de mucoviscidose. Pour les élèves diabétiques, l’activité physique et sportive a des incidences sur l’équilibre glucidique (sucres) et lipidique (graisses) de l’organisme, sur la tension artérielle et elle prévient la surcharge pondérale. Tous ces éléments concourent à favoriser leur santé à long terme. En cas d’épilepsie, il est démontré que la vigilance requise par la pratique sportive peut diminuer la fréquence des crises. En cas d’hémophilie, cette pratique améliore la souplesse et la coordination des mouvements, ce qui protège les articulations et diminue la gravité des chutes.

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Le running : une activité accessible dès le plus jeune âge

Le running est un mot anglais signifiant "courir". Il s'agit d'une course à pieds libre, que chacun peut pimenter à sa manière avec des challenges (temps record, vitesse record, obstacles…). Votre enfant peut commencer à faire du running dès lors qu'il sait bien marcher. Si vous souhaitez l'inscrire dans un club d'athlétisme, renseignez-vous auprès afin de savoir à partir de quel âge, c'est possible. Tous n'acceptent pas les enfants au même âge. Trop jeune pour intégrer le dit club ? Aucun problème, vous pouvez l'emmener courir de vous-même. La durée du running dépend de votre enfant et de sa capacité à tenir un entraînement. « Cinq minutes de running pour un enfant de cinq ans, c'est déjà très bien », informe Adrien Raffault, coach sportif et manager d'Orange Theory Fitness. Quant aux séances d'athlétisme pour les petits, elles durent en général 1 heure et s'articulent autour de jeux visant, en premier lieu, à travailler la coordination. Plus les enfants avancent dans l'âge, plus les séances sont longues.

Conseils pour initier les enfants au running

Si vous êtes habitué au running et que vous initiez votre enfant tôt, il aura moins de mal avec l'endurance et pourra courir plus longtemps qu'un autre enfant. « Il n'y a aucun problème à ce qu'il ou elle court tous les jours. Cela doit rester ludique et plaisant. Ne le forcez pas à faire ce qu'il n'aime pas », rappelle le spécialiste. Aussi, n'attendez pas de lui ou elle des performances précises. Le plaisir doit primer avant tout. Restez vigilant.e : certains enfants cherchent à plaire à leurs parents, en niant leurs propres envies et en repoussant leurs limites.

En complément des séances de running en famille, vous pouvez prévoir des exercices de renforcement musculaire, pour renforcer sa sangle abdominale tout en l'amusant. « C'est très important car plus son corps se renforce, meilleur en sport il sera » déclare Adrien Raffault. Quelques exemples de jeux : faites-le imiter le déplacement des animaux d'un point à l'autre, entre deux plots séparés de 1 à 20 mètres (crabes, serpent, chimpanzé, crocodile…) ou encore déplacer les plots à l'aide des pieds en gardant les mains au sol. Vous craignez de mal vous y prendre pour faire découvrir le running à votre enfant ? Le coach préconise de vous tourner vers des clubs dédiés. « L'inscription dans un club d'athlétisme est super pour travailler la coordination, l'agilité et la prise d'appui ». Si vous souhaitez qu'il coure avec vous, emmenez-le sur divers terrains : graviers, boueux, parcs ou encore en pente. Cela lui permettra d'apprendre à courir sur plusieurs supports et de rendre l'activité amusante.

L'importance d'un équipement adapté

Équiper votre enfant de manière sécuritaire est important. Pour la tenue, il y a le choix : un t-shirt et un jogging/un short suffisent, mais il faut être plus prudent en ce qui concerne les chaussures. Rien ne sert d'acheter des chaussures dernière génération coûtant souvent chères. Pour des conseils adaptés à sa corpulence et son âge, rendez-vous dans une boutique spécialisée running où vous pourrez rencontrer des professionnel.le.s qui seront ravis d'aider votre fils ou votre fille à trouver sa paire idéale. Votre enfant pourra alors choisir les chaussures de sport qui lui plaisent parmi le choix proposés (et votre porte-feuille !). « Pendant la croissance, faites contrôler la posture de votre enfant par un.e professionnel.e de la santé pour voir s'il court bien.

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