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Corps Jaune Persistant chez la Vache : Causes et Traitements

Introduction

Le corps jaune persistant est une condition qui peut affecter la fertilité des vaches. Il est essentiel de comprendre les causes et les traitements de cette condition pour assurer une gestion efficace de la reproduction dans les élevages bovins. Cet article explore en détail les aspects du corps jaune persistant chez la vache, en mettant l'accent sur les causes, les méthodes de diagnostic et les options de traitement disponibles.

Qu'est-ce que le Corps Jaune ?

Chez la vache, la progestérone est principalement produite par le corps jaune ovarien qui se met en place après chaque ovulation. La progestérone est l'hormone-clé assurant le maintien de la gestation. La montée rapide de la progestéronémie après l'ovulation, ainsi que l'atteinte de valeurs suffisantes, sont nécessaires pour prévenir le risque de mortalité embryonnaire précoce. Après le vêlage, les profils en progestérone permettent de suivre la reprise de cyclicité et ses éventuelles anomalies.

Diagnostic du Corps Jaune

Il y a quatre façons de confirmer qu’une femelle est gestante ou non : le palper rectal, l’échographie, le dosage de protéines spécifiques de la gestation dans le lait ou le sang et le dosage de l’hormone progestérone dans le lait ou le sang.

Palper Rectal

Les informations fournies par la palpation transrectale des ovaires chez la vache permettent d’apprécier la cyclicité, d’établir un diagnostic, voire de suspecter des erreurs dans la conduite alimentaire sur un lot d’animaux. Dans certaines circonstances, il est essentiel de pouvoir s’assurer de la présence d’un corps jaune fonctionnel sur les ovaires d’une vache. Ce peut être le cas dans différentes situations d’infécondité (anœstrus ou pseudo-anœstrus, repeat-breeding, etc.), afin de détecter des troubles de l’ovulation. Il est également fondamental d’évaluer, par exemple, le statut ovarien d’une donneuse d’embryons juste avant le début du traitement de superovulation.

À l’heure où l’échographie devient un examen complémentaire de routine, les informations données par une simple palpation transrectale des ovaires tendent à être un peu négligées. Or, une démarche diagnostique simple, mais rigoureuse, permet d’obtenir par ce moyen des renseignements fiables et précieux sur le fonctionnement ovarien d’un individu.

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L’apparition de la cyclicité ovarienne, donc de la puberté, intervient entre six mois et un an. Elle est dépendante de facteurs génétiques et alimentaires. Dès le premier œstrus, l’ovulation d’un follicule se produit normalement tous les dix-neuf à vingt-deux jours. Cette ovulation n’est que l’événement exceptionnel du cycle : en effet, la croissance folliculaire est continue tout au long de la vie de l’animal en bonne santé, y compris pendant la gestation. Entre deux ovulations, une à trois vagues de croissance folliculaire apparaissent. Le follicule est une sphère liquidienne qui se développe au sein de l’ovaire pour, en général, affleurer à la surface de celui-ci.

Le tractus génital repose en partie sur le plancher de la cavité pelvienne et se continue dans la cavité abdominale. Il est en général centré sur le plan médian. Les ovaires ont une position variable selon l’âge et le développement global du reste de l’appareil génital. Chez la génisse jeune, ils ont tendance à se trouver juste sous le pubis ou assez près de celui-ci, et de chaque côté du tractus génital. Ses dimensions sont comprises entre celles d’un haricot chez des animaux non cyclés et celles d’un œuf de poule en cas de pathologie. En général, la taille et la forme normales sont celles d’une amande. En l’absence de follicules et de corps jaunes, la texture de l’ovaire est assez ferme et la surface légèrement rugueuse.

Techniques de Palpation

  • Une technique “scientifique”: Après avoir repéré le col de l’utérus, la corne utérine et ses courbures sont suivies pour accéder à l’ovaire à l’extrémité de la corne.
  • Une technique empirique, dite “pêche miraculeuse”: Une fois l’ovaire saisi avec les doigts en pince, il est nécessaire de le maintenir d’une autre manière afin de le palper avec le pouce. En général, à ce moment-là, l’ovaire est tenu par l’index en position antérieure et le pouce et le majeur en position latérale. L’index et le majeur sont alors glissés doucement par rotation du poignet sur la face inférieure de l’ovaire et de part et d’autre du pédicule ovarien.

Chez un animal normalement cyclé, un des deux ovaires doit porter un corps jaune en dehors de la période péri-ovulatoire. C’est cet élément qui est recherché. Il est normal de pouvoir palper sur le même ovaire, ou sur l’autre, un ou plusieurs follicules. Chez la vache, la taille d’un ovaire au repos avoisine celle d’une amande (selon l’âge et la race). La première démarche consiste à s’assurer que les ovaires sont de tailles différentes. Le plus petit d’entre eux est l’ovaire “au repos”. L’examen commence par la palpation rapide de l’ovaire au repos, pour apprécier son volume et sa surface. L’ovaire supposé “fonctionnel” peut avoir une taille voisine de celle de l’ovaire au repos. L’objectif de la palpation est la recherche et l’identification d’un corps jaune.

Dans ce cas, au terme de kyste nous préférons celui d’anomalie ou de défaut d’ovulation. En effet, nous entendons parfois parler d’“absence d’anomalie” pour une femelle inféconde dont les ovaires sont en amande et de taille équivalente en milieu de cycle. Dans les deux cas, lors de l’œstrus, la croissance du follicule peut se faire, mais l’expulsion de l’ovocyte ne vient pas finaliser ce développement.

Outre un diagnostic et un traitement individuel des troubles de la fécondité, l’examen gynécologique d’un lot de cinq à dix individus est un bon indicateur d’erreurs de conduite du troupeau. Entre cinq et quinze jours après un œstrus, un des deux ovaires doit porter un corps jaune plus ou moins palpable. En écartant les animaux qui se trouvent hors de cette période, l’examen de cinq à dix animaux en postœstrus permet de déterminer les caractéristiques de la réaction ovarienne des femelles du lot.

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La palpation transrectale est à la portée de chaque praticien et apporte une aide précieuse au diagnostic individuel de l’infécondité.

Échographie

Utilisée notamment dans le cadre des suivis Repro ou de simples constats de gestation, l’échographie supplante aujourd’hui toutes les autres techniques. Les coopératives d’insémination réalisent plus de deux millions d’échographies par an contre 300 000 palpers. Les tarifs des échographies sont proches de 5 euros auxquels il faut parfois ajouter un forfait déplacement.

Le succès de l’échographie tient à sa fiabilité. Elle peut être pratiquée dès 29 jours. Elle permet de diagnostiquer les gestations gémellaires dès 40 jours et le sexe du veau à partir de 60 jours. Le résultat est immédiat. Dans le cadre d’un suivi Repro, nous pouvons observer l’état des ovaires pour diagnostiquer les anoestrus ou la présence de kystes ovariens.

Dosage de Protéines Spécifiques de la Gestation

Sans atteindre le même niveau d’utilisation que les échographies, certains diagnostics de gestation s’appuient sur le dosage dans le lait ou le sang de protéines produites par le placenta (Gestadetect, Diag 2000, dosage de la PSPB…). C’est un très gros avantage par rapport au dosage de la progestérone dont une concentration élevée dans le lait ou le sang n’est pas spécifique du couple mère-fœtus. Ce type de diagnostic connaît des évolutions contrastées sur le terrain en raison notamment des stratégies des entreprises qui les commercialisent.

Leur dosage dans le lait, généralement proposé par les entreprises de conseils en élevage, est en nette progression. Ainsi, Gestadetect, connaît un réel engouement depuis son lancement en France il y a deux ans à l’initiative du Clasel. Ce test a été mis au point par la société Idexx. Il est notamment proposé par les entreprises de conseils en élevage parfois sous d’autres noms (Acti-Gest pour Alysé-Élevage…).

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Le test peut être réalisé dès 28 jours. D’un prix comparable aux échographies (autour de 5 euros par analyse), il a l’avantage de ne pas nécessiter de nouvelles manipulations des animaux.

La très grande sensibilité du test est paradoxalement son talon d’Achille. 2 à 3 % de lait issus d’une vache précédente suffisent à modifier un résultat. Si l’installation de traite 'trace' le lait, le problème est facilement contournable en prélevant le lait directement à la mamelle via les premiers jets. Mais, cela pose problème actuellement pour développer son utilisation avec la traite robotisée parce qu’il reste souvent du lait résiduel dans la chambre de réception.

Dosage de la Progestérone

La progestérone est une hormone sécrétée par le corps jaune sur un ovaire. Sa concentration dans le lait ou le sang évolue au cours du cycle. En cas de gestation, de mortalité embryonnaire tardive ou de pathologie ovarienne (corps jaune persistant), elle reste élevée. Dans le cas contraire, sa concentration baisse à partir de 18e jour du cycle (Jour 0 étant le jour des chaleurs) avant de regrimper significativement à J 5. Autrement dit, le dosage de progestérone est surtout un diagnostic de non-gestation.

Traitements du Corps Jaune Persistant

Plusieurs protocoles thérapeutiques ont été testés pour augmenter les niveaux circulants de progestérone chez les vaches à déficience progestéronique. L'ovulation provoquée du follicule ovulatoire grâce à une injection tactique de GnRH ou d'un analogue en début de chaleurs donne des résultats significatifs sur les femelles à progestéronémie faible. Après l'IA, la supplémentation en progestérone donne des résultats inconstants. L'administration d'hormone chorionique 5 jours après l'IA donne des résultats plus réguliers.

Le traitement du corps jaune persistant implique souvent l'utilisation de médicaments vétérinaires spécifiques pour induire la lutéolyse, c'est-à-dire la destruction du corps jaune. Les médicaments les plus couramment utilisés sont les analogues de la prostaglandine F2α (PGF2α), tels que le dinoprost et le cloprosténol.

Dinoprost

Le dinoprost (sous forme de trométamol) possède une activité lutéolytique. Il provoque l'involution du corps jaune chez la plupart des mammifères et induit l'apparition de l'œstrus et de l'ovulation chez les femelles ayant une activité sexuelle cyclique. L'administration de dinoprost provoque l'avortement ou l'induction de la parturition chez les bovins et les porcins. De plus, il possède d'autres activités qui varient selon l'espèce considérée, telles qu'une augmentation de la pression sanguine et une bronchoconstriction.

Indications d'Utilisation

  • Chez les vaches et les génisses :
    • Synchronisation de l'œstrus.
    • Traitement de l'anoestrus par persistance du corps jaune ou du kyste lutéal.
    • Induction de l'avortement en début de gestation.
    • Induction de la mise-bas.
    • Traitement adjuvant des métrites chroniques et des pyomètres.
    • Contrôle de la reproduction chez les vaches laitières cyclées : synchronisation de l'ovulation en association avec de la GnRH, ou des analogues de GnRH, dans le cadre d'un protocole d'insémination artificielle programmée.
  • Chez les juments :
    • Synchronisation de l'œstrus.
    • Traitement de l'anoestrus par persistance du corps jaune.
    • Induction de l'avortement en début de gestation.
  • Chez les truies et les cochettes :
    • Induction de la mise-bas.
    • Réduction de l'intervalle sevrage-œstrus (ISO) et de l'intervalle sevrage-saillie fécondante (ISSF) dans les troupeaux présentant un problème de reproduction.

Voies d'Administration et Posologie

Voie intramusculaire. Respecter les règles d'asepsie. Utiliser du matériel stérile. Injecter au niveau d'une zone de peau correctement nettoyée et sèche.

  • Bovins :
    • Synchronisation de l'œstrus : 25 mg de dinoprost, soit 5 mL de solution par animal ; à renouveler, si nécessaire 11 (10 à 12) jours après. Les femelles traitées durant le dioestrus reviendront normalement en chaleurs et ovuleront 2 à 4 jours après l'injection. Les animaux traités avec le médicament peuvent être mis à la reproduction par saillie naturelle, par insémination artificielle après détection de l'œstrus ou par insémination programmée (entre 72 et 96 heures après la seconde injection).
    • Traitement du suboestrus ou des « chaleurs silencieuses » des vaches qui ont un corps jaune fonctionnel : 25 mg de dinoprost, soit 5 mL de solution par animal ; à renouveler, si nécessaire 11 (10 à 12) jours après.
    • Induction de l'avortement possible jusqu'au 120ème jour de gestation : 25 mg de dinoprost, soit 5 mL de solution par animal.
    • Induction de la parturition : 25 mg de dinoprost, soit 5 mL de solution par animal, à partir du 270ème jour de la gestation. L'intervalle entre l'administration et la mise-bas est de 1 à 8 jours (en moyenne de 3 jours).
    • Traitement adjuvant des métrites chroniques ou des pyomètres lorsqu'il y a un corps jaune fonctionnel ou persistant : Administrer une dose de 25 mg de dinoprost, soit 5 mL de solution par animal ; à renouveler, si nécessaire 11 (10 à 12) jours après.
    • Synchronisation de l'ovulation dans le cadre d'un protocole d'insémination artificielle programmée chez les vaches laitières normalement cyclées et plus de 35 jours après le vêlage :
      • Jour 0 : injection de GnRH ou analogue
      • Jour 7 : Injection de 5 ml de Dinolytic par voie intra musculaire
      • Jour 9 : Injection de GnRH ou analogue
      • Insémination artificielle 16 à 20 heures après ou au moment de l'œstrus s'il se produit avant.
  • Equins : 5 mg à 10 mg de dinoprost, soit 1 à 2 mL de solution par jument. Entre les 5ème et 35ème jours de gestation, l'administration de 5 mg de dinoprost entraînera un avortement. Cependant, pour les animaux à un stade de gestation supérieur à 35 jours, il sera nécessaire de répéter quotidiennement les administrations, jusqu'à ce que l'avortement se produise.
  • Porcins :
    • Induction de la parturition : 10 mg de dinoprost, soit 2 mL de solution par animal, dans les 3 jours précédant la date prévue de mise-bas. La réponse au traitement selon les truies varie de 20 à 36 heures entre l'injection et la parturition. On peut ainsi programmer la date de la mise-bas des truies et des cochettes en fin de gestation. Il n'est pas recommandé de traiter les truies avant les 3 derniers jours de gestation, les risques de mortalité périnatale des porcelets étant alors accrus.
    • Utilisation post-partum : 10 mg de dinoprost, soit 2 mL de solution par animal, 24 à 48 heures après la mise-bas.

Précautions d'Emploi

Des infections bactériennes localisées au point d'injection pouvant se généraliser ont été rapportées. Une antibiothérapie intensive, notamment contre les clostridies, doit être mise en place au premier signe d'infection. Respecter les règles d'hygiène et d'asepsie pour diminuer l'apparition de ces infections bactériennes. Ne pas administrer par voie intraveineuse.

Effets Indésirables

  • Bovins : Une élévation de la température rectale (hyperthermie) a été très rarement rapportée. Cependant, les modifications de la température rectale ont été transitoires dans tous les cas observés et n'ont pas été préjudiciables à l'animal. Une salivation modérée a parfois été observée. Les effets secondaires disparaissent dans un délai d'une heure suivant l'administration de PGF2α. Chez la vache, lors d'une utilisation pour l'induction de la parturition, une rétention des membranes foetales peut se produire plus fréquemment.
  • Porcins : Les effets indésirables transitoires tels qu'une élévation de température corporelle, des signes de douleur au point d'injection, une élévation de la fréquence respiratoire, une augmentation de la salivation, une stimulation de la défécation et de la miction, des rougeurs cutanées, dyspnée, légère ataxie, spasmes des muscles abdominaux et vomissement se produisent occasionnellement après administration du dinoprost chez les truies et les cochettes gestantes. Ces effets sont similaires aux signes montrés par les truies avant une mise-bas naturelle ; ils interviennent seulement de manière plus rapprochée dans le temps.
  • Equins : Les effets secondaires les plus fréquemment observés sont une hypersudation et une diminution de la température rectale. Cependant, ces modifications ont été transitoires dans tous les cas observés et n'ont pas été préjudiciables à l'animal. Les autres réactions observées sont une élévation du rythme cardiaque et respiratoire, des douleurs abdominales ou une incoordination locomotrice. On observe généralement ces effets dans les 15 minutes suivant l'injection et ils disparaissent en l'espace d'une heure.

Interactions Médicamenteuses

Les médicaments anti-inflammatoires non-stéroïdiens pouvant empêcher la synthèse endogène de prostaglandines, l'administration concomitante de ces médicaments avec la spécialité peut diminuer les effets lutéolytiques de ce dernier. Les ocytociques stimulant la production des prostaglandines, l'administration concomitante de ces produits avec la spécialité, peut exacerber les effets lutéolytiques de ce dernier.

Cloprosténol

Le cloprosténol sodique est un analogue (racémique) de la prostaglandine F2α (PGF2α). Ce médicament vétérinaire est un puissant agent lutéolytique. Il provoque une régression fonctionnelle et morphologique du corps jaune (lutéolyse) chez les bovins et les équins, suivie d’un retour à l’œstrus et à l’ovulation normale. En outre, ce groupe de substances a un effet contractile sur les muscles lisses (utérus, tube digestif, voies respiratoires, système vasculaire).

Le médicament vétérinaire n’exerce aucune activité androgène, œstrogène ou anti-progestérone et son effet sur la gestation est dû à ses propriétés lutéolytiques. Aux doses pharmacologiques, aucun effet nocif flagrant n’a été observé. Contrairement aux autres analogues des prostaglandines, le cloprosténol n’est pas actif sur le thromboxane A2 et il ne provoque pas l’agrégation des plaquettes. Le cloprosténol a une bonne marge de sécurité et il n’affecte pas la fertilité.

Indications d'Utilisation

  • Induction de l’œstrus.
  • Synchronisation de l’œstrus.
  • Traitement du dysfonctionnement ovarien (corps jaune persistant, kyste lutéal).
  • Traitement des affections de l’utérus (endométrite clinique, pyomètre).
  • Induction de l’avortement.
  • Expulsion de fœtus momifiés.
  • Induction de la parturition.

Voies d'Administration et Posologie

Voie intramusculaire. Bovins : 0,5 mg de cloprosténol/animal, ce qui correspond à 2 mL de médicament vétérinaire par animal.

  • Induction de l’œstrus : administrer une dose du médicament vétérinaire après avoir déterminé la présence d’un corps jaune fonctionnel (entre le 6ème et le 18ème jour du cycle). Les chaleurs apparaissent normalement dans les 2 à 5 jours. Procéder à l’insémination 72 à 96 heures après le traitement. En l’absence de signe d’œstrus, le traitement peut être renouvelé 11 jours après la première injection.
  • Synchronisation de l’œstrus : administrer une dose du médicament vétérinaire à deux reprises à intervalle de 11 jours entre les traitements. Procéder à l’insémination 72 à 96 heures après la seconde injection.
  • Traitement du dysfonctionnement ovarien (corps jaune persistant, kyste lutéal) : administrer une dose du médicament vétérinaire après avoir déterminé la présence d’un corps jaune. Puis, procéder à l’insémination lors du premier œstrus après l’injection. Si celui-ci n’a pas lieu, réaliser un nouvel examen gynécologique puis répéter l’injection 11 jours après la première administration.
  • Traitement des affections de l’utérus (endométrite clinique, pyomètre) : administrer une dose du médicament vétérinaire de préférence avant le 60ème jour post-partum. Si nécessaire, répéter le traitement au plus tard après 10 à 11 jours.
  • Induction de l’avortement : administrer une dose du médicament vétérinaire jusqu’au 150ème jour après l’insémination.
  • Expulsion de fœtus momifiés : administrer une dose du médicament vétérinaire.
  • Induction de la parturition : administrer une dose du médicament vétérinaire dans les 10 jours précédant la date attendue de la parturition.

Contre-Indications

Ne pas utiliser chez les femelles gestantes, à moins que l’objectif ne soit d’induire la parturition ou l’avortement.

Mises en Garde Particulières

Il existe une période réfractaire de quatre à cinq jours après l’ovulation, au cours de laquelle les bovins et les équins sont insensibles à l’effet lutéolytique des prostaglandines. Pour l’induction de l’avortement, les meilleurs résultats sont obtenus avant le 100ème jour de la gestation.

Précautions Particulières pour une Utilisation Sûre

L’induction de la parturition et de l’avortement est susceptible d’augmenter le risque de complications, de rétention placentaire, de mort fœtale et de métrite. Pour réduire le risque d’infections anaérobies (p. ex. tuméfactions, crépitation), qui pourrait être lié aux propriétés pharmacologiques des prostaglandines, faire attention à ne pas faire l’injection dans des zones cutanées contaminées.

Précautions à Prendre par la Personne qui Administre le Médicament

Les prostaglandines de type F2α, telles que le cloprosténol, peuvent être absorbées par voie cutanée et provoquer un bronchospasme ou une fausse-couche. Manipuler le médicament vétérinaire avec précaution pour éviter toute auto-injection ou tout contact avec la peau. Les femmes enceintes, les femmes en âge de procréer, les personnes asthmatiques et celles présentant des problèmes bronchiques ou d’autres problèmes respiratoires doivent éviter tout contact avec le médicament vétérinaire. Le port de gants imperméables jetables est conseillé lors de l’administration pour administrer le produit.

Effets Indésirables

  • Chez les bovins :
    • Rare : Infection au site d’injection (qui peut se généraliser).
    • Très rare : Anaphylaxie.
    • Fréquence non déterminée : Dystocie, mortalité fœtale, rétention placentaire et/ou métrite.
  • Chez les chevaux :
    • Rare : Infection au site d’injection (qui peut se généraliser).
    • Très rare : Anaphylaxie.
    • Fréquence non déterminée : Sudation accrue, manque de coordination, tremblements musculaires, accélération de la fréquence cardiaque, accélération de la fréquence respiratoire, gêne abdominale, selles molles, position couchée.

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