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Péridurale et Spondylarthrite : Contre-indications et Considérations

L'infiltration épidurale est une technique utilisée pour gérer la douleur, notamment en cas de spondylarthrite. Bien qu'elle puisse offrir un soulagement significatif, il est essentiel de comprendre les contre-indications et les risques potentiels associés à cette procédure. Cet article explore en détail ces aspects.

Introduction à l'Infiltration Épidurale

L'infiltration épidurale consiste à injecter des corticoïdes dans l'espace épidural, l'espace graisseux du canal rachidien. L'objectif principal est de réduire l'inflammation des racines nerveuses irritées, souvent causée par un conflit avec le disque intervertébral, comme dans le cas d'une hernie discale lombaire. Cette procédure est généralement envisagée lorsque les douleurs persistent au-delà de sept semaines malgré un traitement médical approprié et en l'absence de déficit neurologique moteur important. Une concordance entre les signes cliniques et l'imagerie médicale (IRM ou scanner) est également nécessaire.

Indications et Objectifs

L'infiltration épidurale est principalement indiquée pour les radiculalgies d'origine lombaire liées à un conflit avec le disque intervertébral. L'objectif est de désenflammer les nerfs irrités et douloureux, supprimant ainsi la douleur dans la jambe (sciatique). En règle générale, jusqu'à trois infiltrations épidurales peuvent être réalisées pour un épisode douloureux.

Techniques d'Administration

Il existe deux principales voies d'administration pour une infiltration épidurale :

  • La voie interépineuse : L'aiguille passe entre deux vertèbres jusqu'à l'espace épidural. Cette approche est particulièrement utilisée chez les patients ayant des antécédents chirurgicaux de hernie lombaire par voie d'abord postérieure.
  • La voie du hiatus sacro-coccygien : L'aiguille est insérée via un petit orifice situé juste au-dessus de la raie des fesses, rejoignant l'espace épidural.

Contre-indications et Risques

Bien que l'infiltration épidurale puisse être bénéfique, elle n'est pas sans risques. Il est crucial de peser les avantages potentiels par rapport aux inconvénients possibles.

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Risques Infectieux et Hématomes

L'un des inconvénients les plus sérieux est le risque infectieux, bien que rare (environ 1/70000), comme pour toute infiltration ou ponction. Par ailleurs, l'aiguille peut parfois affecter un petit vaisseau et créer un hématome qui, s'il est mal placé, peut comprimer les nerfs. Dans ce cas, une intervention d'urgence peut être nécessaire pour évacuer l'hématome. Ce risque est extrêmement rare et difficile à chiffrer.

Complications Neurologiques

Dans de très rares cas (moins de 20 cas publiés dans le monde), et surtout chez les patients ayant subi des épidurales par la voie interépineuse sur un rachis opéré, des accidents neurologiques non réversibles (paraplégie) ont été décrits.

Effets Secondaires et Précautions

  • Réaction aux produits de contraste ou aux corticoïdes : Bien que rare, un risque allergique aux produits de contraste iodés ou aux corticoïdes utilisés existe.
  • Malaise vagal : Certains patients peuvent présenter un malaise vagal pendant ou après le geste, généralement résolutif rapidement.
  • Recrudescence des douleurs : Une recrudescence des douleurs peut survenir dans les 48 premières heures après l'infiltration.
  • Effets secondaires liés aux produits : Des effets secondaires liés au produit de contraste iodé et aux corticoïdes peuvent survenir, et sont détaillés dans leurs notices respectives.

Facteurs de Risque et Prévention

Pour minimiser les risques, plusieurs précautions sont prises :

  • Bilan clinique et radiologique : Avant de prescrire une infiltration, un bilan clinique et radiologique (échographie, radiographie, scanner ou IRM) est réalisé pour évaluer la pertinence de la procédure.
  • Consultation préalable : Une consultation préalable est souvent organisée pour valider l'indication du geste avec le dossier médical du patient. Il est essentiel d'avoir un scanner ou une IRM lombosacrée de moins de 6 mois.
  • Repérage précis : Un repérage précis de la cible de l'infiltration est effectué par imagerie (radiologie, échographie ou scanner).
  • Désinfection rigoureuse : Une désinfection cutanée soigneuse est réalisée avant l'injection.

Alternatives Thérapeutiques

Il est important de noter que les infiltrations ne traitent pas la cause sous-jacente de la douleur et doivent s'intégrer dans une prise en charge globale. Lorsque les traitements médicamenteux et la rééducation ne suffisent pas à soulager la douleur, les infiltrations sont envisagées. Si les infiltrations s'avèrent inefficaces, un avis chirurgical spécialisé peut être recommandé.

Dans le cas de problèmes de hanche, par exemple, lorsque les traitements médicaux (antalgiques ou infiltrations) ne suffisent plus à soulager la douleur due à l'arthrose (coxarthrose) ou à des rhumatismes inflammatoires comme la spondylarthrite ankylosante, le remplacement du cartilage usé par une prothèse totale de hanche peut être envisagé.

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Prothèse Totale de Hanche : Une Alternative Chirurgicale

La pose d'une prothèse totale de hanche est une intervention chirurgicale planifiée après une consultation approfondie pour choisir le type de prothèse le plus adapté au patient. Une consultation d'anesthésie et un bilan préopératoire sont également nécessaires pour minimiser les risques de complications postopératoires, notamment infectieuses.

Composants et Fixation de la Prothèse

La prothèse totale de hanche remplace le cartilage du bassin et celui de la tête du fémur. Le choix du matériau de frottement (la zone où les deux pièces prothétiques sont en contact) est fondamental pour la durée de vie de la prothèse. Il existe deux types de fixation de la prothèse dans l'os :

  • Fixation cimentée : La prothèse est cimentée dans l'os avec un ciment liquide.
  • Fixation sans ciment : La prothèse est impactée et s'appuie directement sur l'os, qui repousse au contact de la prothèse pour l'empêcher de bouger.

Le choix du type de fixation dépend de la qualité osseuse, de facteurs anatomiques et du couple de frottement choisi par le chirurgien.

Déroulement de l'Intervention et Récupération

L'intervention dure environ une heure et peut se dérouler sous anesthésie générale ou rachianesthésie. La voie d'abord antérieure mini-invasive de Hueter est une technique qui présente de nombreux avantages, notamment la préservation de l'environnement musculaire, une récupération plus rapide et un risque diminué de luxation de la prothèse.

La rééducation débute le jour même ou le lendemain de l'intervention, et l'appui sur le membre opéré est généralement autorisé d'emblée. La durée d'hospitalisation est comprise entre un et trois jours, et la rééducation est poursuivie avec un kinésithérapeute de ville.

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Risques et Complications de la Prothèse de Hanche

Comme toute intervention chirurgicale, la pose d'une prothèse de hanche comporte des risques, tels que l'infection, l'hématome, la phlébite et l'embolie pulmonaire. Des risques spécifiques incluent la luxation de la prothèse, l'inégalité de longueur des jambes et, plus rarement, une fracture du fémur.

Questions Fréquentes sur la Prothèse de Hanche

  • Quel résultat espérer ? La prothèse de hanche vise à supprimer les douleurs et à redonner de la mobilité à l'articulation.
  • Quand envisager une prothèse ? Seul le patient peut déterminer si sa gêne est suffisamment importante pour justifier une intervention.
  • Quelle est la durée de vie d'une prothèse ? La durée de vie d'une prothèse de première intention est d'environ 20 ans, voire davantage avec les couples de frottement à faible usure comme la céramique.
  • Existe-t-il des mouvements à éviter ? Avec la voie d'abord antérieure mini-invasive, le risque de luxation est très diminué, et les mouvements à éviter sont peu habituels dans la vie quotidienne.

Médicaments et Interactions

En complément des infiltrations et de la chirurgie, divers médicaments peuvent être utilisés pour gérer la douleur et l'inflammation associées à la spondylarthrite et à d'autres affections ostéo-articulaires.

Antalgiques Non Opiacés

Les antalgiques non opiacés, tels que le paracétamol, l'aspirine et les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), sont largement utilisés. Le paracétamol est souvent privilégié pour son meilleur profil d'effets indésirables gastro-digestifs.

  • Paracétamol : Il agit principalement au niveau central pour réduire la fièvre et la sensibilisation des nocicepteurs périphériques.
  • AINS et Aspirine : Ils inhibent la production de prostaglandines, réduisant ainsi l'inflammation, la douleur et la fièvre.

Précautions et Interactions Médicamenteuses

Il est crucial de prendre en compte les interactions médicamenteuses potentielles et les précautions d'emploi de ces antalgiques.

  • Paracétamol : Risque d'augmentation de l'effet anticoagulant oral en cas de prise de doses maximales (4 g/jour) pendant au moins 4 jours.
  • Aspirine et AINS : Interactions avec de nombreux médicaments, notamment les anticoagulants, les corticoïdes et le méthotrexate.

Effets Indésirables et Surdosage

Chaque antalgique a ses propres risques et effets indésirables.

  • Paracétamol : Risque de toxicité hépatique en cas de surdosage.
  • Aspirine et AINS : Risque d'hémorragie gastro-intestinale, d'ulcères et de problèmes rénaux.

Héparines de Bas Poids Moléculaire (HBPM)

Les HBPM, comme l'énoxaparine, sont utilisées pour prévenir les complications thromboemboliques, notamment après une chirurgie de la hanche ou du genou.

  • Posologie : La posologie varie en fonction du risque thrombogène et du type de chirurgie.
  • Durée du traitement : Le bénéfice du traitement est établi pour une durée de 6 à 14 jours.
  • Risques : Risque de saignements, de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) et d'hématomes intrarachidiens en cas d'anesthésie péridurale ou rachianesthésie.

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