Une douleur à l’utérus, souvent décrite comme une douleur pelvienne, se manifeste dans le bas-ventre et peut être causée par divers facteurs, allant de conditions bénignes à des problèmes plus sérieux. Il est essentiel de comprendre les causes potentielles, les symptômes associés et les options de traitement disponibles.
Causes des contractions utérines
Les causes d’une douleur pelvienne peuvent être multiples. L’origine des douleurs pelviennes est donc attribuable à un organe, la plupart du temps. Il est important de savoir qu’une douleur persistante dans le bas-ventre doit systématiquement vous amener à consulter. Cela est d’autant plus vrai lorsque celle-ci est accompagnée d’autres symptômes. Si vous faites l’objet d’une douleur pelvienne très intense, n’attendez pas d’avoir un rendez-vous chez le médecin et allez directement aux urgences. L’utérus se situe au-dessus du vagin, entre le rectum et la vessie.
Plusieurs facteurs peuvent provoquer des contractions utérines, notamment :
- Le cycle menstruel : Les contractions utérines sont normales pendant les règles, car le myomètre (la couche externe de l’utérus, qui est un muscle) se contracte pour éliminer l’endomètre en l’absence de grossesse. Notons que s’il est normal d’avoir des douleurs pelviennes peu à moyennement intenses lors des règles, il arrive que des douleurs au bas-ventre et autres contractions relèvent d’une pathologie qu’il faut prendre en charge.
- La grossesse : Les contractions utérines sont un phénomène courant pendant la grossesse. Elles peuvent être de deux types :
- Contractions de Braxton Hicks : Les « fausses » contractions, appelées contractions de Braxton Hicks sont un phénomène normal pendant la grossesse et peuvent même survenir dès la 6e semaine de grossesse. Les contractions de Braxton Hicks sont imprévisibles. Elles peuvent durer moins de 30 secondes ou jusqu'à 2 minutes. Elles sont un allié naturel de la préparation à l’accouchement mais elles ne doivent pas être confondues avec les contractions de travail. Elles sont souvent irrégulières, ne suivent pas un schéma précis et peuvent être ressenties comme une sensation de resserrement ou de tension dans le ventre.
- Contractions de travail : Les contractions de travail, qui agissent sur le col de l’utérus, sont l’un des signes que le corps se prépare à l’accouchement. Elles se produisent au début du travail et vont permettre au col de l’utérus de se dilater afin de laisser passer bébé : les muscles de l’utérus se resserrent (contraction) puis se détendent à nouveau. Leur fonction principale est d'expulser le fœtus de la cavité utérine. Elles jouent également un rôle essentiel dans la réduction des hémorragies post-partum.
- L'endométriose : L’endométriose est une maladie gynécologique qui touche près de 10% des femmes.
- Autres causes : Les recto sigmoïdites (petites poches présentes à la fin de l’intestin et qui peuvent s’infecter).
Symptômes associés aux contractions utérines
Les symptômes associés aux contractions utérines peuvent varier en fonction de la cause sous-jacente. Voici quelques symptômes courants :
- Douleur dans le bas-ventre
- Tiraillements
- Sensation de ventre dur, tendu voire déformé
- Douleur au niveau des ovaires
- Vertiges, fièvre, vomissements ou nausées (dans certains cas)
- Saignements vaginaux importants (dans certains cas)
Contractions utérines en dehors de la grossesse
Des contractions utérines peuvent-elles survenir en dehors d’une grossesse ? Autrement dit, faut-il forcément être enceinte pour en avoir ? Est-ce le même phénomène que lors des règles ?
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Dans un article scientifique paru dans le Journal de gynécologie obstétrique et de reproduction humaine (Source 1), des médecins détaillent leurs observations au sujet du muscle utérin. Ils y expliquent qu’en dehors de la grossesse, « l’activité contractile de l’utérus participe au processus de reproduction humaine ». Car, en première partie de cycle menstruel, ou phase folliculaire, la contractilité de l’utérus peut « participer au transport des spermatozoïdes vers le site de fécondation ». Par la suite, l’utérus contracte moins en phase lutéale, après l’ovulation, sous l’influence de la progestérone, hormone myorelaxante, c’est-à-dire qui relaxe les muscles. Et ce, en vue de favoriser l’implantation éventuelle d’un embryon. Ensuite, on l’a vu, le myomètre se contracte pour éliminer l’endomètre en l’absence de grossesse.
Contractions pendant la grossesse : vraies ou fausses ?
Les contractions font partie intégrante de la grossesse. Savoir reconnaître et différencier les fausses des vraies contractions est essentiel.
Les vraies contractions de travail[1]. Elles se produisent au début du travail et vont permettre au col de l’utérus de se dilater afin de laisser passer bébé : les muscles de l’utérus se resserrent (contraction) puis se détendent à nouveau. Leur fonction principale est d'expulser le fœtus de la cavité utérine. Elles jouent également un rôle essentiel dans la réduction des hémorragies post-partum[2].Les contractions de Braxton Hicks. Il est tout à fait normal que quelques contractions légères puissent survenir au cours du deuxième trimestre de la grossesse.
Il est difficile de savoir ce que ressentent exactement les bébés au moment de leur naissance. L’équipe médicale dispose de plusieurs critères (couleur du liquide amniotique, rythme cardiaque fœtal) pour évaluer la tolérance du fœtus aux contractions pendant le travail et l’accouchement. Dans tous les cas, pas d’inquiétude ! Vos gestes, paroles, câlins, … Les « fausses » contractions, appelées contractions de Braxton Hicks sont un phénomène normal pendant la grossesse et peuvent même survenir dès la 6e semaine de grossesse. Les contractions de Braxton Hicks sont imprévisibles. Elles peuvent durer moins de 30 secondes ou jusqu'à 2 minutes. Où se situent les contractions en début de grossesse ? Le monitoring fœtal externe (ou cardiotocographe externe) permet d’enregistrer à la fois le rythme cardiaque du bébé et les contractions de l'utérus.
Comment différencier les contractions de travail des contractions de Braxton ?
Différencier les contractions de travail des contractions de Braxton Hicks peut parfois s'avérer délicat, voici quelques éléments pouvant vous aider à les différencier :
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- Régularité et intensité : les contractions de travail deviennent plus régulières, plus fréquentes et plus intenses avec le temps. Elles sont souvent régulières, devenant plus longues, plus fortes et plus rapprochées.
- Localisation de la douleur : les contractions de travail débutent généralement dans le bas du dos ou au niveau des reins avant de se propager vers l'avant, tandis que les contractions de Braxton sont généralement ressenties plus haut dans l'abdomen.
- Persistance : les contractions de travail ne disparaissent pas mais deviennent de plus en plus fréquentes, même après avoir changé de position, marché ou pris un bain chaud. Les contractions de Braxton Hicks peuvent quant à elles disparaître ou diminuer d'intensité avec du repos ou un changement d'activité.
- Autres signes : les contractions de travail sont souvent accompagnées d'autres signes comme des pertes vaginales sanglantes, de la perte du bouchon muqueux ou d’une rupture de la poche des eaux.
- Durée et progression : les contractions de travail tendent à durer plus longtemps que les contractions de Braxton Hicks et progressent en intensité et en fréquence au fil du temps.
Quel est le rôle des contractions de Braxton ?
Les contractions de Braxton Hicks jouent un rôle important pendant la grossesse :
- Préparation de l'utérus : elles aident à préparer l'utérus à l'accouchement en renforçant les muscles utérins et en favorisant la circulation sanguine dans cette région du corps.
- Positionnement du bébé : ces contractions peuvent contribuer à ajuster la position du bébé dans l'utérus, facilitant parfois son mouvement vers une position plus favorable pour l'accouchement, tête en bas.
- Stimulation du col de l'utérus : bien que les contractions de Braxton ne causent pas l'ouverture du col de l'utérus, elles peuvent contribuer à son assouplissement et à sa préparation pour le travail et l’accouchement à venir.
- Préparation mentale : pour la future mère, ressentir ces contractions peut être une manière d'anticiper et de se préparer mentalement à l'accouchement, même si elles ne sont pas douloureuses comme les vraies contractions de travail.
Contractions : quand se rendre à la maternité ?
Si la grossesse n’est pas à son terme (avant le 9ème mois de grossesse) et que les contractions deviennent régulières, il est conseillé de se rendre rapidement à la maternité.
Si la grossesse est à son terme, il est recommandé de se rendre à la maternité lorsque les contractions deviennent régulières, intenses et rapprochées, ou si vous présentez d'autres signes associés à l'accouchement.
Voici quelques indications générales pour savoir quand se rendre à la maternité :
- Fréquence des contractions : si les contractions sont régulières depuis au moins 1 heure, surviennent toutes les 5 à 10 minutes et durent plus de 30 secondes, il est temps de se rendre à la maternité.
- Intensité : lorsque les contractions deviennent plus intenses et douloureuses, au point où elles demandent une concentration importante pour les supporter.
- Perte de sang abondante : si vous avez des pertes de sang abondantes (au point de remplir une serviette), rendez vous rapidement à la maternité.
- Rupture de la poche des eaux : si la poche des eaux se rompt, même si vous ne ressentez pas immédiatement des contractions fortes, il est recommandé de se rendre à la maternité pour évaluation.
- Sensations subjectives : écoutez votre corps et votre instinct. Si vous sentez que quelque chose ne va pas ou si vous avez des inquiétudes, il est préférable de consulter un professionnel de santé rapidement.
Chaque grossesse est unique, ces indications peuvent donc varier d'une femme à une autre. Il est toujours recommandé de suivre les conseils du médecin ou de la sage-femme qui suit votre grossesse et d'établir un projet de naissance personnalisé pour savoir quand il est approprié de se rendre à la maternité.
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Diagnostic et traitement
En fonction des symptômes ressentis, de leur fréquence et de leur intensité, le médecin peut décider de prescrire des examens à la patiente, afin de confirmer ou infirmer son diagnostic. Un examen gynécologique pourra en effet mettre en évidence une torsion de l’ovaire, une endométriose (à confirmer avec un examen radiologique auprès d’un médecin spécialiste), une grossesse extra-utérine ou encore une rupture de kyste ovarien. Si des symptômes tels que des vertiges, de la fièvre, des vomissements ou nausées, ou encore d’importants saignements vaginaux sont associés, une visite aux urgences gynécologiques s’impose.
En cas de douleurs pelviennes, l’objectif premier de la prise de médicaments est de calmer la douleur. L’évolution de la douleur face à cette prise de médicament est à surveiller. Enfin, si même après avoir pris des médicaments, la douleur reste toujours aussi importante, n’en prenez pas davantage. Consultez un médecin sans tarder.
Il est possible d’apaiser un peu sa douleur en ayant recours à la chaleur. Vous pouvez utiliser une bouillotte en la plaçant sur votre bas-ventre, toujours à travers un tissu pour éviter les brûlures.
Que faire en cas de contractions utérines pendant une grossesse ?
- Se reposer : En fin de journée, je ressens souvent des douleurs dans le bas-ventre. Je suis enceinte de cinq mois : dois-je m’inquiéter d’avoir des contractions ?Les contractions peuvent arriver assez tôt dans une grossesse, parfois dès le quatrième mois. Elles peuvent être liées au stress, à l’activité et à la morphologie. Il s’agit d’un va-et-vient douloureux dans le bas-ventre ou le dos qui dure environ deux minutes. Si on touche son ventre, une boule apparaît et disparaît. Si vous ressentez moins de vingt contractions quotidiennes, c’est normal, notamment le soir. En effet, l’activité de la journée a stimulé l’utérus, il est un peu fatigué et a tendance à se contracter. Il suffit de s’allonger et si dans l’heure qui suit, la douleur diminue, c’est juste une réaction aux stimuli de la journée. En revanche, si malgré le repos, vous avez des contractions douloureuses pendant deux à trois heures, mieux vaut consulter. Attention à ne pas les confondre avec des douleurs ligamentaires ou des soucis de constipation dus à un chamboulement de l’appareil digestif.
- Adapter son activité physique : Dès que je fais du sport, j’ai des contractions. Faut-il que j’arrête ?Tout sport qui sollicite les abdominaux ou qui a un impact sur le périnée est déconseillé, les abdominaux ayant besoin de se distendre pour faire de la place à l’utérus. A partir de quatorze semaines de grossesse, il faut choisir une activité physique adaptée, comme la piscine (la nage ne sollicite aucun appui pelvien) ou le yoga de façon encadrée.
- Éviter les facteurs déclencheurs : Comment éviter les contractions ? En se reposant, en fin de journée. En s’allongeant. Et aussi : s’abstenir de porter de lourdes charges, éviter les situations de stress et penser à boire au moins 1,5 litre d’eau par jour car l’utérus est un muscle qui, s’il est déshydraté, se contracte.
- Médicaments : S’il s’agit de « vraies » contractions, le médecin ou la sage-femme pourra prescrire un antispasmodique. En complément, l’homéopathie peut traiter les causes de ces contractions grâce à un traitement personnalisé en fonction de la situation. Chez la femme enceinte, l'automédication n'est pas autorisée. La prise de médicament nécessite l'avis d'un professionnel de santé au préalable. Le traitement homéopathique sera différent selon si la femme enceinte est anxieuse à cause d’examens médicaux ou en pic de stress. Le soir pour bien dormir ou pour apaiser une future maman qui a besoin d’être rassurée, l’homéopathie a également toute sa place. Il existe aussi des traitements homéopathiques pour prévenir les infections vaginales, les problèmes de constipation ou les cystites à répétition qui peuvent déclencher des contractions. Les médicaments homéopathiques sont respectueux de la santé de la femme enceinte et de son bébé.Il est toutefois recommandé de demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien pour obtenir le traitement sur mesure pour la maman et son bébé.
- Voyage : Est-ce que je peux prendre l’avion si j’ai des contractions ? Avant un voyage, il vaut mieux consulter pour vérifier l’état du col. Il est tout à fait possible de prendre l’avion jusqu’au septième mois de grossesse, en portant des collants de contention. Pour la voiture, il faut se garder d’effectuer un long trajet d’un seul coup et bien se reposer.
Importance de la contractilité utérine pour l'implantation embryonnaire
Les contractions utérines sont physiologiques, c’est-à-dire, il doit y avoir des contractions (mouvements musculaires) dans le processus d’implantation afin que cela se passe dans la manière correcte. Les contractions utérines fonctionnent comme pour le cœur : à chaque battement il y a une contraction ; mais, si ces contractions ont lieu de manière désordonnée nous pouvons avoir une attaque cardiaque. Pour l’utérus c’est la même chose.
La progestérone est fondamentale pour l’implantation de l’embryon. Dans notre Unité d’Échec d’Implantation on a inclus l’analyse de progestérone ainsi que les médicaments relatifs à la contractilité utérine afin d’établir le bon diagnostique du cas et favoriser son étude.
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