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Exploration du monde des sextoys féminins : des boules de Geisha aux stimulateurs clitoridiens

L'univers des sextoys féminins est vaste et varié, offrant une multitude d'options pour explorer la sexualité, améliorer le bien-être et renforcer la connaissance de son propre corps. Des traditionnelles boules de Geisha aux vibromasseurs high-tech, cet article se penche sur la diversité de ces outils, leur utilisation et leur impact sur la sexualité féminine.

Boules de Geisha : tradition et modernité au service du périnée

Origine et fonction

Comme leur nom l’indique, les boules de Geisha étaient utilisées au Japon par les geishas, ces artistes et dames de compagnie, afin de garder une bonne tonicité au niveau du périnée et des muscles vaginaux. L’idée étant de maîtriser son énergie sexuelle, en retardant l’orgasme le plus possible, et ce par une plus grande connaissance de son corps.Les boules de Geisha actuellement vendues dans le commerce et sur Internet se présentent généralement sous forme de deux boules en silicone ou en plastique, reliées entre elles par un fil. Elles font généralement entre 2 et 5 cm de diamètre.

Utilisation et bienfaits

Lorsqu’elles sont envisagées comme sextoy, chacune des boules de Geisha contient généralement une ou plusieurs billes métalliques dont les mouvements se répercutent dans la paroi du vagin. Le principe est simple : en insérant les boules de Geisha, l’utilisatrice est contrainte de garder son périnée légèrement contracté pour éviter qu’elles ne glissent à l’extérieur du vagin. Les boules de Geisha s’insèrent ainsi comme un tampon, mais de préférence en position couchée, pour une meilleure détente du périnée.

Il existe deux versions des boules de geisha : celle à poids fixe et celle à poids variable, à choisir en fonction de l’évolution de votre périnée. Les boules avec poids fixe pèsent généralement à peu près 80 g : ce poids est idéal pour entretenir les muscles du plancher pelvien. Il n’est pas toujours facile de choisir le poids le mieux adapté à son anatomie car, suivant le niveau de musculation du périnée, certains poids risquent d’être trop lourds au départ. Dans ce cas, un poids plus léger est plus adapté pour débuter.

Les boules de Geisha sont complémentaires d’une prise en charge par un professionnel de santé (sage-femme ou kinésithérapeute), lequel aura au préalable procédé à un bilan périnéal pour évaluer la tonicité de cet ensemble de muscles.

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La diversité des sextoys : exploration et plaisir

Godemichets et vibromasseurs : des classiques revisités

De forme phallique, les godemichets s’utilisent principalement pour stimuler le vagin ou l’anus. Ils peuvent être utilisés par les femmes et par les hommes. Les crénelures et autres reliefs qui parent le sextoy sont là pour accentuer les mouvements de contraction-dilatation du vagin ou de l’anus. En silicone, matière hypoallergénique et inodore, ils sont plus doux et plus flexibles qu’en plastique. Pour une pénétration anale, il faut garder son sextoy en main ou en choisir un qui se termine par une forme évasée. On peut stimuler ou dilater cette région orgasmique en utilisant un plug anal ou chaîne anale. Certains produits sont conçus spécifiquement pour la pénétration anale. Leur forme, taille et fonction sont variables.

Les vibromasseurs sont conçus pour une exploration facilitée et parfois simultanée des zones érogènes internes et externes. Ils peuvent être utilisés par les femmes et par les hommes. Dans cette grande famille, il y a les "rabbits", popularisés par la série Sex and the City : ils permettent une stimulation à la fois clitoridienne et vaginale. Une partie vibre sur le clitoris, tandis qu’une autre s’introduit dans le vagin, le masse et le stimule. Ce sont les grands favoris actuels des femmes. Il y a aussi le “rock chick” en forme de U, qui stimule plusieurs zones érogènes. Enfin, il y a les "vibros" simples, petits, compacts et légers pour stimuler le clitoris : les "mini" pour une insertion vaginale afin de réveiller les zones érogène ou encore ceux à l’embout recourbé pour atteindre plus facilement le point G.

Stimulateurs clitoridiens : la révolution du plaisir féminin

Les stimulateurs ou aspirateurs à clitoris possèdent un embout qu'on applique sur le clitoris, et qui stimule ce dernier de manière directe en envoyant des ondes ou de l'air pulsé. Ce stimulateur clitoridien a révolutionné l'industrie du sextoy en proposant une fonctionnalité inédite dédiée au plaisir féminin : à la place du système classique de vibration, il utilise un système de stimulation par air pulsé qui combine le massage et l’aspiration. Cette technologie unique permettrait aux femmes d'atteindre l'orgasme en quelques minutes seulement.

Sextoys connectés : l'ère du plaisir à distance

Un sextoy connecté est un jouet intime qui peut être relié à une application dédiée sur votre smartphone, ou sur celui de votre partenaire. En bluetooth ou connecté(e) à internet, vous (ou votre partenaire) pouvez prendre le contrôle du jouet… et ce, même à l'autre bout du monde ! L'avantage, c'est qu'il existe une multitude de sextoys connectés, déclinés sous différentes formes et utilisations : il y en a donc pour tous les goûts et les couleurs ! Oeuf vibrant connecté, masturbateur connecté, stimulateur prostatique connecté, boules de Geisha connectées, plug vibrant connecté…

Choisir et utiliser un sextoy : conseils et précautions

Comment bien le choisir ?

Pour profiter d'un sextoy de manière optimale, on sélectionne toujours celui qui convient le mieux à nos besoins. On se pose plusieurs questions avant de passer à l'achat : quelle taille ? Quelle(s) zone(s) à stimuler ? Quelles sensations ? Êtes-vous débutant(e) ou expérimenté(e) ? À noter : préférez des matériaux souples comme le silicone ou le latex. Prenez garde à leur composition (évitez les matériaux bon marché) et notamment à la présence de phtalates, qui peut s'avérer toxique.

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Dans le cas où le vibromasseur est utilisé uniquement de manière externe, peu importe le diamètre de celui-ci. Pour utiliser un sex-toy à l’intérieur du vagin, il faut également prendre en compte le diamètre de celui-ci, ainsi que son extrémité (est-elle pointue, arrondie ?). Choisir un sex-toy trop large au début peut avoir un effet décourageant. Dans un premier temps, il est fort probable qu’un sex-toy au bout pointu entre plus facilement que les sex-toys fantaisistes, mais plus arrondis ou ayant une forme farfelue. Pour les premiers essais de pénétration, mieux vaut donc privilégier les sex-toys pointus et d’un diamètre raisonnable (environ 2 cm).

Comment bien l'utiliser ?

Avant de commencer, il faut tout d'abord se sentir à l'aise et se détendre. N'hésitez pas à vous familiariser doucement avec l'objet et son mode d'emploi. Prenez le temps d'explorer votre corps, de trouver ce qui vous procure du plaisir. Le but, ce n'est pas d'avoir un orgasme en deux secondes top chrono ! Il est recommandé d'utiliser un lubrifiant à base d'eau pour rendre l'utilisation du sextoy plus agréable (notamment en cas de stimulation interne).

Où se procurer des sextoys ?

Il est possible de se procurer des sex-toys à de nombreux endroits, notamment bien sûr dans un sex- ou love-shop. Même si l’on peut s’y rendre seule, pourquoi ne pas envisager d’y emmener son partenaire ou une bonne amie ? Ça peut être l’occasion d’une franche rigolade, au vu de tous les accessoires insolites que l’on y trouve ! Cela peut également donner des idées… Si pour une raison ou une autre, on ne peut se rendre dans ce genre d’endroits, sachez que certains sex-toys se vendent dans les grandes surfaces, au rayon hygiène. L’autre méthode courante pour acquérir un sex-toy est de passer par des catalogues de commande ou par Internet. Pour ce qui est d’Internet, il s’agit du plus grand magasin ; nulle part ailleurs vous n’aurez un choix aussi grand. De plus, il est très aisé de comparer les prix et on y trouve généralement l’avis des consommateurs. Aller choisir son sex-toy en magasin permet de vraiment voir le produit avant de l’acheter. C’est d’autant plus important pour les femmes souffrant de vaginisme : bien souvent, le produit est décrit de manière brève sur Internet, et le diamètre (l’aspect le plus important pour nous !) est très souvent approximatif.

Hygiène et entretien

Le mieux est de se référer au mode d’emploi. Toutefois, en général, de l’eau chaude et du savon suffisent à laver votre sex-toy, juste après utilisation. Une fois lavé, il faut trouver où le ranger. Cette place peut être un véritable casse-tête en fonction du nombre de sex-toys que vous possédez, de l’espace disponible dans votre habitation et du nombre et de l’âge de vos cohabitants. Certains sex-toys sont assez discrets pour pouvoir se ranger dans la salle de bains sans être à la vue de tous.

Sextoys et relations de couple

Parfois, le fait que la femme possède des sex-toys pose problème au sein du couple. Comment introduire les sex-toys au sein du couple sans créer de conflits ? En communiquant, encore et toujours ! La femme peut également mal accepter le fait de posséder un sex-toy, parce qu’elle se sent obsédée ou perverse, parce qu’elle a le sentiment de trahir son compagnon, etc. Cependant, si la femme décide de s’en procurer un pour l’aider à vaincre son vaginisme, il faut avant tout qu’elle l’assume. Cela peut faire partie du travail autour de la sexualité que chaque femme pourra avoir à faire. Quant à savoir s’il faut garder la possession des sex-toys secrète ou en parler aux copines, il n’y a pas de règles ! Cela dépend de la relation entretenue avec elles… Certaines sont tout à fait à l’aise lors de réunion-sex-toy et parleront plus librement de leurs achats et de leurs expériences, tandis que d’autres le cacheront, même à leur plus proche amie.

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Sexualité anale : pratiques, risques et précautions

Prévalence et motivations

La sexualité anale est largement répandue et concerne toutes les communautés sexuelles. Aux États- Unis, 30 % des populations masculine et féminine ont déjà testé la sodomie, 11 % dans la sous population âgée de 15 à 19 ans. De même, 30 % des hommes français ont eu au moins une expérience de pénétration anale au cours de leur vie. 10 % des hétérosexuels rapportent au moins un rapport anal dans l’année précédente. Cette pratique intéresse toutes les générations et il semble qu’elle progresse dans la population hétérosexuelle puisqu’en 1972 seulement 14 % des femmes déclaraient l’avoir expérimentée. Cependant, ces chiffres peuvent aussi traduire une déclaration facilitée par un contexte social plus tolérant.

Les sensations érotiques liées à la stimulation ano-rectale peuvent s’expliquer par l’innervation commune et la musculature partagée de l’anus et de l’appareil génital. La pression sur le sphincter externe entraîne une traction sur le clitoris chez la femme et peut provoquer une érection chez l’homme. De plus la sodomie permet de stimuler les organes de voisinage (prostate et vésicules séminales chez l’homme, utérus et mur postérieur du vagin chez la femme) par pression sur la paroi rectale.

Risques et complications

Les complications de la sodomie librement consentie paraissent rares. Contrairement au vagin, le rectum n’est pas recouvert par un épithélium malpighien non kératinisé solide, protecteur et n’a pas de lubrification naturelle. Il est donc beaucoup plus sensible à l’abrasion. En l’absence de tout contexte agressif il est possible d’observer une « ano-dyspareunie », 75 % des femmes et 15 % des hommes rapportant des douleurs lors des rapports anaux dans une étude menée chez 1 738 américain(e)s.

Des phénomènes d’irritation anale et rectale, de prurit, d’écoulement glaireux, de diarrhée, voire bien plus rarement de fissuration, de lacération de la muqueuse rectale ou de réaction hémorroïdaire sont rapportés après sodomie sans étude sérieuse sur leur incidence. Ce type de complication s’observe probablement avant tout en cas de pénétration rétrograde brutale sur un anus contracté, sans lubrification suffisante, sans stimulation préalable de l’anus par massage digital et lorsque la sodomie est mal acceptée au plan psychologique.

Hygiène et pratiques à risque

La sexualité anale est un mode de contamination par les infections sexuellement transmissibles (IST), particulièrement fréquentes chez les homosexuels masculins. L’incidence de ces infections est pour certaines en hausse régulière (syphilis, épidémie de lymphogranulomatose vénérienne…) du fait de pratiques à risque et d’un usage insuffisant du préservatif.

Les lavements peuvent être utilisés à des fins érotiques, c’est la klismaphilie. Le plaisir pouvant être le fait de la dilatation colique ou de la contraction recto-colique lors de l’évacuation, ils peuvent s’intégrer dans des pratiques sado-masochistes. Ce type de pratique est à distinguer de la réalisation d’une « douche rectale » à but hygiénique avant la sodomie. 88 % des hommes ayant des rapports anaux l’ont au moins expérimenté une fois, 43 à 64 % l’ont utilisé récemment. 87 à 97 % le pratiquent avant le rapport et 13 à 48 % après. L’eau est le plus souvent utilisée parfois mélangée avec du savon ou du sel. Ce type de pratique est plus fréquente chez les patients toxicomanes, atteints d’IST ou infectés par le VIH. La pratique paraît moins fréquente chez les femmes (32 vs. 70 %).

Le « chemsex » consiste à associer à sa pratique sexuelle la consommation ou à l’introduction rectale de drogues (ectasy, méthamphétamine, méphédrone, cocaïne, kétamine, gamma- hydroxybutyrate/gamma-butyrolactone (GHB/GBL)…) et/ou d’alcool ayant pour but de lever l’inhibition, d’augmenter la performance et le nombre de partenaires, de supprimer la douleur et, selon les croyances de ses adeptes, de favoriser la relaxation sphinctérienne.

Le « fist fucking » ou « fist fornication » consiste à introduire dans l’anus et le rectum le poing et l’avant-bras. Il peut être simple ou multiple étant souvent pratiqué en groupe. Cette pratique est plus fréquente chez l’homosexuel masculin, chez qui sa fréquence a été estimée en 2002 à 12,8 % chez les homosexuels masculins britanniques (UK Gay Men’s Sex Survey 2002). Elle est souvent associée au chemsex. Les complications de ce type de pratique incluent des ruptures sphinctériennes responsables d’incontinence fécale, des perforations recto-coliques, des hémorragies, des hématomes, des cellulites pelviennes sans perforation ainsi que des troubles du rythme cardiaque d’origine vagale. Des décès ont été décrits.

Violences sexuelles et conséquences

Selon l’article 222-23 du code pénal, le viol est défini par « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ». En France, sur la période de 2008 à 2016, il a été estimé que 117 000 viols ou tentatives sont commis chaque année concernant dans plus de 80 % les femmes. Une minorité est déclarée. Les victimes de viol sont préférentiellement des adolescents, mais les vieillards comme les nourrissons peuvent être atteints. En cas de viol anal, le risque de lésions est important, qu’il s’agisse de déchirures de la marge et du canal anal, d’hématomes ou de perforations du rectum ou encore de ruptures sphinctériennes interne ou externe, occultes ou non.

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