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Congé Maternité, Hospitalisation et Nouvelles Lois: Guide Complet

L’arrivée d’un enfant marque un tournant décisif dans la vie d’une femme, tant sur le plan personnel que professionnel. Le congé maternité, un droit fondamental inscrit dans le Code du travail, permet à toute salariée enceinte de suspendre son contrat de travail avant et après la naissance de son enfant, tout en conservant son emploi et en percevant des indemnités. Ce dispositif, instauré progressivement au cours du vingtième siècle, répond à un double impératif : préserver la santé de la mère et de l’enfant pendant la période entourant l’accouchement et garantir la sécurité de l'emploi.

Congé Maternité : Un Droit Essentiel

Le congé maternité se distingue du congé parental par son caractère obligatoire et automatique. Contrairement au congé parental qui relève d’un choix personnel, le congé maternité impose à la salariée de cesser toute activité professionnelle pendant une durée minimale incompressible. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre plus large de la protection de la maternité qui comprend également l’interdiction de licenciement pendant la grossesse, les autorisations d’absence pour les examens médicaux obligatoires, et les aménagements possibles du poste de travail.

Durée du Congé Maternité : Un Système Progressif

La durée totale du congé maternité varie en fonction de votre situation familiale. Le législateur a prévu un système progressif qui tient compte de votre situation familiale. Le congé maternité se divise en deux périodes distinctes : le congé prénatal, qui précède l’accouchement, et le congé postnatal, qui suit la naissance.

  • Pour le premier ou deuxième enfant : La durée standard est de 16 semaines au total, réparties habituellement en 6 semaines avant la date présumée d’accouchement (congé prénatal) et 10 semaines après la naissance (congé postnatal). Vous avez la possibilité de moduler cette répartition. Vous pouvez choisir de réduire votre congé prénatal de 3 semaines maximum pour les reporter après l’accouchement, à condition que votre médecin donne son accord.
  • À partir du troisième enfant : La durée totale passe à 26 semaines. Le congé prénatal s’étend alors à 8 semaines, et le congé postnatal à 18 semaines.
  • Grossesse multiple : L’attente de jumeaux, de triplés ou plus modifie significativement la durée du congé. Pour des jumeaux, vous bénéficiez de 34 semaines au total, réparties en 12 semaines avant et 22 semaines après l’accouchement. Pour des triplés ou plus, la durée totale est de 46 semaines, avec 24 semaines de congé prénatal et 22 semaines de congé postnatal.

Conditions d’Ouverture du Droit

Le congé maternité est un droit, mais comme tout droit social, il est soumis à certaines conditions d’ouverture. La première condition est d’être affiliée au régime général de la Sécurité sociale en tant que salariée. Cette affiliation doit être effective au moment où débute votre congé maternité.

Pour percevoir les indemnités journalières, vous devez justifier d’une durée minimale d’activité. Depuis une réforme entrée en vigueur en août 2023, cette condition a été allégée. Bon à savoir : Si vous ne remplissez pas ces conditions d’activité, vous pourrez quand même prendre votre congé maternité et bénéficier de la protection juridique associée.

Lire aussi: Tout savoir sur le congé maternité

Depuis le 20 août 2023, les conditions d'accès aux indemnités journalières (IJ) maternité sont les suivantes :

  • Être affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois en tant que salariée.
  • Avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils (ou des 90 jours) précédant l'arrêt de travail, OU avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois précédant l'arrêt de travail.
  • Avoir cotisé au cours des 6 mois civils précédant l'arrêt de travail sur la base d'une rémunération au moins égale à 12 058,20 €, OU avoir cotisé au cours des 12 mois civils précédant l'arrêt de travail sur la base d'une rémunération au moins égale à 24 400,60 €.

Avant le 20 août 2023, les conditions étaient :

  • Être affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 10 mois en tant que salariée.
  • Avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils (ou des 90 jours) précédant l'arrêt de travail, OU avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois précédant l'arrêt de travail.
  • Avoir cotisé au cours des 6 mois civils précédant l'arrêt de travail sur la base d'une rémunération au moins égale à 12 058,20 €, OU avoir cotisé au cours des 12 mois civils précédant l'arrêt de travail sur la base d'une rémunération au moins égale à 24 400,60 €.

Si vous êtes allocataire de France Travail (anciennement Pôle emploi), vous pouvez également avoir droit aux IJ maternité si vous percevez une allocation chômage ou si vous en avez perçu une au cours des 12 derniers mois, et que vous avez cessé votre activité salariée depuis moins de 12 mois.

Indemnités Journalières : Un Soutien Financier

L’aspect financier du congé maternité suscite naturellement de nombreuses interrogations. Les indemnités journalières versées par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) sont calculées sur la base de vos salaires des trois derniers mois précédant votre congé. Ce calcul est toutefois encadré par un plancher et un plafond. En 2025, l’indemnité journalière ne peut être inférieure à 11,02 euros, ni supérieure à 101,94 euros.

Le calcul des IJ se fait en plusieurs étapes :

Lire aussi: Congé Maternité et CPAM : Tout Savoir

  1. Calcul du salaire journalier de base : Somme des 3 derniers salaires bruts perçus avant la date d'interruption du travail, divisé par un coefficient de 91,25.
  2. Plafond du salaire journalier de base : Le salaire pris en compte ne peut pas dépasser le plafond mensuel de la sécurité sociale en vigueur lors du dernier jour du mois qui précède l'arrêt (soit 4 005 € par mois en 2026 ou 3 925 € en 2025).
  3. Taux forfaitaire appliqué par la CPAM : La CPAM retire à ce salaire journalier de base un taux forfaitaire de 21 %.
  4. Montant minimal et maximal des IJ : Le montant ne peut pas être inférieur à 11,12 € ni supérieur à 104,02 € par jour.

Il est important de noter que beaucoup d’entreprises vont au-delà de l’indemnisation légale. De nombreuses conventions collectives prévoient un maintien total ou partiel du salaire pendant tout ou partie du congé maternité. Il est donc essentiel de consulter votre convention collective ou de vous renseigner auprès de votre service des ressources humaines pour connaître précisément vos droits dans votre entreprise.

Les indemnités journalières sont versées tous les 14 jours directement par votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie. Ce versement intervient sans jour de carence, c’est-à-dire dès le premier jour de votre congé.

Démarches Administratives : Anticiper pour Plus de Sérénité

Anticiper les démarches administratives vous évitera du stress inutile. Le processus est bien rodé, mais il comporte plusieurs étapes à ne pas manquer.

  • Dès la confirmation de grossesse (avant 14 semaines) : Envoyez le formulaire de déclaration de grossesse remis par votre médecin ou sage-femme à votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie et à votre Caisse d’Allocations Familiales.
  • Le plus tôt possible : Informez votre employeur par écrit en lui transmettant un certificat médical attestant de votre grossesse et précisant la date présumée d’accouchement.
  • Au cours du septième mois : Complétez et retournez le formulaire de demande d’indemnités journalières envoyé par votre CPAM, accompagné d’un certificat médical indiquant la date présumée d’accouchement et la date de début de votre congé prénatal.
  • Avant le début du congé : Votre employeur doit transmettre une attestation de salaire à votre CPAM pour permettre le calcul de vos indemnités journalières.

Protections Juridiques : Sécuriser Votre Parcours Professionnel

Le congé maternité s’accompagne d’un arsenal de protections juridiques qui sécurisent votre parcours professionnel.

  • Protection contre le licenciement : Pendant toute la durée de votre grossesse, à partir du moment où votre employeur en a été informé, et jusqu’à dix semaines après votre retour de congé maternité, vous bénéficiez d’une protection absolue contre le licenciement. Si votre employeur prononce un licenciement pendant cette période protégée, celui-ci sera considéré comme nul.
  • Droit à la réintégration : À votre retour de congé maternité, vous devez retrouver votre emploi précédent ou un emploi similaire, assorti d’une rémunération au moins équivalente.
  • Maintien des droits : Votre congé maternité ne vous fait perdre aucun droit. Au contraire, il est entièrement assimilé à du temps de travail effectif. La loi statutaire mentionne désormais clairement que le fonctionnaire conserve le bénéfice des droits acquis, qu’il n’a pas été en mesure d’exercer avant le début du congé de maternité. Par « droits acquis », qui n’a pas de définition en droit de la fonction publique, il faut entendre, notamment, le droit aux congés annuels, mais aussi le droit à la formation, ou encore le droit à l’évaluation professionnelle. Pour l’agente contractuelle, la durée du congé est prise en compte pour la détermination de l'ancienneté ou de la durée de services effectifs exigée pour le réexamen ou l'évolution des conditions de rémunération, pour l'ouverture des droits liés à la formation, pour le recrutement par la voie des concours internes, lorsque ceux-ci sont ouverts aux agents contractuels par les statuts particuliers, et pour la détermination du classement d'échelon des lauréats de ces concours dans les corps ou cadres d’emplois de fonctionnaires.

Situations Particulières: Ajustements et Adaptations

Certaines situations sortent du cadre standard et méritent une attention particulière.

Lire aussi: Le congé maternité expliqué

Accouchement Prématuré

Si votre enfant naît avant la date prévue, le congé prénatal non pris n’est pas perdu. Il s’ajoute automatiquement au congé postnatal. Vous bénéficiez donc toujours de la durée totale de congé prévue. La durée totale de votre congé de maternité reste identique : le congé prénatal est écourté et le congé postnatal est rallongé d'autant.

En cas d'accouchement prématuré, le congé de maternité peut être prolongé jusqu'au terme, selon le cas, des 16, 26, 34 ou 46 semaines auxquelles l’agente a droit.

Si l'accouchement intervient plus de 6 semaines avant sa date présumée et exige l'hospitalisation postnatale de l'enfant, le congé de maternité est prolongé du nombre de jours courant de la date de l'accouchement au début du congé de maternité. L’agente bénéficie de droit de cette prolongation après transmission à son employeur de tout document attestant de la durée de l'hospitalisation de l'enfant. Cette période qui s'ajoute à la durée initiale du congé de maternité ne peut pas être reportée à la fin de l'hospitalisation de l'enfant.

Congé Pathologique

Si votre grossesse présente des complications médicales, votre médecin peut prescrire un congé pathologique, qui prolonge votre congé de maternité. Ce congé pathologique peut aller jusqu’à deux semaines avant le congé prénatal et deux semaines après le congé postnatal. Pour en bénéficier, l’agente adresse une demande à son employeur, accompagnée d'un certificat médical attestant de cet état et précisant la durée prévisible de cet état pathologique, dans le délai de 2 jours suivant l'établissement du certificat. Cette période supplémentaire de congé peut être prise à partir du jour de sa déclaration de grossesse jusqu'au jour précédant la date de début du congé de maternité. Elle peut être utilisée de manière continue ou discontinue dans la limite de 2 semaines. La période supplémentaire liée à l'état pathologique résultant de l'accouchement peut être prise pour une durée continue de 4 semaines maximum immédiatement après le terme du congé de maternité.

Hospitalisation du Nouveau-Né

Lorsque votre enfant doit être hospitalisé immédiatement après la naissance, et que cette hospitalisation excède six semaines, vous pouvez reporter une partie de votre congé postnatal. Le report de congé en cas d'hospitalisation de l'enfant jusqu'à l'expiration de la 6e semaine suivant l'accouchement est accordé de droit à l’agente qui en fait la demande auprès de son employeur, en indiquant la date de l'interruption du congé de maternité et la durée du congé faisant l'objet du report. Elle est accompagnée des documents justifiant de l'hospitalisation de l'enfant.

Congé de Paternité et d’Accueil de l’Enfant en Cas d’Hospitalisation du Nouveau-Né

Depuis juillet 2021, le congé paternité a été allongé et comporte désormais 25 jours pour une naissance simple et 32 jours pour une naissance multiple. De plus, la mère peut, si elle le souhaite, transférer une partie de son congé postnatal au père ou à son conjoint, dans la limite de certaines durées.

La circulaire n° 13/2021 apporte des précisions concernant le congé d’adoption, selon son nouveau régime en vigueur depuis le 1er juillet 2021, en application des dispositions de :

  • L’article 72 de la loi n° 2018-1203 du 22 décembre 2018 (LFSS pour 2019) qui avait instauré un nouveau congé de paternité et d’accueil de l’enfant, en cas d’hospitalisation du nouveau-né immédiatement après sa naissance.
  • L’article 73 de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 (LFSS pour 2021, JO du 15/12/2020).

Le droit à ce congé est ouvert au père et/ou au conjoint de la mère, son partenaire de pacte civil de solidarité ou concubin, d’un enfant hospitalisé dès sa naissance. Il est indemnisé sous réserve de remplir les conditions d’ouverture de droit prévues pour le bénéfice des prestations en espèce de l’assurance maternité, requises par chacun des régimes (travailleurs salariés, travailleurs indépendants, PAMC).

Ce congé est d’une durée maximale de 30 jours consécutifs et peut être pris en plus du congé de paternité et d’accueil de l’enfant. Dans ce cas, il doit faire suite à la période obligatoire de congé de paternité et d’accueil de l’enfant, d’une durée de 4 jours.

Ainsi, lorsqu’un nouveau-né est hospitalisé dès sa naissance :

  • L’assuré bénéficie d’une première période obligatoire de congé de paternité et d’accueil de l’enfant.
  • Puis peut solliciter une période de congé au motif de l’hospitalisation de l’enfant, pour la période d’hospitalisation restant à courir, dans la limite de 30 jours.
  • Il pourra ensuite solliciter une seconde période de congé de paternité et d’accueil de l’enfant, non obligatoire et fractionnable, d’une durée de 21 ou 28 jours.

Cette période non obligatoire de congé de paternité et d’accueil de l’enfant doit être prise dans un délai de 6 mois à compter de la naissance de l’enfant, délai dont le point de départ est alors repoussé à la date de sortie d’hospitalisation de l’enfant (article D. 1225-8 du code de la sécurité sociale).

L’hospitalisation « dès la naissance », est caractérisée par l’absence de sortie de l’enfant vers son domicile avant son hospitalisation dans l’une des structures désignées par l’arrêté fixant les unités de soins spécialisées visées par l’article L.1225-35 du code du travail pour l’attribution du congé de paternité en cas d’hospitalisation immédiate de l’enfant.

Suivant les dispositions du code du travail il s’agit d’un congé de droit ; Aucune demande auprès de l’employeur ne doit être anticipée ; Mais une information de ce dernier doit avoir lieu « sans délai » lors de la prise effective de ce congé. L’assuré doit fournir à son organisme de sécurité sociale de rattachement, une attestation de cessation d’activité professionnelle pendant une période de 30 jours maximum, accompagnée d’un bulletin d’hospitalisation de l’enfant auprès d’une unité de soins spécialisée visée par l’arrêté du 24 juin 2019.

Le bulletin d’hospitalisation doit provenir :

  • D’une unité de néonatologie d’un établissement ou service de santé public ou privé.
  • D’une unité de réanimation néonatale d’un établissement ou service de santé public ou privé.
  • D’une unité de pédiatrie de nouveau-nés et de nourrissons d’un établissement ou service de santé public ou privé.
  • D’une unité indifférenciée de réanimation pédiatrique et néonatale d’un établissement ou service de santé public ou privé.

Le document doit préciser les informations suivantes, suivant la note d’information interministérielle du 27 juin 2019 :

  • Le prénom et nom de l’enfant.
  • La date de naissance de l’enfant.
  • La date de début et le cas échéant la date prévisionnelle de fin d’hospitalisation de l’enfant.
  • L’unité de soins dans laquelle l’enfant est hospitalisé.

Lorsque l’hospitalisation se poursuit au-delà de 15 jours, le bulletin doit être renouvelé tous les 15 jours pour permettre le versement des indemnités journalières, sans attendre la période de fin du bénéfice du congé. Dans tous les cas, un bulletin doit également être produit à la fin de l’hospitalisation de l’enfant afin de préciser la date de fin de droit au congé.

Ce congé de paternité et d'accueil de l’enfant en cas d’hospitalisation immédiate de l’enfant à la naissance, concerne les naissances intervenues depuis le 1er juillet 2019. Il est un prolongement de la période obligatoire de congé de paternité et d’accueil de l’enfant pour les naissances intervenant à compter du 1er juillet 2021 et pour les naissances intervenues avant mais dont le terme était prévu à partir de cette date.

Décès de l'Enfant ou de la Mère

Des dispositions sont prévues en cas de décès de l'enfant à sa naissance : En cas de décès de l'enfant après sa naissance, vous conservez votre congé postnatalEn cas de décès lié à une naissance prématurée, vous avez droit au congé de maternité en totalité si l'enfant est né viable. Le seuil de viabilité se situe à 22 semaines d'aménorrhée ou si le fœtus pesait au moins 500 grammes.Si l'enfant n'est pas né viable, vous êtes placée en congé de maladie.Vous adressez votre demande à la CPAM ou à la MSA.

En cas de décès de la mère après la naissance de l'enfant, le père peut demander à bénéficier du congé postnatal pour la durée restant à courir et reporter son congé de paternité à la fin de ce congé postnatal.Si le père de l'enfant ne demande pas à bénéficier du congé postnatal pour la durée restant à courir, ce congé peut être accordé à la personne qui vivait en couple avec la mère, si elle le demande.Le congé ne peut pas être refusé au père ou à la personne qui vivait en couple avec la mère.La demande de congé s’effectue au moyen du formulaire cerfa n°15411.

Congé Maternité dans la Fonction Publique

Toute agente a droit à des jours de congés rémunérés, au titre du congé de maternité, avant et après l’accouchement, dont la durée varie selon le nombre d’enfants attendus et déjà eus. Toute agente, quel que soit son versant d’appartenance (État, territoriale, hospitalière), y compris les stagiaires, est concernée.

Le congé de maternité est accordé pendant une période qui commence 6 semaines avant la date présumée de l'accouchement et se termine 10 semaines après la date de celui-ci, soit 16 semaines en tout. À la demande de l’agente, cette période qui commence avant la date présumée de l'accouchement peut être réduite d'une durée maximale de 3 semaines. La période postérieure à la date présumée de l'accouchement est alors augmentée d'autant. Ce report, en une ou plusieurs périodes, est accordé de droit à l’agente qui en fait la demande. Cette demande est accompagnée d'un certificat médical attestant de l'avis favorable du professionnel de santé et indiquant la durée du report.

Lorsque des naissances multiples sont prévues, la période de congé de maternité est variable :

1° Pour la naissance de 2 enfants, cette période commence 12 semaines avant la date présumée de l'accouchement et se termine 22 semaines après la date de l'accouchement, soit 34 semaines en tout. La période antérieure à la date présumée de l'accouchement peut être augmentée d'une durée maximale de 4 semaines. La période de 22 semaines postérieure à l'accouchement est alors réduite d'autant ;

2° Pour la naissance de 3 enfants ou plus, cette période commence 24 semaines avant la date présumée de l'accouchement et se termine 22 semaines après la date de l'accouchement, soit 46 semaines en tout.

Lorsque, avant l'accouchement, l’agente elle-même ou le foyer assume déjà la charge de 2 enfants au moins ou lorsqu’elle a déjà mis au monde au moins 2 enfants nés viables, le congé de maternité commence 8 semaines avant la date présumée de l'accouchement et se termine 18 semaines après la date de celui-ci, soit 26 semaines en tout. À sa demande, la période qui commence avant la date présumée de l'accouchement peut être réduite d'une durée maximale de 3 semaines. La période postérieure à la date présumée de l'accouchement est alors augmentée d'autant.

La fonctionnaire, y compris stagiaire, conserve l'intégralité de son traitement, du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. L'agente contractuelle conserve l'intégralité de sa rémunération.

La fonctionnaire est réaffectée de plein droit dans son ancien emploi. Dans le cas où celui-ci ne peut lui être proposé, elle est affectée dans un emploi équivalent, le plus proche de son dernier lieu de travail. Si elle le demande, elle peut également être affectée dans l'emploi le plus proche de son domicile, sous réserve du respect des règles de mutation. L'agente contractuelle, physiquement apte à reprendre son service et qui remplit toujours les conditions requises, est réemployé sur son emploi ou occupation précédente dans la mesure permise par le service. Dans le cas contraire, elle dispose d'une priorité pour être réemployée sur un emploi ou occupation similaire assorti d'une rémunération équivalente.

Aucun licenciement ne peut être prononcé lorsque l’agente contractuelle se trouve en état de grossesse médicalement constaté ou en congé de maternité, ou pendant une période de 10 semaines suivant la fin de ce congé.

Pour la stagiaire qui a bénéficié d'un congé de maternité, sa titularisation prend effet à la date de la fin de la durée statutaire du stage, sans tenir compte de la prolongation du stage imputable à ce congé. Et les périodes de congé maternité entrent en compte, lors de la titularisation, dans le calcul des services retenus pour l'avancement.

L'Allocation Journalière de Présence Parentale (AJPP)

En raison de sa prématurité, votre enfant peut avoir besoin d’une présence continue à ses côtés durant les premières semaines ou mois de sa vie. L’allocation journalière de présence parentale (AJPP) s’adresse aux mères et aux pères d’enfants malades, handicapés ou fragilisés à la suite d’un événement particulier. La naissance prématurée en fait partie. Vous et votre conjoint pouvez y prétendre si l’état de santé de votre enfant nécessite :

  • une hospitalisation prolongée
  • des soins importants, une surveillance accrue, ou un suivi spécifique
  • un retrait des collectivités (crèche, école, centre de loisirs…)

Concrètement, les parents qui bénéficient de l’AJPP disposent d’un compteur-temps de 310 jours d’allocation pour s’occuper de leur enfant. Ces journées indemnisées doivent être utilisées dans un délai maximum de trois ans, à raison de 22 jours par mois (soit, l’équivalent d’un temps plein). Si vous souhaitez percevoir l’AJPP, vous pouvez en formuler votre demande auprès de votre Caisse d’allocations familiales (CAF) ou MSA.

Aides Financières Complémentaires

La CPAM propose une aide individuelle destinée aux parents dont les revenus sont modestes. Cette allocation financière supplémentaire a pour vocation d’aider les parents d’enfants prématurés à régler les dépenses relatives à la prise en charge de votre bébé par le service néonatalogie.

D’autres part, selon le budget local qui est alloué à votre CPAM, celle-ci peut éventuellement mobiliser d’autres aides financières spécifiques. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre Caisse d’assurance maladie pour connaître les aides financières auxquelles vous pourriez prétendre.

Certaines mutuelles couvrent les dépenses imprévues liées à l’accouchement prématuré qui ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale.

Idées Fausses et Réalités du Congé Maternité

Il est important de dissiper certaines idées fausses concernant le congé maternité.

  • Non, le congé maternité n’est pas obligatoire. Vous ne pouvez pas renoncer à l’intégralité de votre congé. Vous devez impérativement cesser de travailler au moins huit semaines au total, dont six semaines après l’accouchement.
  • Non, le congé maternité n’impacte pas vos congés payés. Bien au contraire. Votre congé maternité est assimilé à du temps de travail effectif pour le calcul de vos congés payés.
  • Non, vous n’êtes pas obligée de reprendre votre emploi après votre congé maternité. Vous n’avez aucune obligation de reprendre votre emploi après votre congé maternité, et vous ne devrez pas rembourser les indemnités perçues.

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