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Comprendre les Pleurs du Nourrisson : Causes et Solutions

Les pleurs d'un bébé sont un langage. Ils sont sa façon de communiquer ses besoins, ses inconforts et ses émotions. Déchiffrer ce langage peut être un défi pour les nouveaux parents, mais comprendre les causes des pleurs et les moyens d'y répondre peut apporter un soulagement et renforcer le lien parent-enfant.

Les Pleurs : Un Langage Universel

Un bébé normal pleure. Les pleurs ont tendance à augmenter à partir de la deuxième semaine de vie jusqu’à la sixième semaine avec un pic jusqu’à 3 heures de pleurs par jour. Par la suite, ils diminuent et se stabilisent vers l’âge de 4 mois. Ils se limitent alors à une heure par jour, en moyenne. Les pleurs sont le tout premier langage de bébé. Comme les adultes, votre enfant va rencontrer des situations qui ne lui plaisent pas ou qu’il ne peut pas gérer par lui-même. Chaque pleur est différent et signale un besoin vital : la faim, le sommeil, la fatigue mais aussi la douleur.

Bien que les pleurs soient un moyen de communication essentiel, il est important de noter que les études récentes, notamment celle de l’université Jean Monnet à Saint-Étienne, de l’Inserm et du CNRS, ont montré que les pleurs des bébés ne donnaient pas d’indications quant à leur cause (inconfort, faim, isolement etc…) tant en analyse acoustique par algorithme, qu’auprès d’un large panel d’auditeurs. Les données de Priscilla Dunstan sont donc à prendre avec pondération, et surtout ne vous inquiétez pas si vous ne différenciez pas différents pleurs chez votre bébé. En tant que parents et professionnels nous remarquons également que nous mettons du sens petit à petit sur les pleurs de notre enfant ou des enfants que nous connaissons bien. Les moments de la journée, les situations rencontrées nous donnent également des indices forts sur la raison des pleurs, parfois après coup mais cela nous aide toujours pour la suite.

Pleurs Alarmants et Quand Consulter

Certains pleurs sont alarmants, tels les pleurs paroxystiques aigus. Ces derniers sont heureusement rares, mais particuliers par : leur début brutal, leur intensité. Ils requièrent une consultation médicale rapide afin de rechercher une pathologie évolutive (telle infection ou une hernie). Contactez votre médecin si votre bébé ne se conduit pas comme d’habitude, ne mange pas, ne dort pas, a de la fièvre, de la diarrhée ou vomit.

Les Pleurs Inexpliqués : Un Défi Fréquent

Des pleurs inexpliqués qui se poursuivent plusieurs jours durant des heures sont plus rares. En occident, les pleurs inexpliqués sont présents chez 10 à 30 % des nourrissons de moins de 3 mois selon les définitions utilisées. Les pleurs prédominent généralement en fin d’après midi et en début de soirée. Les accès de pleurs sont souvent imprévisibles et inattendus. Ils durent longtemps (de 35 minutes à deux heures). L’enfant semble souffrir et être inconsolable. Ces sessions de pleurs sont abusivement étiquetées "coliques" dans de nombreux travaux.

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Les pleurs inexpliqués suivent la même courbe que les pleurs normaux. A 3 mois, 60 % des nourrissons qui en souffraient n’en ont plus. À 4 mois, cette statistique s'élève à 90 %. Plus de 95 % de ces enfants ne présentent aucune pathologie. Il n’existe pas de facteur augmentant le risque de pleurs inexpliqués.

Certains pédiatres, en s'appuyant sur des études épidémiologiques et ethnologiques, pensent qu’il n'y a pas de cause particulière aux pleurs inexpliqués. Ce qui les différencie de pleurs considérés comme "normaux" ne serait que la durée des pleurs en réponse à une situation donnée. De ce fait, il faudrait surtout comprendre pourquoi l'enfant pleure plus longtemps plutôt que d’essayer d’expliquer ce qui les fait pleurer.

Les pleurs, chez l’enfant (comme chez tous les mammifères) sont un signal, un moyen de communiquer avec l’adulte, plutôt que le symptôme d’une pathologie. La spécificité humaine est que ces cris peuvent persister même après la correction du facteur déclenchant.

Pour certains chercheurs, notre mode de vie et de pensée occidental a sa part de responsabilité dans les pleurs inexpliqués du nourrisson. En effet, même si les habitudes sont en train de changer, le maternage "à distance" a longtemps été valorisé. On avait à cœur d’offrir à l’enfant un meilleur sommeil en le laissant seul. On essayait de lui imposer des horaires, de ne pas le garder longtemps dans les bras, afin de ne pas le laisser prendre de "mauvaises habitudes". En effet, un bébé pleurant beaucoup était (et est toujours) considéré comme difficile, capricieux ou manipulateur. C’est oublier la fonction de communication des pleurs et l’énergie que ceux-ci demandent à l’enfant.

Par ailleurs des études auraient montré que dans certaines cultures traditionnelles, les pleurs déclenchent une réponse quasiment immédiate de la mère : l’enfant est davantage porté, les enfants ne souffrent quasiment jamais de « coliques ».

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Que Faire Face aux Pleurs Inexpliqués ?

Beaucoup d’approches ont été tentées. Sur le plan scientifique, elles sont parfois difficiles à évaluer. Pour chacune d’entre elles, on trouve facilement, au cas par cas, des témoignages d’efficacité comme des témoignages d’inefficacité.

Approche Alimentaire

Sauf conseil médical, ne pas arrêter l'allaitement maternel ou artificiel et ne jamais le remplacer par des "laits" à base de plantes : ils peuvent entraîner des carences graves.

Les préparations sans lactose n’ont pas montré d’efficacité au cours des études. Les préparations à base de soja auraient une efficacité modérée, mais elles seraient susceptibles d’augmenter le risque d’allergies alimentaires. L’utilisation d’un lait sans protéine de lait de vache aurait montré une efficacité mais leur utilisation est limitée par le coût de ce type de lait et son goût particulier. Celui-ci entraîne parfois un refus de la part des enfants.

Pour les enfants allaités, on conseille parfois de donner des tisanes à base de fenouil, de mélisse… mais leur efficacité est peu étudiée et des cas de convulsions chez les nouveau-nés ont été rapportés après la consommation de tisane à base d’anis étoilé (badiane).

Approche Médicamenteuse

Il n'existe pas de médicament pour traiter les pleurs inexpliqués du nourrisson. L’utilisation de médicaments est maintenant abandonnée : certains étaient inefficaces. Les autres avaient trop d’effets secondaires. Les probiotiques sont sans intérêt et ont de potentiels effets indésirables.

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Massages, Ostéopathie, Psychologie ?

Certains parents ont recours à une prise en charge par un ostéopathe. Encore une fois, les études, difficiles à mettre en place, ne sont pas concluantes. Ce qui ne veut pas dire qu’au plan individuel cette approche soit inefficace. Le plus souvent, la méthode utilisée est comportementale. Les parents observent qu’ils parviennent à calmer les pleurs de leur enfant en le berçant, par un tour en poussette, en voiture, par l’utilisation d’un porte bébé… Chaque enfant réagit différemment à ces techniques.

Astuces Pratiques pour Apaiser Bébé

Calmer votre bébé repose sur des gestes simples : rechercher les inconforts ou causes de douleur, le porter, lui parler, le bercer, lui proposer le sein ou utiliser une tétine, donner un bain tiède, lui frotter doucement le ventre, le maintenir dans une ambiance apaisante, préserver son sommeil…

Ne vous affolez pas. Comprenez bien que cette période difficile n’aura qu’une durée limitée. Il est parfois difficile d’admettre qu’un comportement aussi fatiguant de son enfant ne repose pas sur un diagnostic précis. Mais vraisemblablement, votre enfant se porte bien !

Si vous êtes épuisé(e), confiez votre enfant à une personne de confiance quelques heures afin de pouvoir vous détendre et retrouver une certaine sérénité. Vous pouvez ensuite adopter différentes approches, tel que noter la durée des pleurs afin d’avoir une évaluation objective de leur efficacité.

N’hésitez à porter davantage votre bébé : il ne deviendra pas "capricieux" pour autant. Enfin, il est important de voir votre médecin traitant régulièrement.

Décoder les Pleurs : Mythes et Réalités

Les pleurs de bébé sont la première forme de langage. Ils ne sont pas un signe de tristesse, mais bien une façon de vous signifier son état d’esprit ou son humeur du moment : la faim, la fatigue, la douleur… Apprenez à les décrypter.

Jusqu’à la période d’acquisition du langage, ou à l’utilisation d’une méthode de communication comme la langue des signes pour bébé, pleurer est le seul moyen d’expression pour votre enfant. Il pleure pour exprimer un besoin : il a faim, il est fatigué, stressé ou contrarié, il a des problèmes de digestion… Un bébé qui pleure est un bébé qui tente tout simplement de communiquer avec vous, ses parents, ou la personne qui prend soin de lui en votre absence, en attendant une réponse au besoin exprimé. Au départ, il est souvent compliqué pour les jeunes parents de décoder les pleurs de leur bébé. Pas de panique ! Vous parviendrez progressivement à les identifier et les différencier : sons émis, intensité des pleurs, expressions du visage… Tant de signes auxquels vous fier pour vous aider à mieux comprendre votre enfant et à calmer ses pleurs. En fonction de la raison de ses pleurs, votre enfant exprimera son besoin différemment : pleurs à chaudes larmes, cris et hurlements stridents, sons aigus et courts… rappelez-vous que ces cris et pleurs ne sont en aucun cas volontaires ! Votre bébé s’exprime, tente de vous faire part de ses émotions, ressenties à l’instant présent.

Les Raisons Courantes des Pleurs

De nombreux facteurs peuvent déclencher des pleurs chez un nouveau-né. Un nourrisson ne pleure pas sans raison et ne fait pas de caprices. Ses pleurs traduisent un besoin ou une gêne.

Faim

Voilà la raison la plus évidente et à laquelle on pense en premier. Avant sa naissance, votre bébé ne connaissait pas la sensation de faim, puisqu’il profitait de chacun de vos apports nutritionnels en direct dans votre utérus, lié à vous par le cordon ombilical. Il n’est donc pas étonnant que ressentir cette faim le fasse réagir aussi vivement ! S’il pleure souvent pour cette raison, cela signifie que votre bébé a un (très) bon appétit. Quand votre bébé a faim, ses pleurs, très stridents, s’apparentent à des cris de colère, qui montent en intensité très rapidement. Seule une tétée peut dans ce cas le calmer !

Couche Sale

La couche est-elle sale ? À quel point est-elle remplie ? Depuis combien de temps n’a-t-il pas été changé ? Sa couche est-elle mise correctement ? Bien souvent, vérifier l’état de la couche devient un bon réflexe lorsque votre bébé se met à pleurer. Si c’est pour cette raison, vous le saurez très vite. Même si vous avez changé votre enfant il y a peu de temps, rappelez-vous que les premiers mois, votre petit a besoin d’être changé au moins 6 à 10 fois par jour en moyenne. Pas étonnant qu’il donne l’impression de pleurer tout le temps pour cette raison.

Inconfort

Trop chaud, trop froid, vêtements trop serrés, rot à expulser… Les raisons qui peuvent procurer une sensation d’inconfort à votre bébé ne manquent pas et peuvent s’enchaîner, vous donnant l’impression qu’il n’arrête pas de pleurer. Le besoin d’être changé en fait partie.

Besoin de Réconfort et d'Attention

Il est courant de parler du bébé en le qualifiant d’« éponge émotionnelle ». C’est vrai : ce petit être doté d’une haute sensibilité ressent les émotions qui vous traversent, même s’il ne les comprend pas toujours. Par ailleurs, le moment de la naissance est un immense bouleversement pour vous, mais aussi pour lui qui n’avait jusqu’alors connu que l’environnement enveloppant de votre utérus. Avouez qu’il y a de quoi être bouleversé ! Autant de raisons qui peuvent expliquer que votre bébé pleure souvent sans que vous ne trouviez d’explication concrète. S’il pleure pour cette raison, vous verrez que le simple fait de le prendre contre vous, de le porter en le berçant doucement, ou encore de lui parler de manière à le rassurer, le calmera plus vite que vous ne l’imaginez. En général, votre bébé pleure pour que vous vous occupiez de lui, pour que vous le rassuriez. Un petit câlin devrait bien vite améliorer la situation !

Douleur

Bien que ce soit plus rare, il se peut que votre bébé pleure souvent parce qu’il a mal. Dans ces circonstances, contactez votre pédiatre. Lors de douleur, les pleurs sont plus stridents, différents. Quand ses cris sont aigus, durent et sont inconsolables, c’est qu’il a mal quelque part, au ventre le plus souvent (les coliques du nourrisson).

Pleurs de Décharge

Ces pleurs, appelés plus simplement « pleurs de décharge », correspondent à un trop plein d’émotions que votre bébé a besoin de déverser. Et pour cause : il n’est pas encore capable d’exprimer ses émotions, ni même de les comprendre. Cela peut donc donner lieu à une sensation de trouble voire un certain stress qu’il lui faut évacuer. Ces pleurs ont souvent lieu le soir, après une journée riche en découvertes. Les pleurs de fin de journée sont dus à l’accumulation de tensions tout au long de la journée, à la baisse de la lumière du jour ou au fait qu’il s’agit du moment où les parents sont les plus tendus et les plus fatigués.

Troubles Digestifs

Les coliques sont dues à l’immaturité du système digestif de bébé. Des troubles digestifs et notamment une constipation, peuvent être douloureux et causer des crises de pleurs chez votre enfant. Les cris se font alors plus stridents et plus longs, avec un son du type « Eerh ».

Reflux

Enfin, il y a un type de pleurs qui est assez particulier chez l’enfant : c’est ce qu’on appelle le reflux. Ce sont des douleurs dues à la brûlure de l’acide gastrique qui remonte dans l’œsophage de bébé. On peut avoir du mal à identifier ces pleurs dans un premier temps, car bébé ne sera pas forcément inconfortable en journée et peut ne pas régurgiter. Pour identifier les pleurs liés au reflux, on observe : Si l’enfant se met à pleurer en milieu de nuit, d’un coup et très fort.

Fatigue

S’il s’agit plus de sanglots, accompagnés d’agitation et de petits grognements, cela signifie que votre bébé est fatigué, a envie de dormir. Plusieurs signes accompagnant ses pleurs, au son proche d’un « Aoh » qui vient du réflexe de bâillement, permettent de savoir lorsque votre bébé est fatigué ! Il peut bailler, fermer les yeux par intermittence, se les frotter ou frotter ses oreilles, regarder dans le vide, ne plus répondre aux stimuli. Il peut aussi sembler irrité ou excité sans raison.

Passage d'un Cycle de Sommeil à un Autre

Dans certains cas, votre bébé semble agité et pleure pendant son sommeil, sans se réveiller : il s’agit du passage d’un cycle de sommeil à un autre. C’est un événement tout à fait normal qui ne relève pas de troubles du sommeil, mais simplement du bon déroulement de ses cycles de sommeil. Dans ce cas, n’essayez pas de réveiller votre bébé en lui parlant ou en le caressant.

Poussées Dentaires

« Guèn » : pleurs liés aux poussées dentaires. Bébé va grommeler dans un premier temps. Puis, dans le stade du pré-cri, vous pourrez entendre le son « guèn ». Cela traduit la douleur ressentie au niveau des gencives.

Besoin d’Interaction

« Lelaol » : pleurs liés à un besoin d’interaction.

Soif

« Nah » : pleurs liés à la soif. Le son « nah » provient d’un mouvement de la langue associé à une vibration vocale à l’intérieur de la bouche sèche de bébé.

Colère et Incapacité à Gérer les Émotions

« Ouin » : pleurs liés à ce qu’on définira dans le langage commun comme une « colère », plutôt synonymes d’une incapacité à gérer un trop-plein d’émotions.

Conseils Pratiques pour Apaiser les Pleurs

Quelle que soit la raison de ses pleurs, ne laissez pas votre tout-petit pleurer, même si vous avez l’impression que c’est sans arrêt. Par le passé, le conseil de laisser pleurer les nourrissons a pu être donné, mais tous les professionnels de santé sont aujourd’hui unanimes : il est déconseillé de laisser son bébé pleurer. En répondant rapidement à ses besoins, votre bébé comprend qu’il peut compter sur vous : cela le rassure, lui procure une sécurité émotionnelle solide et renforce son attachement à votre égard. Ne pas le laisser pleurer ne présente que des bienfaits pour lui, mais aussi pour vous : en trouvant la raison de ses pleurs, cela renforce votre confiance en vous et en vos capacités à vous occuper de votre enfant. Sans oublier que cela renforce le lien déjà essentiel entre vous deux.

Créer un Environnement Apaisant

Pour calmer votre bébé lors de l’arrivée de ces épisodes de pleurs de décharge, instaurez à la maison une atmosphère douce et ralentissez le rythme. Essayez de mettre votre enfant au calme, limitez les bruits forts et les lumières vives.

Parler et Rassurer

En rentrant à la maison auprès de ses parents et dans un environnement familier, votre enfant a besoin de faire le point : nouveaux visages, nouvelles odeurs, nouvelles voix… Parlez à votre enfant et laissez-le s’exprimer (à sa manière) sur ce qu’il a pu ressentir tout au long de sa journée.

Patience et Persévérance

Patience, les pleurs du soir sont physiologiques et s’atténuent et/ou disparaissent généralement vers ses 3 à 4 mois de vie. Plus votre bébé grandira, plus le babillage se mêlera à ses pleurs et cris, ce qui ne facilitera pas toujours leur bonne compréhension. En tant que jeunes parents, vous allez apprendre à les décoder petit à petit, à votre rythme pour pouvoir calmer votre bébé, car rien ne sert de les laisser pleurer.

Quelques Astuces Supplémentaires

Par ses pleurs, votre bébé exprime d’abord son besoin d’être sécurisé, rassuré, écouté. Votre bébé pleure ? N’hésitez donc pas à le prendre dans vos bras, à lui montrer que vous êtes là. Et cela peut passer par différents moyens : les caresses, les chansons, les bisous, les mouvements qui bercent, les jeux, la balade… Vous trouverez très vite la méthode qui marche le mieux avec votre bébé !

Si vous ne comprenez pas immédiatement le sens des pleurs de votre bébé, ce n’est pas grave. Gardez votre calme, dites à votre bébé qu’il a sûrement une bonne raison de pleurer mais que vous ne la comprenez pas. En lui montrant que vous partagez sa douleur, que vous êtes là à ses côtés, vous faites déjà beaucoup pour lui !

Que Faire en Cas de Spasme du Sanglot ?

Parfois, votre bébé pleure si fort qu’il en perd son souffle ! Cette crise de colère est bénigne. Prenez-le dans vos bras, allongez-le et restez calme : tout rentre vite dans l’ordre. Les spasmes du sanglot sont une forme particulière de pleurs qui s’observe chez certains enfants âgés de un à trois ans. Au cours d’une crise de pleurs, l’enfant se retient de respirer jusqu’à devenir bleu, tomber, voire perdre connaissance. Ces crises, destinées à impressionner les parents, ne sont pas dangereuses. Elles disparaissent généralement lorsque l’enfant est capable d’exprimer ses émotions par la parole. En présence d’une crise de spasmes du sanglot, mieux vaut garder son calme et faire comme si de rien n’était.

L'Importance du Soutien Parental

Chaque parent apprend à son rythme à comprendre les pleurs de son enfant, en fonction de la situation également. Votre bébé ne possède que les pleurs pour se faire comprendre et il ne fait jamais de caprices. Chaque pleur est « nécessaire » pour lui et appelle une réponse. Porter votre enfant est souvent le meilleur moyen de le consoler. La chaleur de vos bras et votre odeur le rassureront. Si cela ne fonctionne pas, vous pouvez lui chanter une chanson, vous promener dans la maison ou dehors, lui proposer un bain… Votre bébé aura du mal à s’apaiser si vous êtes tendus, essayer des méthodes qui vous conviennent et vous relaxent (le porter en écharpe en faisant la cuisine ou des exercices de respirations, écouter de la musique etc…). Si vous vous sentez à bout, cherchez à passer le relais à son deuxième parent ou si vous êtes seul à ce moment-là, mettez-le en sécurité pendant quelques minutes pour reprendre votre calme). N’abandonnez pas si ces astuces ne marchent pas du premier coup. S’ils vous angoissent ou vous mettent très en difficulté, parlez-en tout de suite à un professionnel du soin et de la parentalité. Aussi, certains bébés sont plus difficiles à consoler, à comprendre. L’épuisement et l’exaspération parental peuvent avoir de lourdes répercussions pour un bébé. En cas d’épuisement, d’exaspération ou encore d’impuissance, demandez à votre partenaire, un ami, ou autre de prendre le relais.

Pour apaiser bébé, mieux vaut être d’abord soi-même tranquille et calme. Si on se sent énervé, on prend un petit temps pour soi avant de s’occuper de bébé. Ensuite, on peut chercher à comprendre pourquoi il pleure. Il peut avoir faim, sommeil, chaud, mal quelque part ou la couche pleine. Mais la plupart du temps bébé a simplement besoin de réconfort, de tendresse et d’attention. Le placer à plat ventre sur notre avant-bras, son dos contre notre ventre, sa tête dans le creux de notre coude et notre main entre ses jambes. On peut parfois être exaspéré et, malgré tout notre amour pour bébé, penser à le secouer pour qu’il arrête de pleurer. Mais secouer bébé peut le laisser handicapé à vie, voir le tuer. Puis on s’isole un moment en essayant de se concentrer sur sa respiration jusqu’à ce qu’elle devienne plus régulière et ralentisse. On peut aussi bouger un peu, faire quelques pas ou quelques mouvements. Ou simplement prendre un grand verre d’eau… Quand c’est possible, on passe le relais à l’autre parent, ou à un autre adulte.

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