La colique néphrétique est une affection douloureuse et fréquente, résultant généralement de la présence de calculs dans les voies urinaires. Cet article vise à fournir une vue d'ensemble complète de la colique néphrétique, en abordant ses causes, ses symptômes, son diagnostic et ses options de traitement.
Introduction
La colique néphrétique est une douleur aiguë et intense qui survient lorsque le flux d'urine est obstrué, généralement par un calcul rénal. Cette obstruction entraîne une distension des voies urinaires, provoquant une douleur intense. Il est essentiel de comprendre cette condition pour une prise en charge rapide et efficace.
Qu'est-ce que la Colique Néphrétique?
La colique néphrétique se caractérise par une douleur intense causée par le passage d'un calcul rénal dans les voies urinaires. Le calcul, lorsqu'il se bloque dans l'uretère, crée une pression accrue dans le rein qui ne parvient plus à éliminer l'urine. Cette pression est à l'origine de la douleur aiguë ressentie au niveau des lombaires et pouvant s'étendre vers l'abdomen et les organes génitaux.
La colique néphrétique aiguë se définit comme un syndrome douloureux lombo-abdominal résultant de la mise en tension brutale de la voie excrétrice du haut appareil urinaire (uretère) en amont d’une obstruction, quelle qu’en soit la cause.
Causes de la Colique Néphrétique
La cause la plus fréquente de la colique néphrétique est la présence de calculs urinaires, également appelés lithiases rénales. Ces calculs se forment lorsque certains minéraux ou substances présentes dans l'urine se concentrent et cristallisent. Les calculs peuvent varier en taille, allant d'un grain de sable à une balle de golf. Les plus gros, dits « coralliformes », moulent l’intérieur du rein, ayant ainsi l’aspect de branches de corail.
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Lorsqu’ils grandissent jusqu’à une taille relativement importante (de l’ordre de quelques millimètres), ils entraînent l’obstruction d’un uretère et la distension des cavités rénales par l’urine. Les calculs rénaux et urétéraux sont souvent associés avec la douleur. Cependant, ce n’est pas toujours vrai. Si le calcul bloque le flux d’urine normal à travers l’uretère, vous éprouverez une douleur intense, connue sous le nom de colique néphrétique.
Il faut savoir que lorsque la colique néphrétique n’est pas due à un calcul, on parle de colique non lithiasique (20 % des cas). L’obstacle se révèle alors être une anomalie de la paroi urétérale (rétrécissement ou tumeur).
Types de Calculs Rénaux
Il existe plusieurs types de calculs rénaux, notamment :
- Calculs de calcium: Les plus courants, formés à partir de l'association du calcium avec l'oxalate ou le phosphate. Ils peuvent être dus à une consommation excessive de calcium, une absorption élevée d'oxalates ou des troubles métaboliques. Le calcium entre dans 90 % des calculs urinaires.
- Calculs d'acide urique: Se développent lorsque les niveaux d'acide urique dans l'urine sont trop élevés, souvent à cause d'une alimentation riche en protéines animales ou en purines. Les personnes atteintes de goutte sont plus susceptibles de développer ce type de calcul.
- Calculs de cystine: Plus rares, liés à une maladie génétique appelée cystinurie, qui provoque une accumulation de cystine, un acide aminé, dans les urines. Les calculs de cystine sont souvent récurrents et nécessitent une surveillance médicale étroite.
Facteurs de Risque
Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de formation de calculs rénaux :
- Déshydratation: Un manque d’hydratation est l’un des principaux facteurs de risque. Boire insuffisamment d’eau augmente la concentration des minéraux dans les urines, facilitant ainsi la formation de cristaux. Pour éviter ce risque, il est essentiel de boire au moins 2 litres d’eau par jour, et davantage en cas de chaleur ou d’activité physique intense.
- Alimentation déséquilibrée: Une alimentation riche en sel, en protéines animales, en sucre raffiné ou en oxalates (comme les épinards, le chocolat ou les noix) peut favoriser la formation de calculs. Adopter une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes et fibres, aide à réduire ce risque.
- Conditions médicales spécifiques: Certaines maladies augmentent le risque de développer des calculs rénaux. L’hyperparathyroïdie, par exemple, entraîne un excès de calcium dans le sang, tandis que la goutte augmente les niveaux d’acide urique. Ces conditions nécessitent un suivi médical particulier pour prévenir la formation de calculs.
- Antécédents familiaux: Bon à savoir : il existe un risque héréditaire concernant la colique néphrétique.
- Manque d'activité physique: Les calculs peuvent se former si vous n’urinez pas souvent.
Symptômes de la Colique Néphrétique
Le symptôme principal de la colique néphrétique est une douleur intense d’apparition brutale. Elle prend naissance au niveau lombaire, du côté du rein touché, et irradie vers le ventre, l’aine et les organes génitaux. La douleur se manifeste plutôt la nuit ou le matin. La colique néphrétique se caractérise par une douleur intense de la région lombaire et abdominale, survenant d’un seul côté et apparaissant de manière brutale.
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La douleur naît dans le dos et descend dans l’aine, voire au niveau des organes génitaux externes. Aucune position ne soulage la douleur qui peut s’accompagner d’autres symptômes.
Autres Symptômes Associés
Outre la douleur intense, la colique néphrétique peut s’accompagner d’autres symptômes qui varient en fonction de la localisation et de la taille du calcul :
- Hématurie: La présence de sang dans les urines, visible à l’œil nu (urines rouges ou rosées) ou détectée par une analyse, est fréquente. Elle est causée par le frottement du calcul contre les parois de l’uretère. L’examen des urines permet de détecter la présence de sang via une bandelette urinaire.
- Nausées et vomissements: L’intensité de la douleur peut provoquer des nausées, voire des vomissements.
- Pollakiurie: L’envie d’uriner fréquemment, même avec de petites quantités, et une sensation d’urgence (urgenturie) peuvent survenir si le calcul est proche de la vessie.
- Symptômes digestifs: nausées, vomissements, ballonnements abdominaux
- Symptômes urinaires : pollakiurie (envie fréquente d’uriner), urgenturie (besoin fréquent d’uriner), hématurie (sang dans les urines)
- Absence de fièvre: Vous n’avez pas de fièvre.
Diagnostic de la Colique Néphrétique
Le diagnostic des coliques néphrétiques est essentiellement clinique, autrement dit basé sur la présence des symptômes caractéristiques de l’affection.
Examen Clinique et Anamnèse
Lors de la consultation, le médecin commence par interroger le patient sur ses symptômes, notamment la localisation, l’intensité, et la durée de la douleur. Il cherchera également à savoir si le patient présente d’autres symptômes tels que la présence de sang dans les urines, des nausées ou une diminution du volume urinaire. L’examen clinique permettra au médecin de repérer les zones douloureuses et d’évaluer l’état général du patient (signes de déshydratation, fièvre, etc.).
Analyses d'Urine et Prise de Sang
Les analyses d’urine sont essentielles pour rechercher la présence de sang (hématurie) et détecter une infection associée. Celui-ci permet de s’assurer qu’il n’y a pas de nitrites ni de leucocytes qui pourraient signaler la présence d’une infection urinaire associée. Une prise de sang permet de vérifier la fonction rénale (taux de créatinine) et de rechercher des signes d’inflammation ou d’infection (élévation des globules blancs). Ces examens sont souvent réalisés en complément de l’examen clinique pour confirmer la présence d’un calcul.
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Imagerie Médicale
L’imagerie médicale est cruciale pour localiser le calcul rénal. Les calculs urinaires sont le plus souvent visibles par radiographie ou par échographie.
- Scanner sans injection (TDM): Le scanner sans injection, également appelé tomodensitométrie (TDM), est l’examen de référence pour diagnostiquer une colique néphrétique. Il permet de localiser précisément le calcul, de mesurer sa taille et d’évaluer le degré d’obstruction dans l’uretère. C’est l’examen le plus fiable, capable de détecter même de petits calculs invisibles à l’échographie.
- Échographie rénale: L’échographie rénale est souvent utilisée chez les femmes enceintes ou pour un diagnostic rapide, mais elle est moins précise que le scanner. Elle permet néanmoins de visualiser les reins et de détecter une dilatation (hydronéphrose) causée par un blocage des voies urinaires. L’échographie abdominale observant les reins et les conduits urinaires montre une distension du pyélon et des calices du rein, les calculs n’étant pas visibles directement mais par l’apparition d’un cône d’ombre signalant le calcul.
- Radiographie: On peut aussi avoir recours à la radiographie pour mettre en évidence un calcul que l’on sait radio-opaque (c’est-à-dire visible à la radiographie. En fonction de leur nature, ils ne le sont pas tous). La radiographie simple ou avec tomographies montre les calculs radio-opaques en projection des voies urinaires.
- Urographie intraveineuse (UIV): L’urographie intraveineuse nécessite l’injection rapide au sujet de 50 ml d’un produit de contraste iodé (opaque aux rayons X) dans la circulation sanguine qui va être épuré par les reins. Après la prise de clichés aux rayons X à des délais précis, le(s) calcul(s) et le produit de contraste sont mis en évidence montrant une distension des voies urinaires en amont du calcul qui stoppe la progression du produit de contraste dans les voies urinaires. Cette technique est beaucoup moins utilisée depuis que l’échographie est disponible.
Il est recommandé de réaliser une échographie associée à une radiographie de l’abdomen. Il faut en revanche considérer le rapport bénéfice-risque à cause de la radiation du scanner lors du diagnostic, mais aussi des scanners à suivre.
Situations Urgentes
Dans certaines situations, une intervention médicale immédiate est nécessaire :
- Fièvre ou signes d’infection rénale: La présence de fièvre, associée à une douleur lombaire et des frissons, est un signe alarmant. Cela peut indiquer une infection des voies urinaires ou des reins (pyélonéphrite), qui, si elle n’est pas traitée rapidement, peut entraîner des complications graves comme une septicémie. Exceptionnellement, la colique néphrétique peut se compliquer en pyélonéphrite (infection du rein). Le patient présente alors de la fièvre.
- Anurie: L’anurie est l’incapacité à uriner, ce qui peut se produire lorsque le calcul bloque totalement le flux urinaire. Si les deux reins sont affectés ou en cas de rein unique, cette situation devient critique, car l’accumulation d’urine peut entraîner une insuffisance rénale aiguë.
- Douleur intense résistante aux traitements médicamenteux: Dans certains cas, la douleur de la colique néphrétique peut être si intense qu’elle ne répond pas aux traitements antalgiques classiques. Cela peut nécessiter une intervention chirurgicale d’urgence ou l’administration de médicaments plus puissants, comme des opioïdes.
- Cas spécifiques: Les patients présentant des conditions médicales particulières, telles qu’une grossesse, une insuffisance rénale chronique, ou des malformations congénitales des voies urinaires, nécessitent une prise en charge immédiate et adaptée. Il faut considérer le cas où vous êtes une femme enceinte.
Traitement de la Colique Néphrétique
Le traitement de la colique néphrétique vise à soulager la douleur et à favoriser l’élimination du calcul. Le premier objectif thérapeutique est de soulager la douleur, le temps que l’obstruction soit levée et que le calcul rénal s’élimine naturellement.
Soulagement de la Douleur
Le soulagement de la douleur est la priorité lors d’une crise de colique néphrétique. Divers médicaments peuvent être utilisés pour atténuer la douleur, en fonction de sa sévérité et de la réponse du patient aux traitements.
- Antalgiques: Les antalgiques, comme le paracétamol ou le tramadol, sont souvent utilisés en première intention pour soulager la douleur légère à modérée. Ils peuvent être administrés par voie orale ou intraveineuse, selon l’intensité de la douleur et la situation du patient. En cas de douleur très intense, des médicaments plus puissants, tels que des opioïdes (morphine), peuvent être nécessaires.
- Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS): Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène ou le kétoprofène, sont particulièrement efficaces pour réduire la douleur de la colique néphrétique. Ils agissent en diminuant la production d’urine par le rein, ce qui réduit la pression dans les voies urinaires et soulage la douleur. Cependant, leur utilisation doit être surveillée, car ils peuvent entraîner des effets secondaires, notamment des troubles digestifs ou une insuffisance rénale en cas d’utilisation prolongée. Pour soulager la douleur, le médecin prescrit en premier des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) par voie injectable, en l’absence de contre-indication (grossesse, hémorragie en cours, ulcère de l’estomac ou du duodénum, insuffisance rénale chronique…). À savoir ! Les AINS sont contre-indiqués pendant la grossesse.
- Antispasmodiques: Les antispamodiques permettent de diminuer les nausées et les vomissements en cas d'injection de morphine. Leur utilisation pour combattre les spasmes douloureux au cours des crises de coliques néphrétiques est très répandue. Concernant la douleur engendrée par la colique néphrétique, votre médecin pourra vous prescrire au plus vite un traitement par anti-inflammatoires non stéroïdiens ou par antalgique associé à des antispasmodiques pour calmer les crises.
- Alphabloquants: Les alphabloquants, souvent prescrits pour les troubles de la prostate, peuvent être utilisés pour détendre les muscles de l’uretère et faciliter le passage du calcul. Leur efficacité reste controversée.
Hydratation Contrôlée
L’hydratation est cruciale pour aider le calcul à s’éliminer naturellement. Cependant, pendant une crise de colique néphrétique, il est important de ne pas boire de grandes quantités d’eau d’un seul coup, car cela pourrait aggraver la douleur en augmentant la pression dans les reins. Il est conseillé de boire régulièrement de petites quantités d’eau pour favoriser l’écoulement des urines sans déclencher une douleur supplémentaire. Une hydratation insuffisante peut également causer des problèmes de déshydratation, ce qui complique la gestion de la crise. Attention, si vous suspectez un début de colique néphrétique, ne buvez pas de grandes quantités de liquides en espérant chasser le calcul ! L'accumulation d'urine dans le canal bouché ne ferait qu'aggraver la douleur.
Traitement du Calcul
Une fois la crise de douleur soulagée, il convient de procéder au traitement de la cause c’est-à-dire du calcul qui obstrue l’uretère.
- Surveillance: Certains calculs peuvent s’évacuer seuls. Ils partent dans ce cas avec les urines au moment d’une miction. Il convient de filtrer les urines, par exemple en urinant à travers une compresse de gaze ou un filtre à café. Cela permet de récupérer le calcul s’il s’évacue. Par ailleurs, il est demandé au patient de conserver ses urines et de les filtrer avec un filtre à café afin de recueillir le calcul expulsé. En fonction de la taille du calcul, de sa localisation mais aussi de facteurs propres à chaque patient, l’urologue peut décider de laisser une chance au calcul de s’évacuer seul ou à l’inverse d’intervenir rapidement. Cette évaluation par l’urologue est absolument fondamentale et doit avoir lieu le plus rapidement possible après la crise, idéalement dans les 48-72 heures.
- Options chirurgicales: Les techniques modernes de fragmentation ont permis d’abandonner complètement la chirurgie ouverte au profit de voies d’abord mini-invasives, endoscopiques ou extracorporelles. Le choix du traitement dépend du type, de la taille, du nombre et de la localisation des calculs.
Sondes et Endoscopie
- Sonde double J: La sonde double J, ou sonde JJ, est souvent la première solution en cas de crise sévère ou d’urgence. Elle consiste à insérer un petit tube en plastique entre le rein et la vessie, permettant ainsi aux urines de s’écouler normalement malgré la présence d’un calcul. Cette intervention est réalisée sous anesthésie générale et permet de soulager rapidement la douleur en réduisant la pression sur le rein. La sonde peut rester en place plusieurs semaines, le temps de planifier un traitement définitif du calcul.
- Urétéroscopie: L’urétéroscopie (souple ou rigide) consiste en l’exploration endoscopique des voies urinaires hautes. Un appareil optique (urétroscope) est introduit par l’urètre dans la vessie, puis dans l’uretère jusque dans les cavités rénales. Elle permet une exploration complète des voies urinaires et surtout, par l’introduction d’une fibre optique, de fragmenter le calcul au laser. Les fragments peuvent ensuite être récupérés à l’aide d’un panier pour être envoyés en analyse spectrophotométrique afin d’en déterminer la nature. Une sonde urétérale est ensuite mise en place pendant quelques jours, pour être enlevée secondairement sous anesthésie locale. La technique est mini-invasive et ne requiert aucune incision. Une anesthésie générale est nécessaire pour le bon déroulement de l’intervention. L’urétéroscopie est une méthode endoscopique qui permet de traiter les calculs situés dans l’uretère ou le rein. Sous anesthésie générale, une fine caméra est insérée par les voies naturelles, remontant jusqu’à l’uretère. Une fois le calcul localisé, il peut être fragmenté avec un laser et retiré. Cette intervention est peu invasive et permet une récupération rapide du patient. Les calculs peuvent être éliminés ou fragmentés en passant par les voies naturelles (urétéroscopie) ou en faisant une petite incision de la peau (néphrolithotomie percutanée, pour les très gros calculs).
Lithotritie et Néphrolithotomie
- Lithotritie extracorporelle par ondes de choc (LEC): La lithotritie extracorporelle consiste à fragmenter le calcul à l’aide d’un générateur d’ondes de chocs (lithotriteur) qui sont transmises et focalisées sur le calcul à travers la paroi de l’abdomen. Le calcul est repéré à l’aide de la radioscopie intégrée de la machine et visé. Aucune incision n’est nécessaire et aucun instrument n’est introduit dans les voies urinaires. C’est la lithotritie qui repose sur l’usage d’ultrasons pour générer des ondes de choc qui vont désintégrer les calculs. Cette procédure est indolore et ne nécessite habituellement pas d’hospitalisation. Elle est contre-indiquée chez les femmes enceintes, les personnes obèses, celles qui portent un stimulateur cardiaque (pacemaker) ou celles qui prennent des traitements anticoagulants. Après lithotritie, les urines peuvent contenir un peu de sang pendant un ou deux jours. La lithotritie extracorporelle par ondes de choc (LEC) est une méthode non invasive qui utilise des ondes de choc pour fragmenter les calculs rénaux. Ces ondes, envoyées à travers la peau, cassent le calcul en petits morceaux qui peuvent être éliminés naturellement par les urines. Plusieurs séances peuvent être nécessaires pour fragmenter complètement le calcul. À savoir ! La séance de lithotritie extracorporelle se déroule en milieu hospitalier sur une journée. Le patient reçoit des calmants contre la douleur, puis le calcul est repéré par rayon X. La tête de traitement est installée au contact de la peau. Les ondes de choc sont ressenties comme des sortes de « claques » ; la douleur est généralement tolérable.
- Néphrolithotomie percutanée: La néphrolithotomie percutanée est une intervention plus invasive, réservée aux calculs de grande taille ou aux calculs compliqués. Elle consiste à faire une petite incision dans le dos pour accéder directement au rein et retirer le calcul. Cette méthode nécessite une anesthésie générale et une hospitalisation, mais elle est très efficace pour traiter les calculs volumineux ou en cas d’échec des méthodes moins invasives.
Chirurgie Ouverte
- Chirurgie ouverte: La chirurgie ouverte est une technique désormais rare, réservée aux cas les plus complexes, lorsque toutes les autres méthodes ont échoué ou lorsque les calculs sont particulièrement volumineux ou difficiles d’accès. Elle implique une incision plus large pour accéder directement au rein ou à l’uretère et retirer le calcul. Grâce aux avancées des techniques mini-invasives, la chirurgie ouverte est de moins en moins pratiquée, mais elle reste une option pour les situations exceptionnelles.
Prévention des Récidives
Il faut savoir que les coliques néphrétiques ont tendance à récidiver. On estime que la moitié des personnes ayant souffert de cette affection récidive dans les 5 ans.
Hydratation Adéquate
Une des précautions principales est de boire suffisamment, au moins 2 litres d’eau par jour. Cela permet de diluer les urines, et, ainsi, de diminuer la concentration en sels minéraux. Il faut privilégier l’eau comme boisson et ne pas oublier de boire avant le coucher. Buvez 2 litres d’eau par jour, voire plus s’il fait chaud ou si vous faites du sport, sauf en cas de contre-indication médicale ; Buvez régulièrement, y compris au coucher et la nuit si vous vous réveillez.
Alimentation Équilibrée
La prévention passe également par l’alimentation.Adaptez votre alimentation et la nature de vos boissons au type de calculs que vous avez.
- Calcium: Paradoxalement, l’absorption de calcium pourrait diminuer le risque de récidive, probablement par l’intermédiaire d’une baisse de cristallisation du CaOx l’oxalurie.
- Sel et Protéines: Un régime peu salé et pauvre en protéines diminuant la fréquence de récidive de calculs calciques.
- Sodas: Une bonne hydratation permet de diluer les composés responsables et diminuer le risque de récidive. Il faut cependant éviter les sodas qui majorent ce risque.
Traitement Médical
- Hypercalcémie: Dans le cas d’une hypercalcémie est retrouvée, le traitement de cette dernière peut diminuer sensiblement le taux de récidive.
- Hyperuricémie: De même, en cas d’hyperuricémie, un traitement médicamenteux de ce dernier diminue cette complication.
- Hypercalciurie: En cas d’hypercalciurie, un traitement par diurétique thiazidique ou par citrates permettent de diminuer cette dernière et de baisser le risque de récidive de lithiase.
Phytothérapie
La phytothérapie ; la médecine traditionnelle a identifié des plantes prévenant les calculs, dont par exemple Chenopodium album. L’extrait aqueux de ses feuilles montre in vitro une capacité d’inhibition de la nucléation et de l’agrégation et la croissance de la cristallisation de l’oxalate de calcium.
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