La colique, un terme souvent associé aux nourrissons, peut également affecter les adultes. Elle se manifeste par des douleurs abdominales intenses, parfois violentes, souvent par vagues, et peut avoir des causes très variées. Cet article vise à explorer les différentes facettes de la colique, ses causes, ses types et les solutions disponibles pour soulager et prévenir ces douleurs.
Qu'est-ce qu'une colique ?
La colique est un symptôme qui indique la présence de troubles abdominaux. Le terme désigne une douleur abdominale, souvent intense, liée à une contraction excessive d’un organe creux, comme l’intestin, la vésicule biliaire ou les reins. Elle est généralement cyclique, avec des pics de douleur suivis de moments d’accalmie. La colique est, par définition, la dilatation d'un organe. Elle peut être intestinale, hépatique (le foie) ou encore néphrétique (les reins). Elle entraîne d'importantes douleurs.
Les différents types de coliques chez l’adulte
Il existe plusieurs types de coliques, chacun ayant ses propres causes et symptômes :
La colique intestinale
Souvent liée à une accumulation de gaz ou à une mauvaise digestion, elle se traduit par des douleurs dans le bas-ventre, accompagnées de ballonnements, de diarrhée ou de constipation. Elle peut être passagère ou chronique, notamment en cas de syndrome de l’intestin irritable.
La colique néphrétique
La colique néphrétique aigüe se définit comme un syndrome douloureux lombo-abdominal résultant de la mise en tension brutale de la voie excrétrice du haut appareil urinaire (uretère) en amont d’une obstruction, quelle qu’en soit la cause. Cette douleur est causée par la présence d’un calcul rénal obstruant les voies urinaires. Elle est extrêmement vive, localisée dans le dos ou le flanc, et peut irradier vers l’aine. Elle s’accompagne parfois de nausées ou de sang dans les urines. La colique néphrétique touche environ 150 000 Français par an et représente 1 à 2% des consultations aux urgences hospitalières. Les coliques néphrétiques sont dues à la présence d’un calcul urinaire, ou lithiase rénale (du grec lithos = pierre), secrété par le rein et se coinçant dans l’uretère. On parle également de maladie lithiasique. L’uretère est le fin conduit qui amène les urines du rein à la vessie lors de leur évacuation. Cela provoque une augmentation brutale de la pression en amont de l’uretère, mais aussi au niveau rénal. Lorsque la colique néphrétique n’est pas due à un calcul, on parle de colique non lithiasique (20 % des cas). L’obstacle se révèle alors être une anomalie de la paroi urétérale (rétrécissement ou tumeur). Le symptôme principal de la colique néphrétique est une douleur intense d’apparition brutale. Elle prend naissance au niveau lombaire, du côté du rein touché, et irradie vers le ventre, l’aine et les organes génitaux. Exceptionnellement, la colique néphrétique peut se compliquer en pyélonéphrite (infection du rein). Le patient présente alors de la fièvre.
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Le diagnostic des coliques néphrétiques est essentiellement clinique, autrement dit basé sur la présence des symptômes caractéristiques de l’affection. Une échographie permet de visualiser et mesurer le calcul et la dilatation de l’uretère et du rein. On peut aussi avoir recours à la radiographie pour mettre en évidence un calcul que l’on sait radio-opaque (c’est-à-dire visible à la radiographie. En fonction de leur nature, ils ne le sont pas tous). Le premier objectif thérapeutique est de soulager la douleur, le temps que l’obstruction soit levée et que le calcul rénal s’élimine naturellement. Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Par ailleurs, il est demandé au patient de conserver ses urines et de les filtrer avec un filtre à café afin de recueillir le calcul expulsé. La séance de lithotritie extracorporelle se déroule en milieu hospitalier sur une journée. Le patient reçoit des calmants contre la douleur, puis le calcul est repéré par rayon X. La tête de traitement est installée au contact de la peau. Les ondes de choc sont ressenties comme des sortes de « claques » ; la douleur est généralement tolérable. Il faut savoir que les coliques néphrétiques ont tendance à récidiver. On estime que la moitié des personnes ayant souffert de cette affection récidive dans les 5 ans. Une des précautions principales est de boire suffisamment, au moins 2 litres d’eau par jour. Cela permet de diluer les urines, et, ainsi, de diminuer la concentration en sels minéraux. Il faut privilégier l’eau comme boisson et ne pas oublier de boire avant le coucher. La prévention passe également par l’alimentation.
La colique hépatique
Elle survient lors d’un blocage des voies biliaires, souvent à cause d’un calcul. Elle se manifeste par une douleur intense dans le côté droit de l’abdomen, parfois après un repas riche en graisses. Elle peut être le signe d’une lithiase biliaire.
Causes fréquentes des coliques
Plusieurs facteurs peuvent déclencher des coliques chez l'adulte :
Une alimentation déséquilibrée
Un excès de graisses, d’aliments fermentescibles ou une consommation insuffisante de fibres peut favoriser les troubles digestifs, les ballonnements et les spasmes intestinaux.
Le stress et les émotions
Le système digestif est très sensible aux états émotionnels. Le stress, l’anxiété ou les contrariétés peuvent déclencher ou aggraver les coliques chez certaines personnes, notamment en cas de côlon irritable.
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Des pathologies sous-jacentes
Certaines maladies comme la lithiase biliaire, les infections urinaires, les inflammations digestives ou les cancers peuvent provoquer des douleurs coliquantes. Un avis médical est essentiel si les symptômes sont fréquents ou inhabituels.
Solutions et traitements
Premiers gestes à adopter en cas de douleur aiguë
- S’allonger et se détendre
- Appliquer une compresse chaude ou une bouillotte chaude sur l’abdomen
- Prendre un antispasmodique si nécessaire (de type Spasfon) pour calmer les douleurs
- Boire de l’eau tiède ou une tisane (menthe, fenouil)
Ces mesures peuvent aider à faire passer une crise légère ou modérée.
Le traitement selon la cause
Si la douleur est liée à une pathologie identifiée (calcul, infection, inflammation), un traitement spécifique sera prescrit par le médecin : antibiotiques, antalgiques, chirurgie en cas de complications. En cas de nausées, des antihistaminiques peuvent aider.
Dans le cas de coliques intestinales bénignes, un rééquilibrage alimentaire, la gestion du stress et éventuellement des probiotiques peuvent être proposés.
Concernant la douleur engendrée par la colique néphrétique, votre médecin pourra vous prescrire au plus vite un traitement par anti-inflammatoires non stéroïdiens ou par antalgique associé à des antispasmodiques pour calmer les crises. Les calculs rénaux, lorsqu’ils sont petits, peuvent s’éliminer spontanément dans 90 % des cas en parvenant jusqu’à la vessie.
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Prévention
Pour prévenir les coliques néphrétiques, il existe de nombreux traitements naturels qui passent essentiellement par l’alimentation. Une des précautions principales est de boire suffisamment, au moins 2 litres d’eau par jour. Cela permet de diluer les urines, et, ainsi, de diminuer la concentration en sels minéraux. Il faut privilégier l’eau comme boisson et ne pas oublier de boire avant le coucher. La prévention passe également par l’alimentation.
Quand consulter un médecin ?
Une consultation médicale est recommandée si :
- La douleur est très intense ou persistante
- Elle s’accompagne de fièvre, vomissements, saignements, troubles urinaires
- Elle se répète fréquemment
- Il y a une perte de poids inexpliquée
Un diagnostic précis est essentiel pour écarter une cause grave. Il est important d'adopter les bons gestes pour traiter la colique néphrétique rapidement.
Coliques et nausées matinales
Il est important de noter que les nausées matinales peuvent être liées à différentes causes, y compris la grossesse. Les nausées matinales de la femme enceinte apparaissent très vite après la conception, parfois même dès le 1er mois de grossesse. C’est le signe que votre grossesse se déroule bien. En effet, les nausées le matin s’expliquent par les modifications hormonales qui permettent à la grossesse de continuer. Les nausées sont d’ailleurs un symptôme que ressentent 50 % à 70 % des femmes enceintes. Mais rassurez-vous, elles se calment vers la fin du 3ème mois.
Cependant, les nausées matinales peuvent également être associées à d'autres conditions, notamment :
- Migraines
- Hypertension
- Stress
- Gastro-entérite ou intoxication alimentaire
- Effets secondaires de médicaments
- Hépatite A
Si vos nausées matinales durent plus de quelques jours ou si elles s’aggravent, consultez sans tarder un médecin.
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