Votre nourrisson traverse-t-il régulièrement des crises de pleurs qui semblent inconsolables ? Entre 1 et 6 mois, certains enfants connaissent ce que les pédiatres nomment fréquemment « les coliques du nourrisson ». Lors de ces épisodes particulièrement difficiles à gérer (pour l’enfant comme pour les parents), le nourrisson pleure de façon intense et soutenue sans que l’on parvienne à le calmer (on parle aussi de pleurs inconsolables du nourrisson). Il est aujourd’hui estimé que 25 % des nourrissons seraient concernés par ces crises récurrentes en fin de journée ou à la tombée de la nuit.
Les coliques du nourrisson : qu'est-ce que c'est ?
Il n’existe pas de réelle définition des coliques du nourrisson, car ce n’est pas une maladie, mais un symptôme. Les coliques du nourrisson sont associées à des cris et pleurs intenses chez les très jeunes enfants. Les parents pensent que leur bébé souffre de douleurs abdominales évoluant par crises, accompagnées de pleurs et d’émissions de gaz. Cependant, il n’a jamais été prouvé que les nourrissons souffrent de violentes douleurs intestinales (en particulier du colon) ni que le bébé a beaucoup de gaz pendant ces crises. À noter que les coliques ne modifient pas la consistance ou l'aspect des selles et ne sont pas à confondre avec une diarrhée.
En réalité, la colique est par définition une douleur aiguë due à la distension d’un organe creux. Les coliques du nourrisson désignent des crises survenant le plus souvent après la tétée ou le biberon. Les coliques du nourrisson apparaissent quelques semaines après la naissance. Elles sont dues à des spasmes de l’intestin. Elles se traduisent par des crises de pleurs survenant le plus souvent après la tétée ou le biberon. Ces crises sont déconcertantes pour les parents, parce qu’elles surviennent soudainement et disparaissent d’elles-mêmes. Après son repas, le nourrisson est calme et content, puis se met soudain à pleurer. Il se tortille, devient rouge et semble souffrir sans raison visible. Il est parfois ballonné, avec le ventre dur. Ces crises de colique ont lieu plus fréquemment en fin d’après-midi ou en début de nuit, et lorsque le bébé est allongé. L’enfant est difficile à calmer. Il émet parfois des gaz ou des selles, ce qui semble le soulager.
Il est important de noter que le terme de coliques du nourrisson est généralement utilisé de façon inappropriée pour des épisodes de pleurs intenses, survenant en particulier en fin de journée. Le terme « coliques » est ambigu car il évoque le tube digestif, et spécialement le colon ou l’intestin. Mais ce terme est utilisé en médecine pour parler de douleurs intenses et dans des situations n’ayant pas obligatoirement de rapport avec le tube digestif, comme pour les coliques néphrétiques (souvent provoquées par un calcul rénal) ou les coliques hépatiques (douleurs dues à un calcul biliaire) par exemple. Actuellement, les experts s’accordent à dire qu’il faudrait remplacer le terme "coliques du nourrisson" par "pleurs excessifs du nourrisson", car ces pleurs intenses sont le plus souvent sans rapport avec le tube digestif ! Il est cependant difficile de définir l’adjectif « excessif ». Pour des parents anxieux, les pleurs de leur bébé seront plus vite caractérisés comme excessifs et cela d’autant plus s’il s’agit de leur premier bébé et s’ils sont isolés, sans famille proche.
Comment reconnaître les coliques du nourrisson ?
Les coliques de bébé concernent des enfants en parfaite santé qui sont hyperexcitables à une certaine période de la journée (souvent en début ou fin de soirée). Elles disparaissent généralement de manière naturelle entre le 4ᵉ et le 5ᵉ mois de vie.
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Voici quelques signes caractéristiques des coliques :
- Votre bébé pleure beaucoup plus que d’habitude et son visage devient tout rouge, souvent en fin d’après-midi ou en soirée.
- Il plie ses bras et ses jambes, adoptant parfois une position dite « de batracien », en repliant les jambes vers le ventre.
- Il est très agité et semble chercher une position confortable sans la trouver.
- Il a des gaz qui semblent le soulager par intermittence.
- Il paraît avoir mal au ventre, se tortillant souvent.
- Il se réveille fréquemment après s’être endormi, sursautant et pleurant parfois pendant plus d'une heure.
Les pleurs du soir ne sont pas toujours dus aux coliques et peuvent s’accompagner d’autres symptômes. En cas de doute, consultez votre pédiatre qui saura poser un diagnostic précis. Il est indispensable de demander conseil à votre médecin dès l’apparition de pleurs répétés qui vous paraissent compliqués à calmer. En cas de doutes, ou lorsque les crises de pleurs incessantes commencent dès la première semaine de vie, ou ne s’arrêtent pas après le 5ème/6ème mois, il est important de consulter rapidement votre pédiatre.
Les causes de la colique du bébé
Les coliques du nourrisson sont un phénomène encore mal compris qui fait toujours débat au sein de la communauté scientifique : aucune cause médicale n’a en effet été clairement identifiée à ce jour. L’origine de ces coliques est difficile à déterminer. Les causes des coliques du nourrisson restent encore mystérieuses et inexpliquées, car il ne s’agit pas d’une maladie mais d’un ensemble de symptômes. Toutefois, certains facteurs peuvent contribuer à ce phénomène. Voici les principales hypothèses avancées :
- Immaturité intestinale (origine physiologique) : À l’âge où se manifestent les coliques, bébé a un système digestif encore très immature, notamment au niveau de la flore intestinale. Le système digestif et le système nerveux du bébé ne sont pas encore suffisamment matures, ce qui peut provoquer des ballonnements, des spasmes et des douleurs abdominales. D’ailleurs, le remplissage de l’estomac entraîne par réflexe (réflexe gastro-colique) une activation des mouvements de l’intestin. C’est pourquoi les bébés ont souvent une selle après le repas. Si votre bébé boit très vite, sans faire de pauses et donc sans rots intermédiaires, les mouvements de l’intestin deviennent violents et très douloureux. Il aura alors du mal à terminer son repas même s’il a encore faim car dans cette situation, plus il boit de lait, plus il a mal au ventre.
- Déséquilibre de la flore intestinale : Certains chercheurs explorent des traitements par prébiotiques et probiotiques. Il pourrait s’agir également d’une modification du microbiote, qui entrainerait alors un déséquilibre avec excès de fermentation colique produisant ainsi des ballonnements et des spasmes.
- Allergies ou intolérances alimentaires : D’après certains médecins, les coliques du nourrisson pourraient également être causées par une allergie alimentaire, ou une intolérance au lait de vache. Une allergie aux protéines de lait de vache, fréquente chez les bébés nourris aux laits infantiles et parfois aussi chez les bébés allaités indirectement, peut être en cause. Des pleurs survenant plus ou moins rapidement après le biberon font partie des divers symptômes d’une APLV. Le pédiatre confirmera ce diagnostic suite à des tests biologiques et l’essai d’un régime alimentaire sans protéines de lait de vache. Chez les enfants allaités par leur mère, ces coliques pourraient être une réaction indirecte au lait de vache. Si votre bébé présente une allergie au lait et que vous ne pouvez pas allaiter, il existe aujourd’hui plusieurs alternatives au lait de vache. En cas de mal-digestion, vous, parents, pourrez opter pour un lait infantile plus pauvre en lactose, et éventuellement enrichi en lactase en accord avec le médecin de votre enfant.
- Piste neuropsychologique : L’horloge biologique de bébé, notamment son cycle veille-sommeil, n’est pas encore bien réglée. Certains chercheurs estiment que les coliques du nourrisson sont, au même titre que les pleurs, une étape normale du développement chez certains bébés. Pour ces enfants, les crises de pleurs seraient alors le moyen d’évacuer les tensions et le stress causés par les stimulations du quotidien. Par ailleurs, l’angoisse liée à la tombée de la nuit pourrait également déclencher un besoin de réconfort qui causerait des pleurs inexpliqués (les pleurs sont alors le seul moyen de communiquer pour bébé). Actuellement, les scientifiques pensent que ces pleurs du soir sont la traduction d’une période normale d’activité physique et cérébrale du nouveau-né, dont les pleurs sont le seul moyen d’expression. D’ailleurs, dans le ventre de sa maman, le fœtus avait déjà une période d’activité plus intense entre 18h/20h et minuit ! Cette période normale dans le développement physiologique du bébé se termine d’elle-même vers l’âge de 3 à 4 mois.
- Aérophagie : Certains bébés avalent trop d’air en tétant (sein ou biberon), ce qui provoque des gaz douloureux. Votre bébé donne l’impression de souffrir de douleurs intenses et vous pensez que son ventre est en cause en raison de ses gaz. Il faut savoir qu’un bébé qui pleure avale de l’air, et que cet air dégluti va ressortir, soit sous forme de rots, soit sous forme de gaz.
- Anxiété des parents: Le stress et l’anxiété chez les parents pourraient également influencer le bien-être du nourrisson. Enfin, il a été suggéré que l’anxiété de la mère (en particulier dans le cas du premier enfant) pourrait favoriser l’apparition de coliques. Certains bébés, dès leur plus jeune âge, expriment en miroir le stress ou les inquiétudes de leurs parents.
Quelles sont les solutions pour soulager bébé ?
Les coliques du nourrisson n’étant pas une maladie, il n’existe aucun traitement médicamenteux pour y remédier. De plus, tous les parents qui ont déjà connu ce type d’épisode savent combien il peut être difficile de parvenir à calmer bébé, y compris en y mettant toute la meilleure volonté du monde.
Même si vous pouvez vous sentir démunis face aux pleurs, plusieurs gestes doux et techniques simples peuvent apaiser votre bébé :
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Si vous allaitez : Évitez les aliments provoquant des gaz comme les épices, choux, brocolis, choux de Bruxelles, haricots, et flageolets, car ils peuvent entraîner davantage de flatulences chez bébé.
Chaleur apaisante : Posez sur le ventre de bébé une bouillotte tiède (préférablement remplie de noyaux de cerises). La chaleur est un antidouleur efficace.
Position verticale : L’écharpe de portage est une bonne solution, la posture verticale soulage souvent le nourrisson. En le portant avec une écharpe de portage, vous répondez idéalement à cette attente : bébé sera serré contre vous et se sentira en sécurité dans vos bras. De plus, la position physiologique adoptée par votre bambin dans l’écharpe (les jambes sont légèrement relevées) pourra l’aider à soulager ses douleurs intestinales et à expulser les gaz éventuels.
Portage ventral : Portez votre bébé à plat ventre sur votre avant-bras, tête dans la main, jambes et bras pendants, puis marchez doucement en respirant profondément pour une détente partagée. Pendant les crises vous pouvez réaliser la position du Tigre sur la branche. Placez votre nourrisson à plat ventre sur votre avant-bras. Son ventre doit tenir dans votre main. Veillez à laisser pendre ses bras et ses jambes de chaque côté, et bien soutenir sa tête. Ramenez bébé bien contre vous et effectuez des mouvements haut / bas, ou marcher pour balancer bébé.
Massages du ventre : Si vous vous apercevez que le ventre de votre bout de chou est tout dur et qu’il émet des gaz, il peut être judicieux de lui masser l’abdomen. Massez doucement le ventre de bébé dans le sens des aiguilles d’une montre, en évitant les repas et les crises. La première technique consiste à placer une main sous la couche de bébé, tandis que l’autre main est posée sur son ventre. La deuxième technique consiste à masser l’abdomen de bébé tout en pliant une de ses jambes (puis d’étirer la jambe tout doucement). Massez le ventre de bébé régulièrement, votre ostéopathe vous montrera plusieurs techniques à reproduire chez vous.
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- On masse en cercle : Posez la paume de votre main droite au niveau de la hanche droite de votre bébé. Glissez doucement vos doigts vers le haut, jusqu’à la cage thoracique de bébé. Glissez ensuite votre main vers la droite, redescendez doucement jusqu’à sa hanche gauche puis revenez à sa hanche droite. Recommencez avec la main gauche (sens des aiguilles d’une montre) 4 à 5 fois de suite.
- On détend son ventre : Posez deux doigts de votre main sous les cotes à gauche descendez jusqu’à la jambe par des mouvement en arc de cercle. Enchainez main droite, puis gauche et recommencez 4 à 5 fois de suite.
- On fait des moulinets : A l’aide de vos mains posées sur les genoux de bébé, amenez ses cuisses sur son ventre quelques secondes, puis faites des petits moulinets très lents dans le sens des aiguilles d’une montre (sens de la digestion) 4 à 5 fois.
Créez une ambiance calme : Lumière tamisée, petite musique douce, ambiance calme et tranquille…L’environnement de bébé peut jouer un rôle important sur son bien-être et son anxiété. Utilisez de la musique classique, tamisez la lumière, et créez un environnement apaisant.
Après la tétée ou le biberon : Lorsque votre bout de chou a pris la tétée ou a bu son biberon de lait infantile, allongez-le sur le ventre sur votre lit, la table à langer ou un coussin d’allaitement, si vous allaitez bébé. En bougeant les jambes, bébé va exercer une faible pression contre son ventre qui fera office de massage et pourra lui faire le plus grand bien.
Autres conseils : Pour la même raison, optez pour des biberons et tétines anti-colique. N’oubliez pas de lui faire son rot même s’il est allaité ; Proposez-lui le sein ou une tétine, en tétant, bébé évacue les gaz et son organisme libère des endorphines, ce qui l’aide à s’apaiser et à bien dormir.
La phytothérapie (soins par les plantes), l’ajout de probiotiques (lactobacillus Reuteri) dans l’alimentation de l’enfant ou encore l’utilisation de « julep gommeux » (médicament à base d’eau de chaux et de gomme arabique préparé par le pharmacien) sont autant d’éléments susceptibles d’aider à la diminution des coliques des bébés. Votre présence et votre attention de maman et papa, avec une grande patience, constituent sans aucun doute le plus efficace des traitements pour calmer les « coliques » de votre bébé. Aussi, n’hésitez pas à multiplier câlins, peau à peau, massages, bisous, comptines et autres mots rassurants pour apaiser votre enfant.
Que faire si vous vous sentez dépassé par les pleurs ?
Les coliques du nourrisson peuvent provoquer chez les jeunes parents un fort sentiment d’impuissance et un stress important pouvant s’avérer désespérants par moment. Ne sachant plus quoi faire pour calmer leurs enfants, les parents peuvent également ressentir de la colère, voire une certaine détresse psychologique. Ces pleurs incontrôlables peuvent vous donner le sentiment d’être impuissants.
- Posez bébé dans son lit en toute sécurité.
- Expliquez-lui que vous avez besoin de souffler et que vous revenez.
- Prenez un moment pour vous éloigner, appelez un proche, un ami, ou un service d’écoute comme « Allo Parents en crise » (0 805 382 300).
- Une fois calmé, retournez auprès de votre bébé, il en aura besoin.
Il faut absolument que vous restiez calmes et ne pas vous « énerver » contre ce bébé : ne secouez jamais votre tout-petit , ne le secouez pas, même si vous perdez patience car cela n’arrangera pas la situation et risquera d’entraîner des séquelles cérébrales très graves. Pour accompagner au mieux votre enfant à passer ce cap et éviter d’être angoissés à votre tour, n’hésitez pas à alterner de grands moments de câlins et des moments où vous laissez votre bébé crier quelques instants seul.
Ces pauses sont un signe de responsabilité parentale, pas d’échec. N’hésitez pas à alterner avec l’autre parent pour vous reposer. Prendre soin d’un bébé qui souffre de coliques peut être extrêmement éprouvant. Bébé est souvent inconsolable et cela peut créer un sentiment d’impuissance chez les parents. Ne vous remettez pas en cause, ce problème est répandu et surtout temporaire. N’hésitez pas à demander de l’aide à votre entourage pour prendre le relais, pour prendre soin de votre bébé et de vous !
Quand consulter un médecin ?
Bien qu’assez désagréables, les coliques du nourrisson sont bénignes et cessent spontanément. Mais si elles s’accompagnent de vomissements ou de douleurs abdominales, il peut s’agir d’une affection plus grave nécessitant une consultation médicale en urgence. Si l’enfant a de la fièvre, les coliques peuvent en fait révéler une infection, notamment une gastro-entérite. D’autres symptômes peuvent indiquer un problème plus sérieux : une prise de poids insuffisante, des vomissements fréquents, une diarrhée persistante ou des selles anormales. La fièvre est également un signe qui nécessite une consultation rapide. Si vous observez ces symptômes, consultez un pédiatre.
Il est important de savoir quand consulter un professionnel de la santé si vous pensez que votre bébé souffre de coliques. Voici quelques signes qui indiquent qu'il est temps de demander de l'aide médicale :
- Pleurs excessifs et inconsolables : Si les pleurs de votre bébé sont particulièrement intenses, fréquents et ne semblent pas s'améliorer malgré vos efforts pour le calmer, il est conseillé de consulter un médecin.
- Changement dans les habitudes alimentaires : Si votre bébé a du mal à s'alimenter normalement en raison des pleurs et de l'irritabilité, s’il vomit ses repas, s’il présente des diarrhées ou si du sang apparaît dans ses selles, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé pour exclure d'autres problèmes de santé.
- Problèmes de sommeil : Si les coliques perturbent considérablement le sommeil de votre bébé, provoquant des réveils fréquents et une agitation pendant la nuit, une consultation médicale est justifiée.
- Signes de détresse physique : Si vous remarquez des signes de détresse physique tels que de la fièvre, des selles anormales, des vomissements fréquents, un ventre qui semble douloureux et qui perd sa souplesse ou d'autres symptômes inquiétants, consultez un médecin.
- Inconfort extrême : Si votre bébé semble extrêmement mal à l'aise, a du mal à se calmer même après avoir essayé diverses méthodes de soulagement, il est recommandé de consulter un professionnel.
- Inquiétudes parentales : Si vous êtes préoccupé par la santé ou le bien-être de votre bébé, il est toujours préférable de consulter un médecin pour obtenir des réponses et des conseils spécifiques à votre situation.
- Intuition parentale : En tant que parent, si vous avez le sentiment que quelque chose ne va pas et que vous avez besoin de conseils médicaux, il est important de faire confiance à votre intuition.
N'ayez pas peur de consulter un professionnel de la santé si vous avez des inquiétudes. Ils sont là pour vous aider à évaluer la situation, à écarter toute cause sous-jacente et à vous fournir des conseils pour gérer les coliques de votre bébé. Même si elles sont généralement bénignes, il est essentiel de s'assurer que votre bébé est en bonne santé et de recevoir le soutien dont vous avez besoin en tant que parent.
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