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Cododo, terreurs nocturnes et sommeil de bébé : comprendre et agir

Les terreurs nocturnes chez les enfants sont un sujet de préoccupation pour de nombreux parents. Bien que les terreurs nocturnes soient plus fréquentes chez les enfants âgés de 2 à 6 ans, elles peuvent parfois susciter des inquiétudes chez les parents, en particulier lorsqu'il s'agit de la qualité du sommeil de leur bébé et des pratiques telles que le cododo. Cet article vise à explorer la relation entre le cododo, les terreurs nocturnes et le sommeil du bébé, en fournissant des informations utiles et des conseils pratiques pour aider les parents à comprendre et à gérer ces situations.

Terreurs nocturnes : qu'est-ce que c'est ?

Fréquentes chez l'enfant, les terreurs nocturnes sont beaucoup plus rares voire quasi inexistantes chez l'adulte. Pourtant, la parentalité peut engendrer d'autres troubles du sommeil. Les terreurs nocturnes sont des parasomnies, c'est-à-dire des comportements anormaux qui surviennent pendant le sommeil. Elles touchent essentiellement l'enfant entre 2 et 6 ans et ne présentent aucun caractère de gravité. Elles disparaissent spontanément avec le temps. Si les terreurs nocturnes peuvent exister chez l'adulte, elles restent extrêmement rares et n'ont pas de corrélation avec la parentalité.

Comment les reconnaître ?

C'est entre 18 mois et 4 ans environ que la terreur nocturne se manifeste. En général, ces troubles du sommeil ont lieu environ 1 à 2 heures après l'endormissement de bébé. Elles ont lieu pendant la phase de sommeil lent profond de l’enfant, soit environ 1 à 2 h après son endormissement. Le sommeil fonctionnant par cycles, le bébé peut être victime de ces terreurs nocturnes à chaque phase de sommeil lent profond. En pleine terreur nocturne, l'enfant peut se montrer très agité, terrifié ou agressif, le plus souvent en larmes et il peut même avoir les yeux ouverts. Ces éveils confusionnels peuvent être impressionnants pour la famille, car l’enfant peut aussi hurler, avoir des sueurs, des nausées, son rythme cardiaque et sa respiration peuvent s’accélérer… Mais le tout petit enfant ne remarque pas la présence de ses parents près de lui. À la fin de l’épisode, l’enfant se rendort sans éprouver de difficultés. En dépit des apparences, la famille peut se rassurer : les éveils nocturnes qui y sont liés ne sont pas dangereux pour leur enfant. Même si l’enfant a l’air éveillé, il ne l’est pas.

Les causes des terreurs nocturnes

La terreur nocturne du bébé apparaît surtout lorsque le sommeil de l’enfant est perturbé. Ce qui peut être le cas chez ceux qui n’ont pas pu faire la sieste de la journée, par exemple. Les habitudes de sommeil du nourrisson sont modifiées. Les parents couchent leur enfant trop tard ou il a accumulé beaucoup de fatigue : dans ces cas-là, son sommeil se modifie pour lui permettre de mieux récupérer. L'enfant est anxieux suite à des changements d’habitudes : il déménage, il change de crèche, la famille se sépare, etc. Le nourrisson est malade ou a de la fièvre. L'impact du stress et de la fatigue, la surcharge émotionnelle et la fatigue excessive perturbent profondément le sommeil de votre bébé. Quand votre petit est épuisé, son cerveau peine à gérer les transitions entre les cycles de sommeil, augmentant le risque de terreurs nocturnes.

Comment réagir face à une terreur nocturne ?

Restez calme face à une terreur nocturne et adoptez une présence rassurante. Placez votre main délicatement sur le front ou le bras de votre bout'chou sans le forcer, et parlez-lui doucement avec des mots apaisants. Assurez sa sécurité en vérifiant que rien ne puisse le blesser dans son lit. Une veilleuse tamisée vous permet de garder un œil sur lui sans perturber son sommeil. Évitez absolument de le réveiller pendant l'épisode. Votre petit retrouvera naturellement un sommeil paisible après 5 à 15 minutes. Si ces moments se répètent fréquemment aux mêmes heures, notez les horaires pour mieux anticiper les prochains cycles. Secouer votre enfant ou le forcer à se réveiller pendant une terreur nocturne aggrave son état de confusion. Cette intervention brusque perturbe son cycle de sommeil naturel et peut prolonger l'épisode. Le porter ou le sortir de son lit représente aussi un risque, car ses mouvements désordonnés peuvent entraîner des chutes. Gardez une distance protectrice tout en maintenant une présence rassurante.

Lire aussi: Cododo : ce qu'il faut savoir (avis médical)

Comment prévenir les terreurs nocturnes ?

Un rythme de sommeil régulier réduit considérablement les risques de terreur nocturne. Les siestes programmées aux mêmes heures, un dîner léger 2 heures avant le coucher et une température de chambre stable autour de 19°C créent un environnement propice au repos. Créez des moments calmes pendant la journée pour aider votre enfant à décompresser. Une pause lecture, un temps de câlin ou une session de jeux tranquilles permettent d'évacuer les tensions accumulées. La routine quotidienne joue un rôle essentiel dans la prévention des terreurs nocturnes. Maintenez des horaires réguliers pour les repas et les activités, en évitant les stimulations excessives en fin de journée. Les écrans, particulièrement, sont à bannir dans les deux heures précédant le coucher. La mise en place d'un rituel du soir commence par un bain tiède relaxant, suivi d'un massage doux avec une huile apaisante. Ce moment de détente prépare naturellement votre bout'chou au sommeil. Un environnement serein participe grandement à la qualité du repos. Tamisez la lumière, maintenez une température agréable autour de 19°C et diffusez une berceuse douce en fond sonore.

Le cododo : une pratique à considérer

Le cododo, qui consiste à faire dormir son bébé dans la même chambre, voire dans le même lit, est une pratique de plus en plus courante. Selon notre experte, l'une des clés pour mieux dormir pourrait être la mise en place d'un lit cododo car, contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire, l'endormissement autonome n'est pas naturel et l'enfant n'est pas programmé pour cela, il a besoin de proximité et de sécurité. Pour rassurer bébé pendant son sommeil et l’aider à s’adapter à sa vie extra-utérine, le cododo est idéal. Faire du cododo avec bébé désigne simplement le fait de dormir dans la même chambre que lui. Attention, il est à différencier du cosleeping qui lui, consiste à partager le même lit.

Les avantages du cododo

Les bienfaits du cododo sont nombreux et ont un réel impact sur le bien-etre de bébé. il permet de renforcer le lien d’attachement qui existe entre vous et votre enfant. Contrairement aux idées reçues, cela ne le rendra pas davantage dépendant de vous. C’est même tout l’inverse ! il est idéal pour répondre aux besoins de bébé plus rapidement et sans devoir se lever. Le cododo aide grandement les mamans allaitantes qui sont à proximité de l’enfant pour subvenir rapidement à ses besoins. Les tétées nocturnes sont alors plus agréables pour la maman qui n’a pas besoin de se lever (ou presque). Certains disent que le cododo réduirait le risque de mort subite du nourrisson. Votre bébé est heureux lorsqu’il vous sent proche. Il est rassuré et en confiance. Du côté de la maman, elle s’assure que son bébé va bien, que sa respiration est régulière, qu’il n’a pas trop chaud ou trop froid. Un lien se créer entre la mère et l’enfant, on découvre son bébé d’une autre manière. Pour une bonne mise en place de l’allaitement, le sein a besoin d’être stimulé régulièrement. “Cette façon de dormir permet à la mère (et au père) de réagir rapidement si l’enfant pleure, s’il étouffe ou encore s’il a besoin qu’on lui dégage les voies nasales, qu’on le rafraîchisse, qu’on le caresse, qu’on le berce ou qu’on le prenne dans les bras. Ainsi, ils soulignent avant tout à quel point le cododo est naturel en ceci qu’il soutient l’allaitement au sein et lui permet de perdurer. En effet, j’ai tendance à encourager le cododo avec les petits bébés afin de combler leurs importants besoins de proximité.

Les précautions à prendre pour un cododo sécurisé

Pour pratiquer le cododo en sécurité avec votre bébé, il est nécessaire qu’il dorme dans son propre lit. Vous pouvez choisir un lit de cododo qui va s’attacher au vôtre ou opter pour un berceau classique que vous placerez à côté. À vous de choisir le mode de couchage qui vous convient le mieux. Afin de prévenir le risque de Mort Inattendue du Nourrisson qui survient principalement entre 0 et 6 mois (mais peut se produire jusqu’à 2 ans), il est important de veiller à ce que votre enfant soit couché de manière sécuritaire. Pour cela, placez-le sur le dos, dans une gigoteuse adaptée à sa taille. Evitez les peluches, couvertures, oreillers qui pourraient venir obstruer ses voies aériennes. Utilisez un matelas ferme et veillez à ce que la température de la chambre se situe autour de 18 à 19 degrés. Attention, afin d’éviter le tabagisme passif, il est important de ne pas fumer avant de vous coucher près de lui. Enfin, si bébé a un reflux, ne placez rien sous le matelas. Les parents dorment avec bébé dans leur lit, entre eux deux. Sur ce point, nous vous le déconseillons fortement puisque c’est un facteur aggravant de la mort subite du nourrisson. Il est préférable d’opter pour un lit spécial cododo qui est fixé au lit des parents. Le principal risque est l’étouffement du bébé. C’est pourquoi il est fortement déconseillé de dormir avec bébé dans son lit. Un des parents, en phase de sommeil profond pourrait mettre en danger le nourrisson. Il est important de rappeler que la mort subite du nourrisson est multipliée par 5 pour un bébé de moins de 3 mois qui partage le lit de ses parents. Retenez que bébé a besoin d’être couché sur le dos, dans un lit adapté à son âge et sans rien autour pour assurer sa sécurité.

Les inconvénients potentiels du cododo

Un autre sujet sensible présente un inconvénient au cododo : l’intimité du couple. Celle-ci peut d’ores et déjà être affaiblie par la naissance de l’enfant. L’endroit où dort bébé n’est pas forcément la raison pour laquelle l’enfant a du mal à s’endormir. Le sommeil partagé peut avoir quelques désagréments pratique : moins de place dans le lit, papa qui est « éjecté » du lit. Les études ont montré que, lorsqu’il dort seul, un bébé présente davantage de sommeil profond qu’un bébé en cododo. Cela peut entraîner une augmentation du risque de mort inattendue du nourrisson par étouffement : le mécanisme d’alerte dans le cerveau, conçu pour réveiller l’être humain en cas de manque d’oxygène, n’est en effet pas encore tout à fait au point. Outre le fait que le sommeil profond est le plus réparateur (et qu’il est donc indispensable pour mener les rythmes effrénés imposés par la reprise rapide du travail), ces “inspections maternelles” multiples peuvent se transformer pour certaines femmes en importante hypervigilance. Les nuits peuvent alors devenir un véritable enfer, avec des vérifications constantes de l’état et de la respiration de bébé. Par ailleurs, de nombreux parents font le choix de ne pas faire de cododo pour permettre à leur enfant de bénéficier d’un meilleur sommeil, avec plus de sommeil profond, nécessaire au bon nettoyage du cerveau et à la mémorisation.

Lire aussi: Cododo : guide complet

Autres troubles du sommeil liés à la parentalité

L'entrée en parentalité peut perturber le sommeil pour une multitude de raisons. Les parasomnies, quelles qu'elles soient, ne résultent pas d'un problème psychologique et ne nécessitent pas de consulter un médecin, sauf si cela altère le quotidien. Le fait d'avoir l'impression d'entendre son bébé pleurer peut faire partie des symptômes de la dépression du post-partum mais il n'en est pas caractéristique. En revanche, une maman qui pleure beaucoup et qui a l'impression d'être une mauvaise mère alors qu'elle fait tout ce qu'elle peut pour son bébé souffre peut-être de dépression post-partum. Si le terme d'aliénation semble inapproprié dans ce cas de figure, la fatigue et les hormones peuvent être à l'origine d'autres problématiques. Par exemple, elles peuvent être responsables de phobies d'impulsion qui correspondent à des pensées compulsives sur le fait que le bébé se blesse ou que l'on blesse le bébé. " 80 à 100% des parents ont ce genre de pensées au moins une fois. La phobie d'impulsion peut créer énormément d'anxiété puisque ce sont des images mentales que l'on a et que l'on ne contrôle pas. La dépression post-partum représente une grande cause de suicide chez les mères, bien qu'elle existe aussi chez les pères. Elle est liée aux hormones et au soutien familial ", précise Marine Manard.

Conseils pour améliorer le sommeil des parents

Pour retrouver la sérénité le jour, il est primordial de prendre en compte les besoins fondamentaux et les envies de chaque parent. Certains vont éprouver le besoin de reprendre le travail rapidement, de retrouver des moments à soi, tandis que d'autres sont toujours en période de fusion, de lune de miel avec leur bébé et ne vont pas apprécier qu'on les " force" à sortir. " L'important, c'est que chaque maman soit bien informée pour faire des choix éclairés et diminuer la pression sociale qui tourne autour de la parentalité ", explique notre interlocutrice. On peut aussi dormir quand il dort la journée pour récupérer.

Lire aussi: Solutions pour le sommeil de bébé en cododo

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