L’allaitement est une période unique où l'alimentation de la mère joue un rôle crucial dans son bien-être, la qualité de son lait et le confort digestif de son bébé. Cet article vise à fournir des informations complètes et structurées sur l'alimentation pendant l'allaitement, en mettant un accent particulier sur l'introduction du chou de Bruxelles dans l'alimentation de bébé et les considérations alimentaires pour la mère.
Introduction à l'alimentation de la mère allaitante
L'allaitement demande beaucoup d'énergie, surtout au début. Une bonne alimentation pendant l'allaitement doit être avant tout équilibrée et variée. Il est important de manger de tout en quantité raisonnable, en fractionnant le plus possible les repas, par exemple, une collation après chaque tétée.
Besoins nutritionnels de la mère allaitante
- Hydratation : Boire beaucoup d’eau est essentiel.
- Énergie : Produire du lait maternel demande environ 500 calories par jour. Il est donc conseillé de manger un peu plus qu'à l'ordinaire.
- Protéines : Consommer des sources de protéines animales (poulet, dinde, poisson, œufs, produits laitiers) et végétales (légumineuses combinées avec des céréales complètes, des graines et des fruits oléagineux).
- Fer : Le fer contribue au développement des hémoglobines de Bébé, de son système nerveux et le protège contre les infections. Manger des aliments riches en fer comme la viande rouge, les céréales enrichies, les jaunes d'œufs et les légumes verts à feuilles. La vitamine C aide le corps à absorber le fer.
- Acides gras essentiels (Omega-3) : Ils sont sources d'énergies et participent au bon fonctionnement de l'organisme et du système métabolique. Ils contribuent également au développement cognitif de Bébé. Manger des poissons gras, comme le saumon, le hareng ou la sardine.
- Calcium : Nécessaire pour la construction osseuse de Bébé. Les spécialistes conseillent généralement trois à 5 laitages par jour.
- Vitamine A (Rétinol) : Essentielle pour la croissance et le développement, la reproduction, la vue et fortifie le système immunitaire du nourrisson.
Introduction du chou de Bruxelles dans l'alimentation de bébé
L’imaginaire collectif veut que les enfants boudent le chou de Bruxelles à cause de son amertume. Pourtant, il peut être très apprécié.
Âge et méthode d'introduction
- Introduction possible : Dès le début de la diversification alimentaire.
- Âge conseillé : Dès 9 mois.
- Méthode : Dès 9-12 mois, si bébé est déjà à l’aise avec les morceaux fondants, vous pouvez proposer à votre enfant des morceaux de choux de Bruxelles bien cuits, coupés en deux ou en quatre selon leur taille.
Comment choisir et préparer le chou de Bruxelles pour bébé
Pour régaler bébé, choisissez des choux de Bruxelles jeunes et petits, qui seront plus tendres et plus sucrés. Choisissez des petits choux fermes aux pommes bien serrées.
- Cuisson :
- À la vapeur : 15 min
- Sous pression : 5 min
- À l'étouffée : 20 min
- Micro-ondes : 5 min
Bienfaits du chou de Bruxelles pour bébé
Les choux de Bruxelles sont excellents pour la santé de bébé ! Ils sont riches en fibres, en vitamines (vitamine A et bêta-carotène, vitamines B dont l’acide folique B9, vitamine C, vitamine K1, vitamine E), en fer, en zinc et en magnésium. Ils contiennent également des phytonutriments et des acides gras oméga-3. Ils boostent ainsi le système immunitaire de bébé et soutiennent le bon développement de son cerveau.
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- Saison : de septembre à mars
Associations alimentaires
- Fruits et légumes : oignon, carotte, châtaignes.
- Féculents : pomme de terre, polenta.
- Herbes et épices : ail.
Alimentation de la mère et impact sur le bébé
L'alimentation d'une mère allaitante peut influencer la composition du lait maternel de plusieurs façons. Certains aliments peuvent modifier le goût du lait, ce qui peut influencer les préférences alimentaires de votre bébé. De plus, certains aliments peuvent provoquer des réactions chez votre bébé, tels que les coliques ou les gaz. Il est également intéressant de noter que l'alimentation de la mère peut avoir un impact sur la qualité du lait maternel. En outre, certains aliments peuvent également avoir des effets positifs sur la production de lait maternel.
Aliments à consommer avec modération
Certains aliments sont suspectés de créer des problèmes chez les bébés lorsqu'ils passent dans le lait maternel, comme des gaz, des coliques et même des diarrhées. Les coupables sont souvent les tomates, le citron/jus de citron (consommé en importante quantité), l'ail, les oignons, le chou, les choux de Bruxelles, les fraises, les champignons, les boissons gazeuses, les produits épicés, le chocolat et tous les légumes secs (lentilles, haricots blancs, pois chiches, etc.). Ne les supprimez pas pour autant, mais consommez-les avec modération. Retirez-les de votre alimentation que si vous avez la certitude qu'ils sont à l'origine des problèmes de votre bébé. Parfois, la sensibilité aux produits laitiers peut entraîner des symptômes de type coliques chez votre bébé. Si vous envisagez de supprimer les produits laitiers quelque temps, demandez d'abord l'avis d'un professionnel de santé, afin de vous assurer que vous recevez les nutriments essentiels dont votre bébé et vous avez besoin.
Aliments et boissons à éviter ou à limiter
- Alcool : Lorsque vous buvez de l'alcool, celui-ci passe dans votre lait maternel et peut donc atteindre votre bébé. La consommation d'alcool pendant l'allaitement peut avoir des effets néfastes sur le développement de votre bébé et peut également affecter sa capacité à bien dormir. Il est recommandé plutôt de le boire à distance des tétés, afin que ayez le temps d'évacuer l'alcool avant de donner le sein à Bébé.
- Caféine : La caféine est un stimulant présent dans le café, le thé, les boissons énergisantes, le chocolat et certains médicaments. La caféine peut passer dans votre lait maternel et affecter votre bébé en le rendant plus agité ou en perturbant son sommeil. Il ne faut pas en abuser durant la journée car ils contiennent de la caféine.
- Aliments acidifiants et riches en lipides : Si votre enfant est sujet à un RGO simple, il est conseillé de limiter votre consommation d'aliments acidifiants comme la tomate, le café, le thé, les agrumes ou le chocolat, ainsi que les aliments riches en lipide (graisse). Par ailleurs, évitez autant que possible les plats épicés et les aliments trop gras, ces derniers pouvant favoriser le RGO chez bébé.
Aliments pouvant réduire la lactation
Bien qu'il n'y ait pas suffisamment de preuves pour soutenir cette théorie, certaines femmes rapportent une diminution de la production de lait après avoir consommé certaines herbes comme la menthe poivrée, le persil et le basilic.
Alternatives alimentaires et régimes spécifiques
- Régime végétarien : Il est tout à fait possible de suivre un régime végétarien tout en allaitant. Cependant, il est important de vous assurer que vous obtenez suffisamment de nutriments tels que les protéines, le fer, le calcium et les vitamines B12 et D.
- Régime sans gluten : Si vous suivez un régime sans gluten en raison d'une intolérance ou d'une maladie coeliaque, vous pouvez continuer à allaiter en toute sécurité.
Gestion des envies alimentaires
- Envies de sucreries : Il est important de consommer des sucres sains provenant de sources telles que les fruits et les produits laitiers plutôt que des aliments transformés riches en sucre.
- Envies de sel : Il est important de surveiller votre consommation de sel, car une quantité excessive de sel peut augmenter votre risque de rétention d'eau et de tension artérielle élevée.
Reflux gastro-œsophagien (RGO) et alimentation
Votre bébé souffre d’un reflux gastro-œsophagien (RGO) ? Rassurez-vous : ce trouble digestif est fréquent chez les nourrissons et s’avère généralement sans gravité. Pour soulager votre enfant, plusieurs mesures peuvent être mises en place sur le plan alimentaire.
Adaptation de l'alimentation de la mère
Si vous allaitez votre enfant, la principale mesure consiste à adapter votre propre alimentation. Il est par exemple conseillé de limiter votre consommation d’aliments acidifiants comme la tomate, le café, le thé, les agrumes ou le chocolat, ainsi que les aliments riches en lipide (graisse).
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Adaptation de l'alimentation de bébé
Si votre enfant continue d’avoir des reflux lors de la diversification alimentaire, il convient de limiter la consommation de certains aliments. Sachez également que les préparations trop liquides et les purées très lisses provoquent davantage de reflux que les préparations plus épaisses.
Aliments recommandés en cas de RGO
Certains aliments vont pouvoir limiter ou calmer les effets du reflux gastro-œsophagien. C’est notamment le cas des légumes verts à feuille et des aliments dont les fibres sont peu irritantes (carotte, endive, pointe d’asperge, courgette, courge). Il est recommandé de privilégier les viandes blanches maigres (poulet, dinde) aux viandes grasses (comme l’agneau et le mouton).
Conseils nutritionnels supplémentaires
- Compléments alimentaires : Pour vous assurer que vous obtenez tous les nutriments dont vous avez besoin, il est également recommandé de prendre des compléments alimentaires spécifiques pour les femmes qui allaitent.
- Collations énergétiques : En plus de vos trois repas principaux, prévoyez une ou deux collations énergétiques au cours de la journée. Pourquoi ne pas manger un sandwich au jambon ou au poulet, un croque-monsieur, des fruits secs et des noix (si vous n'avez pas d'antécédents familiaux d'allergie aux arachides) ? Un yaourt, un bol de céréales ou une soupe sont également parfaits.
Idées reçues et réalités
- Manger plus pour allaiter : On a longtemps pensé que pour conjuguer alimentation et allaitement de Bébé, il fallait manger davantage. Mais cette théorie n'est plus d'actualité. Aujourd'hui, les nutritionnistes s’accordent plutôt à dire qu’il faut manger de tout en quantité raisonnable.
- Le chou coupe la lactation : Manger du chou ne coupe pas la lactation. L'effet qui induit la réduction de la lactation est lié aux phytooestrogènes naturels contenus dans ces plantes et cela dépendra de la sensibilité personnelle de la maman à ces phytohormones.
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