Dès la naissance, les pleurs de bébé sont leur principal moyen de communication. Incapable de parler, le nourrisson utilise les pleurs pour exprimer ses besoins et ses émotions. Les pleurs peuvent être déroutants pour les nouveaux parents. Il est essentiel de comprendre que pleurer est la manière principale dont bébé exprime ses besoins. Chaque bébé est unique, et il faudra du temps pour décrypter les diverses raisons derrière ses pleurs.
Pourquoi les bébés pleurent-ils ? Les causes des pleurs
Un bébé pleure pour de nombreuses raisons. Il est important de comprendre les causes possibles des pleurs pour pouvoir y répondre de manière appropriée.
La faim
La faim est l’une des principales causes de pleurs chez le bébé, surtout durant les premiers mois. Les pleurs se manifestent souvent de manière progressive, devenant plus insistants si la réponse tarde. D’autres signaux accompagnent généralement cette expression : bébé cherche le sein ou le biberon, tourne la tête, suce ses doigts. Répondre rapidement à cette demande aide à rassurer l’enfant et à renforcer le sentiment de sécurité. Dans de très nombreux cas, l’alimentation est la cause des pleurs du nourrisson. Une alimentation mal adaptée va en effet provoquer de petits problèmes digestifs (ballonnements, gaz, coliques, irritations…) chez l’enfant en bas âge.
La fatigue et le sommeil
Un enfant en manque de sommeil est généralement sujet aux pleurs. Un bébé fatigué peut avoir du mal à trouver le sommeil, surtout s’il est trop stimulé. Les pleurs sont alors plus irritables, accompagnés de gestes comme le frottement des yeux, les bâillements ou l’agitation.
L'inconfort
Les pleurs d’un nourrisson peuvent également être causés par un inconfort dû à une chaleur excessive ou insuffisante dans l’environnement où il se trouve. Un enfant qui a la couche sale peut se mettre à pleurer pour témoigner de son inconfort auprès de ses parents. Un nourrisson qui a été installé sur son lit ou sa balancelle dans une position inconfortable peut également se mettre à pleurer.
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Les coliques
Les coliques sont dues à l’immaturité du système digestif de bébé. Entre deux semaines et trois mois, de nombreux nourrissons vivent une période de coliques, souvent le soir. Les pleurs sont intenses, soudains, parfois inconsolables. Bébé replie ses jambes, son ventre semble tendu, et il peut devenir rouge de douleur.
Les pleurs de décharge
Vers la fin de journée, certains bébés manifestent ce qu’on appelle des pleurs de décharge. Ils arrivent généralement le soir, quand l’enfant a vécu beaucoup d’événements dans la journée. Après une journée riche en stimulations, le bébé exprime son besoin de libérer les tensions accumulées. Bien que déconcertants, ceux-ci sont sains. Ils témoignent d’un besoin d’évacuation émotionnelle et ne requièrent pas toujours d’intervention, si ce n’est une présence rassurante. Ces crises de pleurs, que l’on a souvent appelé les « coliques du nourrisson », sont encore mal comprises : aucune cause médicale n’a été clairement identifiée à ce jour. Les experts estiment parfois que ces pleurs sont liés à l’immaturité du système digestif du bébé ou à un déséquilibre de la flore intestinale, certains les perçoivent également comme un simple moyen d’évacuer les tensions accumulées durant la journée.
Le reflux
Enfin, il y a un type de pleurs qui est assez particulier chez l’enfant : c’est ce qu’on appelle le reflux. Ce sont des douleurs dues à la brûlure de l’acide gastrique qui remonte dans l’œsophage de bébé. On peut avoir du mal à identifier ces pleurs dans un premier temps, car bébé ne sera pas forcément inconfortable en journée et peut ne pas régurgiter.
La douleur et la maladie
Votre enfant peut également pleurer en cas de douleurs ou de fièvre. Les douleurs peuvent être provoquées par plusieurs causes - inconfort digestif, mal de tête, poussée dentaire… Des douleurs au niveau de l’abdomen peuvent par ailleurs être également causées par un biberon mal adapté. Un changement soudain dans les pleurs du bébé plus aigus, continus ou associés à d'autres signes comme une fièvre, une pâleur ou une perte d'appétit, peut être le signe d’un souci de santé. Une otite, une poussée dentaire, une infection urinaire ou autre peut en être la cause.
Le besoin de contact et de réconfort
Un nourrisson peut également se mettre à pleurer pour être pris dans les bras de sa maman ou de son papa. Attention d’ailleurs aux idées reçues. Jusqu’aux 3 ans de l’enfant, il ne s’agit pas de caprices - votre bout de chou est alors incapable de simuler -, mais simplement du besoin de ressentir l’affection de ses parents et de chercher leur réconfort. Par ses pleurs, votre bébé exprime d’abord son besoin d’être sécurisé, rassuré, écouté. Votre bébé pleure ? N’hésitez donc pas à le prendre dans vos bras, à lui montrer que vous êtes là.
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L'excès de stimulation
Pour les bébés et les enfants, un bon équilibre entre les stimulations et la détente est essentiel. Même les plus jeunes enfants sont stimulés au quotidien: par ce qu’ils voient et entendent, par les caresses, les massages, le bain, les frères et sœurs… Nous, les adultes, avons souvent du mal à comprendre ce qui peut être stimulant, et il arrive rapidement que, sans le vouloir, nous submergions le bébé par un excès de stimulations au cours des premières semaines et des premiers mois. Les pleurs du bébé, et surtout les cris prolongés du soir, permettent au bébé de traiter tout ce qu’il s’est passé dans sa journée.
Comment décrypter les pleurs de bébé ?
Il faut souvent quelques semaines pour que la communication entre les parents et le bébé fonctionne bien. Outre les gestes et les mimiques, les pleurs sont un moyen qu’a le bébé pour attirer l’attention. Les parents doivent donc s'évertuer à comprendre les pleurs, les interpréter et y répondre.
Observer les repères temporels
Premièrement, on va déjà essayer de déterminer si l’enfant peut avoir faim ou s’il peut être fatigué. Pour cela, on observe : les repères temporels. En fonction de l’heure, c’est peut-être l’heure du repas pour bébé. Si oui, quand il pleure, on peut supposer que c’est parce qu’il faim. Si bébé a plus ou moins bien dormi aujourd’hui, ça sera peut-être de la fatigue. Notamment s’il pleure le soir. Tous les repères temporels vont déjà nous permettre d’identifier plus facilement les pleurs. Il peut être plus facile de comprendre que son bébé a faim s’il pleure à un moment précis de la journée, à l’heure du biberon par exemple.
Observer les signes de fatigue
Pour savoir si c’est le cas de votre bout de chou, couchez-le dans sa chambre ou dans un environnement calme qui lui est familier dès qu’il semble pleurer de fatigue.
Identifier les pleurs liés au reflux
Pour identifier les pleurs liés au reflux, on observe : Si l’enfant se met à pleurer en milieu de nuit, d’un coup et très fort.
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Distinguer les différents types de pleurs
Jusqu’à l’âge de 3 mois, il manifeste des sensations « physiques » : la faim, la recherche du sommeil, les douleurs liées à la digestion… A chacune de ces causes correspond un type de pleurs facilement identifiable. Quand votre bébé a faim, ses pleurs, très stridents, s’apparentent à des cris de colère, qui montent en intensité très rapidement. S’il s’agit plus de sanglots, accompagnés d’agitation et de petits grognements, cela signifie que votre bébé est fatigué, a envie de dormir. Quand ses cris sont aigus, durent et sont inconsolables, c’est qu’il a mal quelque part, au ventre le plus souvent (les coliques du nourrisson). Si ses pleurs sont faibles mais insistants, il veut tout simplement vous dire que sa couche est sale, et qu’il a envie d’être changé ! A partir de 6 ou 8 mois, les pleurs de votre bébé sont moins liés à des causes physiques : ils sont une façon d’extérioriser ses différentes émotions. Il peut manifester ainsi son ennui, sa frustration, ses petites peurs…
Tenir un journal des pleurs
Tenir un journal des pleurs et de leur fréquence peut être utile au début, et fournir parfois des pistes de solutions: dans quelles situations pleure-t-il particulièrement souvent, que faisions-nous avant qu’il ne commence, qu’a-t-il mangé?
Se fier aux changements d'intensité
Si le contenu du message que bébé cherche à nous faire comprendre reste inaccessible, les parents peuvent toutefois apprendre à identifier des variations dans l'intensité des pleurs. Tout changement brutal doit interpeller. Soit le pleur devient beaucoup plus fort, plus intense ou, au contraire, devient une sorte de gémissement qui fait qu'on ne reconnaît plus la signature habituelle de son bébé… Cela doit servir d'alerte importante. Par exemple, les pleurs rugueux. Si le bébé ressent de la douleur, il va mettre beaucoup plus d'énergie dans son souffle, les cordes vocales vont être plus tendues et produire plus de rugosité. C'est le meilleur marqueur qu'on ait trouvé dans une analyse de la douleur.
Observer attentivement
Pour apprendre à comprendre le langage du bébé, une chose est primordiale: passez beaucoup de temps ensemble, et observez votre bébé. Observez le attentivement sur une période prolongée pour comprendre son langage et ses réactions plus rapidement. Si vous le faites dans le calme et de manière ciblée, vous reconnaîtrez ses signaux nettement plus facilement que dans l’agitation du quotidien.
Comment calmer un bébé qui pleure ?
Lorsqu’un bébé pleure, le premier réflexe des parents est souvent de le consoler le plus rapidement possible. Plusieurs gestes simples peuvent s’avérer efficaces.
Techniques d’apaisement immédiat
Vous pouvez par exemple prendre bébé dans vos bras, le bercer et lui parler à voix douce en lui adressant des petits mots rassurants. Si bébé est dans son lit, vous pouvez également lui toucher les pieds, lui caresser la joue, lui parler à voix basse et lui masser son petit ventre - en cas de gaz et ballonnements, le massage de l’abdomen pourra lui faire beaucoup de bien. Les bruits blancs comme le son d’un sèche-cheveux, d’un aspirateur ou d’une application spécifique, peuvent aussi recréer un environnement familier au nourrisson, rappelant les sons entendus in utero. Certains parents ont par ailleurs fait des miracles en berçant leur petit bout avec un trajet en voiture, une petite balade en poussette ou en lui donnant un bain.
Le rôle du contact physique
Le contact physique est un puissant régulateur émotionnel pour le jeune enfant. Être dans les bras de ses parents ou porté en écharpe lui apporte une sécurité affective immédiate. Le peau à peau, notamment les premières semaines, contribue aussi à réguler sa température, son rythme cardiaque et à renforcer le lien parent-enfant. Pour certains bébés, la tétine peut jouer un rôle apaisant grâce à l’effet calmant de la succion. L’essentiel est de répondre au besoin du moment, sans crainte de « trop porter » : un bébé rassuré devient peu à peu un enfant autonome.
L'alimentation
Enfin, proposer à votre bébé une alimentation de qualité, adaptée à son âge et à ses besoins, peut également vous permettre de soulager ses pleurs sur le long terme. Évitez par ailleurs de proposer à bébé des repas trop copieux avant de dormir, et de l’allonger immédiatement après la prise du repas pour éviter les régurgitations.
Créer un environnement calme
Tout comme l’environnement a un impact direct sur l’état émotionnel d’un bébé. Couchez-le dans sa chambre ou dans un environnement calme qui lui est familier dès qu’il semble pleurer de fatigue.
Ne pas laisser pleurer bébé
Il y a plusieurs années de cela, il pouvait parfois être recommandé de laisser pleurer un bébé (la nuit, notamment) quand on avait déjà répondu à ses besoins primaires (manger, boire, change…). Cette méthode n’est aujourd’hui plus conseillée par les pédiatres et le corps médical (au moins jusqu’à la première année de l’enfant). Au contraire, les professionnels de la petite enfance insistent aujourd’hui sur l’importance de répondre aux besoins de l’enfant et de réussir à le rassurer lorsqu’il pleure.
Quand s'inquiéter ?
Si tous les bébés pleurent, certains signaux doivent alerter les parents. S'ils deviennent inconsolables, qui se déclenchent de façon soudaine, ou qui changent de tonalité peuvent être le signe d’un malaise, voire d’un trouble de la santé. Un nourrisson qui pleure plus de trois heures par jour, plusieurs jours de suite, peut souffrir de coliques ou d’autres maux du ventre. L’observation de son corps, de ses réactions et des détails contextuels est essentielle pour mieux comprendre ce qui se passe.
Certains comportements doivent inciter à consulter un pédiatre sans attendre. Par exemple, un bébé qui pleure de manière aiguë dès qu’on le touche, ou qui présente un ventre dur et gonflé, peut avoir besoin d’une prise en charge médicale rapide. Il en va de même si l’enfant semble amorphe, refuse systématiquement de manger, vomit, ou à une température élevée. Dans ces cas-là, maman ou papa peuvent aussi se fier à leur instinct : personne ne connaît mieux leur enfant qu’eux. N’hésitez pas à parler à un professionnel s’ils vous inquiètent.
Conseils pour les parents
Comprendre les pleurs de son bébé est un défi pour tous les parents. L'angoisse de ne pas savoir répondre à ses besoins est fréquente, surtout lors d'une première expérience. Pour y faire face, les parents doivent se rappeler qu’ils ne sont pas seuls. Partager ses doutes, demander de l’aide ou consulter des ressources fiables peut vraiment soulager.
Lorsque la fatigue s’installe, pensez aussi à vous : passer le relais ou s’accorder une pause permet souvent de mieux répondre aux besoins de votre bébé. Soyez indulgents avec vous-mêmes : chaque famille trouve ses propres réponses.
Il est normal de se sentir démuni : c’est son seul moyen de communication. Pour apaiser bébé, mieux vaut être d’abord soi-même tranquille et calme. Si on se sent énervé, on prend un petit temps pour soi avant de s’occuper de bébé. Ensuite, on peut chercher à comprendre pourquoi il pleure. Il peut avoir faim, sommeil, chaud, mal quelque part ou la couche pleine. Mais la plupart du temps bébé a simplement besoin de réconfort, de tendresse et d’attention.
Les pleurs de bébé la nuit
Il est fréquent qu’un bébé pleure pendant son sommeil, surtout dans les premières semaines de vie. Ces petits gémissements ou plaintes ne signifient pas toujours un réveil complet ou un inconfort. Le nourrisson traverse plusieurs cycles de sommeil plus ou moins agités, notamment en sommeil paradoxal, où il peut pleurer brièvement sans pour autant être réveillé. Dans ce cas, mieux vaut observer quelques instants avant d’intervenir : il est possible que bébé se rendorme seul.
Les réveils nocturnes sont normaux et fréquents chez les jeunes enfants, en particulier jusqu’à 6 mois. Ils peuvent être liés à la faim, à une gêne (couche mouillée, température de la pièce), ou à un besoin de réassurance. Il est important de distinguer un vrai besoin d’intervention (pleurs forts, inconsolables, signes de douleur) d’un simple micro-réveil. Lorsqu’une intervention est nécessaire, essayez de rester discret : lumière douce, voix murmurée, gestes calmes.
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