L'arrivée d'un nouveau-né est une période de joie, mais aussi de questionnements pour les parents. Parmi les préoccupations courantes, on retrouve les maladies infantiles, les troubles digestifs et les comportements alimentaires atypiques. Cet article vise à éclaircir certaines de ces problématiques, notamment la bouillasse (un terme familier pour désigner les régurgitations), le pica (ingestion de substances non comestibles), les coliques, le tétanos et la constipation chez le nourrisson.
La Bouillasse : Régurgitations Bénignes ou Signe d'Inquiétude ?
La bouillasse, ou régurgitation, est un phénomène courant chez les nourrissons. Elle se manifeste par le rejet d'une petite quantité de lait après la tétée ou le biberon. Dans la plupart des cas, il s'agit d'un phénomène physiologique sans gravité, lié à l'immaturité du système digestif du nourrisson. Cependant, il est important de surveiller certains signes qui pourraient indiquer un problème sous-jacent, tels que des vomissements en jets, une perte de poids, une irritabilité excessive ou des difficultés respiratoires. Dans ces cas, une consultation médicale est nécessaire.
Le Pica chez l'Enfant : Quand l'Exploration Devient Préoccupation
Le pica est un trouble caractérisé par l'ingestion compulsive de substances non comestibles pendant au moins un mois. Chez les jeunes enfants, il est crucial de distinguer le comportement d'exploration orale normal du pica pathologique.
Exploration Orale vs. Pica
Avant l'âge de 3 ans, l'exploration orale est une étape normale du développement. L'enfant découvre le monde en portant des objets à sa bouche. Il est donc essentiel de proposer des jouets sécurisés et adaptés à son âge et d'être vigilant. Cependant, si l'ingestion de substances non comestibles persiste au-delà de cet âge et devient compulsive, il est important d'en rechercher les causes.
Causes Possibles du Pica
Plusieurs facteurs peuvent être à l'origine du pica chez l'enfant :
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- Troubles du neurodéveloppement : Les enfants présentant un trouble du spectre de l'autisme (TSA), une déficience intellectuelle ou un trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) peuvent développer un pica. Certains enfants atteints de TSA apprécient de mâchouiller des objets en raison d'une hypersensibilité ou d'une curiosité excessive. Les enfants ayant un TDAH peuvent avoir besoin de stimuler leur bouche et mâchonnent souvent des objets comme les vêtements. Les déficiences intellectuelles peuvent altérer la capacité à faire la différence entre ce qui se mange et ce qui ne se mange pas.
- Troubles psychiatriques : L'anxiété, la dépression, voire la schizophrénie à début très précoce peuvent s'associer à un pica. L'anxiété peut amener l'enfant à opter pour des comportements alimentaires atypiques, le fait de manger pouvant avoir pour fonction d'apaiser temporairement l'anxiété.
- Carences nutritionnelles : Un manque de fer, de zinc ou de vitamine D peut également être à l'origine du pica.
- Facteurs environnementaux : L'intoxication au plomb (pouvant être présente notamment dans certaines peintures anciennes et dans la terre) ou la présence de parasites (attrapés par exemple en mangeant de la terre) doivent également être recherchées.
Que Faire en Cas de Pica ?
La prise en charge du pica nécessite une approche multidisciplinaire :
- Consultation médicale : Il est essentiel de consulter un médecin pour rechercher d'éventuelles carences nutritionnelles, une intoxication au plomb ou la présence de parasites. Un rééquilibrage de l'alimentation sera nécessaire en cas de carence ou d'apports insuffisants. La plupart du temps, il faut donner tous les 6 mois un vermifuge pour s’assurer que votre enfant n’est pas infecté par des parasites.
- Évaluation psychologique : Un bilan psychologique peut être nécessaire pour identifier d'éventuels troubles du neurodéveloppement ou troubles psychiatriques associés. Il est important de s'assurer de l'absence de retard dans le développement psychomoteur, de l'absence de trouble neurodéveloppemental.
- Intervention comportementale : Les thérapies cognitives et comportementales (TCC), par un ou une psychologue, aident les enfants à renforcer les comportements adaptés et à se défaire des comportements problématiques. C'est une thérapie brève, validée scientifiquement qui porte sur les interactions entre pensées, émotions et comportements et s'intéresse aussi aux facteurs qui favorisent le maintien d'un comportement problématique. Les thérapies comportementales comme la méthode ABA (Applied Behavioral Analysis), peuvent donner des résultats positifs chez les enfants avec pica. Cette prise en charge comporte un programme de techniques de modification du comportement et de développement de compétences. La méthode ABA, souvent utilisée avec les enfants ayant un trouble du spectre de l'autisme et/ou une déficience intellectuelle, analyse les liens entre le comportement et l'environnement. Elle est appliquée à la vie quotidienne, dans des situations concrètes.
- Prévention : Il est important de diriger l’enfant vers des explorations adaptées en encourageant l’utilisation d’objets sûrs pour explorer (jouets adaptés à son âge ou à son âge développemental). Il est également important de s’assurer qu’il n’abîme pas ses dents: consulter un dentiste tous les 6 mois environ. Si votre dentiste n’arrive pas à examiner votre enfant qui a un trouble du neurodéveloppement, il existe en Ile-de-France des dentistes formés aux soins pour les enfants avec un handicap.
En cas d'ingestion de substance toxique, il est impératif de composer le 15 pour une prise en charge médicale en urgence, notamment en cas d'ingestion d'une substance en grosse quantité, ou d'ingestion d'objets pouvant obstruer le tube digestif ou dangereux pour l'organisme (pile plate, plomb, etc.).
Les Coliques du Nourrisson : Un Calvaire Passager
Les coliques du nourrisson sont un ensemble de symptômes caractérisés par des crises de pleurs intenses et inconsolables chez un bébé en bonne santé. Elles apparaissent généralement dans les premières semaines de vie et disparaissent spontanément vers l'âge de 3 à 4 mois.
Symptômes des Coliques
La colique du nourrisson va se caractériser par des crises de pleurs très fortes et assez soudaines, préférentiellement en soirée. L’enfant a des spasmes abdominaux, se crispe et semble très inconfortable. Son visage rougit et il peut s’arc-bouter. Parfois, les coliques s’accompagnent de gaz. La crise de colique peut durer jusqu’à trois heures.
Causes des Coliques
Les causes exactes des coliques du nourrisson restent mal connues. Plusieurs facteurs pourraient être impliqués, tels qu'une immaturité du système digestif, une hypersensibilité aux stimuli environnementaux, une intolérance au lactose ou des difficultés relationnelles entre le bébé et ses parents.
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Comment Soulager les Coliques ?
Bien qu'il n'existe pas de traitement spécifique pour les coliques, plusieurs mesures peuvent aider à soulager le bébé :
- Techniques de portage : Porter le bébé en position ventrale ou en écharpe peut l'apaiser.
- Massage abdominal : Masser doucement le ventre du bébé dans le sens des aiguilles d'une montre peut aider à soulager les spasmes.
- Bruits blancs : Les bruits blancs, tels que le son d'un sèche-cheveux ou d'un aspirateur, peuvent calmer le bébé.
- Alimentation : Si le bébé est nourri au lait infantile, il peut être utile de changer de formule ou de consulter un médecin pour écarter une intolérance au lactose. Bon à savoir : Les coliques sont moins fréquentes avec l’allaitement maternel.
Il est important de noter que les coliques sont bénignes et ne laissent aucune séquelle. Cependant, elles peuvent être très éprouvantes pour les parents. Il est donc essentiel de se faire soutenir par son entourage et de ne pas hésiter à demander de l'aide à un professionnel de santé.
Le Tétanos : Une Menace Toujours Présente
Le tétanos est une infection bactérienne grave causée par la bactérie Clostridium tetani. Bien que rare en France grâce à la vaccination, il reste une menace potentiellement mortelle.
Causes et Transmission du Tétanos
Le tétanos est une toxi-infection aiguë grave touchant l’homme et les animaux. Il est causé par une bactérie du sol et des matières fécales animales, appelée Clostridium tetani. La maladie n’est pas contagieuse et peut être contractée par n’importe qui, à tout âge. Elle survient généralement après une blessure ou une plaie par où la bactérie pénètre dans l’organisme et trouve un environnement propice à sa prolifération. Clostridium tetani, aussi appelée bacille de Nicolaïer, est une bactérie anaérobie (elle peut vivre et se développer sans oxygène) et sporulée, c’est-à-dire qu’elle est capable de former des spores lui apportant une forme de résistance pour survivre pendant de longues périodes. Ces spores sont majoritairement présentes dans le sol, la terre, la poussière ramenée de l’extérieur, la boue, les excréments humains et animaux. En effet, les intestins de nombreux animaux, surtout herbivores, et de l’homme peuvent abriter cette bactérie. La présence de ces spores dans notre environnement, ainsi que sur les surfaces de la peau et des outils rouillés comme les clous, les aiguilles, les barbelés, etc. Toutefois, elle devient pathogène pour l’homme seulement après un contact direct avec une plaie ou une blessure. Elle sécrète une toxine neurotoxique, la tétanospasmine, qui est responsable des symptômes caractéristiques du tétanos.
Lorsqu’une plaie est contaminée par des spores de Clostridium tetani, les conditions pauvres en oxygène à l’intérieur de la plaie permettent aux spores de germer et de devenir des bactéries actives. Le tétanos ne peut pas se transmettre d’une personne à une autre ou en touchant simplement un objet infecté. La bactérie Clostridium tetani pénètre dans l’organisme par une plaie. Les situations à risque comprennent : une coupure profonde, une éraflure, une brûlure, une plaie par piqûre, un ulcère, une plaie chirurgicale mal désinfectée, ou même une morsure animale. Les plaies profondes et/ou souillées par des substances comme de la terre, de la poussière, de la salive ou des selles sont particulièrement à risque. Les spores de la bactérie étant présentes dans l’environnement (terre, poussière, outils rouillés, excréments d’animaux, etc.), des activités ordinaires comme le jardinage ou le bricolage peuvent représenter un risque majeur d’infection pour une personne ayant une coupure ou une plaie.
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Une idée reçue relie souvent la rouille à l’infection par le tétanos. Cependant, il est important de comprendre que la rouille en elle-même n’est pas responsable de l’infection. La rouille est associée au tétanos simplement parce que les objets métalliques rouillés, souvent laissés dans des environnements humides et sales, peuvent héberger les spores de la bactérie.
Symptômes du Tétanos
La période d’incubation du tétanos, c’est-à-dire la durée entre la contamination par la bactérie et l’apparition des premiers symptômes, peut varier considérablement. Cette période oscille généralement entre 3 et 21 jours, le plus souvent la maladie se manifeste dans les 14 jours selon l’OMS. Durant cette phase d’incubation, aucun signe de la maladie n’est visible, d’où son caractère « silencieux ». Plus cette période est courte, plus le pronostic est défavorable. Les signes précurseurs du tétanos peuvent varier mais certains sont généralement présents. D’autres signes peuvent être présents comme des spasmes musculaires, en particulier au niveau du cou, du visage et de l’abdomen.
L’évolution des symptômes du tétanos suit généralement un schéma classique. Après la phase d’incubation, le premier signe est une contraction constante et involontaire des muscles de la mâchoire, appelée trismus (les muscles de la mâchoire deviennent rigides, rendant difficile l’ouverture de la bouche). Cette phase, appelée période d’invasion, peut durer entre 1 et 7 jours. Par la suite, la contracture musculaire se propage vers le pharynx et les muscles du visage. Cette raideur peut s’étendre au cou, au dos (caractérisée par une courbure en arc où la tête et les talons sont tirés vers l’arrière), et à d’autres muscles du corps provoquant des contractions musculaires intenses. L’augmentation du tonus musculaire, caractéristique dans le tétanos, peut entraîner des spasmes musculaires généralisés et douloureux très gênants, dus à l’effet de la toxine sur le système nerveux. L’évolution complète du tétanos dure généralement de 14 à 28 jours. Dans les cas les plus graves, le tétanos peut se manifester par des convulsions.
Prévention et Traitement du Tétanos
La prévention du tétanos repose sur la vaccination. Le vaccin antitétanique est essentiel pour se protéger contre le tétanos. La vaccination est obligatoire pour tous les nourrissons à partir de 2 mois avec un schéma initial en 3 injections (à l’âge de 2 mois, 4 mois et 11 mois). Des doses de rappel sont ensuite recommandées à 6 ans et entre 11 et 13 ans. Pour les adultes, le rappel du vaccin est généralement effectué tous les 20 ans puis tous les 10 ans à partir de 65 ans. Pour les personnes exposées à des risques élevés, comme les jardiniers, les bricoleurs ou les personnes pratiquant des activités extérieures, et les personnes travaillant en milieu à risque de blessures, la vaccination est encore plus importante. Il est aussi à noter que le vaccin antitétanique peut être administré après une blessure, si le dernier rappel date de plus de 10 ans. Si vous êtes à jour dans vos vaccinations, une simple plaie nécessite généralement un rappel si celui-ci date de plus de 5 ans. Si vous n’êtes pas à jour dans vos vaccinations, un rappel vaccinal est nécessaire quel que soit le type de plaie. Selon l’urgence, le rappel peut être administré jusqu’à 7 jours après la blessure si vous avez reçu au moins une ou deux doses auparavant.
En cas de blessure, les premiers soins sont cruciaux pour prévenir le tétanos. Le nettoyage minutieux de toute plaie, même minime, est essentiel pour éviter l’infection.
- Laver la plaie abondamment à l’eau et au savon.
- Retirer tout corps étranger (terre, cailloux, etc.).
- Désinfecter la plaie avec un antiseptique.
- Protéger la plaie avec un pansement propre.
Si la plaie est profonde, souillée, ou causée par un objet métallique, consultez un médecin.
Dès que le tétanos est suspecté ou que des symptômes du tétanos se manifestent, il est impératif de consulter un médecin sans tarder. Celui-ci procédera à un examen clinique pour confirmer ou infirmer la suspicion. En cas de confirmation, le tétanos constitue une urgence médicale et l’hospitalisation est une nécessité. La prise en charge doit se faire en soins intensifs ou en réanimation en raison de la gravité de la maladie.
- Diagnostic : Le médecin se base principalement sur les symptômes, notamment les contractures musculaires et les difficultés à ouvrir la bouche (trismus).
- Traitement : Le traitement du tétanos comprend l’administration d’immunoglobulines antitétaniques pour neutraliser la toxine, des médicaments pour contrôler les spasmes musculaires et des soins de support pour assurer les fonctions vitales. Un traitement antibiotique, généralement à base de métronidazole ou de pénicilline, est aussi prescrit pour éliminer la bactérie.
- Suivi : le suivi médical est essentiel pour surveiller l’évolution de la maladie et ajuster le traitement si nécessaire.
La Constipation chez le Nourrisson : Identifier et Soulager
La constipation est un problème digestif fréquent chez les nourrissons et les jeunes enfants. Elle se caractérise par une difficulté à évacuer les selles, qui deviennent dures, sèches et peu fréquentes.
Définition de la Constipation
« Mon bébé a 2 mois et il ne fait dans la couche que tous les 2 à 3 jours, est-ce normal ? ». Un nouveau-né ou un bébé peut ne pas avoir de selles tous les jours, mais n’avoir une selle que tous les 2 ou 3 jours à condition de ne pas être gêné. Si ce n’est pas le cas : si vous observez que depuis quelques semaines il n’a qu’une ou deux selles hebdomadaires, ou bien s’il va régulièrement aux toilettes mais éprouve des difficultés à évacuer ses selles (il a envie de faire caca mais n’y arrive pas), s’il peut rester plusieurs jours sans y aller, s’il a mal au ventre, se sent ballonné, ses selles sont volumineuses, très dures et petites (parfois entrecoupées de selles liquides ressemblant à une diarrhée ou avec du sang, signe d’une fissure anale) votre enfant souffre probablement de constipation.
Causes de la Constipation
La constipation est le plus souvent due à un problème fonctionnel. Les causes organiques (malformations, maladies) sont très rares chez l’enfant. La fréquence des selles varie beaucoup d’un bébé à l’autre, en fonction de son âge, de son alimentation (allaitement ou lait infantile), et de son développement digestif. Chez un nourrisson allaité, il est courant qu’il fasse une selle après chaque tétée dans les premières semaines, puis que le rythme ralentisse autour de 6 semaines. Pour les bébés nourris au lait infantile, le transit est souvent plus lent. Ils ont en général une à deux selles par jour, mais cela peut varier. En grandissant, l’enfant adopte un rythme plus régulier, souvent une selle par jour, mais là encore, il existe des variations individuelles.
L’aspect des selles de votre bébé évolue naturellement selon son alimentation. Allaité, elles sont souvent jaunes, parfois verdâtres, plutôt liquides et non moulées. La diversification alimentaire chez votre enfant (de même qu’un changement de lait, un médicament prescrit par le médecin, une poussée dentaire, une maladie infantile…) peut provoquer une constipation passagère ou des selles liquides, signe que son organisme réagit. L’origine de la constipation peut être en partie alimentaire, notamment si votre enfant ne mange pas suffisamment de fibres, ou ne boit pas assez régulièrement d’eau. S’il a été malade, la prise de médicaments occasionnelle peut aussi être à l’origine de sa constipation. Également, la vie en collectivité (des toilettes sales à l’école par exemple) peut pousser votre enfant à se retenir pour attendre le retour à la maison.
Que Faire en Cas de Constipation ?
Si votre enfant présente tous les symptômes d’une constipation, faites-le examiner par son médecin.
Il est conseillé d’hydrater les enfants constipés en leur proposant de l’eau entre les repas. Il est préférable d’utiliser une eau faiblement minéralisée (Mont Roucous = résidu sec de 25mg/l, Volvic = 130mg/l, Evian = 345mg/l) en limitant l’eau Hépar. Pour la préparation des biberons, ne modifiez jamais les doses en pensant aider le transit de votre bébé. Il est essentiel de respecter scrupuleusement les recommandations du fabricant : 1 mesurette arasée de poudre pour 30 ml d’eau. En effet, une dilution incorrecte (trop d’eau ou trop de poudre) peut entraîner des troubles digestifs ou nuire à la croissance de votre enfant.
Dans certains cas, le médecin peut recommander un lait infantile spécifique pour faciliter le transit, plus riche en lactose, avec moins de dextrine-maltose (la fraction glucidique de certains laits est même composée à 100% de lactose) et moins riche en caséine (la caséine a tendance à ralentir le transit). Le rapport caséine / protéines solubles doit dans cette situation se situer autour de 40 / 60 (c’est à dire 40% de caséine) ou même 30%.
Certains remèdes maison peuvent aider à soulager une constipation légère chez l’enfant, en complément de bonnes habitudes alimentaires et d’un mode de vie actif. Avant toute chose, commencez par surveiller son alimentation : limitez les aliments trop sucrés, trop gras ou transformés, ainsi que les sodas. Cuisinez à l’huile d’olive (facile à digérer) et, au contraire, évitez les aliments comme les carottes, les bananes, le riz blanc qui peuvent constiper.
Bien sûr il est essentiel d’avoir des toilettes adaptées, confortables, où votre enfant se sente bien (il ne doit pas être dérangé, il doit être bien assis, pouvoir poser ses pieds à terre ou, s’il est encore petit de taille, un tabouret pour poser ses pieds).
Pour l’aider à produire des selles molles et faciliter leur exonération, commencez par le rassurer, et lui expliquer : « Une partie de ce que tu manges te fait grandir, te donne des forces. Ce qui ne va plus te servir va devenir ton pipi et ton caca. Ton caca est un peu comme ce qu’il y a dans les poubelles de ta cuisine. Il faut vider les ”poubelles” de ton ventre. C’est obligatoire, tu ne peux pas tout garder.
Le médecin va faire le point avec vous sur le plan diététique et comportemental. Les médicaments laxatifs actuels ont pour effet de ramollir les selles : ils s’appellent lactulose (Duphalac), lactitol (Importal) ou macrogol (Forlax,Transipeg ou Movicol). Ils doivent être donnés à la dose nécessaire (même si elle peut parfois sembler très importante) et le temps nécessaire pour rompre le cercle vicieux douleur - rétention volontaire, et ainsi améliorer la constipation de votre enfant. Il est aussi possible de donner de l’huile de paraffine (gelée Lansoyl), mais attention chez le nourrisson qui régurgite, du fait du risque de fausse route dans les voies respiratoires qui peuvent être dangereuses. Ces traitements doivent être poursuivis des semaines, des mois, voire des années, en fonction de la situation de l’enfant et de l’évolution de celle-ci. L’objectif à atteindre est l’obtention d’une selle sans douleur tous les jours, maximum tous les deux jours.
Les Infections Alimentaires Liées aux Laits Infantiles : Une Vigilance Accrue
Récemment, des rappels massifs de laits infantiles ont mis en lumière le risque de contamination par des bactéries pathogènes, notamment Bacillus cereus.
Bacillus Cereus et Céréulide : Un Danger pour les Nourrissons
Les Bacillus cereus regroupent des bactéries pouvant être pathogènes pour l’homme. L’ingestion de ces bactéries ne provoque pas forcément une infection, cela dépend du type de bactérie et de la dose consommée. Ces bactéries se trouvent habituellement dans l’environnement : terre, eaux, végétaux… Ces infections sont relativement peu fréquentes, avec environ 5 cas par million d’habitants par an en France, et très généralement bénignes. Les symptômes peuvent se manifester 2 heures après contamination par la toxine émétisante (vomissements) et de 8 à 16 heures après contamination par la toxine diarrhéigène (diarrhées et douleurs abdominales violentes).
La substance suspectée lors des rappels de laits infantiles, le céréulide, est une toxine produite par certaines souches Bacillus cereus, une bactérie pathogène constituant l’une des principales causes d’intoxication alimentaire collective en France. Résistante à la chaleur, cette toxine n’est pas détruite par les traitements thermiques classiques et peut donc rester présente dans l’aliment, même lorsque la bactérie a été éliminée.
Connue pour provoquer des vomissements et des diarrhées, elle peut également entraîner des formes plus graves : septicémie, entérocolite (nécrose de la muqueuse intestinale), atteintes hépatiques sévères, abcès cérébraux… Des cas mortels, notamment chez des nouveau-nés et de jeunes enfants, ont déjà été documentés. La quantité ingérée par un nourrisson a un "effet cumulatif": "Un bébé boit un biberon toutes les trois heures, et une consommation prolongée d’un lait contaminé par cette toxine augmente considérablement le risque d’intoxication."
Que Faire en Cas de Suspicion de Contamination ?
En cas de suspicion de contamination d'un lait infantile, il est impératif de :
- Cesser immédiatement l'utilisation du produit.
- Consulter un médecin si le bébé présente des symptômes tels que vomissements, diarrhées ou fièvre.
- Signaler le cas aux autorités sanitaires.
Il est également important de suivre scrupuleusement les recommandations des autorités sanitaires en matière de rappels de produits.
Mesures de Prévention
Pour prévenir les infections alimentaires liées aux laits infantiles, il est essentiel de :
- Respecter scrupuleusement les instructions de préparation et de conservation des laits infantiles.
- Utiliser de l'eau propre et bouillie pour préparer les biberons.
- Nettoyer et stériliser soigneusement les biberons et les tétines.
- Vérifier les dates de péremption des produits.
- Éviter de conserver les biberons préparés à température ambiante pendant plus de deux heures.
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