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Allaitement et Hydratation : Guide Complet pour les Mamans

L'allaitement est une période unique et importante dans la vie d'une mère et de son enfant. De nombreuses questions peuvent se poser, notamment en ce qui concerne l'alimentation et l'hydratation. Cet article vise à éclaircir le lien entre l'hydratation, l'alimentation et le bien-être maternel pendant l'allaitement.

L'Hydratation et l'Allaitement : Un Duo Indissociable

Allaiter demande beaucoup au corps. Pour produire du lait maternel, l’organisme a besoin d’énergie, mais aussi d’eau. Pendant l’allaitement, il est donc normal que les besoins en eau augmentent. Selon l’ANSES, les femmes allaitantes ont des besoins hydriques supérieurs à ceux des femmes non allaitantes, en raison de la production de lait maternel. Il est estimé que pour compenser cette perte, les besoins en eau sont d'environ 2,7L par jour.

La Sensation de Soif : Un Signal à Écouter

Beaucoup de mères remarquent qu’elles ont très soif lorsqu’elles allaitent, parfois dès le début d’une tétée. Elle s’explique simplement. Lors de l’allaitement, certaines hormones impliquées dans la lactation sont libérées. Elles peuvent aussi stimuler la sensation de soif. Cette soif est un repère précieux.

Quantité d'eau recommandée

En dehors de l’allaitement, le Programme National Nutrition Santé (PNNS) recommande de boire au moins 1,5L d’eau quotidiennement. Pour les femmes qui allaitent, il est recommandé d’en boire davantage que d’habitude, au moins 2L par jour, le reste étant apporté par l’eau contenue dans les aliments (environ 700 mL).

Comment s'assurer d'une hydratation suffisante ?

Pendant l’allaitement, il n’est pas toujours évident de penser à boire suffisamment, surtout lorsque les journées sont rythmées par les tétées, le manque de sommeil et les besoins du bébé. Garder une gourde ou une bouteille d’eau près de soi, notamment à l’endroit où l’on allaite le plus souvent, permet de boire plus spontanément. Si boire de l’eau plate toute la journée devient monotone, il est possible d’alterner avec des infusions peu ou non sucrées, chaudes ou froides selon la saison. L’hydratation ne passe pas uniquement par les boissons. Certaines mamans boivent plus facilement de l’eau fraîche, d’autres préfèrent une eau à température ambiante ou tiède. Il n’y a pas de règle. L’objectif n’est pas de boire à tout prix, ni de se fixer un nombre de verres à atteindre. La sensation de soif reste un signal fiable. Au fil de l’allaitement, le corps s’adapte naturellement et envoie des signaux clairs, comme la sensation de soif, pour répondre à ses besoins. Il est important d'écouter votre corps et de ne pas ignorer les signes ou les symptômes, car après tout, la sensation de soif n'est pas toujours l'indicateur le plus fiable concernant vos besoins en matière d'hydratation.

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Quel type d'eau privilégier ?

La question du choix de l’eau revient souvent pendant l’allaitement maternel. Certaines femmes apprécient les eaux faiblement minéralisées, au goût léger, qu’il est plus facile de boire régulièrement. Il n’existe pas une eau meilleure qu’une autre pour l’allaitement. L'eau minérale contient des minéraux et des oligo-éléments qui peuvent être intéressants pour le corps : le sodium, le calcium, le magnésium, le fluor, etc., participent en effet au bon fonctionnement de l’organisme. Il est parfaitement possible de boire de l'eau du robinet lors de l’allaitement. Vous pouvez trouver différents mélanges contenant certains de ces principes actifs, parfois alliés à d’autres plantes, en magasin bio ou dans une herboristerie, en vrac ou sous forme de sachets. L'eau délivrée directement au robinet par les purificateurs d’eau Culligan est aussi moins chère que les bouteilles d’eau en plastique proposées dans le commerce.

Les conséquences d'une hydratation insuffisante

La période du post-partum est souvent intense. Une hydratation insuffisante peut accentuer certains inconforts, comme la fatigue ou les maux de tête. Prendre soin de son hydratation, c’est donc aussi prendre soin de soi. Allaiter ne signifie pas s’oublier.

Alimentation pendant l'allaitement : Conseils et Recommandations

Tout d’abord, contrairement à la grossesse, l’allaitement rencontre moins de règles en matière de régime alimentaire. C’est très simple : manger équilibré, de tout, sans excès, comme le reste de la famille.

Les bases d'une alimentation équilibrée

Pendant votre grossesse, vous avez accumulez des kilos supplémentaires qui seront utilisés pour fabriquer votre lait. Vous n’aurez donc pas besoin d’ajouter beaucoup de calories à votre alimentation habituelle sauf si vous avez un métabolisme rapide. L’apport énergétique supplémentaire nécessaire aux femmes allaitantes se situe entre 70 et 380 kcals par jour, en fonction du statut corporel de chacune. Pour rester en forme et avoir assez d’énergie pour vous occuper de votre nouveau-né, il est important d’avoir un régime sain, varié et équilibré pendant que vous allaitez. Vous n’avez pas besoin de manger de choses particulières pour avoir assez de lait ou pour qu’il soit assez riche. Votre corps priorise votre bébé, votre lait sera donc toujours parfait pour lui/elle, même si vous ne mangez pas assez ou pas assez équilibré. En revanche, vous allez puiser sur vos réserves et risquez d’être fatiguée et carencée. Bien manger ne signifie pas forcément passer beaucoup de temps dans la cuisine : de nombreux aliments nourrissants se prêtent bien au grignotage ou peuvent être préparés rapidement.

Aliments à privilégier

Pendant l’allaitement, il est essentiel de consommer des aliments riches en glucides complexes (par exemple des pâtes, des légumineuses ou des pommes de terre), protéines maigres (par exemple le cabillaud, le blanc de poulet ou les œufs), fruits et légumes frais, et sources de bonnes graisses (comme les poissons gras).

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Aliments à limiter ou à éviter

Malgré ces inconvénients, la Leche League affirme qu’il ne faut pas bannir de votre alimentation des aliments pour leur goût. Sans prendre en compte leur goût, certains aliments sont à limiter du fait de leur composition.

  • Poissons à forte teneur en mercure : En effet, certains poissons sont susceptibles de véhiculer des contaminants qui pourraient se retrouver dans le lait maternel. Il s’agit des poissons d’eau douce (anguille, brème, carpe…) et poissons sauvages prédateurs (bar, flétan, daurade, thon…).
  • Alcool : L’alcool passe dans le lait maternel à un taux similaire à celui du sang de la mère et le nouveau-né métabolise l’alcool environ deux fois moins vite que les adultes. Il est donc préférable de limiter sa consommation en période d’allaitement sous peine de perturber le rythme du sommeil du bébé, d’augmenter le risque d’hypoglycémie et de nuire à son développement. Alcool Info Service recommande de “boire modérément (un à deux verres maximum), exceptionnellement (une à deux fois par semaine) et de préférence après une tétée.
  • Caféine : L’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) souligne que « la consommation habituelle de caféine à des doses de 200 mg par jour par les femmes allaitantes ne pose pas de problème de sécurité pour le nourrisson allaité ».

Aliments galactogènes et anti-galactogènes

Pour favoriser la lactation, vous pouvez consommer des aliments gallactogènes ou utiliser des aides à la lactation. L’idéal est de prendre 2 à 3 collations par jour en plus des 3 repas principaux. Certains aliments sont connus pour avoir des effets anti-galactogènes. Cela signifie qu’ils freinent ou limitent la production de lait. Le persil, l’oseille et la sauge sont réputés diminuer la lactation. Mais aucune étude ne l’a vraiment prouvé. Et il faudrait en consommer une très grande quantité pour que les effets soient notables.

Allergies et intolérances

En revanche, parfois le bébé réagit à l’alimentation de la mère. Cela est plus probable dans une famille aux antécédents familiaux d’allergies. L’enfant peut présenter quelques signes ou manifestations physiques en réaction à l’ingestion d’un aliment sensible. Les protéines de lait de vache sont la cause la plus courante d’intolérance alimentaire chez le bébé allaité. Attention, cela ne veut pas dire que c’est une intolérance systématique : il n’y a donc aucune raison d’interdire la consommation de lait de vache à toutes les mères allaitantes. En cas de suspicion d’une allergie alimentaire de votre bébé pendant l’allaitement, il est conseillé de consulter votre médecin généraliste ou votre pédiatre.

Diversité alimentaire

La diversité du régime alimentaire maternel permet au bébé, grâce au lait, de découvrir de multiples saveurs de la table familiale, offrant une richesse gustative. C’est le premier pas vers la diversification, avant même toute introduction de solides.

Régimes spécifiques

  • Régimes hypocaloriques : N’essayez pas de perdre du poids lorsque vous allaitez car la graisse accumulée pendant la grossesse sert justement à la production de lait. Il est important de manger suffisamment pour faire le plein d’énergie et éviter les carences. Bannissez les régimes hypocaloriques (faible en calories), les régimes alimentaires qui excluent les glucides alors qu’ils sont nécessaires à l’approvisionnement énergétique.
  • Régime végétarien : Un régime végétarien avec des oeufs, du lait et des produits laitiers est assez équilibré pour être compatible avec un allaitement. Le végétalisme, en revanche, entraîne parfois des carences en vitamine B12, vitamine D, fer, iode et calcium. C’est le seul régime qui nécessite la prise d’un complément alimentaire en vitamine B12.

Allaitement Mixte : Transition et Conseils

On parle d’allaitement mixte quand le bébé est nourri à la fois au sein maternel et au lait infantile (encore appelé lait industriel ou artificiel). Il vaut mieux introduire le biberon de lait infantile le plus tard possible car la meilleure alimentation pour votre bébé reste le lait maternel. L’allaitement exclusif est recommandé jusqu’à l’âge de 6 mois révolus ou au moins 4 mois révolus. Entre 4 et 6 mois, vous pouvez débuter la diversification alimentaire (c’est-à-dire l’introduction d’autres aliments que le lait) tout en continuant l’allaitement jusqu’à 1 an, voire davantage.

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Introduction du lait infantile

De plus, quand on introduit trop tôt le biberon de lait artificiel, la production de lait maternel diminue et la maman est parfois obligée de sevrer définitivement son enfant (c’est-à-dire de stopper complètement l’allaitement). Dans tous les cas, il est quand même conseillé d’attendre 6 semaines avant de commencer à donner des biberons de lait industriel, le temps que la lactation soit bien installée et que votre bébé maîtrise la succion du sein. La succion du sein est en effet différente de la succion d’une tétine. Les biberons de lait artificiel peuvent être introduits quelques jours avant seulement. Ce délais est suffisant pour habituer vos seins à être moins fréquemment vidés. La maman aura peut-être besoin de tirer son lait les premiers jours au travail, si jamais ses seins sont tendus, mais vous constaterez vite que la production de lait maternel s’adapte au nombre de tétées. Il faut toujours commencer par les tétées les moins abondantes de l’après-midi, pour éviter d’engorger les seins de la maman. Remplacez d’abord une seule tétée par du lait infantile. Vous devez poser la question à un professionnel de santé et ne pas choisir toute seule le lait artificiel que vous allez donner à votre bébé. Il vous faut en effet être bien renseignée par une personne compétente en nutrition infantile, c’est elle qui vous donnera les meilleurs conseils. Les professionnels de santé sont dégagés de tout intérêt dans la fabrication et la vente d’aliments pour enfants. Le pédiatre est pour vous un interlocuteur de choix. Jusqu’à la diversification alimentaire (c’est-à-dire l’introduction d’aliments autres que le lait, entre 4 et 6 mois), on utilise une préparation pour nourrissons (on parle de lait 1er âge).

Reprise du travail et allaitement mixte

Le jour de la reprise, pensez à prendre avec vous votre tire-lait car vous serez peut-être obligée de tirer un peu de lait à la pause de midi pour soulager vos seins. Enfin, reposez-vous autant que possible. « Il faut aussi bien expliquer aux personnes qui gardent votre bébé que les enfants nourris au sein mangent plus fréquemment mais de façon moins abondante que les enfants nourris au biberon. Ce rythme alimentaire doit être bien respecté en votre absence pour ne pas perturber votre bébé. Il est fortement déconseillé, sauf impossibilité de faire autrement, de donner des biberons de lait industriel en complément des tétées au sein avant au moins 6 semaines car l’allaitement risquerait d’être compromis.

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