Le don d'ovocytes est une procédure qui offre une lueur d'espoir aux couples confrontés à l'infertilité. À Nantes, le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) est devenu un centre de référence régional pour le don d'ovocytes, facilitant ainsi l'accès à cette option pour de nombreux couples. Cet article explore le don d'ovocytes à Nantes à travers des témoignages poignants, des informations pratiques et des perspectives médicales.
L'histoire de Marie et Franck : Un témoignage poignant
Marie et Franck, résidant en Loire-Atlantique, partagent une « belle histoire » qu'ils souhaitent raconter sans se mettre en avant. En 2013, Marie a appris qu'elle ne pourrait jamais être mère naturellement. Après avoir entendu parler du don d'ovocytes, ils ont décidé de se renseigner auprès du CHU de Nantes, qui proposait ce service depuis un an et demi.
Pour ce couple d'Orvault, l'arrivée de Noé, leur bébé de trois mois et demi, est une source immense de joie. « C'est un bébé-bonheur qui sourit, qui est adorable. C'est du bonheur en barre », témoignent-ils. Marie et Franck espèrent que leur témoignage incitera d'autres femmes à envisager le don d'ovocytes. « C'est un parcours simple, avec quinze jours à trois semaines de traitement pour la donneuse. Mais cela amène des choses magnifiques ! » Ils encouragent les personnes intéressées à contacter les services compétents du CHU pour obtenir des réponses à toutes leurs questions.
Noé est né grâce au don d'ovocytes au centre de Nantes. Ses parents, Franck et Marie, témoignent de leur parcours et de leur bonheur. Bien que Noé soit le bébé de Marie et Franck, l'ovule fécondé avec le spermatozoïde de Franck provenait d'une donneuse anonyme. Après cinq jours, au stade de blastocyste, l'embryon a été transféré dans l'utérus de Marie, qui a mené une grossesse normale et donné naissance à Noé. « C’est mon bout d’chou, dit Marie. Je l’ai voulu, je l’ai porté pendant neuf mois. »
Marie et Franck souhaitent inciter d'autres couples à se lancer dans cette aventure et les femmes qui le peuvent à faire un don. « Noé est adorable, poursuit sa mère, il rigole tout le temps. Je voulais vivre cela, donner ce cadeau à Franck. » En 2013, Marie a cru que son rêve de maternité s'éteignait. « Tout s’arrête. J’ai même dit à Franck : tu vas me quitter, non ? On nous avait bien parlé du don d’ovocyte. Mais on nous avait dépeint un tableau noir. Les démarches paraissaient très compliquées. »
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En 2015, le couple a quitté Bourges pour s'installer dans la région nantaise. « Et en octobre 2015, on a eu envie de prendre un autre avis. On s’est adressé au CHU, au centre d’assistance médicale à la procréation. Nous rencontrons le Dr Sophie Mirallié. Et le tableau noir devient coloré », sourit Marie. La gynécologue a fait naître l'espoir. Quelques mois plus tard, elle a annoncé la nouvelle : « Nous avons une donneuse compatible. Sur mon répondeur, j’ai écouté l’appel de ma vie », réagit Marie. La générosité d'une donneuse anonyme les a comblés. Ils envisagent même d'agrandir leur famille dans quelques années, grâce aux embryons congelés restants.
CHU de Nantes : Un centre de référence
Le CHU de Nantes est devenu un centre régional pour le don d'ovocytes. Le Dr Sophie Miraillé explique qu'en 2017, le centre a reçu 111 candidates donneuses des Pays de la Loire. Selon la loi, toutes les femmes de 18 à 37 ans peuvent entamer la démarche pour faire un don de leur ovocyte. Ce don est totalement anonyme et gratuit. « Vous donnez des cellules, pas un enfant », souligne le Dr Miraillé.
Concrètement, les femmes qui suivent le processus de don subissent un traitement hormonal de deux semaines pour favoriser la production de plusieurs ovocytes. Cette phase se termine par une intervention chirurgicale en ambulatoire, sous anesthésie de courte durée. « On prélève 5 - 15 - 20 ovocytes. C’est une opération simple. »
Parcours d'une donneuse : "Belly Western Project"
Une donneuse témoigne de son expérience : « Au printemps 2015, j’ai commencé à m’intéresser vaguement au don d’ovocytes. Mais ça n’était pas encore le moment. Et puis, quelques mois plus tard, l’idée s’est inscrite plus profondément dans ma tête. J’avais envie d’en savoir plus. » Elle s'est rendue dans un CECOS et a entamé les démarches pour réaliser ce projet qui lui tenait à cœur.
Pour documenter son aventure, elle a créé « Belly Western Project », une série de dessins, objets, photos et images qui évoquent cette démarche particulière. Cette exposition a été accueillie par les Dr Thomas Fréour et Dr Sophie Mirallié au CHU de Nantes. L’exposition « Belly Western, histoire d’un don d’ovocytes » est visible au service AMP-CECOS du CHU de Nantes.
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La campagne #faitesdesparents
Pour informer sur le don d’ovocytes et de spermatozoïdes, l’Agence de la biomédecine a déployé une campagne itinérante, le tour #faitesdesparents, dans plusieurs villes de France. Cette initiative vise à recruter des donneurs et des donneuses de gamètes, suite à l'augmentation des demandes de procréation médicalement assistée (PMA) depuis la loi de 2021 relative à la bioéthique.
Témoignage de Marianne : Une expérience de PMA
Il y a plus de 20 ans, Marianne a eu recours à la PMA et a dû attendre deux ans pour bénéficier d’un don de spermatozoïdes. Elle encourage les autres à ne pas hésiter et souligne l'importance de parler du don de gamètes.
Sensibilisation et âge : Un enjeu crucial
Sylvie Labas souligne l'importance de sensibiliser les femmes au don d'ovocytes avant qu'il ne soit trop tard. « Ce qui m'a choquée, c’est que de nombreuses femmes autour de moi étaient prêtes à s’engager dans cette démarche quand j’en ai parlé, mais elles étaient trop âgées. Il ne faut pas que le premier contact avec le don arrive à 35 ans. »
Le processus médical : L'expertise du CHU de Nantes
Mélanie Lobert, gynécologue spécialisée en fertilité au CHU de Nantes, explique le processus médical du don d'ovocytes. Après une première prise de rendez-vous avec un gynécologue et un généticien, les ovaires de la donneuse sont stimulés par des injections d'hormones pendant une dizaine de jours, avec des contrôles réguliers par échographie et prises de sang.
Accès aux origines : Une question éthique
Si la loi du 2 août 2021 sur la bioéthique permet désormais à l’enfant, une fois sa majorité atteinte, d’accéder à l’identité du donneur ou de la donneuse, Mélanie Lobert rappelle que des statistiques ont été réalisées dans les pays nordiques où l'accès aux origines est possible depuis longtemps. Matthieu Gaborit-Lebrequer, issu du don, a fait une demande pour obtenir des informations de santé sur son donneur.
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Le témoignage d'une donneuse : Un geste de générosité
Une jeune femme de 29 ans témoigne de son expérience en tant que donneuse d'ovocytes. Elle a commencé à s'intéresser au don d'ovocytes lorsqu'une amie a évoqué cette possibilité. « De nature curieuse, j’ai regardé ce que cela voulait dire. Je me suis aussi renseignée sur le rôle de donneuse. En plus, coup de chance, le CHU de Nantes venait de créer un centre dédié à cela. »
Elle a contacté le CHU de Nantes et a suivi un parcours rapide, avec des rendez-vous avec différents professionnels de santé et un traitement de trois semaines. « Quelques injections, heureusement aidés par de super infirmières qui venaient me voir à tour de rôle le soir. » L'intervention s'est déroulée rapidement et sans complications majeures. « Cette expérience m’as fait prendre compte de ce par quoi mon amie est passée durant de nombreuses années. » Elle espère que son don permettra à un couple de réaliser leur rêve de parentalité.
Elle souligne l'importance de l'anonymat et de la gratuité du don. « Pour tous ces couples qui passe par ces procédures, et qui sont en attente de l’appel du service de « biologie et médecine du développement et de la reproduction » je tiens à vous féliciter pour votre courage et je souhaite de tout cœur que votre souhait se réalise. »
Le don d'ovocytes : Un parcours encadré
Le don d'ovocytes est un processus encadré par la loi et les professionnels de santé. Les donneuses doivent répondre à certains critères d'âge et de santé, et bénéficier d'un suivi médical et psychologique. Les couples receveurs sont inscrits sur une liste d'attente et peuvent demander à ce qu'un appariement soit réalisé avec une donneuse aux caractéristiques physiques similaires.
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