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Bernard Nicod: Biographie d'un Homme Politique et Magistrat Français

Bernard Nicod, figure marquante de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle en France, a mené une carrière riche et diversifiée, oscillant entre la magistrature, la politique et l'administration. Cet article se propose de retracer son parcours, en s'appuyant sur les informations disponibles concernant sa famille, sa vie publique et son héritage.

Origines Familiales et Jeunesse

Bien que l'information fournie se concentre principalement sur la généalogie de Jean Girod, le père de Jean Girod (Cessy 4/11/1698-1/10/1774 Cessy), bourgeois, et de Jeanne Françoise Vuaillet (Prégny, canton de Genève depuis 1816, Suisse, 3/5/1727-ap.

Petit-fils de Jean Girod (Crozet, Ain, 1658 ? -16/2/1713 Cessy), laboureur à Cessy, et de Marie Terroux (Versonnex, Ain ? 1672 ? -6/12/1747 Cessy), mariés le 20 juin 1691 (?) à Chevry (Ain). Arrière-petit-fils d’Isaac Girod et de Jeanne Nicod, mariés avant 1698. Petite-fille de Joseph Philibert Fabry (Gex 9/6/1693-24/5/1744 Gex), avocat, premier syndic général du district de Gex, subdélégué de l’intendant de Bourgogne, et d’Anne Marie Branche (Collonges, Ain ? 1695-entre 1747 et 1754 ?), mariés le 6 février 1714 à Gex. Petite-fille de Louis Passerat de la Chapelle (Chatillon-en-Michaille 17/1/1662-17/4/1745 Chatillon-en-Michaille), receveur des traites des fermes du roi, maître de postes de Chatillon-en-Michaille, et de Denise Branche (Collonges 1780 ? Arrière-petite-fille de Bernard Fabry (10/11/1657-20/12/1694 Gex), avocat en Parlement, et d’Anne Marie Rouph (1674- ?), mariés avant 1693. Arrière-petite-fille de Gabriel Passerat de la Chapelle (Chatillon-en-Michaille 30/4/1608-16/10/1693 Chatillon-en-Michaille), et de Jeanne Courtois (?), mariés le 23 avril 1657. Arrière-petite-fille (deux fois) de Hugues Branche (Collonges 1650 ? -25/2/1702 Collonges), procureur du marquisat de La Pierre et de la seigneurie de Piron, veuf de Pernette Borsat (?), mariés avant 1678, et de Denise Brunet (Challex 1650 ?

Carrière Juridique et Politique

La carrière de Bernard Nicod prend son essor dans le domaine juridique. On sait qu'il fut avocat au Parlement de Besançon en 1774, témoignant d'une solide formation juridique et d'une ambition de servir la justice. Il gravit ensuite les échelons de la magistrature, devenant juge au baillage de Gex en 1780.

L'engagement politique de Nicod se manifeste pleinement avec son élection comme maire de Gex, fonction qu'il occupe de 1780 à 1793. Cette période coïncide avec les années cruciales de la Révolution française, où les municipalités jouèrent un rôle central dans la mise en œuvre des réformes et la gestion des tensions locales.

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Période Révolutionnaire et Mandats Nationaux

La Révolution française marque un tournant dans la carrière de Bernard Nicod. Élu membre du tribunal de district de Gex, il est ensuite dénoncé pour modérantisme et emprisonné sous la Terreur, une période de répression politique intense. Sa libération en janvier 1794 témoigne d'un retournement de situation et d'une possible réhabilitation.

Son parcours politique se poursuit avec son élection comme représentant du département de l'Ain au Conseil des Anciens, le 15 octobre 1795 (24 vendémiaire an IV), puis au Conseil des Cinq-Cents, le 12 avril 1799 (23 germinal an VII). Ces mandats nationaux le placent au cœur du pouvoir législatif, où il participe aux débats et aux décisions qui façonnent la France post-révolutionnaire.

Fonctions sous le Consulat et l'Empire

Sous le Consulat et l'Empire, Bernard Nicod continue de servir l'État. Il est nommé membre du conseil de surveillance de la Commission de comptabilité nationale le 25 mai 1797, puis maître des comptes à la création de la Cour le 28 septembre 1807. Ces fonctions témoignent de sa compétence en matière financière et administrative.

L'ascension de Nicod est reconnue par l'octroi de titres honorifiques : il est fait Chevalier de l'Empire par lettres patentes du 26 avril 1808, puis baron de l'Empire avec constitution de majorat par nouvelles lettres patentes du 28 mai 1809.

Cependant, son ralliement à Napoléon pendant les Cent-Jours, en signant l'adresse de la Cour des comptes à l'Empereur le 26 mars, lui vaut des critiques lors de la Restauration. Malgré cela, il est confirmé dans ses fonctions par ordonnance royale du 27 février 1815 et occupe même la présidence du Tribunal de première instance de Paris pendant cette brève période.

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Retour à la Politique sous la Restauration et Retraite

La carrière politique de Bernard Nicod connaît un regain d'activité sous la Restauration. Élu représentant de l'Ain le 20 octobre 1818, il siège à la Chambre des députés et en assure même la présidence pendant quelque temps. Les sources de l'époque le décrivent comme un homme de bon sens, connaisseur en législation et en finances, et attaché à son département d'origine.

Cependant, des raisons de santé le contraignent à abandonner la vie politique en 1820. Il se retire alors de la scène publique, mettant fin à une carrière longue et mouvementée.

Analyse et Postérité

Le parcours de Bernard Nicod illustre les trajectoires possibles pour un homme de loi et d'administration sous la Révolution, le Consulat, l'Empire et la Restauration. Son engagement politique, ses compétences juridiques et financières, et sa capacité à s'adapter aux différents régimes lui ont permis de jouer un rôle significatif dans la construction de la France moderne.

Bien que certaines de ses actions, comme son ralliement à Napoléon pendant les Cent-Jours, aient été critiquées, il est généralement considéré comme un magistrat compétent et un homme politique dévoué à son département. Son nom reste associé à l'histoire de l'Ain et à celle des institutions françaises.

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