Les pleurs de bébé au moment du coucher peuvent transformer le moment du soir en un véritable casse-tête pour les parents. Il est essentiel de comprendre les raisons de ces pleurs pour pouvoir y répondre de manière appropriée et aider bébé à s'endormir sereinement.
Comprendre les raisons des pleurs
Si vous savez décrypter les pleurs de bébé, vous avez remarqué qu’ils sont particulièrement intenses avant de dormir. Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi un bébé pleure avant de se coucher.
L'angoisse de séparation
Les pleurs de bébé avant le coucher peuvent être liés à l’angoisse de séparation. Entre 8 et 18 mois, il est courant que les enfants ressentent une anxiété lorsqu’ils réalisent qu’ils vont être séparés de leurs parents pour la nuit. Cette angoisse est une réaction normale qui se produit lorsque les bébés ou jeunes enfants sont séparés de leurs parents. Cela peut se manifester par des pleurs et des signes de détresse au moment du coucher, lorsque le bébé réalise que ses parents vont s’éloigner de lui pendant son temps de sommeil.
La fatigue
La fatigue est une autre cause fréquente. Les bébés ont besoin de beaucoup de sommeil pour leur développement. Si un nourrisson est trop fatigué, il peut avoir du mal à s’endormir et exprimer son inconfort par des pleurs. Les signes de fatigue chez un jeune enfant peuvent inclure des bâillements fréquents, des frottements d’yeux, des frottements d’oreilles et une agitation.
L'inconfort physique
L’inconfort physique est une cause des difficultés de bébé avant de dormir. Une couche sale peut le déranger. Les bébés ont une sensibilité accrue aux sensations d’humidité ou d’inconfort provoquées par une couche souillée. Ils peuvent pleurer pour signaler qu’ils ont besoin d’être changés. Les gaz intestinaux peuvent causer de l’inconfort chez les bébés, les faisant pleurer au moment du coucher. Les nourrissons peuvent avoir des difficultés à éliminer les gaz accumulés dans leur système digestif, ce qui peut provoquer des douleurs et de l’irritation. Ils peuvent se sentir soulagés en pleurant, car cela peut aider à libérer les gaz et à soulager leur inconfort.
Lire aussi: Habillage pluie Loola Bébé Confort : Test complet
La faim
La faim est un autre facteur à considérer. Les bébés ont des besoins nutritionnels élevés et peuvent avoir besoin de manger avant de s’endormir paisiblement. Ils ont des estomacs de petite taille, ce qui signifie qu’ils ont besoin de se nourrir fréquemment.
La surstimulation
Les bébés sont sensibles aux stimuli de leur environnement, tels que la lumière vive, les bruits forts, les interactions sociales intenses ou une surcharge d’activités. Lorsqu’ils sont trop stimulés, leur système nerveux peut être encombré et ils peuvent avoir du mal à se calmer.
Les pleurs de décharge
Les pleurs de décharge désignent tous ces moments où un enfant pleure de manière intense et prolongée sans raison apparente. Ce phénomène est fréquent chez les nourrissons et les jeunes enfants. Ces épisodes de pleurs peuvent se produire à tout moment de la journée, mais ils sont souvent plus fréquents en fin de journée ou en début de soirée. Au cours de sa journée, il a été exposé à des centaines d’odeurs, de bruits, de stimulations, sans compter les nouvelles personnes et nouveaux lieux. Tout cela peut être stressant pour lui, ce qui augmente son cortisol (l’hormone du stress). Pleurer lui permet de faire baisser ce taux de cortisol, de rééquilibrer son organisme et de retrouver son calme.
Apaiser les pleurs de bébé
Les astuces ne manquent pas pour calmer les pleurs d’un jeune enfant.
Créer un environnement calme et confortable
Pour aider bébé à s’endormir sereinement, vous pouvez créer un environnement calme et confortable. Une veilleuse douce peut rassurer votre enfant et réduire les tensions liées à la peur du noir. Réaménagez la chambre de bébé pour qu’elle soit comme un cocon qui va favoriser le sommeil : adoptez une lumière tamisée le soir ; créez une ambiance calme (silence, musique douce) ; ne surchauffez pas la chambre pour ne pas générer d’inconfort ; disposez le lit dans un coin ; faites en sorte que votre tout petit puisse voir l’entrée de la chambre.
Lire aussi: Soulager les coliques de bébé
Mettre en place une routine de coucher régulière
Une routine de coucher régulière peut aider à signaler à bébé qu’il est temps de dormir. Des activités apaisantes comme un bain chaud, une histoire ou une berceuse peuvent favoriser un endormissement plus facile. La répétition de ces gestes rassure votre enfant et crée un cadre sécurisant. Mettez en place une routine régulière pour l’heure du coucher afin de créer un sentiment de sécurité et de prévisibilité pour votre enfant. Vous pouvez accompagner votre bébé dans la préparation au coucher en mettant en place un rituel du coucher pour votre bébé afin de le détendre au maximum : bain tiède, massage, biberon, histoire, musique douce, etc. Ainsi, votre bébé sera plus détendu et relaxé pour la nuit.
Utiliser les bruits blancs
Les bruits blancs peuvent être utiles pour calmer un nourrisson. Ces sons constants et apaisants masquent les bruits perturbateurs et aident un enfant à se détendre.
Adopter une approche progressive
Pour aider bébé à s’habituer à dormir seul, une approche progressive peut être efficace. Au lieu de quitter la chambre immédiatement après avoir couché votre enfant, restez quelques minutes à proximité pour le rassurer. Progressivement, augmentez la distance et le temps passé hors de la chambre afin que bébé s’habitue à s’endormir sans la présence constante des parents.
Offrir un objet de transition
Les objets de transition, comme une peluche ou une couverture préférée, peuvent apporter un sentiment de sécurité à bébé.
Réduire les stimulations
La période précédant le coucher doit être propice à la détente. Réduisez les stimulations visuelles et auditives en évitant les jeux trop dynamiques ou les écrans. En réduisant au maximum les stimulis dans son environnement : tamisez la lumière, parlez-lui à voix basse et posée, installez-vous dans une pièce calme, etc. Il est conseillé de créer une atmosphère relaxante, qui peut aider l'enfant à se calmer.
Lire aussi: Couches bébé : guide d'achat
Gérer ses propres émotions
Vos émotions de parents peuvent influencer celles de bébé. Apprenez à gérer votre propre stress et vos inquiétudes pour offrir un environnement serein à votre enfant.
Observer les signes de fatigue
Observez les signes de fatigue chez bébé pour anticiper le coucher. Des indices tels que le frottement des yeux, les bâillements ou l’agitation sont des indicateurs clairs qu’il est temps de l’endormir.
Utiliser le toucher et la voix
Pour calmer un bébé en pleurs, plusieurs méthodes peuvent être essayées. Un bercement doux, une voix douce ou un câlin peuvent faire des merveilles. Le toucher et la présence rassurante des parents sont essentiels pour créer un environnement de sécurité et de confiance. Le portage peut aussi être un moyen efficace pour réconforter un bébé et de lui procurer un sentiment de sécurité en le maintenant près du corps du parent.
Offrir un bain tiède
Un bain tiède peut par ailleurs apaiser un bébé en détresse. L’eau et le mouvement doux procurent une sensation de calme.
Verbaliser et rassurer
Peu importe la raison pour laquelle vous ne souhaitez/pouvez plus dormir avec votre bébé, il est crucial de verbaliser vos émotions. Mais aussi de reconnaitre la tristesse de l’enfant, en lui assurant votre présence et votre soutien constant. Lorsqu’il pleure, posez des mots sur ce qu’il vit et rassurez-le : « Je reste là, je serai là demain matin ». Cela permet à l’enfant de comprendre que lorsqu’il est triste, il peut compter sur son parent qui sera là toujours pour lui. Il comprend aussi qu’il a le droit d’être triste et de pleurer.
Revisiter les événements marquants
Anne souligne l’importance de discuter avec bébé des changements ou événements stressants vécus. Que ce soit pendant la grossesse, l’accouchement, les premières semaines ou premiers mois de vie de bébé… Pour l’aider à comprendre et à apaiser ses inquiétudes nocturnes. Le désir de bébé de dormir avec ses parents est une manifestation de son besoin de sécurité et d’affection, et non un caprice.
Les erreurs à éviter
Couper le pleur d'endormissement
En coupant le pleur d’endormissement, le bébé ne pourra plus s’auto endormir. Il devra donc maintenant être endormi. Le pleur d’endormissement peut devenir un pleur totalement inefficace dans le processus du sommeil.
Laisser pleurer bébé trop longtemps
Malgré tous les « bons » conseils que vous recevrez par votre entourage, souvent sans demander, vous incitant à laisser bébé pleurer « faire ses poumons », bien évidemment, la réponse à cette question est non. Si votre bébé pleure, c’est qu’il exprime un mal-être ou un inconfort et qu’il a besoin de vous, surtout si c’est un nourrisson. Le laisser pleurer longtemps est contre-productif. Alors peut-être que certains vous diront là encore que ça marche de laisser pleurer jusqu’à ce qu’il s’arrête et que leur bébé ne pleure plus : il a juste appris que ses parents ne sont pas là pour lui et s’est résigné.
Négliger les besoins de bébé
Le bébé peut ressentir une douleur (à cause d’un reflux gastro-œsophagien ou de coliques par exemple), mais aussi la faim, le besoin de dormir, une peur, un inconfort (le bébé a trop chaud ou trop froid, sa couche est sale et doit être changée). En vérifiant chacun de ces besoins, cela vous guidera sur la réponse à apporter à votre bébé pour apaiser ses pleurs de décharge du soir.
Se sentir coupable
Devenir parent implique que l’on fasse des choix parfois moins bien que d'autres. On fait surtout ce que l’on peut parfois ! Et c’était sans doute la seule solution que vous avez trouvée pour ne pas laisser pleurer bébé à un moment donné.
Quand s'inquiéter ?
Lorsque votre bébé pleure, il est naturel de chercher à comprendre ce qui pourrait le déranger et ce qu'il essaie de communiquer. Cependant, même après avoir répondu à ses besoins de base, votre bébé peut continuer à pleurer sans raison apparente. Il n'est pas nécessaire pour les parents de s'inquiéter immédiatement, mais il est utile de suivre la règle de 3 :
- Les pleurs du soir durent-ils plus de 3 heures ?
- Le bébé a-t-il des épisodes de pleurs de décharge plus de 3 fois par semaine ?
- Ces crises de pleurs persistent-elles pendant plus de 3 semaines ?
Si les trois critères sont réunis ou si l'une de ces situations se confirme, il est recommandé de consulter un médecin.
Accepter ses limites
Les pleurs de décharge d’un tout-petit peuvent nous déstabiliser, notamment quand on est dans la fatigue des premiers mois du post-partum. Et tous les parents ne sont pas égaux devant les pleurs ! Pour certains, ils seront insupportables. Il est alors intéressant de se demander ce que ces pleurs provoquent en nous. Par ailleurs, quand on est épuisé et que les pleurs deviennent difficiles, n’hésitez pas à dire à votre bébé “tu vois, j’ai tout essayé, tu as encore besoin de pleurer, je vais te poser en sécurité dans ton lit quelques minutes et je reviens. J’ai besoin de souffler pour mieux revenir m’occuper de toi !”. Vous êtes humaine, il est normal de se sentir dépassée par moments. Si votre conjoint ou quelqu’un de confiance peut prendre le relais, n'hésitez pas à demander de l’aide pour avoir le temps de vous reposer physiquement et psychologiquement.
tags: #pourquoi #bebe #pleure #avant #le #coucher