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Bébé de 20 mois hurle au coucher : Causes et solutions

Pour les parents qui pensaient que les difficultés de sommeil étaient derrière eux, la réalité peut vite les rattraper. Le sommeil n’est jamais une chose acquise ! Il arrive qu'un bébé qui faisait ses nuits se mette à hurler au moment du coucher, suscitant l'inquiétude et le désarroi. Cet article explore les causes possibles de ces pleurs nocturnes chez un enfant de 20 mois et propose des solutions pour aider votre enfant à retrouver un sommeil paisible.

I. Comprendre les habitudes de sommeil à 18 mois

À 18 mois, les enfants ont généralement besoin d'environ 11 heures et quart de sommeil ininterrompu la nuit, complétées par une sieste de deux heures et quart à deux heures et demie pendant la journée. La plupart se contentent d'une seule sieste à la mi-journée ou l'après-midi.

A. L'angoisse de séparation : une étape normale du développement

L'angoisse de séparation est une étape normale du développement de l'enfant, qui se manifeste souvent vers 18 mois. C'est le signe que votre enfant prend conscience de son environnement extérieur et distingue les visages familiers. Cette angoisse témoigne d'un bon niveau de développement psychologique affectif et intellectuel. Votre enfant comprend qu'il est une personne à part entière et que ses parents sont distincts de lui. Cependant, cela peut également entraîner la peur d'être abandonné lorsque vous disparaissez de son champ de vision.

B. Manifestations de l'angoisse de séparation

Les réactions de l'angoisse de séparation peuvent varier d'un enfant à l'autre. Certaines manifestations courantes incluent :

  • Baisser timidement les yeux
  • Se cacher derrière des objets
  • Pleurer intensément
  • S'agripper au parent qui sort
  • Chercher le parent absent
  • Montrer moins d'enthousiasme dans de nouveaux endroits

Le vécu de cette période est différent pour chaque enfant, et dépend de sa personnalité et de sa familiarité avec son environnement.

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II. La régression du sommeil : comment la reconnaître et y faire face

La régression du sommeil est un phénomène fréquent chez les bébés et les jeunes enfants, caractérisé par une période où un enfant qui dormait bien se met soudainement à se réveiller plus souvent la nuit et à avoir des difficultés à s'endormir. Ces régressions sont généralement temporaires, durant entre deux et six semaines, avant que les habitudes de sommeil de votre enfant ne reviennent à la normale aussi subitement qu'elles ont changé.

A. Comment reconnaître une régression du sommeil ?

Avant de conclure à une régression du sommeil, il est important d'éliminer tout inconfort physique en consultant le pédiatre. Une fois cela fait, observez attentivement les signes suivants :

  • Une augmentation de l'appétit
  • Des réveils nocturnes plus fréquents
  • Des siestes plus courtes ou un refus total de dormir en journée
  • Une augmentation de l'agitation et des pleurs
  • Une réticence à être avec de nouvelles personnes ou à s'éloigner de papa et maman

B. Les causes des régressions du sommeil

Plusieurs facteurs peuvent déclencher une régression du sommeil à 18 mois, notamment :

  • Les acquisitions motrices : Vers 15/18 mois, votre enfant acquiert notamment la marche, ce qui peut entraîner une régression du sommeil. Son corps et son cerveau sont alors très stimulés, rendant difficile pour lui de se calmer et de dormir tranquillement.
  • L'angoisse de séparation : L'angoisse de la séparation peut également perturber le sommeil de votre enfant.
  • La résistance au sommeil : À mesure que bébé s'éveille davantage au monde qui l'entoure, il développe des liens profonds avec ses parents et son environnement familier. Cela peut le pousser à résister au sommeil pour profiter pleinement des stimulations de son entourage.

III. Solutions pour apaiser la régression du sommeil et l'angoisse de séparation

A. Stratégies générales

  • Réconfort et sécurité : Assurez à votre enfant qu’il est en sécurité et qu’il est aimé.
  • Routine rassurante : Établissez une routine quotidienne prévisible et rassurante pour votre enfant. Il est bon de préserver les points de repères, les rituels du soir, la régularité des activités de la journée en les adaptant progressivement à l’évolution des besoins de l’enfant.
  • Transitions en douceur : Préparez votre enfant aux transitions en lui donnant des avertissements avant de vous séparer.
  • Maintien de la promesse : Lorsque vous quittez votre enfant, assurez-vous de lui dire que vous reviendrez. Il est important de maintenir cette promesse pour renforcer la confiance de votre enfant en vous.
  • Ne pas renoncer à la sieste : Même si bébé résiste, un temps de repos lui est nécessaire, sinon la fin de journée risque d’être assez difficile. Il n’est pas grave de la rendre plus courte, mais il vaut mieux ne pas l’abandonner. Elle fait partie des routines de la journée.
  • Créer un environnement sécurisé : Assurez-vous que l’environnement dans lequel votre enfant reste en votre absence est confortable et sécurisé.
  • Évitez les adieux prolongés : Évitez les adieux prolongés qui peuvent prolonger la détresse de votre enfant.
  • Cohérence dans votre approche : Soyez cohérent dans votre approche pour aider votre enfant à comprendre ce qui va se passer.
  • Soyez patient et confiant : L’angoisse de séparation est une étape normale du développement de l’enfant et cela peut prendre du temps pour que votre enfant s’habitue à la séparation.
  • Bienveillance ferme : Une bienveillance ferme est souvent la réaction la plus pertinente aux étapes naturelles de la croissance que sont les crises liées au développement de l’enfant.

B. Stratégies spécifiques pour gérer l'angoisse de séparation

  • Communiquez avec votre enfant : Expliquez-lui que ces émotions sont normales. Rassurez-le en lui expliquant que vous allez toujours revenir le voir. Utilisez des mots simples et compréhensibles pour lui. S’il pleure, rassurez-le et ne minimisez pas ses craintes.
  • Ne partez jamais sans le lui dire : Dites toujours au revoir à votre bébé avant de partir, même si cela provoque des pleurs. Cela l'aide à comprendre que vous partez temporairement et que vous reviendrez.
  • Préparez la séparation : Instaurez une période de transition avant de vous séparer de votre bébé. Prévenez-le à l'avance, rassurez-le autant que nécessaire et dites-lui au revoir de manière claire.
  • Permettre une interaction préalable avec la personne qui le garde : Lorsque quelqu'un d'autre doit garder votre bébé en votre absence, assurez-vous que cette personne a déjà établi un contact avec lui. Montrez-lui votre confiance en cette personne pour renforcer la sécurité ressentie par votre bébé.
  • Une exposition progressive au monde extérieur : Encouragez votre bébé à voir de nouvelles personnes régulièrement pour qu'il se sente plus confiant en présence d'inconnus. Cependant, ne le forcez pas à être pris dans les bras par quelqu'un s'il s'y oppose.
  • Jouez à cache-cache : Jouez à cache-cache avec votre bébé pour l'aider à comprendre que vous continuez d'exister même lorsque vous n'êtes pas visibles. Ce jeu contribue à gérer son angoisse de séparation en renforçant le sentiment de permanence de votre présence.
  • Laissez-lui un objet de vous : Laissez à votre bébé un objet qui lui rappelle votre présence, comme un doudou ou une couverture imprégnée de votre parfum. Une photographie de vous l’aidera également.
  • Encourager l'autonomie de votre enfant : Encouragez votre bébé à jouer avec ses jouets et à s'intéresser à d'autres activités même lorsque vous êtes ensemble à la maison.

C. Stratégies pour établir une routine apaisante et favoriser le sommeil paisible

  • L'importance du rituel de coucher : Prenez le temps de verbaliser la situation à votre enfant et de lui offrir des câlins réconfortants. Le rituel du coucher joue un rôle crucial, rendant l'heure du coucher prévisible et aidant votre enfant à appréhender la séparation de la nuit.
  • Tétine et doudou : Introduisez un "doudou" réconfortant pour votre bébé pendant cette période. Assurez-vous qu'il ait sa tétine et son doudou à portée de main pendant la nuit.
  • Réconfort et sentiment de sécurité : Maintenez un rythme et une régularité dans les journées de votre bébé, en veillant à lui offrir un environnement réconfortant et sécurisant. Les moments qualitatifs passés avec lui pendant la journée contribuent à renforcer son sentiment de sécurité.
  • Offrir BEAUCOUP de câlins, de caresses pendant le rituel du coucher : Soyez attentif aux signes de fatigue de votre bébé et répondez-y rapidement, même si ces signaux sont subtils.
  • Apaiser bébé avec ce qui fonctionne : Utilisez les habitudes qui fonctionnent, mais évitez d'ajouter de nouveaux éléments à la routine pour apaiser bébé, ce qui pourrait perturber davantage son sommeil.
  • Reprendre vos habitudes de sommeil après la régression : Lorsque la régression du sommeil de votre bébé commence à se calmer, rétablissez progressivement vos habitudes de sommeil.

IV. Autres causes possibles de pleurs nocturnes

Si votre bébé pleure dans son sommeil, les premières causes peuvent être physiologiques ou extérieures :

A. Causes physiologiques

  • Coliques : Fréquentes chez les nourrissons, les coliques peuvent causer des pleurs intenses durant le sommeil. Les massages abdominaux peuvent soulager efficacement les coliques.
  • Faim : Les besoins nutritionnels des bébés peuvent varier quotidiennement. Si vous suspectez que la faim est à l’origine des pleurs, il peut être utile de suivre un journal alimentaire afin de repérer des schémas.
  • Poussées dentaires : Les poussées dentaires peuvent provoquer de l'inconfort et perturber le sommeil de votre enfant.
  • Allergie aux protéines de lait de vache : L’allergie aux protéines de lait de vache peut être difficile à diagnostiquer du fait de symptômes peu spécifiques : la nuit, l’enfant est agité et douloureux, et la journée il se montre irritable et inconfortable. Cette intolérance est souvent héréditaire et associée à un eczéma.
  • Reflux gastro-œsophagien : La présence de régurgitations peut être un signe évocateur d’un reflux gastro-œsophagien.

B. Causes extérieures

  • Température : Une chambre trop chaude ou trop froide peut perturber le sommeil d’un bébé. La température idéale pour un nourrisson se situe entre 18°C et 20°C.
  • Bruit : Les bébés peuvent être facilement réveillés par des bruits forts ou inattendus.
  • Changements de routine : Les bébés se reposent sur des routines pour se sentir en sécurité. Un changement abrupt dans leurs habitudes de sommeil peut entraîner des pleurs nocturnes.
  • Terreurs nocturnes et cauchemars : Les terreurs nocturnes et cauchemars sont fréquents chez les bébés, particulièrement entre 6 mois et 3 ans, lorsque leur imagination se développe.

C. Erreurs alimentaires

  • Apports en liquide trop faibles : L’enfant peut être constipé et avoir mal au ventre.
  • Quantité excessive de liquide : Cela peut favoriser un reflux ou augmenter les réveils nocturnes par l’envie de faire pipi.

V. Quand consulter un médecin ?

Dans la plupart des cas, les pleurs nocturnes chez un enfant de 20 mois sont liés à des causes bénignes et passagères. Cependant, il est important de consulter un médecin si :

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  • Les pleurs sont intenses et persistants.
  • Votre enfant présente d'autres symptômes, tels que de la fièvre, des difficultés respiratoires ou des problèmes digestifs.
  • Vous êtes inquiet pour la santé de votre enfant.
  • Il est important de discuter du sommeil de votre bébé à chaque visite avec son médecin ou à la PMI afin que l’on puisse vous conseiller, mais aussi vous rassurer sur son évolution.

VI. Conseils supplémentaires

  • Créez un environnement propice au sommeil : Assurez-vous que la chambre de votre enfant est sombre, calme et fraîche.
  • Établissez une routine de coucher régulière : Une routine de coucher bien établie aide à réguler l'horloge biologique de votre enfant.
  • Soyez patient et cohérent : Il faut du temps pour aider un enfant à retrouver un sommeil paisible. Soyez patient et cohérent dans votre approche.
  • Prenez soin de vous : Il est important de prendre soin de vous afin d'être en mesure de soutenir votre enfant. N'hésitez pas à demander de l'aide à votre partenaire, à votre famille ou à vos amis.

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