L'hivernage à sec offre de nombreux avantages aux propriétaires de bateaux, notamment la réduction des coûts d'amarrage, le nettoyage de la coque et la tranquillité d'esprit en cas de mauvais temps. Cependant, cette option nécessite l'utilisation de berceaux professionnels pour assurer un logement sûr et résistant pour le bateau, quelle que soit sa taille.
L'évolution de l'halage : Des méthodes traditionnelles aux technologies modernes
Depuis la construction des premiers bateaux en bois, la nécessité de les placer à terre pour la construction, l'entretien, les réparations ou le stockage s'est imposée.
Les méthodes traditionnelles
À l'origine, les bateaux étaient soutenus par des glissières en bois fabriquées sur mesure et placées sous la quille, avec des pieux et des troncs de bois comme supports latéraux, calés avec de petits coins pour ajuster la hauteur. Cette méthode, bien que toujours utilisée dans certains chantiers, était chronophage et présentait des risques pour les ouvriers et l'intégrité des bateaux en raison de la précarité des coins.
Sur une lithographie du port de Bordeaux datée de 1606, un artiste a ainsi représenté un navire échoué sur la berge de la rive gauche dans la portion comprise entre la Porte de la Grave et la Porte Sainte- Croix.
L'avènement des technologies modernes
Grâce aux progrès technologiques, les chantiers navals utilisent désormais des grues et des "travel lift" pour la sortie de l'eau et le déplacement des bateaux. La prise de conscience de la nécessité de nouvelles installations en acier pour le positionnement des bateaux à terre s'est également développée, dans le but de garantir un berceau parfait.
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Navaltecnosud Boat Stand a conçu des chariots motorisés ou remorqués pour le déplacement dans les zones techniques et l'optimisation des espaces, permettant de transporter des bateaux à moteur et à voile en toute sécurité. L'entreprise a également introduit une technologie innovante pour le calage des bateaux à terre, incitant les chantiers navals à remplacer les coins et les pieux en bois par des équipements en acier galvanisé.
Le berceau parfait : Un support adapté à chaque type de bateau
Navaltecnosud Boat Stand propose une gamme variée de produits adaptés à tous les besoins de modernisation des mises à sec, en respectant les normes de sécurité européennes les plus strictes et en bénéficiant de la certification CE.
Bateaux à moteur de 6 à 10 mètres
Pour un berceau parfait pour un bateau à moteur de cette taille, un seul équipement bas est généralement suffisant, car le poids à supporter est modéré.
Bateaux à moteur de 11 à 15 mètres
Pour les bateaux à moteur plus grands, Navaltecnosud Boat Stand recommande l'utilisation de tréteaux fixes, de tréteaux télescopiques réglables doubles, de chevalets verticaux et de chevalets à inclinaison fixe, positionnés de manière stratégique.
Bateaux à moteur de 16 à 20 mètres
Pour les bateaux à moteur de cette taille, un nombre réduit d'équipements est nécessaire, mais avec une capacité accrue. Navaltecnosud Boat Stand suggère l'utilisation de tréteaux fixes, de tréteaux télescopiques réglables doubles et de chevalets verticaux, en respectant le positionnement approprié.
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Le ber : L'ossature indispensable pour la stabilité de la coque
Le ber est une charpente robuste, en bois ou en métal, qui sert de support au bateau une fois sorti de l'eau. Son rôle est d'épouser les courbes de la carène pour éviter toute déformation et garantir la stabilité du bateau pendant les travaux d'entretien ou de rénovation.
Les différents types de bers
- Le ber statique : Un support fixe posé au sol, idéal pour l'hivernage.
- Le ber roulant : Équipé de roues et d'un système hydraulique, il est utilisé par les professionnels pour la mise à l'eau ou le transfert des bateaux.
- Le ber de lancement : Conçu pour faciliter la mise à l'eau des bateaux.
Les critères de choix d'un ber
- Le tonnage maximal : Vérifiez que le ber peut supporter le poids de votre bateau, en prévoyant une marge de sécurité d'environ 20 %.
- Le matériau : Privilégiez l'acier galvanisé à chaud pour une résistance optimale à la corrosion marine.
- Les réglages : Assurez-vous que le ber offre des réglages fins pour une répartition parfaite des charges.
Préparation de la coque pour le halage
Avant de procéder au halage, il est essentiel de préparer la coque du bateau pour éviter tout dommage.
Nettoyage de la coque
La première étape consiste à nettoyer la coque pour enlever les algues et les coquillages. Il est plus facile d'effectuer ce nettoyage immédiatement après la sortie de l'eau, avant que les salissures ne sèchent.
À la sortie du confinement, "Philou" est presque tombé de son bateau quand il a retrouvé son navire, un Gran Turismo 38 de chez Bénéteau, bijou de 12 m, sur une des pannes du port de Ferrières, à un jet de pierre du théâtre des Salins. C'était presque "la fête de la moule" sur la coque ! Un phénomène classique et naturel, principalement dans l'étang de Berre, très planctonique.
Calage sur le ber
Pour un bon calage sur le ber, il est important de suivre quelques principes de base :
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- La quille doit reposer sur une semelle en bois pour répartir le poids.
- Les patins en acier doivent être recouverts de caoutchouc ou de moquette pour protéger la coque.
- Les patins doivent être réglés de manière à s'appuyer sur une partie solide de la carène.
- Les chandelles des patins de chaque bord doivent être reliées entre elles pour une meilleure sécurité.
- Des patins additionnels peuvent être installés sous la coque pour soulager la structure et améliorer l'équilibre longitudinal.
Attention à la nature du sol
La nature du sol sur lequel est posé le ber est déterminante pour un bon calage. Un sol stable et plat est essentiel pour éviter tout risque de basculement.
Les alternatives aux cales sèches traditionnelles
Outre les cales sèches traditionnelles, il existe d'autres solutions pour la mise à sec des bateaux.
Les pontons de carénage
Dès le début du XVIIIe siècle, plusieurs emplacements de chantiers de construction de navires furent attribués sur la rive gauche du fleuve par les Jurats de Bordeaux à des maîtres constructeurs préalablement reçus par eux en Jurade. Tous les constructeurs attributaires d’un emplacement sur les berges avaient obligation de posséder un ponton ancré sur le fleuve au droit de son chantier. Ce ponton servait à abattre les navires en carène : c'est-à-dire de les coucher sur le flanc pour visiter la carène, partie immergée de la coque du navire. Cette opération dite de carénage permettait alors de nettoyer ou de réparer entièrement la coque du navire notamment en procédant aux opérations fréquemment nécessaires de calfatage.
Les railways marins
En 1832, pour faciliter les opérations de carénage des navires, les constructeurs Chaigneau et Bichon implantés à Lormont, équipèrent leurs chantiers du premier railway marin (système Plantevigne) installé sur la Garonne. Il s’agissait d’une plate forme inclinée de 150 m de long sur 14 m de large, garnie d’un chemin de fer établi sur longrines, un berceau sur couettes mues au moyen de rouleaux de fer, un moteur ou cabestan viré à bras d’hommes. Ce railway pouvait hisser en une heure environ, un navire de 600 tonneaux et plus, en le maintenant en position verticale, conservant ainsi à son bord cargaison et lest, y travailler par tous temps, mais on ne pouvait y accueillir de grands bâtiments.
Les cales de halage transversales
M. Labat, constructeur à Bordeaux, a repris l’idée déjà ancienne de haler les navires par le travers, disposition qui était déjà employée pour les bateaux de faible tonnage, mais qu’on n’avait pas étendue à la manœuvre des gros bâtiments en raison de la difficulté d’égaliser les efforts de traction sur les nombreuses chaînes qui doivent agir pour remonter ou laisser descendre le berceau, et d’obtenir un mode d’appui entièrement satisfaisant de la charge sur l’ensemble du plan incliné. M. Labat a construit trois cales ou slips en travers de son système pour les ports de Bordeaux, de Fou-Tchéou et de Rouen.
Les docks flottants
Au point de vue destination, il n'existe aucune différence entre un dock flottant et un bassin de radoub. Tous deux sont appelés à recevoir des navires pour les mettre en cale sèche afin de les réparer. Mais, alors que le bassin de radoub est échoué sur le sol à un niveau inférieur à celui des plus basses marées, le dock flottant est une embarcation simplement amarrée en un endroit profond. Cette construction est constituée par un plancher, porteur de tins sur lesquels viendront se poser les navires à caréner, et encadré par deux côtés. Mais ce plancher, d'une certaine épaisseur, est divisé intérieurement en chambres étanches (waterballast), que l'on remplit d'eau en ouvrant des vannes pour immerger le dock lorsqu'un navire doit venir s'y échouer. Celui-ci y pénètre comme dans une passe et s'arrête pour y être amarré. A ce moment, à l'aide de puissantes pompes, on refoule l'eau admise dans les chambres et l'ensemble, peu à peu allégé, se soulève jusqu'à ce que le radier soit hors de l'eau. Lorsque les réparations sont terminées, on immerge à nouveau le dock, et le navire remis automatiquement à l'eau, reprend sa route momentanément interrompue.
Les formes ou bassins de radoub
L'établissement d'une forme de radoub qui avait été pourtant prévue dans le projet primitif, fut toutefois controversé par certains notamment de ceux disposant de cales de halage. La non réalisation de ce bassin de radoub aurait constituée une grave insuffisance afin que puisse être assuré dans des conditions satisfaisantes, l'entretien des nombreux navires fréquentant le port. Malgré tout, une décision de l'Administration en autorisa la construction en 1874, de manière que cet ouvrage puisse recevoir les plus grands transatlantiques de l'époque. Les travaux commencèrent en 1876, cette cale de radoub mesurant 157 m de long sur 20 de large communiquait avec le bassin. à flots par une porte mobile appelée aussi bateau porte, A sa partie inférieure ou radier étaient fixés des tains sur lesquels reposait la quille du navire quand il était à sec. Les bords de la forme comportaient des escaliers en pierre pour assurer les communications. Entre le quai, la banquette et le radier.
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