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Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) en Hollande : Risques et Effets Secondaires

L'interruption volontaire de grossesse (IVG), aussi appelée avortement, est un acte médical légal qui permet à une femme enceinte de mettre fin à sa grossesse. En Hollande, comme en France, l'IVG est un droit encadré par des lois et protocoles précis. Cet article vise à informer sur les différentes méthodes d'IVG pratiquées en Hollande, leurs risques potentiels et les effets secondaires possibles, tout en tenant compte des aspects psychologiques et du suivi médical nécessaire.

Qu'est-ce que l'IVG ?

L'IVG est une procédure médicale qui permet de mettre fin à une grossesse non désirée. En Hollande, elle peut être réalisée selon deux méthodes principales : l'IVG médicamenteuse et l'IVG instrumentale (chirurgicale). Le choix de la méthode dépend de l'âge gestationnel et des préférences de la patiente.

Les Différentes Méthodes d'IVG

IVG Médicamenteuse

L'IVG médicamenteuse, souvent appelée « pilule abortive », est possible jusqu'à 8 semaines d'aménorrhée (absence de règles) dans certaines cliniques néerlandaises comme la clinique Bloemenhove. Cette méthode implique la prise de deux médicaments différents :

  1. Mifépristone (Mifegyne®) : Ce médicament interrompt l'évolution de la grossesse en bloquant les récepteurs de la progestérone. Il est administré en clinique sous surveillance médicale. La Mifégyne® n’entraîne généralement que peu d’effets secondaires, mais peut causer des douleurs gastro-intestinales, des frissons et d’importantes pertes de sang.
  2. Misoprostol (Cytotec® ou MisoOne) : Ce médicament provoque des contractions utérines pour expulser le contenu de l'utérus. Il est généralement administré par voie vaginale à domicile, 24 à 72 heures après la prise de Mifegyne®. Le misoprostol déclenche des contractions de l'utérus et produit un relâchement du col de l'utérus.

L'expulsion du contenu utérin commence généralement 1 à 2 heures après l'administration du misoprostol et peut durer jusqu'à 24 heures. Les douleurs et les saignements sont souvent plus intenses que lors des règles normales. Il est donc conseillé de prendre un antalgique immédiatement après l'introduction des ovules vaginaux. Certaines patientes peuvent également ressentir des diarrhées, des nausées, des vomissements ou des frissons.

Il est crucial d'avoir le soutien d'un adulte informé et capable de s'occuper de la patiente pendant cette période. Il est également important d'avoir suffisamment d'antalgiques à disposition, de préférence de l'ibuprofène ou du diclofénac, éventuellement sous forme de suppositoires en cas de nausées et de vomissements.

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IVG Instrumentale (Chirurgicale)

L'IVG instrumentale est généralement pratiquée au-delà de 7 semaines de grossesse. Elle consiste à évacuer l'embryon par aspiration, réalisée exclusivement dans un établissement de santé.

La procédure implique d'abord la dilatation du col de l'utérus à l'aide de médicaments, pour faciliter l'aspiration du contenu utérin. L'IVG instrumentale est réalisée sous anesthésie locale du col de l'utérus, bien que dans certains cas, une anesthésie générale puisse être utilisée. Une aspiration curetage peut être effectuée jusqu’à 12 à 13 semaines d’aménorrhée. La femme peut choisir entre une anesthésie locale ou une anesthésie générale. Pour une aspiration curetage, le canal cervical est quelque peu dilaté, et le produit de la grossesse est ensuite enlevé à l’aide d’une curette en plastique consommable et l’utérus est cureté. Les saignements sont ainsi généralement réduits après l’intervention. Le traitement dure environ 10 à 15 minutes.

Lorsque la grossesse dépasse les 12 à 13 semaines d’aménorrhée, le traitement se fait au moyen d’une D&E (Dilatation et Évacuation). La D&E est une méthode où la grossesse est évacuée à l’aide d’un instrument, puis terminée avec un curettage. Afin d’avoir suffisamment d’accès pour les instruments, un traitement préparatoire avec des prostaglandines est également nécessaire ici.

Suites Immédiates et Effets Secondaires Possibles

Après une IVG, qu'elle soit médicamenteuse ou instrumentale, il est normal de ressentir certains désagréments pendant les premiers jours ou les premières semaines.

Suites Communes

  • Saignements : Des saignements, comparables à des menstruations, sont courants. Ils peuvent durer plus longtemps que les règles normales et être constitués de caillots. Les saignements peuvent disparaître un temps, puis reprendre.
  • Contractions et Douleurs : Des douleurs abdominales ou lombaires, similaires à des douleurs menstruelles, peuvent survenir. Des antalgiques comme l'ibuprofène ou le paracétamol peuvent être utilisés pour soulager la douleur.
  • Désagréments Hormonaux : Les symptômes de la grossesse disparaissent généralement en quelques jours à deux semaines. Cependant, les tests de grossesse peuvent rester positifs jusqu'à trois ou quatre semaines après l'avortement en raison de la présence continue d'hormones de grossesse dans l'organisme.
  • Tension Mammaire et Engorgement : Si la grossesse était avancée, les seins peuvent rester tendus et douloureux pendant un certain temps. Un soutien-gorge serré (sans armatures) peut aider à réduire ces symptômes. Les poches de glace peuvent également soulager.
  • Reprise des Menstruations : Les menstruations reprennent généralement 4 à 6 semaines après l'intervention. Elles peuvent être irrégulières au début.

Effets Secondaires Nécessitant une Consultation Médicale

Il est important de consulter un médecin en cas de :

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  • Fièvre : Température supérieure à 38,5°C pendant plus d'une journée.
  • Saignements Abondants et Douleurs Intenses : Saignements plus importants que des règles normales, accompagnés de douleurs sévères.
  • Signes d'Infection : Fièvre avec douleurs musculaires, fréquence cardiaque rapide, étourdissements, diarrhées, vomissements ou sensation de faiblesse.

Complications Rares

Bien que les IVG soient généralement des interventions sécurisées, des complications rares peuvent survenir :

  • Saignements Prolongés ou Excessifs : Ils peuvent être dus à la présence de tissus résiduels dans l'utérus. Une nouvelle intervention peut être nécessaire pour les éliminer.
  • Lésions de l'Utérus : Très rares, elles peuvent survenir lors d'une IVG instrumentale.
  • Infections : Bien que le risque soit faible grâce aux mesures d'hygiène et à la prescription d'antibiotiques, une infection peut survenir.
  • Grossesse Persistante : Dans de rares cas, l'IVG peut échouer et la grossesse continuer à évoluer.

Risques Spécifiques au Misoprostol (MisoOne)

Le misoprostol, utilisé dans l'IVG médicamenteuse, peut entraîner des effets secondaires spécifiques :

  • Malformations Congénitales : L'échec de l'interruption de grossesse suite à la prise de MisoOne a été associé à un risque accru de malformations congénitales. Si la grossesse est poursuivie après l'échec de l'IVG, un suivi prénatal attentif et des échographies répétées sont nécessaires.
  • Réactions Allergiques : Bien que rares, des réactions allergiques peuvent survenir.
  • Accidents Cardiovasculaires : Douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, confusion ou battements irréguliers du cœur nécessitent une attention médicale immédiate.
  • Choc Toxique ou Septique : Fièvre avec douleurs musculaires, fréquence cardiaque rapide, étourdissements, diarrhées, vomissements ou sensation de faiblesse sont des signes d'alerte.

Aspects Psychologiques

L'IVG peut avoir des répercussions psychologiques variables d'une femme à l'autre. Certaines femmes peuvent ressentir un soulagement, tandis que d'autres peuvent éprouver de la tristesse, de la culpabilité ou de l'anxiété. Il est important de se faire accompagner par des professionnels de santé ou de bénéficier d'un soutien psychologique si nécessaire.

Avant de réaliser une IVG, deux consultations médicales sont obligatoires. Au cours de la première consultation, le praticien apporte des informations sur les différentes solutions d'IVG et propose une consultation psycho-sociale - une consultation obligatoire pour les mineures. Après réflexion, la patiente doit confirmer sa décision d’avortement lors de la deuxième consultation. La confirmation doit être écrite et donnée au praticien choisi.

Suivi Médical Post-IVG

Un suivi médical est essentiel après une IVG pour s'assurer de l'absence de complications et pour discuter de la contraception. Une visite de contrôle est généralement prévue entre le 14e et le 21e jour après l'intervention. Cette visite permet d'écarter toute complication éventuelle survenue après l'IVG. Le praticien informe la patiente sur la contraception, si elle n’en utilise pas, ou vérifie que le moyen contraceptif choisi est adapté à la situation de la patiente.

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Il est recommandé d’effectuer un contrôle 4 semaines après l’intervention. Ce contrôle peut être réalisé par la clinique (par téléphone) ou par votre médecin traitant. Si la femme vient chez vous pour un contrôle, il peut généralement suffire d’effectuer un test urinaire HCG, en plus de l’attention portée au déroulement du traitement. En cas de doute, nous conseillons d’effectuer une échographie de contrôle pour laquelle vous pouvez prendre rendez-vous chez nous. La femme a reçu une lettre pour le médecin.

Fertilité Après une IVG

Il n'est pas scientifiquement prouvé que les IVG entraînent une baisse de la fertilité. La stérilité est généralement due à une infection utérine non traitée. Il est donc crucial de suivre les recommandations médicales pour éviter les infections après une IVG. Après avoir pris ce médicament, vous devez éviter d’être à nouveau enceinte avant la réapparition de vos règles. Ce médicament n'a pas d'effet sur la fécondité. Vous pouvez débuter une nouvelle grossesse dès que votre grossesse a été interrompue.

Prise en Charge Financière

En France, l'interruption volontaire de grossesse est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie dans le cadre d'un tarif forfaitaire.

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