Le tabagisme représente un enjeu majeur de santé publique, avec des conséquences significatives sur la reproduction humaine. En France, environ une femme enceinte sur quatre continue de fumer, malgré les risques avérés pour la mère et l'enfant. Cet article explore en profondeur les effets du tabac sur la fertilité, la nidation et le déroulement de la grossesse, tout en offrant des pistes pour un sevrage tabagique réussi.
Impact du Tabac sur la Fertilité Masculine et Féminine
Fumer a des conséquences importantes sur la reproduction humaine, à de nombreux niveaux. Chez les hommes, le tabagisme peut altérer la qualité du sperme. Chez les hommes qui fument, les spermatozoïdes présentent plus fréquemment des anomalies anatomiques qui sont à l’origine d’une diminution de la mobilité et d’une plus grande difficulté à pénétrer dans l’ovule.
Chez les femmes, le tabac réduit la fertilité de manière proportionnelle à la quantité de cigarettes fumées chaque jour (ou à la quantité de fumée inhalée passivement). Chez les femmes qui fument, ainsi que celles exposées au tabagisme passif, le tabac réduit la fertilité de manière proportionnelle à la quantité de cigarettes fumées chaque jour (ou à la quantité de fumée inhalée passivement). Ces effets seraient dus à des modifications hormonales liées à la nicotine, avec une modification de la glaire du col de l’utérus (où nagent les spermatozoïdes) et un mauvais fonctionnement des cils microscopiques qui tapissent l’intérieur des trompes (et qui aident les spermatozoïdes à atteindre l’ovule).
La paroi utérine et le flux sanguin dans l’utérus sont de moins bonne qualité. Tous deux sont indispensables à la nidation de l’embryon. Les chances de grossesse diminuent donc considérablement chez la femme fumeuse. Par ailleurs, le tabac est un facteur d’échec de FIV plus important encore que l’âge.
Effets sur la Trompe de Fallope et Grossesse Extra-Utérine (GEU)
Le tabac a une action directe sur la fonction de la trompe : il diminue les battements ciliaires et altère la contractilité de la paroi. Statistiquement, il existe une augmentation claire et nette des risques de stérilité tubaire chez les fumeuses. Le risque de GEU (Grossesse extra utérine) est multiplié par 2 pour 10 cigarettes par jour, par 3 pour 20 cigarettes par jour et par 5 pour plus de 30 cigarettes par jour. Environ 35% des GEU seraient attribuables au tabac.
Lire aussi: Comprendre les causes de l'ovulation en l'absence de règles
Parfois, au tout début de la grossesse, avant que la femme ne réalise qu’elle est enceinte, l’ovule fécondé (l’œuf) ne parvient pas jusqu’à l’utérus mais reste dans les trompes, voire à l’extérieur de celles-ci, dans la cavité abdominale. On estime qu’environ un tiers des grossesses extra-utérines sont provoquées par le tabac : certains composés toxiques du tabac bloquent les contractions des trompes qui dirigent l’embryon vers l’utérus, et empêchent son adhésion aux parois utérines.
Cet effet négatif est réversible et le risque de grossesse extra-utérine redevient normal un mois après l’arrêt total du tabac. L’effet est réversible (ce risque redevient celui de la population générale si la consommation de tabac est arrêtée 1 mois avant la conception) mais si vous faites une GEU liée au tabac, votre trompe sera porteuse d’une cicatrice qui elle ne sera plus réversible et augmentera le risque de récidive.
Le tabac diminue par ailleurs l’immunité et les fumeuses sont plus sensibles aux infections génitales, dont les infections aux chlamydia, autre source de stérilité tubaire.
Impact sur le Col de l'Utérus, l'Endomètre et l'Ovaire
La nicotine a une action antioestrogénique (elle baisse le taux d’estradiol) avec en particulier comme conséquence une altération de la glaire cervicale.
Le tabagisme abaisse le flux sanguin au niveau de l’utérus avec comme effet direct une diminution des chances d’implantation.
Lire aussi: Règles et grossesse : décryptage complet
La 1ère période où les ovocytes sont sensibles au tabac est la vie intra-utérine. Ainsi la fécondité d’une femme dont la mère a fumé alors qu’elle était enceinte est inférieure à celle d’une femme non exposée. La 2ème période est, après la puberté, la phase pré ovulatoire. Le tabagisme a un double impact sur la fonction ovarienne : il diminue la qualité et la quantité des ovocytes. Ainsi le tabagisme est significativement associé à un avancement de l’âge de la ménopause (2 ans en moyenne) et à l’incidence des insuffisances ovariennes précoces. Ce phénomène est d’autant plus important que le nombre de cigarettes fumées et la durée du tabagisme sont importants. L’arrêt de la consommation de tabac pourrait diminuer le risque de ménopause précoce. Ainsi, alors qu’il est multiplié par 2 pour les fumeuses actuelles, il n’est plus multiplié que par 1,3 chez les ex fumeuses. Les ex fumeuses atteignent leur ménopause plus tard que les fumeuses, mais plus tôt que les femmes n’ayant jamais fumé.
Les hydrocarbures contenus dans la fumée de cigarette accélèrent, par l’intermédiaire de la stimulation d’un gène particulier, la perte d’ovocytes et donc contribuent à l’accélération de la diminution du stock. L’impact sur la qualité des ovocytes est lié à une augmentation du nombre d’ovocytes porteurs d’anomalies chromosomiques (nombre anormal de chromosomes) et d’ovocytes porteurs d’une altération de leur ADN, conséquence de l’effet des substances mutagènes. Cela explique que la fréquence des fausses couches soit multipliée par 1,5 à 3, et ce d’autant plus que la quantité de cigarettes fumées est importante (c’est ce que l’on appelle un effet dose dépendant). Les études menées dans le cadre de la FIV (Fécondation in vitro) ont permis de confirmer l’existence d’une toxicité ovarienne.
Conséquences sur le Sperme
De nombreuses substances présentes dans la fumée de cigarette ont été retrouvées dans le liquide séminal, à des taux proportionnels aux taux sanguins et au nombre de cigarettes fumées. Ce phénomène a également été montré en cas de tabagisme passif. Augmentation de la fragmentation de l’ADN spermatiques : le tabac est responsable d’une réaction inflammatoire au sein des voies génitales, responsable d’une augmentation de la leucospermie (taux de globules blancs dans le sperme).La leucospermie est responsable d’une augmentation de la concentration des radicaux libres. De plus, parmi les 4 000 composants de la fumée de cigarette, plusieurs sont eux mêmes des radicaux libres. Les études menées sur les embryons ont montré, chez les hommes fumeurs, une augmentation de la proportion d’embryons fragmentés et d’embryons anormaux. Ceci est responsable d’une mauvaise implantation, de fausses couches et semble même avoir des conséquences après la naissance. En effet, plusieurs équipes ont noté une relation entre le tabagisme paternel et l’apparition de certains cancers chez leurs enfants. Le tabac chez l’homme serait ainsi responsable de la diminution du taux de succès au cours des FIV ; cette altération serait proportionnelle à la quantité de tabac consommé et réversible à l’arrêt du tabac (environ 2 mois et demi).Le tabagisme agit également de façon indirecte : il peut induire un tabagisme passif chez la compagne, et l’on sait que les fumeurs sont aussi plus consommateurs d’alcool, de café ou encore soumis au stress, ce qui également entraîne une altération des paramètres du sperme.
Tabagisme et Grossesse : Risques et Complications
Si la cigarette est désormais perçue par tous comme une cause majeure de cancer du poumon, les personnes qui connaissent ses effets sur la fertilité sont encore rares. Selon l’Inpes, 30% des femmes et 44% des hommes entre 20 et 34 ans sont fumeurs.
Vous venez d’apprendre que vous êtes enceinte, félicitations ! Passée la joie de cette jolie surprise, vous êtes particulièrement préoccupée. Vous avez fumé au début de votre grossesse, alors que vous ne saviez pas que vous attendiez un bébé. Forcément, vous vous demandez si avoir fumé en début de grossesse est grave, et ce qui risque d’arriver pour le fœtus et vous.
Lire aussi: Que faire en cas de lait résiduel ?
Risques en Début de Grossesse
Dans les première semaines, le tabagisme augmente le risque de fausse couche spontanée, de grossesse extra-utérine (GEU) mais aussi une mauvaise insertion du placenta. Quelques explications : La fausse couche spontanée est l’arrêt et l’expulsion spontanés de l’embryon (avant la 14e semaines d’aménorrhées) ou du fœtus entre 14e jusqu’à 22 semaines d’aménorrhées. On parlera de fausse couche précoce ou de fausse couche tardive. Le risque est multiplié par 3 pour les fumeuses. La grossesse extra-utérine est une grossesse qui se développe en dehors de la cavité de l’utérus. La grossesse se développe par exemple dans la trompe. Le risque de survenue une GEU chez une femme fumeuse est de 1,5 si elle fume moins de 5 cigarettes et passe à 3 si elle fume plus de 20 cigarettes par jour. Une grossesse extra utérine doit être interrompue car le pronostic vital de la femme est mis en cause.
La fumée de tabac comporte plus de 7000 composés toxiques qui peuvent individuellement ou par effet(s) cumulé(s) provoquer un arrêt de la grossesse : une fausse couche précoce ou tardive. Oui, lorsqu’une femme enceinte en début de grossesse est exposée à la fumée de tabac (tabagisme actif ou passif), il y a un risque très important que la grossesse s’arrête.
Conséquences du Tabagisme Actif et Passif Pendant la Grossesse
Une femme enceinte exposée à la fumée du tabac (tabagisme actif ou passif) expose sa santé et celle de son bébé à une mauvaise oxygénation. Lorsque la femme fume ou subit du tabagisme passif, elle inhale la fumée de tabac qui comporte plusieurs milliers de composés très toxiques. Parmi tous les composés toxiques de la fumée de tabac (tabagisme actif ou passif), le monoxyde de carbone est bien connu. Il s’agit d’un gaz incolore et inodore qui se fixe sur l’hémoglobine de la maman et empêche la bonne oxygénation du fœtus. L’exposition à la fumée de tabac (tabagisme actif ou passif) augmente le risque durant la grossesse de mort fœtale in utero.
Le risque le plus connu de l’impact de la fumée de tabac est le retard de croissance chez le fœtus : diminution du poids, du périmètre crânien, de la taille à la naissance.
Autres Complications Liées au Tabagisme
Le tabac représente un facteur de prématurité élevé. En effet, le placenta peut se fixer trop bas dans l'utérus, provoquant des saignements au troisième trimestre de grossesse. Même en faible quantité, le tabac joue un rôle dans le poids du bébé. Lorsqu'une femme tombe enceinte, le fœtus reçoit les nutriments et l'oxygène par le biais de la circulation sanguine. La nicotine a un effet vasoconstricteur, qui rétrécit le calibre des vaisseaux, tant dans le placenta que dans le cordon ombilical. La consommation du tabac durant la grossesse entraîne une augmentation du risque cardiaque chez le fœtus et des conséquences à terme. Le tabac est aussi responsable de complications telles que le placenta prævia. Cela signifie que le placenta est anormalement placé, ce qui empêche le bébé de descendre lors de l'accouchement. Par ailleurs, chez les « grosses fumeuses », un syndrome de sevrage chez le bébé peut apparaître à la naissance. La nicotine l'a en effet atteint directement par le sang. Les bébés en sevrage brutal sont très agités dès la naissance.
Tabagisme Passif et Risques pour l'Enfant
Il est d’ailleurs important de souligner que le tabagisme de votre partenaire reste également nocif pour votre grossesse et pour l’enfant à naître. De manière générale, le tabagisme passif représente un risque pour vos proches. En effet, un fumeur passif a 30 % de risques supplémentaires de développer un cancer des poumons par rapport à un non-fumeur. De plus, il est essentiel pour les deux parents de maintenir l’abstinence de la consommation de tabac même après la grossesse. En effet, l’incidence du tabagisme passif durant la petite enfance contribue largement à une augmentation des affections de la sphère ORL (rhinites, bronchites…), des allergies et de l’asthme. Il est aussi nécessaire que la maman maintienne également son abstinence après la naissance. Vous allaitez votre bébé ?
Stratégies et Méthodes pour Arrêter de Fumer
Lorsqu’on souhaite avoir un enfant, mieux vaut arrêter de fumer AVANT de se savoir enceinte. Arrêter totalement la consommation de tabac à n’importe quel moment de la grossesse conduit à des bénéfices pour la mère et l’enfant. Plus l’arrêt est précoce, plus les bénéfices seront importants.
Parlez-en à votre professionnel de santé, à l’occasion d’un de vos rendez-vous de suivi de grossesse. Cela sera l’occasion de réaliser un bilan diagnostique afin d’évaluer la mesure du CO expiré et de déterminer : le nombre quotidien de cigarettes fumées par jour avant et pendant la grossesse ; le début et la durée du tabagisme, l’existence ou non de tabagisme passif ; le niveau de dépendance à la nicotine, le degré d’intoxication au CO ; l’évaluation de l’estime de soi et de la motivation pour l’arrêt.
Mesure du CO Expire
Comment se passe la mesure du CO ? La mesure du CO expiré consiste à demander à la patiente de souffler dans l’analyseur par l’intermédiaire d’un embout en carton, après une inspiration suivie d’une apnée de 10 secondes. Elle exprime le nombre de particules de CO expiré en partie par million (ppm) et reflète le degré d’intoxication relié aux modalités de l’inhalation de la fumée de tabac dans les heures précédentes.
Traitement et Suivi Médical
Quel traitement envisager pour la femme enceinte ? Certaines femmes gèrent leurs pulsions à fumer difficilement et en tirant plus fort sur les cigarettes conservées, elles inhalent ainsi plus de fumée de tabac pour compenser le manque de nicotine. Il est important de les aider à se passer des dernières cigarettes en leur proposant une substitution nicotinique adaptée.
Les objectifs thérapeutiques sont de supprimer la dépendance physique, mais aussi de normaliser l’oxygénation du fœtus. Le traitement fait appel à un minimum de prise en charge psychologique, tels l’entretien motivationnel et les thérapies cognitivo-comportementale. Il existe aujourd’hui une centaine de substituts à la nicotine, remboursés à 65% par l’Assurance Maladie qui actualise la liste des substituts nicotiniques concernés sur son site Internet. La prescription peut être réalisée par une sage-femme, un médecin, une infirmière, un kinésithérapeute ou un chirurgien-dentiste. Les sages-femmes peuvent également prescrire les traitements nicotiniques substitutifs (TNS) à l’entourage de la femme enceinte.
Ne pas utiliser chez la femme enceinte sans avis médical. Pour la femme enceinte fumeuse, il est recommandé de consulter un professionnel de santé avant de commencer un traitement de substitution nicotinique. L'arrêt du tabac, avec ou sans traitement de substitution, ne doit pas se faire seule et doit faire partie d’une prise en charge globale pour prendre en compte les besoins de chacune, prenant en compte le contexte psychosocial et les autres dépendances éventuellement. Il est donc conseillé de prendre rendez-vous avec un spécialiste du sevrage. L’arrêt avec l’accompagnement d’un professionnel de santé est à privilégier en premier recours. Le professionnel de santé tabacologue est votre meilleur allié pendant votre grossesse.
Substituts Nicotiniques
Remplacer la nicotine à l’aide de patchs, pastilles, chewing-gums, cigarette électronique… Leur efficacité étant similaire, le choix est basé sur votre mode de vie. Comptez environ douze semaines pour le sevrage, que vous avez trois fois plus de chances de réussir avec un substitut nicotinique que par un arrêt brutal de la cigarette. Vous n’avez que l’embarras du choix, patchs, gommes, pastilles, chewing-gum, inhaleurs… En vente libre en pharmacie, les substituts nicotiniques sont désormais disponibles sous de nombreuses formes, nous vous conseillons toutefois de demander l’avis de votre médecin, gynécologue-obstétricien ou tabacologue avant de démarrer un sevrage tabagique dans le cadre d’un protocole AMP. Sachez que parmi tous leurs présentations ou conditionnements, leur efficacité, à dosage égal, est similaire. On peut donc choisir la forme du substitut nicotinique en fonction de son mode de vie, de sa façon d’appréhender son sevrage, mais aussi de sa capacité financière. Certains d’entre vous préfèreront le patch qui reste discret pour aller travailler, d’autres préfèreront les gommes à mâcher ou les pastilles pour « occuper » la bouche et canaliser une anxiété passagère. Il faut toutefois savoir qu’un sevrage se fait sur la durée. Si vous avez peur de créer une nouvelle accoutumance, rassurez-vous, le phénomène de dépendance qu’on connaît avec la cigarette n’existe pas avec les substituts nicotiniques et ils permettent surtout de tripler les chances de réussite de votre sevrage.
Méthodes Alternatives
Passer par une séance de vingt minutes d’acupuncture : c’est en général le temps qu’il faut pour mettre fin à votre addiction au tabac ! Accéder à votre inconscient par l’hypnose pour éliminer les habitudes inutiles qui vous gênent, comme l’addiction à la cigarette. Selon sa méthode, le praticien peut utiliser la suggestion pour vous pousser à changer de comportement, vous faire imaginer ce que serait la vie sans tabac ou vous faire voir la cigarette sous un nouvel angle. Recevoir une piqûre homéopathique grâce à la mésothérapie pour mettre fin à votre envie de fumer, de grignoter et à la sensation de manque. Ce mélange introduit directement dans le sang rend moins irritable et dégoûte proprement de la cigarette.
- Acupuncture: Une séance classique commence par une première entrevue avec le médecin-acupuncteur qui étudiera vos antécédents, vos habitudes et les éventuels traitements en cours pour valider votre compatibilité. Deux méthodes sont souvent utilisées. La première consiste à placer deux aiguilles de chaque côté du nez, une seule séance de 20 mn est généralement nécessaire. L’autre méthode, appelée « auriculothérapie », stimule des points précis du pavillon de l’oreille avec des aiguilles ou des aimants.
- Hypnose: La séance commence par un entretien individuel pour évaluer les habitudes qui nourrissent votre dépendance, votre motivation, le soutien familial et professionnel (favorable ou défavorable). Ensuite, l’hypnothérapeute vous accompagne dans un état hypnotique pour accéder à votre inconscient, partie qui gère toutes les données dont vous n’avez pas besoin pour exister comme les addictions, les automatismes, les attaches émotionnelles…Il existe plusieurs approches comme celle de suggérer directement au fumeur un changement, modifier la perception du comportement de dépendance ou encore utiliser l’hypnose pour visualiser l’avenir sans tabac. Attention toutefois, même si une séance suffit, l’hypnose n’est pas une potion magique qui efface toutes vos années de tabagisme. Il faut donc que votre motivation soit au rendez-vous pour que cette méthode fonctionne. Le choix du thérapeute est également très important, renseignez-vous sur ses diplômes et son expérience.
- Mésothérapie: Cette méthode consiste à injecter, directement dans le sang, un mélange homéopathique qui provoque le dégoût de la cigarette et lutte contre l’envie de fumer, l’irritabilité, l’état de manque et l’envie de grignoter. La pratique de la mésothérapie nécessite un diplôme de mésothérapie (DIU), seuls les médecins titulaires de ce diplôme sont reconnus et autorisés à faire rembourser leurs actes de mésothérapie par les caisses d’assurance maladie. Vous pouvez trouver un praticien sur le site de la « Société Française de Mésothérapie ».
- Le livre d’Allen Carr: Même si cette méthode est controversée et qu’il n’existe pas d’étude scientifique prouvant l’efficacité de cette approche, elle a tout de même permis à certains fumeurs d’arrêter ou du moins les a aidés à prendre conscience des raisons et du mécanisme d’accoutumance. Se focalisant uniquement sur la dépendance psychologique, la méthode Allen Carr n’est pas adepte des substituts nicotiniques et encore moins de l’arrêt progressif. Selon Allen Carr, se débarrasser des illusions que l’on entretient avec la cigarette est la clé de la réussite. « Le tabac n’est pas un antistress, il ne permet pas de mieux se concentrer ou de se calmer avant un événement important. Une fois que le fumeur a compris et identifié les raisons qui l’aliènent au tabac, il peut plus facilement renoncer à la cigarette ».
Cigarette Électronique
Concernant la cigarette électronique, elle est souvent présentée comme une alternative moins nocive à la cigarette traditionnelle. Cependant son efficacité en tant que substitut nicotique ou son impact sur la santé et sur la fertilité font beaucoup débat. A ce jour il manque encore de preuves scientifiques. Bien que le vapotage soit considéré comme moins nocif que le tabagisme, la consommation de nicotine pendant la grossesse reste déconseillée. En effet, des études ont montré que l’exposition de la nicotine pouvait entrainer des complications et des malformations chez le fœtus.
Importance de l'Accompagnement
Un professionnel de santé (médecin, pharmacien, sage-femme, etc.) ou un tabacologue peuvent vous aider à trouver une méthode adaptée à votre situation et vous accompagner dans votre arrêt du tabac. Vous pouvez également bénéficier d’un accompagnement personnalisé et gratuit en vous rapprochant d’un tabacologue sur www.tabac-info-service.fr ou en appelant au 39 89. Parlez-en également au médecin de votre centre d’AMP qui pourra également vous orienter.
Effets Réversibles et Fertilité
Toutes nos félicitations pour votre nouvel arrêt du tabac, vous multipliez aussi vos chances de tomber enceinte ! L'arrêt du tabac entraîne un retour à une fertilité normale chez la femme en quelques semaines. Les cils des trompes de Fallope, par exemple, repoussent et conduisent normalement l'ovule de l'ovaire à l'utérus, qui est nouveau parfaitement oxygéné et irrigué, ce qui facilitera la nidation. On considère en général que tous les effets négatifs disparaissent en 3 mois environ ! Par contre rassurez-vous, si vous tombez enceinte maintenant et que vous maintenez l'arrêt du tabac, il n'y aura aucune conséquence liée au tabagisme sur la santé de l'enfant.
La bonne nouvelle est que les effets négatifs du tabac sont en grande partie réversible.
Impact sur la FIV
Les conséquences néfastes du tabac sur les résultats de la FIV sont liées aux effets nocifs des éléments contenus dans la fumée de cigarette. Si vous arrêtez de fumer et n’êtes plus exposée à la fumée de cigarette, alors vous augmenterez vos chances de réussite en AMP. Les études montrent même que fumer lors d’un protocole d’AMP, réduit les chances de réussite d’une FIV à 15% contre 23% chez les non-fumeurs.