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Asthénie Post-partum : Causes, Symptômes et Traitements

L'arrivée d'un bébé est un moment de joie, mais aussi une période de grands bouleversements physiques et émotionnels pour la mère. La fatigue post-partum, ou asthénie post-partum, est un défi courant auquel de nombreuses nouvelles mamans sont confrontées. Il est essentiel de comprendre les causes de cette fatigue, de la distinguer du baby-blues et de la dépression post-partum, et de connaître les traitements et les solutions pour y faire face.

Qu'est-ce que l'asthénie post-partum ?

L'asthénie post-partum est une fatigue intense qui survient après l'accouchement. Bien que la fatigue soit normale après la naissance d'un enfant, elle peut être particulièrement prononcée et persistante chez certaines femmes. Selon une étude australienne, les jeunes mamans peuvent connaître un état de somnolence jusqu'à 18 semaines après l'accouchement.

Marion Vallet, sage-femme, souligne que le post-partum démarre juste après la naissance et que sa durée est variable, s'étendant parfois jusqu'à 3 ans pour certaines sages-femmes, bien que l'OMS la fixe à 6 semaines. Elle explique qu'une phase de remaniement est nécessaire après l'accouchement et qu'elle dure plus de 6 semaines. Durant cette période, l'utérus se contracte pour reprendre progressivement sa taille normale, ce qui peut provoquer des contractions douloureuses appelées tranchées. Des pertes sanguines sont également possibles pendant environ 6 semaines.

Causes de l'asthénie post-partum

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à la fatigue post-partum :

  • Facteurs physiques :
    • Durée du travail : Un travail long et difficile peut entraîner une fatigue physique importante.
    • Changements hormonaux : La chute brutale des hormones, notamment de la progestérone, après l'accouchement peut avoir un impact direct sur l'humeur et l'énergie. Le taux de progestérone, qui a des effets relaxants et facilite la gestion du stress, chute brutalement après la naissance.
    • Allaitement : L'allaitement augmente les besoins nutritionnels de la mère, puisant dans ses réserves et pouvant entraîner des carences.
    • Convalescence physique : Le corps a vécu un bouleversement immense pendant la grossesse et l'accouchement, et a besoin de temps pour récupérer.
    • Carences nutritionnelles : Après l'accouchement, les femmes sont souvent carencées en fer ou en magnésium, ce qui peut entraîner de grosses fatigues.
  • Facteurs psychologiques :
    • Adaptation à une nouvelle vie : Il est nécessaire de s'adapter à cette nouvelle vie avec un bébé, ce qui peut être source de stress et de fatigue psychique.
    • Changement d'identité : Devenir mère est un changement d'identité important qui peut être déstabilisant.
    • Manque de sommeil : Les nuits entrecoupées et le manque de sommeil sont une cause majeure de fatigue post-partum.
  • Facteurs sociaux :
    • Isolement : La période la plus difficile pour la jeune mère est souvent le moment où le conjoint retourne au travail et qu'elle se retrouve seule à la maison avec l'enfant.
    • Manque de soutien : Un manque de soutien de la part de l'entourage peut aggraver la fatigue et le sentiment de solitude.

Symptômes de l'asthénie post-partum

Les symptômes de la fatigue post-partum peuvent varier d'une femme à l'autre, mais ils incluent généralement :

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  • Fatigue intense et persistante
  • Somnolence
  • Difficulté à se concentrer
  • Irritabilité
  • Sautes d'humeur
  • Anxiété
  • Troubles du sommeil
  • Baisse de moral
  • Sentiment de ne pas réussir à s'occuper de son enfant

Asthénie post-partum, baby-blues ou dépression post-partum ?

Il est important de distinguer l'asthénie post-partum du baby-blues et de la dépression post-partum.

  • Baby-blues : Le baby-blues est un phénomène physiologique normal lié à la chute des hormones après l'accouchement. Il se manifeste souvent par des pleurs inexplicables, la sensation contradictoire d'être à la fois triste et contente, des sautes d'humeur et parfois une perte d'appétit. Le baby-blues est généralement transitoire et disparaît en quelques jours. Il survient très rapidement après l’accouchement, on le surnomme d’ailleurs le syndrome du 3e jour. Le baby blues peut durer quelques heures ou quelques jours. En général, les symptômes disparaissent tous seuls.
  • Dépression post-partum : La dépression post-partum est un trouble dépressif qui concerne environ 10% des femmes après l'accouchement. Les symptômes de la dépression post-partum durent au minimum 2 semaines et peuvent inclure une tristesse constante, une perte d'intérêt pour le bébé ou les proches, des troubles du sommeil importants, une irritabilité inhabituelle et des pensées sombres ou des idées noires. Les causes de cette dépression sont multi-factorielles, dues aux changements biologiques mais également au stress lié au bouleversement du quotidien. Un terrain dépressif sous-jacent peut également être révélé par l’accouchement. La dépression post-partum est plus tardive et se développe dans les semaines voire les mois qui suivent. Les premiers symptômes ne sont pas forcément évidents.

Si les symptômes persistent plusieurs jours, que la mère a le sentiment de ne pas réussir à s'occuper de son enfant, ou si elle présente des signes de dépression, il est important de consulter un professionnel de santé. Il existe une grille standardisée d'évaluation, le score d'Edimbourg, qui permet d'évaluer rapidement si la femme se situe dans une dépression du post-partum ou non.

Traitements et solutions pour lutter contre l'asthénie post-partum

Il existe de nombreuses façons de lutter contre la fatigue post-partum et d'améliorer le bien-être de la jeune maman :

  • Se faire aider : Le maître-mot est : faites-vous aider ! Par exemple, si une personne souhaite vous faire un cadeau pour la naissance du bébé, demandez-lui de vous amener des repas tout prêts ! Demander un coup de main n'a rien d'un échec. Si vous vous sentez submergée, c'est le bon moment de se faire aider ! L'entourage veut souvent aider les jeunes parents sans trop savoir comment s'y prendre, alors soyez explicites !
  • Se reposer : Dormir en même temps que l'enfant est un excellent moyen de récupérer. Quand l'enfant dort, ce n'est pas le moment de s'occuper des tâches ménagères, mais de s'allonger et de se reposer. Si vous disposez de plusieurs chambres dans votre logement, vous pouvez faire chambre à part. Vous dormez à tour de rôle avec l'enfant pour avoir une nuit complète un soir sur deux. Tentez de vous reposer lorsque bébé s'endort.
  • Avoir une alimentation variée et équilibrée : Pour bien récupérer et surmonter la fatigue, vous allez avoir besoin d’aliments reconstituants, riches en bons nutriments et à fort pouvoir nutritif ! On mise sur des recettes énergisantes et réconfortantes : des porridges, des soupes, du curry, des snacks sains, des smoothies…
  • Prendre des vitamines et des compléments alimentaires : Pour compléter ses repas et se donner un coup de fouet supplémentaire, on pense aussi aux vitamines. Après l'accouchement, les femmes sont souvent carencées en fer ou en magnésium. Omum a développé une cure pour combattre la fatigue et renforcer votre système immunitaire. La solution complète Calmosine Post-partum & Allaitement a été spécialement formulée pour accompagner les mamans allaitantes dans cette phase exigeante. Grâce à des actifs sélectionnés et bien dosés, cette solution soutient votre énergie au quotidien, tout en favorisant un allaitement serein. Elle contribue à réduire la fatigue, à améliorer l’état de la peau, à limiter la chute de cheveux en post-partum, à soutenir la lactation sur le long terme, et à maintenir votre équilibre émotionnel.
  • S'hydrater : On continue de s'hydrater et on abuse des boissons chaudes pour remettre son corps en route.
  • Créer un environnement apaisant : Certaines odeurs (coucou la lavande et le citron) favorisent la relaxation et aident à s'endormir plus rapidement. Créer de petites routines apaisantes peut offrir un vrai répit : une promenade au calme, un bain tiède, quelques minutes de respiration profonde, une sieste dès que c’est possible.
  • Sortir et prendre l'air : Les promenades en extérieur sont bonnes pour se sentir mieux. Cela détend et favorise le sommeil.
  • Parler de ses émotions : Oser parler est souvent le premier pas vers un mieux-être. Commencez par une personne de confiance : votre partenaire, une amie proche, une sage-femme, votre médecin. Les professionnels de santé sont formés pour vous accompagner. Lors des visites post-natales, n’hésitez pas à évoquer vos émotions, même si cela vous semble flou. Vous pouvez aussi vous appuyer sur des outils comme l’échelle d’évaluation de la dépression post-partum (EPDS), utilisée par les sage-femmes et les médecins pour repérer les signes précoces.
  • Consulter un professionnel de santé : Si vous vous sentez mal depuis plus de deux semaines, si vos émotions deviennent envahissantes ou si vous avez l’impression de perdre pied, c’est qu’il est temps de consulter. Vous pouvez en parler à votre médecin, à votre sage-femme, ou à un psychologue. Il existe des dispositifs comme Mon soutien psy, qui permet de bénéficier de séances d’accompagnement psychologique prises en charge par l’Assurance Maladie.
  • Soutenir l'allaitement : Certaines plantes, comme la mélisse, la verveine ou la camomille, sont reconnues pour leurs propriétés apaisantes et peuvent soutenir la lactation. Sous forme de tisanes, ou intégrées dans des compléments alimentaires, elles sont de précieuses alliées pour se sentir un peu mieux au quotidien.

Le rôle de l'entourage

Quand une jeune mère traverse une période difficile, le soutien de son entourage peut être d’une précieuse aide. Famille, partenaire, amis : chacun a un rôle précieux à jouer, même dans les gestes les plus simples. Il est essentiel d’être à l’écoute, sans jugement. Plutôt que de chercher des solutions toutes faites, il suffit parfois d’offrir une présence bienveillante, de dire « Je suis là », « Tu n’es pas seule ». Rappeler à la maman qu’elle n’a pas à tout faire seule, qu’elle a le droit d’être fatiguée, qu’elle reste une bonne mère même dans ses moments de fragilité. Aider concrètement, c’est aussi proposer de garder le bébé quelques heures, cuisiner un repas, accompagner à un rendez-vous médical. Ce soutien pratique allège la charge mentale et montre que la jeune maman peut compter sur ses proches. Le co-parent a lui aussi un rôle essentiel. Il peut encourager la mère à parler, à consulter si besoin, tout en prenant part activement aux soins du bébé.

Dépression post-partum chez les pères

Même s’il ne s’agit pas exactement de la même pathologie, certains pères connaissent un syndrome de dépression post-partum, souvent à l’arrivée du premier enfant. La raison principale est le bouleversement et les contraintes qu’impliquent l’arrivée d’un enfant dans le quotidien du papa. Près d’un père sur dix traverse une dépression pendant la grossesse ou peu après la naissance de son bébé. C’est une période de changements qui peut être bouleversante pour les papas aussi. Comme pour les femmes, il est nécessaire d’en parler à un psychothérapeute afin de surmonter la situation et ainsi mieux vivre la parentalité. Beaucoup d’hommes ne le font pas à cause de la stigmatisation qui entoure la santé mentale, tout particulièrement masculine. Dans certains cas, le syndrome est révélateur d’une dépression plus sévère.

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