Introduction
Avesnes-sur-Helpe, pittoresque cité du Nord de la France, recèle des pans d'histoire riches et variés. Parmi eux, l'ancienne maternité, aujourd'hui abandonnée, suscite la curiosité et l'intérêt. Cet article se propose de retracer l'histoire de ce lieu, en s'appuyant sur les informations disponibles et en contextualisant son évolution dans l'histoire plus large de la ville.
Avesnes-sur-Helpe: un aperçu historique
Avesnes-sur-Helpe est une cité pittoresque accrochée au flanc d’une falaise rocheuse. Ses seigneurs furent illustres. Le premier, Wédric le Barbu, la fonda au IXe siècle et la ville se construisit autour de son château seigneurial. En 1080, son fils Thierry d’Avesnes bâtit une autre tour. Au XIIe siècle, une agglomération unique était formée, entourée d’un mur d’enceinte qui réunissait les deux tours.
Sur la place du marché fut fondée l’église Saint-Nicolas. Les seigneurs d’Avesnes étaient alors particulièrement puissants. En 1200, la ville reçut sa charte et la ville basse naquit autour de l’Helpe. Au XVe siècle, Avesnes était une ville du drap et connut la prospérité. Cependant, elle dut subir de plein fouet le choc des guerres entre Louis XI et Charles le Téméraire puis de la guerre de succession de Bourgogne. La ville fut reconstruite grâce à Louise d’Albret. Les rois de France la convoitèrent longtemps pour en faire un bastion avancé sur la route de Paris. Vauban la fortifia en agrandissant le bastion de la Reyne et en redessinant tous les ouvrages détachés.
Au XIXe siècle, la ville connut une réelle prospérité. En 1867, elle fut déclassée en tant que place militaire.
La Clinique Maternité NoName: un lieu chargé d'histoire
La Clinique Maternité NoName, située à Avesnes-sur-Helpe, est un trésor d’urbex à découvrir. Ce lieu abandonné, autrefois témoin de nombreuses naissances et histoires familiales, transporte les visiteurs dans un passé révolu. Ses salles vides, ornées de vestiges du quotidien, suscitent à la fois curiosité et mélancolie. Chaque mur raconte une histoire, chaque couloir résonne des échos d’un temps où l’espoir et la vie prenaient place dans ces lieux.
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Nichée au cœur d’Avesnes-sur-Helpe, la Clinique Maternité NoName est un site emblématique pour les passionnés d’urbex. Ce bâtiment abandonné, jadis lieu de vie et de joie, a vu défiler des générations de familles attendant l’arrivée de nouveaux-nés. Aujourd’hui, ses couloirs déserts et ses salles vides évoquent une ambiance chargée d’émotion et de mystère.
En vous aventurant dans cette clinique, vous découvrirez des éléments architecturaux fascinants, des équipements médicaux oubliés et des souvenirs figés dans le temps. Chaque pièce, avec son propre caractère, permet d’imaginer les histoires qui s’y sont déroulées. Bien que les lieux soient empreints de nostalgie, ils offrent également une expérience immersive inoubliable pour ceux qui osent franchir ses portes.
Le métier de sage-femme au XIXe siècle: un contexte important
Pour comprendre l'importance de la maternité, il est essentiel de se pencher sur le rôle des sages-femmes au XIXe siècle. À partir du début du XIXe siècle, il était nécessaire d’avoir reçu une instruction et d’avoir obtenu un diplôme pour exercer le métier de sage-femme et pouvoir procéder à des accouchements.
L’une des ancêtres de la généalogie, Catherine Michelet, a été sage-femme entre 1840 et 1880, dans le village de Pierrepont (qui se trouvait alors en Moselle, mais désormais en Meurthe-et-Moselle). Catherine Michelet n’a pas toujours été sage-femme. En effet, lors de son mariage avec son premier mari, Jean Pierre Delatte, elle était couturière. Elle l’était encore lors des naissances de chacun de leurs enfants. Mais elle s’est retrouvée veuve très jeune : le 9 avril 1838, son mari décède, la laissant seule avec 3 jeunes enfants à charge (3 garçons âgés de 1 à 5 ans). Elle même n’a alors même pas 30 ans.
Plusieurs années plus tard, en 1851, Catherine Michelet se remarie et exerce alors la profession de sage-femme. Il est donc très probable qu’elle ait entrepris de devenir sage-femme suite au décès de son premier mari afin de subvenir aux besoins de sa famille. Cela semble d’ailleurs confirmé par le fait qu’on la retrouve comme sage-femme dans les registres d’état civil de Pierrepont dès 1840, où elle déclare la naissance d’un enfant naturel qu’elle vient de mettre au monde.
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Selon ces informations, Catherine Michelet aurait donc certainement suivi une formation de sage-femme entre 1838 et 1840.
Les formations pour devenir sages-femmes étaient assez différentes d’un département à l’autre, et aussi selon les époques. Dans certains départements il existait des écoles ou des cours d’accouchement. Mais dans les départements où il n’existait pas de cours, les élèves étaient souvent envoyées à Paris pour apprendre le métier.
A l’époque où Catherine Michelet a pu être formée, il existait encore une Ecole Pratique d’Accouchement, dans le département de la Moselle : à Metz (cette école a fermé en 1850 et les élèves mosellanes ont ensuite été obligées d’aller étudier à Paris ou Strasbourg).
L’Ecole Pratique d’Accouchement de Metz accueillait en particulier des élèves boursières dont les études étaient payées par le département. Après avoir fait leur demande de bourse, les aspirantes devaient passer un examen auprès de la sous-préfecture de leur arrondissement pour s’assurer qu’elles avaient les compétences requises pour suivre les études de sage-femme : en particulier qu’elles savaient bien lire et écrire et qu’elles étaient aptes à apprendre le métier. L’année scolaire démarrant au 1er novembre, ces examens avaient lieu dans le courant du mois d’octobre.
Reconversion du quai de l'Hôpital et risques d'inondation
La municipalité d’Avesnes-sur-Helpe propose des projets pour compenser la perte d’espaces naturels liée à la mise en deux fois deux voies de la RN2 et au contournement de la ville. Lors du dernier conseil municipal, la maire Marie-Annick Dezitter a proposé la reconversion de deux sites urbains à l’abandon, en espaces naturels. L’élue a d’abord rappelé que des mesures environnementales compensatoires sont prévues dans le cadre du contournement d’Avesnes-sur-Helpe et de l’extension de la mise à deux fois deux voies de la RN2. Le premier site concerné est celui du quai de l’hôpital.
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Le conseil municipal d'Avesnes-sur-Helpe n'approuve pas le plan de prévention des risques d'inondations (PPRI) de l'Helpe majeure. Dans l'état actuel, la zone de quartier de l'Hôpital est classée en zone rouge. Clairement, cela signifie que l'urbanisation de ce quartier doit être stoppée. Et la réglementation est stricte : «Avec un classement en zone rouge, nous ne pouvons pas construire, nous devons réduire la vulnérabilité du site, toute construction aménagement ou extension doivent être interdits, tout ce qui concerne l'existant doit être réglementé», énumère Alain Poyart à son conseil.
La zone rouge, Alain Poyart n'en veut pas. «L'important pour nous, c'est de ramener de la population. On peut faire un quartier agréable, avec un cadre de vie», insiste-t-il. Construire, aménager, améliorer. Pour cela, il faudrait que la zone du quai de l'Hôpital soit classée bleue. Là, plus aucun problème ne se poserait pour reconstruire ce quartier en partie en friche aujourd'hui. Pour le maire, comme pour ses conseillers, ce classement n'est pas justifié. «Les services de l'Etat basent ce PPRI en s'appuyant sur des crues centennales et ont pris la crue de 1993. Ce n'est pas fiable, car depuis, le barrage du ValJoly a été construit et régule l'Helpe majeure. projet de réhabilitation du quartier du quai de l'Hôpital.
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