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Aménorrhée : Conséquences à Long Terme et Prise en Charge

L’aménorrhée, ou l’absence de règles chez la femme en âge d’être réglée, n’est pas forcément grave, mais doit interpeller si cela se prolonge sur plusieurs mois ou plusieurs années. Cet article explore les causes possibles de l’aménorrhée et ses conséquences à long terme, tout en offrant des pistes de prise en charge.

Comprendre l'Aménorrhée

L'aménorrhée se définit par une absence totale de menstruations chez les femmes. Elle témoigne d’un trouble du cycle menstruel, lorsqu’elle survient en dehors de certaines périodes où l’absence de règles est physiologique (avant la puberté, pendant la grossesse, l’allaitement ou bien encore après la ménopause). Elle désigne l’absence totale de règles (menstruations) chez les femmes. Elle est physiologique à certaines périodes de la vie, avant la puberté, pendant la grossesse et l’allaitement et après la ménopause. Mais elle traduit un trouble du cycle menstruel, lorsqu’elle survient en dehors des contextes précités.

Types d'Aménorrhée

Il existe deux types principaux d’aménorrhée :

  • Aménorrhée Primaire : La jeune fille n’a jamais eu ses règles, les règles ne sont pas apparues. On parle d’aménorrhée primaire ou essentielle lorsqu’une adolescente n’a pas eu ses premières règles après l’âge de 15 ans. Si les caractères sexuels sont présents (poitrine, poils au pubis et aux aisselles), on pourra attendre 17 ans pour voir si cela se met en place. Chez les adolescentes, les menstruations peuvent mettre du temps à arriver (nous ne sommes pas des robots et avons chacune notre timing !).
  • Aménorrhée Secondaire : Il y a interruption totale des règles (plus de 3 mois en général) chez une femme ayant déjà eu ses règles mais pas encore ménopausée. C’est lorsque les règles ne sont pas survenues pendant plus de 3 mois chez une femme jusque-là bien réglée. C’est la situation la plus fréquente. L'aménorrhée secondaire correspond à l'absence de règles pendant plus de 3 mois chez une femme qui était précédemment bien réglée.

Le Cycle Menstruel : Un Aperçu Essentiel

Les menstruations - plus communément appelées les règles - sont un élément déterminant du cycle menstruel. Comprendre les mécanismes du cycle menstruel est fondamental pour ainsi mieux assimiler les causes possibles de chaque type d’aménorrhée. Les menstruations sont modulées par un puissant complexe hormonal, appelé neuro-hypothalamo-hypophysaire. Chaque mois, ce système agit en produisant des hormones qui préparent le corps et surtout l’utérus à une éventuelle grossesse. Ce cycle va permettre également la libération de gamètes sexuels, communément appelés ovules, qui s’ils sont fécondés permettront d’obtenir une grossesse. Les menstruations, ou règles, correspondent à l’élimination de sang et de tissus utérins en l’absence de fécondation par un spermatozoïde. Elles se produisent en moyenne tous les 28 jours durant 2 à 5 jours. Cela correspond au début du cycle menstruel.

Ensuite, cette première phase du cycle, qu’on appelle également phase folliculaire, va permettre de faire grandir un follicule, sous l’action de différentes hormones produites par le cerveau. En milieu de cycle, sous l’action d’une hormone ovarienne, l’estradiol, et avec la participation du cerveau (pic de LH), l’ovulation aura lieu. Tout le long du cycle, il y a une coopération entre le cerveau (axe hypothalamo-hypophysaire) et les ovaires. L’ovulation permet ensuite de sécréter une hormone, la progestérone. Sans ovulation, il y aura très peu de progestérone. Les règles que l’on observe sont le signe que précédemment dans son cycle, on a effectivement ovulé.

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Causes de l'Aménorrhée

Les causes de l’aménorrhée dépendent du type (primaire ou secondaire), mais elles sont souvent liées à des déséquilibres hormonaux ou à des facteurs physiologiques.

Causes de l’Aménorrhée Primaire ou Essentielle

Les troubles qui provoquent une aménorrhée primaire sont peu courants, mais les plus fréquents sont :

  • Maladie Génétique : Syndrome de Turner, syndrome de Kallmann, surproduction d’hormones masculines par les glandes surrénales, troubles génitaux (hermaphrodisme).
  • Malformation Congénitale : Les organes reproducteurs sont mal formés, ce qui bloque le flux menstruel. Parfois, la puberté est retardée chez des jeunes filles qui ne présentent aucun trouble, et les règles normales apparaissent tout simplement à un âge plus avancé.

Les maladies génétiques et les anomalies congénitales à l’origine d’une aménorrhée primaire passent souvent inaperçues jusqu’à la puberté. Dans certains cas, il s’agit simplement d’un défaut de perforation de l’hymen, qui empêche l’écoulement des règles : ce problème est résolu par une petite intervention chirurgicale.

Causes de l’Aménorrhée Secondaire

Les causes les plus courantes de l’aménorrhée secondaire sont :

  • Grossesse : La première cause d'aménorrhée secondaire est la grossesse.
  • Allaitement : Les suites d’un accouchement et d’un allaitement prolongé. Les règles réapparaissent normalement quatre à huit semaines après l’accouchement ou la fin de l’allaitement, mais un état de fatigue ou de dépression peut les retarder. Un court traitement hormonal est parfois nécessaire pour relancer les cycles.
  • Dysfonctionnement de l’Hypothalamus : Dû au stress ou à une activité physique intense, à une mauvaise nutrition, à des troubles mentaux (dépression, trouble obsessionnel compulsif), à une radiothérapie du cerveau ou une lésion cérébrale. L’aménorrhée hypothalamique concerne 2 à 5% des femmes. Que se passe-t-il ? Comme tu le sais, notre cycle repose sur une communication permanente entre notre cerveau et nos ovaires. L’hypothalamus stimule l’hypophyse qui va, elle, stimuler les ovaires. Si l’hypothalamus est muet, c’est-à-dire qu’il ne libère plus de GnRH, l’hypophyse n’envoie plus d’ordre aux ovaires via FSH et LH. Le cycle est donc à l’arrêt : c’est ce que l’on appelle une aménorrhée hypothalamique. Pourquoi cette rupture des communications ? Tout simplement parce que le cerveau estime que le corps de la femme n’est pas en état de procréer.
  • Dysfonctionnement de l’Hypophyse ou de la Glande Thyroïde : Dû à un trouble tel qu’une tumeur ou un traumatisme crânien, ou à un taux de prolactine élevé. Des taux abaissés de FSH, LH, et d'oestradiol accompagnés d'un test aux progestatifs négatif témoignent d'une atteinte hypophysaire. La prise de médicament comme des neuroleptiques peut être en cause. Une IRM doit être pratiquée afin d'éliminer une tumeur. Un adénome à prolactine est suspecté lorsque l'aménorrhée est associée à une galactorrhée et une augmentation du taux sanguin de prolactine.
  • Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) : Le SOPK est la cause la plus fréquente d’anovulation d’origine périphérique et touche 5 à 20% de la population féminine. Un syndrome des ovaires polykystiques ou syndrome de Stein-Leventhal, lié à une augmentation de volume des ovaires liés à la présence de plusieurs petits kystes, est provoqué par un déséquilibre hormonal. Il entraîne des cycles menstruels irréguliers pouvant aboutir à une aménorrhée mais également une obésité abdominale, une infertilité, une acné. Le Docteur Marc Even, gynécologue-obstétricien indique que "ce syndrome est une cause fréquente d'hyperandrogénie chez la femme", et donc une pilosité importante sur la poitrine, le ventre et le visage. Le diagnostic est difficile car ces symptômes ne sont pas toujours observés.
  • Ménopause Prématurée.
  • Utilisation de Certains Médicaments : Contraceptifs oraux, antidépresseurs, médicaments antipsychotiques.
  • Stress Important et Répété : Qui peut provoquer un arrêt de la sécrétion des hormones sexuelles (voir ci-dessous). L’hypothalamus et l’hypophyse, qui se trouvent dans le cerveau, contrôlent la production de FSH et LH. Ils peuvent subir l’influence d’autres régions du cerveau, notamment celles où se forment les émotions. Un choc psychologique (décès, divorce, perte brutale d’emploi, etc.), une maladie prolongée, une douleur chronique, un état dépressif ou anxieux peuvent entraîner un arrêt plus ou moins long des cycles menstruels.
  • Aménorrhée des Sportifs de Haut Niveau.

Bien que moins courantes, certaines causes de l’aménorrhée secondaire sont également énoncées. Il s’agit entre autres : de maladies chroniques (des poumons, de l’appareil digestif, du sang, des reins ou du foie) ; de certaines maladies auto-immunes ; du cancer ; de l’infection par le VIH ; de la radiothérapie ; des traumatismes crâniens ; de la môle hydatiforme (excroissance du tissu du placenta) ; du syndrome de Cushing ; du dysfonctionnement des glandes surrénales ; des polypes ; des fibromes ; etc.

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Troubles Mentstruels

Les troubles menstruels sont des anomalies de fonctionnement de ce cycle et/ou de cette régulation hormonale qui se répercutent principalement sur les menstruations. Les troubles menstruels peuvent être handicapants et difficiles à supporter sur le long terme. En effet, les troubles menstruels se présentent sous différentes formes et peuvent être consécutifs à de nombreuses pathologies dont le diagnostic n’est pas toujours aisé. Un deuxième avis peut permettre d’identifier la cause de ces troubles et de mieux les prendre en charge. Un deuxième avis cherchera à limiter vos symptômes en proposant diverses thérapeutiques adaptées à votre situation.

Diverses causes d’aménorrhée existent ; elles peuvent être marquées par une aménorrhée primaire avec ou sans impubérisme ou une aménorrhée secondaire. Les étiologies sont alors différentes, mais impliquent dans un cas comme dans l’autre soit une atteinte centrale (hypothalamus, hypophyse) soit une atteinte périphérique (ovaires, utérus). Les fibromes utérins et polypes utérins sont des tumeurs bénignes qui peuvent causer des saignements anormaux. L’endométriose concerne 10 % des femmes et peut être source de douleurs très importantes lors des règles. Il est important de comprendre que les troubles menstruels peuvent aussi être secondaires à des pathologies ne touchant pas initialement le système endocrinien ni l'appareil reproducteur. De plus, il faudra toujours rechercher une grossesse qui reste une cause principale d’aménorrhée et qui peut également être responsable dans certains cas de saignements anormaux.

Un trouble hormonal peut aussi engendrer une hyperandrogénie (augmentation du taux d’hormones androgènes dans le sang), de l’acné ou encore un surpoids. Tous ces symptômes sont par exemple retrouvés dans le Syndrome des Ovaires Polykystiques. Les troubles de la fertilité sont des symptômes secondaires aux troubles menstruels que l’on retrouve très fréquemment dans de nombreuses pathologies. Il est de plus possible de retrouver des signes psychiques tels l’irritabilité ou l’anxiété.

Conséquences à Long Terme de l'Aménorrhée

Si ne pas avoir ses règles une fois de temps en temps n’entraine pas de lourdes conséquences, l’absence de règles invite toutefois à rechercher les causes de cette aménorrhée. Il est évident qu’en fonction de la ou des causes de l’aménorrhée, les conséquences sur la santé de la femme seront différentes.

Impact Hormonal

Lorsque les œstrogènes sont insuffisants, cela peut entrainer des difficultés à ovuler et donc une absence de menstruations. Lorsque l’ovulation est perturbée, la synthèse de progestérone est diminuée. Or, la progestérone participe également à la santé féminine dans son ensemble. Un manque de progestérone pourra avoir un impact sur la fertilité, les troubles de l’humeur, les troubles du sommeil, la rétention d’eau, le risque de douleurs pelviennes, la santé thyroïdienne, l’acné, etc… De plus, une dysovulation entrainera une progestérone basse avec par conséquent un déséquilibre entre les œstrogènes et le progestérone, pourvoyeur notamment du Syndrome Prémenstruel (SPM). L’aménorrhée est donc un sujet sérieux à investiguer et à prendre en charge indépendamment de tout désir de grossesse.

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Si tu suis régulièrement mes articles et mes posts, tu l’as bien compris : les hormones sécrétées pendant notre cycle, j’ai nommé œstrogènes et progestérone, ont de nombreux rôles bénéfiques sur notre organisme.

Conséquences Spécifiques de l'Aménorrhée Hypothalamique

  • Conséquences sur la reproduction : c’est la conséquence à court terme la plus évidente. S’il n’y a pas de cycle, il n’y a pas d’ovulation ni de possible fécondation. Des études ont montré qu’une aménorrhée hypothalamique chronique pouvait augmenter les risques d’infertilité. A terme, elle peut en effet entraîner des modifications atrophiques de l’endomètre et des muscles de l’utérus.
  • Conséquences sur la santé des os : œstrogènes et progestérone ont un impact sur les os de la femme, c’est pourquoi cela est surveillé à la ménopause.
  • Conséquences sur le système cardio-vasculaire : les œstrogènes ont un rôle régulateur de la fonction vasculaire et ont un effet cardioprotecteur.
  • Conséquences sur le mental et sur la libido : l’aménorrhée hypothalamique s’accompagne généralement d’une trop grande sécrétion de cortisol, qui va progressivement atteindre la résistance au stress.

Autres Complications Possibles

Même si l’aménorrhée en elle-même n’apparaît pas grave, sa cause, elle, peut être sérieuse et doit être prise en charge. Les possibles conséquences à moyen et long terme sur la santé des femmes atteintes sont :

  • Difficultés à devenir enceinte (infertilité).
  • Diminution de la densité osseuse.
  • Sécheresse vaginale.
  • Risque accru de maladies cardiaques et vasculaires.
  • Pilosité corporelle excessive.

L’aménorrhée peut également avoir un grand impact psychologique (stress, anxiété, dépression) sur les femmes, lié à l'absence de menstruations et aux implications sur la fertilité.

Diagnostic de l'Aménorrhée

Pour poser le diagnostic de l’aménorrhée, le médecin procède à une consultation médicale au cours de laquelle il pose des questions à la patiente sur ses antécédents médicaux, plus précisément sur l’historique de ses menstruations. Un examen clinique est ensuite réalisé. Cela permet au médecin de déterminer si les caractères sexuels secondaires sont bien développés. Les observations faites pendant le relevé des antécédents et l’examen clinique aident le professionnel de santé à mettre en évidence la cause de l’aménorrhée.

Concernant l’historique menstruel, le médecin détermine si l’aménorrhée est primaire ou secondaire, en demandant à la jeune fille ou à la femme si elle a déjà eu des règles. Si c’est le cas, il lui demande à quel âge elles sont apparues et quand les dernières menstruations ont eu lieu. Dans le cas où la jeune fille n’aurait jamais eu ses règles (aménorrhée primaire), le médecin va poser des questions relatives à l’apparition des caractères sexuels secondaires tels que le développement mammaire (seins), des poils pubiens et axillaires ou bien la poussée de croissance. Ces informations vont permettre ainsi au médecin d’écarter certaines pistes et de savoir si la cause de l’aménorrhée est d’origine génétique ou non (après interrogation des membres de la famille). Par ailleurs, le médecin va aussi orienter son entretien sur d’autres symptômes pouvant suggérer une cause et sur l’usage médicamenteux, pratiques sportives, habitudes alimentaires et d’autres conditions susceptibles de provoquer une aménorrhée.

Des examens complémentaires peuvent être prescrits, à savoir :

  • Un test de grossesse (il peut être effectué même chez les filles qui n’ont pas eu de règles ou qui n’ont aucune activité sexuelle).
  • Des analyses de sang pour mesurer les taux d’hormones.
  • Des examens d’imagerie permettant d’examiner le système reproducteur (échographie, hystéroscopie, IRM).

Certains médecins vont prescrire des médicaments hormonaux aux patientes, afin de vérifier s’ils peuvent déclencher les règles.

Prise en Charge et Traitements

Le traitement est adapté à la cause de l'aménorrhée. Il n'existe pas de prise en charge unique qui pourrait convenir à tous les cas. Le traitement de l’aménorrhée passe par la prise en charge de sa cause :

  • Si la jeune fille n’a pas encore eu des règles et que tous les examens cliniques sont normaux, une surveillance de sa puberté est réalisée tous les 3 à 6 mois. Pour stimuler la puberté, des progestatifs ou des œstrogènes peuvent être prescrits afin de déclencher les premières règles ainsi que l’apparition des caractères sexuels secondaires, tels que les seins.
  • Si l’aménorrhée est due à une anomalie congénitale qui affecte l’appareil génital, une chirurgie peut être envisagée pour rétablir l’écoulement du flux menstruel.
  • Si une tumeur est à l’origine de l’aménorrhée, une prise en charge oncologique est nécessaire.
  • Si l’aménorrhée est provoquée par un choc, un traumatisme ou des troubles d’ordre psychologique, une prise en charge psychothérapeutique est nécessaire.
  • Si l’aménorrhée est causée par la prise de certains médicaments, leur arrêt peut permettre le retour des règles.
  • Une chirurgie peut s’avérer nécessaire en cas de fibrome par exemple ou d’endométriose étendue. Cela consistera à retirer les tissus anormaux qui se trouvent dans l’utérus ou ailleurs.
  • La contraception orale par pilule oestro-progestative est souvent efficace, car elle régule les taux d’hormones. Cependant un traitement à base d’oestrogènes et de progestérone, non-contraceptif, peut être proposé en cas d’insuffisance de sécrétion en oestrogènes (par exemple au cours de l’anorexie ou de l’insuffisance ovarienne). Un traitement séquentiel avec juste de la progestérone peut être proposé en cas de maintien d’une activité ovarienne et une fabrication d’oestrogènes (par exemple dans le cas du SOPK).

Stratégies Complémentaires

En fonction des causes des déséquilibres hormonaux et de l’absence d’ovulation, plusieurs stratégies pourront être proposées par votre professionnel de santé.

  • Atteindre un poids physiologique, c’est-à-dire un « poids de santé » qui permet un bon équilibre hormonal et une ovulation. Ou encore ce qu’on appelle un déséquilibre de la balance énergétique, c’est-à-dire que l’alimentation n’est pas suffisante par rapport à l’activité physique. La femme ne cherche pas forcément consciemment à restreindre son alimentation mais son activité physique est tellement intense que le déséquilibre se crée.
  • Une complémentation, si carence avérée, peut être intéressante pour soutenir votre cycle.

Aménorrhée Hypothalamique : Agir sur le Stress

En cas d’aménorrhée hypothalamique diagnostiquée, il va falloir agir sur la cause du stress qui fait que ton hypothalamus refuse de communiquer. C’est généralement par un travail sur l’hygiène de vie globale que l’on pourra retrouver un cycle équilibré.

  • Sport : L’arrêt des activités trop physiques est souvent recommandé.
  • Se faire accompagner par un naturopathe peut nous permettre d’agir de manière globale et individualisée.

Troubles des Conduites Alimentaires (TCA) et Aménorrhée

Les athlètes, en particulier celles et ceux pratiquant des sports dans lesquels la pression pour maintenir un poids bas est élevée, peuvent être plus susceptibles de développer des troubles des conduites alimentaires (TCA) tels que l'anorexie, la boulimie ou, par extension, la bigorexie. Trop d'exercice intense et de pression pour maintenir un poids bas peuvent avoir des répercussions négatives sur votre santé physique comme mentale. Il est important de respecter les signaux de votre corps et de vous reposer adéquatement pour permettre une récupération optimale.

Les comportements restrictifs alimentaires ou les cycles de restriction suivis de boulimie peuvent perturber le fonctionnement hormonal normal, conduisant à l'absence de règles. Comment ? En perturbant la disponibilité énergétique de l’athlète en question. La disponibilité énergétique de l’athlète, directement tirée de ses apports caloriques. Si ceux-ci sont trop bas, l’athlète aura plus de difficultés à garder le rythme de ses entrainements, et son corps passera en mode survie. Et il coupe quoi, le corps, quand il passe en mode survie ? BINGO, la fonction “reproduction” et donc ciao les menstrues.

Quand Consulter ?

Il est conseillé aux jeunes filles de consulter un médecin si :

  • Elles n’ont pas de signes de puberté avant l’âge de 13 ans.
  • Les règles n’ont pas commencé 3 ans après le début du développement des seins.
  • Les règles n’ont pas commencé avant l’âge de 15 ans chez les filles qui grandissent normalement et ont développé des caractères sexuels secondaires.

Dans le cas où la femme ou la fille en âge de procréer a eu des règles qui se sont arrêtées, elle doit consulter un médecin si :

  • Ses règles sont absentes depuis trois cycles.
  • Elle a moins de neuf règles par an.
  • Le schéma de ses règles change brusquement.

Si vous constatez une absence de règles prolongée, consultez un gynécologue. Celui-ci pourra effectuer un examen clinique et prescrire des examens complémentaires pour déterminer la cause de votre aménorrhée et mettre en place un traitement adapté.

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