La question de l'homme enceint, autrefois reléguée à la fiction et à la comédie, émerge aujourd'hui comme une réalité complexe et nuancée, portée par les voix des hommes trans et des personnes non binaires. Cet article explore l'histoire de cette visibilité croissante, les défis qu'elle soulève et les luttes menées par les militant·e·s transféministes pour une reconnaissance pleine et entière des transidentités et des parentalités trans.
Un Contexte de Visibilité Croissante et d'Attaques Réactionnaires
Alors que la visibilité des transidentités s’améliore un peu, les attaques d’extrême-droite se multiplient et la silenciation du mouvement politique trans persiste. Après la polémique autour de l’affiche du planning familial représentant une personne transmasculine enceint, les épisodes transphobes s’enchaînent, les réactionnaires s’emparant de la « question trans » comme d’un nouvel os à ronger.
Dans cette époque de toutes les contradictions, le mouvement trans est sur une ligne de crête. Aujourd’hui, quand on tape « droit des personnes trans en France », le premier résultat est une fiche issue d’un ministère sur le respect de nos droits. Quant à nos premières représentations d’un homme trans qui se rase, elles nous proviennent d’une marque de rasoirs s’évertuant à paraître à la page. C’est une époque où les termes inclusion et pink washing sont dans toutes les bouches, sans nécessairement comprendre qu’ils sont les revers d’une même pièce : le néolibéralisme et la monétisation de nos identités. Une époque qui produit de la confusion, ce qui rend d’autant plus urgent les discussions de fond sur nos stratégies politiques et nos luttes.
Malgré la visibilisation plus importante des sujets trans, l’invisibilisation et la silenciation des personnes et du mouvement politique trans restent majeures.
Parcours de Militant·es Transféministes : Karine Espineira et Ali Aguado
Les médiatisations trans ont tendance à représenter les luttes trans comme quelque chose de perpétuellement nouveau. Or, les parcours de militant·es transféministes s’inscrivent dans le temps long.
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Karine Espineira et Ali Aguado, deux figures importantes du mouvement transféministe, ont investi les terrains médiatiques comme champs de bataille. Karine Espineira, sociologue des médias, et Ali Aguado, militant et directeur d'établissements médicaux-sociaux, partagent leurs expériences et leurs réflexions sur l'histoire du militantisme transféministe, les défis rencontrés et les stratégies mises en œuvre pour faire avancer les droits des personnes trans.
Karine Espineira : De la Révolte contre l'Injustice à l'Investissement de la Scène des Savoirs
Le militantisme de Karine a commencé quand elle est arrivée en France après le coup d’État au Chili. Il y avait une forme de racisme, on était des objets exotiques. Le fait d’avoir grandi dans une cité l’a aussi éveillée aux inégalités sociales. Quand elle a fait sa transition au milieu des années 90, elle a vu comment étaient traitées les personnes trans en France, et elle trouvait ça tout aussi dégueulasse que toutes les autres formes d’injustices. Elle est arrivée à Paris dans une association qui s’appelait l’ASB [Association du syndrome de Benjamin]. Elle ne pouvait pas juste se servir, faire sa petite transition pépère et puis repartir ; elle devait s’engager. Elle était révoltée par les protocoles hospitaliers, par cette transphobie et cette ignorance. Cela a débouché sur le constat que tout était fait, autant par la médiatisation que par le protocole, pour construire un certain type d’homme et de femme. Elle et d’autres ont refusé de valider le système sexe-genre, et ont commencé à faire usage du préfixe trans, tout en étant lié·es aux luttes féministes. Car les luttes trans doivent être nécessairement féministes. Elles étaient influencé·es par les études trans et transféministes américaines et une association, Transexual Menace, fondée en 1994 par Denise Norris et Riki Wilchins.
Après avoir interrompu son parcours universitaire au moment de sa transition, Karine l'a repris à 40 ans, comme une façon d’investir la scène des savoirs. Il y avait beaucoup de choses écrites sur les trans, mais rien d’écrit par les trans, contrairement à ce qu’on voyait aux États-Unis. Elle a choisi de faire sa thèse en étant out, comme une forme de défense théorique, pour qu’on ne vienne pas me le reprocher ensuite. En même temps, elle s'est mise en difficulté et s'est sentie très seule. La connaissance située, c’est un outil dont elle s'est servi, et qui raconte aussi comment les féministes ont réussi à rentrer dans l’université. Il lui a permis de blinder sa thèse et l'a finalement mené à une sorte de coming-out théorique.
Ali Aguado : Du Militantisme Féministe à la Visibilisation de la Parentalité Trans
Ali a commencé à militer avant son coming-out trans, dans les réseaux féministes. Il vient d’une classe sociale défavorisée et il est le premier de sa famille à être allé au-delà du collège. Il avait donc une forte conscience des rapports de pouvoir et de classe, notamment sur la question de l’accès à la santé, parce que dans sa famille, les gens travaillant jeunes, mourraient jeunes ou avaient des maladies. Il s'est donc inscrit dans un militantisme sur les rapports de classe, plutôt dans une logique anarcho-punk (aujourd’hui ce serait anarcho-queer), avec des expérimentations d’auto-gestion, de vie collective, en non-mixité femmes et lesbiennes. Il voyait que quelque chose clochait par rapport à l’identité lesbienne, pour lui, mais il y avait très peu de représentations trans. Quand il a eu accès à une culture trans, et Karine en fait partie, cela a réveillé une réponse que le féminisme ne lui apportait pas complètement. La question du genre est centrale. Les queer et trans studies émergeaient seulement. L’ASB ne faisait pas du tout écho, dans son militantisme, à ce qu'il recherchait en terme d’émancipation, parce que cela s’inscrivait dans une génération de trans qui n’avaient pas le même espace de visibilité ni l’accès aux savoirs féministes que l’on avait dans les années 2000. En tant que mecs trans, ils étaient assez mis de côté par l’ASB. Avec les allié·es, Karine, Maud-Yeuse, et d’autres militant·es de l’ASB plus en marge, ils ont créé un mouvement transféministe.
Par la suite, il s'est rapproché d’OUTrans, où il a monté et coordonné le volet de formation aux soignant·es et aux associations LGBT, avec l’entrée VIH. Et il a coordonné la première campagne d’incitation au dépistage du VIH à destination des personnes trans. Il a aussi milité dans d’autres associations comme Espace Santé Trans à sa création, ou des associations d’autodéfense féministes.
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Ali a milité et a eu le courage de médiatiser sa grossesse avec notamment un magnifique reportage dans Les pieds sur terre. Il fait ces choix avec son épousé, qui est co-parent avec lui. Une des premières raisons tient à son rapport très douloureux à la parentalité. Il a conçu un enfant par PMA avec une femme cis, qui savait qu’il était trans. Quand ils se sont séparé·es, elle a refusé de reconnaître leur lien de filiation juridiquement, mais aussi affectivement, entre leur enfant et lui. À l’époque, le changement d’état civil se faisait avec stérilisation obligatoire, il n’avait donc pas changé d’état civil. En conséquence, ils n’étaient pas marié·es, puisque c’était avant la loi pour le mariage des couples de même sexe d’état civil. C’est une histoire douloureuse et traumatisante, mais à travers laquelle il a beaucoup appris sur la transidentité en amour. C’est-à-dire comment notre transidentité peut être utilisée dans les arcanes institutionnels et les juridictions des affaires familiales contre nous, comment lorsque les affects se distordent, la justice peut être utilisée contre ce que nous sommes, ce que nous incarnons. En particulier quand on incarne une transidentité féministe, avec un refus de la stérilisation obligatoire et contre la psychiatrie. D’ailleurs, il estime que l’État nous doit réparation de ces stérilisations et la reconnaissance de nos filiations. Cela doit s’ancrer dans le droit. Autre exemple, une personne trans marié·e dans un couple hétérosexuel à l’état civil devait divorcer de sa·son compagne·on pour pouvoir transitionner. Tout cela a produit une sorte de misère affective et de trauma collectif sur nos amours et sur nos corps, et produit des effets sur la possibilité d’imaginer ou pas (et sous quelles formes) la construction de nouvelles familles transparentales.
Du coup, quand leur enfant est né, avec son compagnon, ils étaient très outillés par cette expérience et par leur engagement et leurs expériences militantes. Il y avait un enjeu essentiel dans la reconnaissance juridique au bon endroit de sa parentalité, mais aussi de la sienne. Il était aussi important de montrer à la communauté qu’une histoire trans de parentalité peut bien se passer, quand des allié·e·s ont à cœur de montrer une solidarité dans les actes. Cela n’a pas été une mince affaire, puisqu’il fallait préparer tout cela des mois en amont, tout en traversant une grossesse en tant que personne trans (sur le plan juridique, médical, mais aussi social).
Il y a eu une longue discussion avec des magistrats avant la naissance de leur enfant, donc eux prenaient le risque de protéger leur famille, en reconnaissant leur parentalité au masculin, sans mention de sa transidentité, ce qui était pour eux révolutionnaire. Aborder un tel sujet en marge dans Les pieds sur terre constituait aussi un risque pour Clémence Allezard [journaliste qui a réalisé le sujet, ndlr]. Finalement, cet épisode est devenu l’un des numéros 1 pendant une longue période, et cela eut un effet boule de neige sur d’autres médiatisations, que l’on a stratégiquement sélectionné.
Maintenant, les médias mainstream ont peut-être compris qu'il est politisé et en mesure de défendre la parentalité qui ne s’inscrit pas juste dans une histoire individuelle. C’est l’histoire d’un mouvement, qu'il prend le risque d’incarner publiquement pour que d’autres puissent le faire par la suite, pour faire bouger les lignes. Ils ont donc refusé l’angle du témoignage individuel pour politiser ce que signifie être une personne transmasculine qui porte un enfant et accouche en étant reconnu comme parent au masculin. Ils ont aussi fait attention, pour eux et pour la communauté, de demander une formulation de l’acte pour qu’il puisse être utilisé par des parents cisgenres de même sexe d’État civil, afin que tous les queers puissent s’en emparer. On ne parle pas de paternité, on parle de parentalité. Il n'est pas un homme, il n'est pas une femme, il est un parent avant d’être une mère ou un père, dans tout ce que cela soulève de concepts, d’attendus dans le positionnement. Sa famille l'a abandonnée, parce qu'ils n'ont pas voulu travailler, réfléchir, et ont préféré se réfugier dans la peur et les stéréotypes. Pour lui, la famille est recomposée et choisie, parce qu'on a des destins qui sont liés.
L'Université : Un Espace Essentiel à Investir pour Produire des Savoirs Transféministes
Être à l’Université n’est pas antagoniste avec le militantisme. Si l'on fait de la recherche sur le climat ; si en même temps, on est militant·e écologiste, cela n’invalide pas la recherche. On a le droit d’être concerné·e par la cause environnementale en même temps que chercheur·se. C’est pareil sur les questions trans. À un moment, Karine a commencé à recevoir des commentaires négatifs de la part de camarades trans, comme si elle était une ennemie de classe et qu'elle avait trahi sa militance. Alors que pour elle, c’est un autre champ de lutte, il faut aussi que l’on produise nos propres savoirs et contre-discours. C’est trop facile de cracher sur l’Université. L’Université l'a beaucoup violentée, mais elle ne regrette pas d’y être allée. Par ailleurs, ce sont les savoirs militants qui ont nourri les savoirs universitaires portés par des personnes trans au sein de l’Université, comme dans son cas. Un certain nombre d’entre elles·eux retournent sur le champ militant, c’est donc un dialogue permanent.
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D’un côté, il y a ce recyclage néolibéral des savoirs produits à l’Université, qui sont ensuite portés non par les concerné·es, mais par d’autres. On voit arriver des études dans lesquelles on met « transidentité » avec un peu n’importe quoi, comme si on allait vendre un bon sujet. Mais je pense que d’avoir essayé de porter les études trans à l’Université est aussi une façon de mettre le pied dans la porte et de dire aux universitaires « ohé, y’a autre chose dehors ». C’est pour ça que, dans le colloque qu'elle a organisé en Octobre, elle a souhaité qu’il y ait aussi des militant·es et des artistes, et montrer que tout cela peut cohabiter et dessiner une nouvelle carte des cultures et savoirs trans. Mais les études trans, c’est une guérilla.
Le militantisme est transversal et s’incarne sous différentes formes. Pour Ali, une personne trans à l’Université, c’est une affaire de militantisme et d’outillage d’une boîte à outils, sur le terrain du champ de nos luttes, pour faire du plaidoyer, de l’auto-support, de l’entraide. Ce qu'il a finalement incarné et organisé dans le champ du médico-social ou en visibilisant sa grossesse, cela produit aussi du savoir. On ne peut pas compartimenter et encore moins hiérarchiser. Il y a des moments, des espaces que l’on prend, mais autant la manif en rue que le plaidoyer auprès des pouvoirs publics sont du militantisme. Tout cela crée et visibilise un mouvement social. On est des militant·es trans parce que l’on fait partie d’un mouvement social qui tire son essence de différents champs et qui se réunit pour produire des outils de plaidoyer. Ce qui rend visible, sous différents aspects, les transidentités dans l’espace public.
La Réalité des Hommes Trans Enceints : Au-Delà des Stéréotypes et de l'Invisibilisation
L’invisibilisation (active ou passive) des hommes trans enceints dans la fiction comme dans les médias contribue à plusieurs choses :
L’Ignorance des Possibilités de Procréation pour les Personnes Trans
Freddy McConnell en a témoigné, et comme nombre d’autres hommes trans enceints, il ne savait pas qu’il était possible de porter son enfant avant d’avoir connaissance de la grossesse d’autres hommes trans. Dans son article du 22 février 2021, il parle même du fait que le traitement de la grossesse de Thomas Beatie avait eu l’effet contraire de ce que la visibilité peut avoir : les articles avaient présenté l’information comme si sensationnelle et hors du commun qu’elle en était devenu impossible pour Freddy.
L’Impossibilité de Concevoir les Parentalités Trans pour les Médecins
Les professionnel·le·s de santé ne conçoivent pas que les hommes trans puissent porter leurs enfants, ou que les femmes trans puissent utiliser leurs gamètes. En France, un rapport de l’Académie de Médecine rendu en 2014 présentait même cela ainsi : “procréer en exprimant biologiquement un sexe qui n’est pas celui de la personne ni sans doute celui du futur parent.”. Ils insistent donc sur le rôle social (père ou mère) des parents et les gamètes, comme si les deux étaient intrinsèquement liée. Laurence Hérault (anthropologue et maîtresse de conférences de l’université d’Aix-Marseille) précisait pourtant que si une femme trans utilisait ses propres gamètes pour la procréation de son enfant, cela “ne fait pas d’elle un père”.
Ce rapport de l’Académie de Médecine conclut ainsi : “Les conséquences pour l’enfant de ces nouveaux modes de procréation sont inappréciables actuellement. Si des enfants devaient naître dans ces circonstances, la plus grande attention devrait être accordée à leur développement et à leur vécu.”
Les enfants des personnes trans devraient donc être étudiés et suivis, sous-entendant que les capacités des personnes trans à être parents ne seraient pas les mêmes que les personnes cisgenres.
La Désinformation Médicale des Personnes Trans
Dans le monde entier, les professionnel·le·s de santé continue de désinformer leurs patient·e·s avec les deux mensonges suivants : la testostérone rendrait stérile (alors que ce n’est même pas un contraceptif) et augmenterait les risques de cancer de l’utérus. Ils les incitent ainsi à être opéré et donc, définitivement stériles.
Le documentaire Coby (2018) montre des images de Jacob, un homme trans, face à des médecins lui disant ces choses-là. Ce documentaire a fait le tour du monde et a été montré dans plusieurs dizaines de festivals, dont Cannes, diffusant ainsi très largement cette désinformation.
L’Absence de Protection Légale pour les Parents Trans
Dans la réalité, le sujet des parentalités trans est un sujet complexe car il mêle la biologie, la législation et les choix individuels des personnes trans. Selon les parcours de transition, les nationalités, les pays de résidence, l’accès à la parentalité peut être très, très compliqué.
Lorsqu’il est possible légalement en France, le parcours est complexe et lourdement encadré. Prenons l’exemple d’un couple composé d’un homme transgenre et d’une femme cisgenre. Si l’homme trans ne souhaite pas porter l’enfant et a obtenu son changement de genre à l’état civil, il est possible de passer par la voie légale et d’obtenir une PMA en France.
Maternité des Lilas : Un Lieu d'Accueil et de Soutien pour les Parentalités LGBTQI+
La maternité des Lilas est particulièrement réputée dans le milieu LGBTQI+ pour sa prise en charge respectueuse des parents transgenres ou des mères lesbiennes. Elle se transmet comme une bonne adresse sous le manteau, notamment depuis 2019 et la grossesse médiatique d’Ali Aguado, le premier homme trans enceint et reconnu comme père. Il a pu être accompagné par un personnel médical formé par deux associations dédiées aux droits des personnes trans, Outrans et Acceptess-T.
Depuis juin 2023, la pression sur l’établissement s’est accentuée. Plusieurs parents queer, Isaac en tête, se sont mobilisés pour la maternité lors d’une manifestation, le 21 octobre dernier, devant la mairie des Lilas. De manière informelle, l’information a d’abord tourné via les amis d’amis, avant la création d’un compte Instagram nommé « Queer et trans pour les Lilas ». Les manifestants sont d’anciens patients, mais aussi des sympathisants des valeurs défendues par la maternité.
Représentations Cinématographiques des Hommes Enceints : Entre Comédie et Invisibilisation des Réalités Trans
L’analyse des films mettant en scène des hommes enceints révèle une tendance à la comédie et à l’absence de représentation des réalités trans. Aucun de ces films écrits, réalisés et interprétés par des personnes cis ne font mention des personnes trans. Dans l’imaginaire de ces personnes, et donc dans l’imaginaire du public, un homme enceint reste quelque chose de fictif, d’impossible, et surtout, comme en témoigne la prévalence des comédies (68%) cela reste quelque chose de comique, une source presque intarissable de rires.
Bien que ces films puissent aborder des thèmes intéressants, ils ne sont pas ancrés dans la réalité des transidentités.
Ali Leonardi : Une Histoire de "Mauvaise Mère" et de Choix Difficiles
L'histoire d'Ali Leonardi, relatée dans son livre "Mauvaise Mère", témoigne d'une réalité complexe et douloureuse : celle d'une femme qui ne voulait pas être mère et qui a pris la difficile décision de confier sa fille à l'Aide sociale à l'enfance. Cette histoire met en lumière les pressions sociales et familiales exercées sur les femmes en matière de maternité, ainsi que les conséquences psychologiques et émotionnelles de choix non conventionnels.
Ali Leonardi a vécu une enfance difficile, marquée par la violence et le manque d'amour. Elle a toujours su qu'elle ne voulait pas d'enfant, mais elle est tombée enceinte à l'âge de 20 ans. Malgré la pression de sa famille et de son entourage, elle a décidé de confier sa fille à l'Aide sociale à l'enfance, car elle ne se sentait pas capable de lui offrir l'amour et les soins dont elle avait besoin.
Cette décision a été très difficile à prendre, mais Ali Leonardi est convaincue d'avoir fait le bon choix, tant pour elle que pour sa fille. Elle a pu se reconstruire et trouver un équilibre dans sa vie, tandis que sa fille a été accueillie dans une famille aimante et épanouissante.
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