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Albert Einstein et les Enfants : Un Regard sur l'Enfance, la Famille et l'Héritage

Albert Einstein, figure emblématique du XXe siècle, est universellement reconnu pour ses contributions révolutionnaires à la physique. Au-delà de son génie scientifique, se cache une histoire humaine complexe, marquée par des relations familiales parfois difficiles et un intérêt sincère pour le monde de l'enfance. Cet article explore l'enfance d'Einstein, ses relations avec ses enfants, et la manière dont son héritage continue d'inspirer les jeunes générations.

L'Enfance d'un Génie en Devenir

Comme les arbres les plus majestueux ont commencé par être de simples graines, tous les grands hommes ont d’abord été petits. Et aux yeux des autres, certains de ces futurs grands hommes semblaient même au départ être de bien mauvaises graines. Le jeune Einstein, certes surdoué en mathématiques, apparaît alors cependant comme ce qu’on appelle un enfant à problèmes : il a des difficultés d’élocution parce que sa pensée va trop vite et il a des difficultés à s’intégrer parce qu’il ne comprend pas les autres et que les autres ne le comprennent pas davantage.

Un spectacle qui donnera à tous les enfants l’espoir de pouvoir faire de leur différence une richesse. Et à tous les parents l’envie de les accompagner dans leur quête d’eux-mêmes. En effet, pourquoi étiqueter ce spectacle pour les enfants alors qu’il conquiert autant les adultes ?

Albert Einstein est un enfant différent, son esprit dépasse les barrières. Il veut tout comprendre, qu’on lui explique le monde. Derrière le grand génie, prix Nobel de Physique, se cache un enfant malicieux qui a trouvé sa voie. C’est terrible de se sentir aussi idiot alors qu’on ne l’est pas.

Un Spectacle Éclairant

Une adaptation de la biographie que Brigitte Kernel a consacrée au génie scientifique Albert Einstein, sous la forme d’un conte malicieux, pour petits et grands. La pièce adaptée du roman de Brigitte Kernel est une franche réussite. L'interprétation de Sylvia Roux dans la peau d'Albert est bluffante. Quant à Tadrina Hocking et Thomas Lempire dans les rôles des parents, grands-parents, instituteur et psychologue, ils sont jubilatoires. C'est une très bonne entrée pour découvrir les premières années de ce petit garçon trop doué qui n'avait que de mauvaises notes à l'école sauf évidemment en math. C'est également très bien pour les adultes. Que de touches d’humour et de trouvailles ingénieuses pour nous faire découvrir l’enfance de ce grand génie de la science! Un vrai délice à découvrir par tous. L’interprétation de Sylvia Roux est sans conteste époustouflante. Tadrina Hocking et Thomas Lempire sont absolument merveilleux dans les rôles des parents, grands-parents, instituteur et psychologue, avant tant d’humour et de vivacité. Un vrai bonheur de les voir apparaître sur la scène. Un très beau moment de théâtre proposé par le Studio Hébertot ! Un spectacle de grande valeur, prégnant et habile, souriant et intelligent. Je conseille vivement ce brillant et impressionnant spectacle pour petits et grands. C’est très bon, courez-y ! Albert Einstein, un enfant à part est un spectacle qui séduit certes un public jeune par la magie théâtrale que les comédiens savent produire grâce à leur talent, mais qui subjugue tout autant les adultes par le dévoilement enlevant du destin peu connu d’un homme hors du commun.

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Albert Einstein et ses Enfants : Joies et Tensions Familiales

La vie personnelle d'Albert Einstein fut marquée par des complexités et des épreuves, notamment dans ses relations avec ses enfants. Son mariage avec Mileva Marić donna naissance à trois enfants : Lieserl, Hans Albert et Eduard.

Lieserl : Un Mystère Historique

La première enfant d'Albert et Mileva, Lieserl, née en 1902, demeure une figure énigmatique. Évoquée dans leurs lettres, on ne sait pas ce qu'il est advenu d'elle, mais elle a probablement été donnée à l'adoption.

Hans Albert : Une Relation Complexe

Hans Albert, né en 1904, eut une relation complexe avec son père. Bien qu'il ait suivi les traces de son père en devenant ingénieur, leurs relations furent parfois tendues.

Eduard : Une Vie Tragique

Eduard, né en 1910, fut sans doute le plus grand chagrin d'Albert Einstein. "Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution." Voici les mots d’Albert Einstein, un cri venant de son coeur de père, à propos de son fils cadet. Eduard est le troisième enfant et deuxième fils d’Albert Einstein et de sa première épouse, Mileva Maric. De ses frères et soeurs, il ne connaîtra que son frère aîné, Hans- Albert, sa soeur Lieserl ayant disparu vers 1903, un mystère pour les historiens. Il verra aussi peu son père: quand il a quatre ans, ses parents se séparent et sa mère a leur garde. Le divorce sera prononcé des années plus tard. Eduard est un enfant à la santé fragile mais à l’esprit aussi brillant que ses parents. Excellent pianiste, il est aussi un très bon élève et entamera des études de médecine, avec l’ambition de devenir psychanalyste, une science qui le fascine. Il voue d’ailleurs une admiration sans borne à Freud. Un destin qui s’annonce aussi prolifique que celui de son père mais le sort en a décidé autrement: Eduard sombre dans la dépression, maladie trouvant ses racines dans la famille de sa mère (la famille Maric a eu beaucoup de membres atteints par des maladies mentales). Il ne s’en remettra jamais vraiment. Pire encore, au début des années 1930, on le diagnostique schizophrène. Débutent alors pour lui des années d’allers et retours entre sa maison et les cliniques psychiatriques jusqu’à la mort de sa mère en 1948. Dès lors, il passera le plus clair de son temps au Burghölzli, à Zurich, jusqu’à son décès en 1965 d’un AVC. Une vie brisée par la maladie et par la méconnaissance de la santé mentale de l’époque: les thérapies telles que les électrochocs, les chocs à l’insuline, détruiront peu à peu ses capacités cognitives et affecteront son intellect.

En 2017, la série Genius de National Geographic dédie un épisode entier à Eduard, interprété avec brio par Eugène Simon, plus connu alors pour son rôle de Lancel Lannister dans la série Game of Thrones.

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Le Roman "Le Cas Eduard Einstein"

L’un des arrières petits-enfants d’Albert Einstein, né en 1961, est appelé Eduard en l’honneur de cet homme au destin brisé. C’est ce jeune homme que Laurent Seksik célèbre dans son roman Le cas Eduard Einstein, le seul livre français évoquant la triste vie de cet homme. Originalité de l’oeuvre: plutôt que de se focaliser sur le point de vue d’Eduard, on explore trois points de vue: Eduard bien sûr mais aussi sa mère et son père. Le point de vue d’Albert Einstein nous dévoile une image peu connue du scientifique: le père aimant mais aussi terriblement maladroit et inquiet. Eduard et lui ont des relations difficiles en raison de la situation familiale. Albert n’aura pourtant de cesse de s’inquiéter et luttera, en vain, pour faire venir son cher Tete, comme il le surnomme, aux Etats-Unis. On le lui refusera: on n’accepte pas les malades sur le sol américain. Le point de vue de Mileva n’est pas si différent de celui de son ex-mari: un parent qui se bat pour son enfant, qui veut le meilleur pour lui, son impuissance face à la maladie aussi. Enfin, le point de vue dominant, celui d’Eduard, a une différente notable face à celui de Mileva et d’Albert: il est rédigé à la première personne. On entre ainsi réellement dans sa tête, dans ses pensées et on y voit toute l’étendue de la culture du jeune homme que l’on vient d’interner, toute sa souffrance, ses rancoeurs, sa lucidité douloureuse sur son état. On découvre aussi, grâce à lui, l’envers du décor et la vie en hôpital psychiatrique dans les années 1930. Terriblement attachant, on souhaite sa guérison mais on sait presque d’office que cela est impossible. On vit alors avec lui sa descente aux Enfers ainsi que des délires schizoïdes. On le voit régresser, passant de ce jeune homme si prometteur à un homme enfant détruit par les traitements censés le guérir.

Mileva Marić : Une Figure Oubliée et Controverse Scientifique

La femme d'Albert Einstein, Mileva, lui aurait été d'une grande aide pendant ses jeunes années, lorsque le physicien publiait ses premiers articles. Tombée dans l'oubli, elle a souffert comme d'autres femmes avant elle de l'effet Matilda. C'est grâce aux lettres échangées entre Albert Einstein et sa femme Mileva, que la communauté scientifique a commencé à se questionner sur l'importance de cette dernière dans la mise en place de la théorie de la relativité. Le 27 mars 1901, le savant lui écrit ainsi : "Comme je serai heureux et fier quand nous aurons tous les deux ensemble mené notre travail sur le mouvement relatif à une conclusion victorieuse !" Si ces interrogations n'enlèvent rien au génie d'Albert Einstein, l'enjeu du débat est de savoir à quel point la physicienne a participé à la découverte de la théorie de la relativité générale, et si elle n'a pas été victime, comme tant d'autres femmes de l'effet Matilda, ce phénomène qui veut que la contribution des femmes scientifiques à la recherche soit souvent minimisée au profit des hommes.

Née en Autriche-Hongrie le 19 décembre 1875, Mileva Marić témoigne dès le lycée pour filles d'un véritable don pour les sciences. A tel point qu'en 1892, une fois l'école terminée, son père parvient à lui obtenir une autorisation pour poursuivre ses études à l'école royale d'Agram (aujourd'hui Zagreb), normalement réservée aux garçons, pour y suivre des cours de physique et de mathématiques. Quand elle termine l'école, c'est pour se rendre à Zurich, en Suisse, où elle poursuit ses études à l'Institut polytechnique. Seule femme à y être élève, elle y rencontre un autre surdoué des sciences : Albert Einstein. Les deux étudiants se mettent rapidement à travailler ensemble, comme en témoignent les nombreuses lettres qu'ils s'envoient lors des vacances scolaires. Quand ils terminent les cours, en 1900, leurs moyennes sur 5 sont sensiblement les mêmes : 4,7 pour Mileva Marić et 4,6 pour Albert Einstein. La différence se joue en physique appliquée, où Mileva obtient la note maximale de 5… contre un 1 pour Albert Einstein, raconte la physicienne des particules Pauline Gagnon dans son excellent article La vie oubliée de la femme d'Einstein. La jeune étudiante n'en échoue pas moins à l'oral final, n'obtenant pas la note nécessaire à l'obtention de son diplôme, contrairement à Albert Einstein.

Une Collaboration Scientifique ?

A force de potasser ensemble, les deux étudiants inséparables sont tombés amoureux. En décembre 1900, Albert Eintstein publie un papier sur la capillarité, qu'il a probablement co-écrit avec Mileva Marić. Pour Radmila Milentijević, auteure de la biographie Mileva Marić Einstein : Vivre avec Albert Einstein (Éditions L’Age d’Homme, 2014), la jeune femme voulait probablement aider son compagnon à se faire une renommée, et ainsi à trouver un travail pour qu'il puisse l'épouser. D'autant plus que la mère d'Albert Einstein s'oppose à cette union avec une femme étrangère, ni juive, ni Allemande, et qui a en plus le malheur de boiter et d'être une intellectuelle, quand son père insiste surtout pour que le jeune homme trouve un emploi avant. En 1901, Mileva Marić tombe enceinte. Albert Einstein, toujours sans emploi, refuse de l'épouser, et la jeune femme échoue la même année, une nouvelle fois, à son examen. Leur petite fille, Liserl, naît en janvier 1902. Évoquée dans leurs lettres, on ne sait pas ce qu'il est advenu d'elle, mais elle a probablement été donnée à l'adoption. Albert Einstein finit par épouser Mileva Marić le 6 janvier 1903, après avoir obtenu un emploi. Un an après, ils ont un fils, Hans Albert, puis, en 1910, un troisième enfant, Eduard Tete. Pendant tout ce temps, la collaboration professionnelle entre Mileva et Albert Einstein se poursuit, quand bien même tous les papiers sont publiés au nom du physicien ; parmi eux, sa publication sur l'effet photoélectrique, qui lui vaudra, en 1921 le prix Nobel. Différents biographes d'Albert Einstein, ainsi que les lettres de ce dernier, suggèrent l'importance des travaux de sa femme dans les recherches du scientifique, mais il est difficile d'évaluer l'étendue de sa participation. Dans l'ouvrage Mileva & Albert Einstein: Their Love and Scientific Collaboration de Dord Krstić (Didakta, 2004), un professeur de physique ayant enquêté pendant plusieurs années sur la vie de Mileva, ce dernier relate comment le frère de Mileva, Miloš, quand il séjournait chez sa sœur, voyait "le jeune couple s’asseoir à la table, et à la lumière d’une lampe au kérosène, travailler à des problèmes de physique. Miloš Jr. mentionna comment ils calculaient, écrivaient, lisaient et débattaient." Quand Albert Einstein donne ses premiers cours à Zurich en 1909, les premières pages de ses leçons sont rédigées de la main de Mileva Einstein, relate Pauline Gagnon. De plus en plus reconnu, le physicien laisse à sa femme le soin d'éduquer leurs enfants.

En 1912, Albert Einstein entame une laison avec sa cousine, Elsa Löwenthal. Cette relation va mener à la fin de son mariage avec Mileva, en 1914. "Manifestement, Albert Einstein maîtrise mieux les interactions gravifiques que les interactions affectives", résumait François de Closets dans un épisode d'Histoire de, en 2005, qu'il consacrait à la fin de la relation entre les deux époux : L'échec au féminin (Histoire d'Albert Einstein, 18/01/2005) 20 min Leur contrat de divorce stipule que si Albert Einstein obtient un prix Nobel, l'argent reçu reviendra à Mileva Marić pour l'éducation de leurs enfants. Mileva, avec l'autorisation d'Albert Einstein, achète deux petits immeubles pour vivre de leurs revenus et paie les soins de leur fils Eduard, qui souffre de schizophrénie. Les dépenses pour les soins de son enfant l'impactèrent toute sa vie, malgré les pensions régulièrement versées par Albert Einstein. Quand, en 1925, Albert Einstein veut ajouter à son testament que l'argent du prix Nobel était l'héritage de ses fils, Mileva Marić proteste et menace de révéler son apport aux recherches d'Albert Einstein. Ce dernier se fend alors d'une lettre : "Mais tu m’as fait vraiment rire quand tu as commencé à me menacer de tes mémoires. T’est-il jamais venu à l’esprit, ne serait-ce qu’une seconde, que personne ne prêterait la moindre attention à tes salades si l’homme dont tu parles n’avait pas accompli quelque chose d’important ? Quand une personne est quelqu’un de complètement insignifiant, il n’y a rien d’autre à dire à cette personne que de rester modeste et de se taire. C’est ce que je te conseille de faire." Mileva Marić meurt en 1948, à l'âge de 72 ans, sans jamais avoir revendiqué le statut de collaboratrice d'Albert Einstein ou demandé une reconnaissance publique.

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Un Débat Historique Complexe

Dans le monde des historiens des sciences, l'histoire de Mileva Marić fait débat. Les lettres qu'elle et Albert Einstein se sont adressées, les témoignages réunis par certains biographes, tendent à démontrer que Mileva Marić a effectivement aidé le plus célèbre des physiciens à réfléchir à ses premières théories et à publier ses premiers papiers. Mais à quel point ? L'a-t-elle aidé jusqu'en 1901, ou bien plus tard encore, et notamment pendant l'Annus Mirabilis d'Einstein, en 1905, quand ce dernier a publié pas moins de quatre articles établissant les bases de la physique moderne (et notamment son équation E=MC²). Leur second fils, Hans Albert, confia ainsi au biographe de Mileva Marić que "la collaboration scientifique de ses parents continua après leur mariage et qu'il se rappelait les voir travailler ensemble en soirée à la même table". En l'absence de preuves véritables, impossible de trancher sur le sujet. De fait, les découvertes d'Albert Einstein parlent pour lui : il était incontestablement un physicien de génie. Et pour certains, l'abandon de toute prétention scientifique par Mileva Marić démontre qu'elle n'était pas aussi douée qu'on a bien voulu le faire croire. C'est pourtant oublier un peu vite qu'elle avait à sa charge l'éducation de leurs deux enfants et que l'époque n'était guère propice à la réussite des femmes. Mileva Marić avait, a minima, relu et corrigé les papiers du physicien, et certainement discuté avec lui des théories qu'il a développées par la suite. Si elle n'est pas une victime de l'effet Matilda, elle est sans aucun doute celui de l'effet Mathieu, pensé par le sociologue Robert King Merton, et qui veut que certains grands personnages sont souvent reconnus au détriment de leurs proches ayant contribué à leurs découvertes.

Einstein et les Enfants : Un Héritage d'Inspiration

Le célèbre physicien, père de la théorie de la relativité, n'hésitait pas à prendre la plume pour répondre aux plus jeunes. Albert Einstein est l'une des personnalités les plus marquantes du XXe siècle. Les travaux de cet homme qui a révolutionné la physique et la compréhension du monde dans lequel nous vivons continuent, plus de soixante ans après sa mort, d'alimenter le travail des physiciens actuels et de nourrir ses détracteurs. L'auteur des théories de la relativité restreinte et générale, père de la formule E = mc2 à l'origine de l'énergie nucléaire, avait la réputation d'un scientifique iconoclaste, volontiers rebelle face à l'autorité. Il s'avère qu'il était également particulièrement enthousiaste lorsqu'il s'agissait de communiquer sa passion pour la physique aux enfants.

Alors qu'il entretenait de nombreuses relations épistolaires avec ses pairs, il a également, tout au long de sa vie, répondu à des écoliers qui s'interrogeaient sur ses travaux ou aux enfants de sa famille qui lui demandaient des nouvelles. Alors que l'ensemble de sa correspondance a été léguée au musée hébraïque de Jérusalem, sa biographe, Alice Calaprice, en charge de la publication de ces écrits pour les années à venir, a compilé ces courriers échangés avec les plus jeunes dans un recueil intitulé Cher professeur Einstein : quand les enfants écrivaient à alimenter le travail des physiciens actuels et qu'il leur répondait.

Correspondance avec les Jeunes

Le jeune Arthur, âgé de 12 ans à l'époque, lui adresse ainsi en décembre 1928 un article qu'il a lui-même rédigé et une lettre le questionnant de façon très pertinente sur sa célèbre théorie de la relativité restreinte : « J'aimerais savoir si le mouvement existe réellement avec ses phénomènes associés tels que l'inertie, etc., dans un espace qui ne contient pas d'autre objet que l'individu ou le mécanisme qui essaie d'entrer en mouvement. Ne serait-il pas immobile dans la mesure où, s'il se déplaçait, il ne serait ni plus près ni plus loin de quoi que ce soit ? ». Une question à laquelle il répond de façon très sérieuse, expliquant au jeune garçon qu'il ne peut se prononcer de façon certaine, mais qu'il n'est pas « sensé » de parler de mouvement dans ce cas précis. Il incite également à la fin de sa lettre Arthur, physicien en herbe, à attendre « d'avoir appris quelque chose d'utile avant d'enseigner aux autres ».

On retrouve également dans cet ouvrage des courriers d'Albert Einstein à ses enfants, nièces et neveux, comme celui adressé à son fils Eduard, à qui il conseille notamment le piano et la menuiserie, les « activités les plus bénéfiques, encore plus que l'école ». À une élève de sixième qui lui demande si les scientifiques prient et croient en un dieu, il répond que ceux-ci « croient que tout ce qui se passe, y compris les affaires humaines, est soumis aux lois de la nature. Par conséquent, un scientifique n'est pas disposé à croire que le cours des événements peut être influencé par la prière ».

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