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Aimee Mullins : Une Vie d'Inspiration et d'Accomplissements

Aimee Mullins est une personnalité inspirante, une femme dont la vie a commencé par une épreuve qui semblait insurmontable : l'amputation de ses deux jambes. Mannequin, athlète, actrice et source d'inspiration, Aimee Mullins est une Américaine qui force l'admiration. Son parcours est marqué par la détermination, le courage et une vision unique de la beauté et du potentiel humain.

Un Début de Vie Marqué par l'Amputation

Née avec un tibia sans péroné, Aimee Mullins a subi l'amputation de ses jambes sous les genoux à l'âge d'un an. Grandissant dans un milieu ouvrier à Allentown en Pennsylvanie, elle a appris dès son plus jeune âge à surmonter les obstacles et à ne pas se laisser définir par son handicap. Elle a vécu dans un milieu ouvrier à Allentown en Pennsylvanie, grandissant avec son handicap. Cela ne l'empêche pas de faire des petits boulots comme les autres enfants dès 12 ans et même, de livrer tous les dimanches matin 104 exemplaires du Morning Call, avoue-t-elle dans son interview.

L'Athlétisme de Haut Niveau et les Jeux Paralympiques

Rien n'arrête cette jeune femme qui obtient une bourse pour étudier les sciences politiques à l'université de Georgetown. Elle se lance dans le sport mais pas n'importe lequel : l'athlétisme de haut niveau aux côtés d'athlètes valides. A 19 ans, elle bat les records du monde du 100 mètres, du 200 mètres et du saut en longueur aux Jeux paralympiques de 1996 à Atlanta. Son secret : Sa détermination, son courage et des jambes en fibre de carbone "inspirées des pattes arrière du guépard".

Mannequin et Muse pour Alexander McQueen

En 1999, le monde de la mode découvre Aimee Mullins lors d'un défilé d'Alexander McQueen. Juchée sur une paire de jambes en hêtre sculpté, elle captive le public par son style et sa beauté. Le styliste a cependant été cible de critiques, on lui a reproché d'avoir utilisé le handicap de son modèle. Il s'est défendu de ce genre de pratique : "J'ai juste voulu élargir l'idée de la beauté."

Actrice et Partenaire de L'Oréal

Sport, mode… Puis en 2003, elle entre au musée Guggenheim grâce au personnage que lui confie le plasticien new-yorkais Matthew Barney dans son film Cremaster 3 (voir un extrait ci-dessus) où elle incarne une sorte de déesse. Elle joue également dans World Trade Center d'Oliver Stone le rôle d'un reporter. A la fin de l'année 2010, Aimee Mullins scelle un partenariat avec la fondation L'Oréal pour "défendre une autre vision de la beauté et réfléchir à l'apparence à l'ère de la robotique et du bionique".

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Mariage Secret avec Rupert Friend

L'acteur britannique Rupert Friend qui interprète Quinn dans la série "Homeland" vient de se marier avec l'athlète handisport devenue égérie de L'Oréal, Aimee Mullins au cours d'une cérémonie ultra-secrète. La cérémonie s'est déroulée il y a un mois et personne, à part les invités, ne l'a su. Comme quoi, lorsqu'on veut garder un évènement secret, du côté d'Hollywood, on peut. Ruper Friend, qui interprète l'agent Quinn, dans la série Homeland, a épousé sa chère et tendre, Aimee Mullins, Et c'est sur le compte Instagram de l'acteur que nous avons appris la nouvelle. Ce dernier a posté une très jolie photo du couple, le jour du mariage. Un cliché légendé ainsi : "Aujourd'hui, c'est notre anniversaire de mariage. Un mois que je suis très heureux d'avoir épousé Aimee Mullins. #jaimemafemme", a écrit l'acteur. A 34 et 40 ans, le couple s'est donc uni pour le meilleur et pour le pire après trois ans d'amour sans nuage. Très discrets, tous deux avaient annoncé leurs fiançailles au cours d'un événement caritatif.

Une Philosophie de Vie Inspirante

« Créer sois même la vie dont on rêve ». Telle est la devise d’Aimée Mullins, athlète et égérie de L’oréal. Née avec un handicap important qui la prive de ses jambes, la jeune femme n’a cependant jamais renoncé pour obtenir la vie de ces rêves. Moulée dans un long fourreau noir dissimulant ses prothèses, Aimée Mullins n’a pas hésité à mettre en avant sa silhouette de rêve. Elle a d’ailleurs avoué « jouer » de son handicap, utilisant différentes prothèses pour paraître plus ou moins grande. Elle a confié à l’Express être particulièrement fière de participer au Festival de Cannes, et de faire partie de « toutes ces femmes qui s'y sont succédées », et qui ont incarné le glamour, telle que Jane Fonda, Grace Kelly et Marilyn Monroe.

Pour nous, la descendante d’immigrés irlandais avait retrouvé les quartiers ouvriers de Brooklyn. Aimee Mullins voyage toujours avec sa valise de jambes. Elle en a une vingtaine, adaptées à toutes les circonstances, rollers, courses en ville, pour les baskets comme pour les ­escarpins à talons de 10 centimètres. Des claires, des foncées, et même des mouchetées, genre guépard. Elle peut ainsi passer de 1,72 mètre à 1,85 mètre. On en arriverait à l’envier. C’est ça qui lui plaît, elle a horreur de faire pitié. Aimee n’a pas de jambes à elle, mais elle a des ailes. « Je suis née avec un tibia sans péroné. Dans ces conditions, ­marcher était inenvisageable. Le jour de mon premier anniversaire, on m’a donc amputée juste en dessous des ­genoux. » Et d’ajouter sur le même ton désinvolte : « Vous prendrez du sucre dans votre café ? » Elle n’a pas le goût de la tragédie mais celui de l’aventure. Et le genre de mère qui sait transformer les larmes en diamants. « Elle me répétait tout le temps que j’étais née pour vivre des choses incroyables. »

Surmonter les Obstacles et Inspirer les Autres

Au départ, la situation s’annonçait plutôt mal : Allentown, Pennsylvanie , n’est pas un décor pour conte de fées. Le rêve américain s’y brise sur les ­usines désaffectées. Un père d’origine irlandaise, maçon, une mère vendeuse qui a hésité à se faire religieuse, n’ont pas les moyens de lui offrir les meilleurs collèges, ni ceux de la protéger des autres. Alors ils vont lui apprendre à se battre. Façon western. Aimee ira à l’école comme tout le monde. Sauf qu’elle s’en absentera plus souvent que les autres, à cause de l’hôpital. « J’adorais les hôpitaux, être entourée de plein de gens. » Tant mieux, parce que la croissance oblige à adapter les moignons : elle subit cinq opérations de « réajustement ». Alors le reste… les enfants qui rigolent parce qu’on est roux, parce qu’on louche ou parce qu’elle ne mar­che pas assez vite… « J’étais blindée », balaie-t-elle d’un revers de main. Sa recette contre la déprime ? Un bain chaud qui apaise les tensions, les crispations, l’épuisement des muscles à qui l’on en demande toujours trop. Elle se compare à celui qui rêve de gravir l’Everest et n’en a pas les moyens. Pour elle, l’Everest, c’est de jouer au foot avec ses deux petits frères, ou de livrer à vélo, chaque dimanche, 104 exemplaires du « Morning Call »… L’Everest est quotidien. Pas plus qu’elle ne se lamente sur ses jambes, elle ne se ­lamente sur le prix des grandes universités. Mais quand elle entend parler d’un concours du ministère de la ­Défense pour une bourse en Relations internationales à Georgetown, elle se présente. Et, bien sûr, elle l’emporte. Qui sera jamais de taille à lutter contre elle ? Ses études sont assorties de l’obligation de donner sept ans de sa vie au Pentagone . Elle tient le coup deux ans. « Je ne supporte pas d’entendre les gens se plaindre de leur vie et ne rien faire pour en changer… » Ça lui coûtera 10 000 dollars. Qu’importe ! Elle n’a peur de rien.

Une Carrière d'Athlète et de Modèle

Aimee est déjà ­célèbre. A la fac, elle a accepté de participer à une course de handicapés. Ce n’était pourtant pas son genre. Mais alors pas du tout. « Courir contre des personnes en chaise roulante ? Je ne voyais pas l’intérêt. Contre mes frères, contre des amis à deux jambes… oui. J’y suis ­allée, par curiosité et esprit de compétition. » Elle explique : « Courir avec une jambe en moins demande 40 % d’oxygène en plus, et deux fois plus d’énergie. Alors, avec deux jambes en moins… Un kilomètre pour vous, c’est quatre pour moi. » Elle commence par battre un record national qui lui donne envie de s’atteler aux Jeux paralympiques d’Atlanta. L’année de ses 20 ans, en 1996, elle établira deux records, le 100 mètres et le saut en longueur. « C’est ça l’Amérique, dit-elle. Si une petite fille amputée a un rêve, elle trouve des gens pour l’aider à le réaliser. » Aimee devient la coqueluche du pays, un modèle. Invitée aux conférences de ­décideurs, elle milite pour la Women’s Sports Foundation, dont elle prendra la présidence en 2007, et fait la couverture des magazines.

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Elle ne s’attend pourtant pas à ce que, en 1999, le couturier britannique Alexander McQueen lui demande de défiler pour lui. Elle y met ses conditions : ce ne devra pas faire pleurer. Elle a horreur de la compassion. Ses prothèses en hêtre massif ont l’air de bottes. « A la fin du show, on est venu me voir pour me dire que j’étais très belle. C’est tout ce que je voulais entendre… » Elle veut être admirée, elle est aimée, Aimee. Par Eric, depuis leurs 15 ans. « Quand il s’est rendu compte… c’était trop tard, il était déjà accro. Un de ses copains venait de lui dire : “C’est gentil de sortir avec elle”, il n’a pas compris. Moi, je croyais qu’il savait. » Est-ce qu’elle a rougi ce jour-là ? En tout cas, pas de honte. Même si elle s’étonne de se découvrir dans le regard des autres comme un symbole qui la dépasse.

Un Symbole de Courage et d'Inspiration

« C’était le Memorial Day. J’étais allée faire du roller près du monument édifié en l’honneur des vétérans du Vietnam. Et il y avait un type, bardé de médailles, blessé à la tête à 19 ans. Il m’a arrêtée et a commencé à me parler de mon courage extraordinaire. J’en étais gênée. Je l’ai vu décrocher sa Purple Heart [la médaille décernée, au nom du président des Etats-Unis, aux morts et aux blessés au service de l’armée]. Je n’ai d’abord pas compris : il l’épinglait sur mon blouson ! Je me défendais, je ne voulais pas. En même temps, je sentais qu’il aurait été tellement déçu… J’ai fini par accepter. Mais c’est disproportionné. Lui et d’autres ont donné leur vie pour ce pays. Ça, c’est du courage. Moi, qu’est-ce que j’ai fait ? » Sur l’affiche de L’Oréal, Aimee est photographiée en plan serré, visage et cheveux au vent. Madame la nouvelle ambassadrice ­mondiale de la beauté a gagné, même sans les jambes.

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