L'avortement, ou interruption volontaire de grossesse (IVG), est un sujet complexe et sensible qui touche à la fois la santé individuelle et la dynamique du couple. Bien que l'IVG soit légalisée en France depuis 1975 grâce à la loi Veil, elle reste un acte médical et une expérience de vie chargés de conséquences potentielles, tant physiques que psychologiques, pour les deux partenaires. Cet article se propose d'explorer les différentes facettes de cette réalité, en s'appuyant sur des données récentes et des témoignages, afin de mieux comprendre les enjeux liés à l'avortement et son impact sur la santé du couple.
L'IVG en France : Un Droit Encadré, Un Acte en Évolution
En France, le droit à l'IVG est un droit fondamental, inscrit dans la Constitution depuis mars 2024. En 2024, 251 270 avortements ont été recensés en France, selon la Drees. Les statistiques montrent que le nombre d’avortements augmente régulièrement. La loi a évolué au fil des ans pour faciliter l'accès à l'IVG, notamment en prolongeant le délai légal de 10 à 12 semaines en 2001, puis à 14 semaines en 2022. D’après les données de la Drees, l’offre de soignants pour pratiquer l’IVG a augmenté de 35 % entre 2020 où on comptait 2 356 praticiens et 2023 où ils sont désormais 3 170 à réaliser des IVG.
L'IVG médicamenteuse peut être réalisée à domicile, en téléconsultation, jusqu’à sept semaines de grossesse. L’IVG chirurgicale n’est plus réservée aux seuls médecins : les sage-femmes sont désormais autorisées à la pratiquer, élargissant ainsi l’accès à l’IVG.
Aujourd’hui, en France, l’accès à la contraception n’a jamais été aussi facilité. Depuis le 1er janvier 2022, toutes les femmes âgées de moins de 25 ans peuvent bénéficier gratuitement de moyens contraceptifs. Pilule, implant, stérilet, préservatif, etc. : les options sont nombreuses, variées et largement disponibles.
Malgré ces avancées, l'accès à l'IVG reste un enjeu, notamment en raison de la répartition inégale des centres pratiquant l'IVG sur le territoire et des difficultés rencontrées par certaines femmes, en particulier les plus vulnérables.
Lire aussi: Les coulisses en série
Les Conséquences de l'IVG sur la Santé de la Femme
Les conséquences de l’IVG pour la santé des mères peuvent être de trois ordres : conséquences physiques, psychosomatiques et psychiques ou psychiatriques.
Conséquences Physiques
Bien que l'IVG soit une procédure médicale courante, elle n'est pas sans risque. Les complications physiques sont rares lorsque l'IVG est pratiquée dans des conditions sécurisées, mais elles peuvent inclure :
- Le syndrome du cinquième jour, caractérisé par des douleurs, de la fièvre, des saignements et/ou des caillots, concerne uniquement l’IVG par aspiration.
- Les risques infectieux : infections à chlamydiae, endométrites post-abortum. Des études montrent que c’est le risque le plus fréquent : 1 à 5 % des cas.
- Des études indiquent que les femmes ayant déjà avorté ont 37 % de risques en plus d’accoucher plus tard d’enfants prématurés, et 64 % de risques en plus d’accoucher d’un grand prématuré, à moins de 32 semaines de grossesse.
- Si l’avortement est chirurgical, ‘‘il faut dilater beaucoup plus le col’’, avec de potentielles conséquences pour les futures grossesses. Les potentielles faiblesses ou béances cervicales occasionnées par l’avortement pourraient conduire ultérieurement ‘‘à des fausses couches tardives ou à des menaces d’accouchement prématuré’’.
Conséquences Psychosomatiques
De nombreuses femmes témoignent de troubles psychosomatiques à long terme après un avortement. Le Docteur Pascale Pissochet mentionne des témoignages de migraines, des troubles fonctionnels abdominaux, des douleurs abdominales, des troubles du sommeil et des troubles de la sexualité. Pour exprimer le traumatisme de l’IVG, le Docteur Pissochet parle de « rupture du cheminement naturel maternel » : « Il s’agit du triste constat d’une chair meurtrie dans une maternité qui n’intègre plus dans son corps le petit corps qui habitait ses entrailles. Oui, une chair qui finit par souffrir, non seulement du geste traumatique de l’avortement, mais aussi du vide abyssal laissé par le départ de son enfant. » C’est parfois des années après l’acte que des femmes se retrouvent totalement effondrées psychologiquement.
Conséquences Psychiques
Près de 9 Français sur 10 (88%) - 91 % des Françaises - considèrent qu’un avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes. Pour eux, l’avortement n’est pas un acte banal. Alors que l’avortement devient de plus en plus courant dans la vie des femmes, il reste un événement qui les marque profondément.
- Comme la fausse couche, l’avortement est la perte d’un enfant, et entraîne un deuil.
- Les femmes ayant avorté présentent un risque d’être hospitalisées en psychiatrie dans les trois mois suivant l’accouchement ou l’avortement, de 53 % plus élevé que les femmes ayant porté leur enfant à terme. Le risque de dépression est de 37 % plus élevé (ou de 65 %, selon une autre étude).
- Sans antécédents psychiatriques, les risques d’auto-mutilation sont de 70 % plus élevés pour les femmes ayant mis fin à leur grossesse que pour les femmes qui ont accouché.
- Les femmes ayant avorté se suicident plus que les autres femmes (155 % plus), tandis que celles qui ont accouché d’un enfant se suicident moins que la moyenne des femmes.
- Les femmes ayant avorté sont plus souvent sujette à la tristesse et aux pleurs, à des peurs irraisonnées ou des attaques de panique. Elle experimentent aussi plus souvent des changements brusques d’état émotionnel. Elles ont souvent de grandes difficultés à exprimer leurs émotions. Sans intervention thérapeutique, ces troubles peuvent évoluer vers un état de stress post-traumatique, qui est un trouble anxieux sévère.
- Les troubles psychiques expérimentés par certaines femmes ayant avorté n’apparaissent pas toujours tout de suite, ils peuvent se manifester pour la première fois des années après. Qu’ils commencent immédiatement ou non, ces troubles peuvent évoluer vers l’indifférence de la dépression, ou vers une hypersensibilité au monde extérieur. L’avortement peut entraîner à long terme des sentiments de vide et de solitude, d’exclusion.
- Certaines femmes avaient déjà conscience de faire du mal au moment de l’acte. Pour les autres, il est bien entendu souhaitable qu’elles prennent conscience que leur acte n’était pas bon. Les femmes qui en avaient déjà conscience, et celles qui prennent conscience de la portée de l’acte d’avortement, peuvent éprouver des sentiments de honte, de remord, de culpabilité, voire des idées noires. Elles sont parfois saisies par le souvenir de l’IVG, qui les fait profondément souffrir. Leur souffrance peut être d’autant plus grande quand elles ont vécu plusieurs avortements.
- Pour faire face à leurs souffrances psychiques et à leurs remords, certaines femmes tombent dans l’addiction à des substances anxiolytiques : médicaments, tabac, alcool, drogues. Une étude canadienne confirme que les risques de dépendance à la drogue et à l’alcool sont plus élevés respectivement de 142 % et de 287 % pour les femmes ayant avorté que pour celles ayant mené leur grossesse à terme. Malheureusement, il existe aussi une forme d’addiction à l’avortement. La souffrance même vécue dans cet acte peut conduire certaines femmes à le reproduire, comme pour essayer de changer ce qu’elles ont vécu, ou pour se donner la preuve que ce n’est pas un acte grave. Certaines sont comme écartelées entre leur désir de maternité et leur sentiment qu’il est impossible de vivre celle-ci. Cette répétition compulsive de l’avortement concernerait 45 % des avortements. Les conséquences psychiques et physiques d’une multiplication des avortements peuvent être très graves.
- La naissance d’un enfant ne compense pas un avortement passé. Par ailleurs, si la mère vit une dépression ou d’autres troubles psychiatriques suite à son avortement, cet état peut avoir des conséquences sur la relation avec ses enfants, et même nuire à l’attachement à un nouveau bébé et conduire parfois à de la maltraitance. La maltraitance commise par une mère ayant avorté peut s’accompagner de paroles destructrices, comme : « C’est toi que j’aurais dû avorter ! Autre risque pour les enfants dont un membre de la fratrie a été avorté : peut-être que leurs parents ont avorté parce qu’ils croient en l’idéologie de l’enfant désiré, l’enfant qui répond à mon projet, et non l’enfant que j’accueille parce qu’il existe, parce qu’il est lui-même. Le risque, pour les enfants qui survivent à la planification, est qu’ils ne correspondent pas non plus à ce que leurs parents avaient désiré et planifié.
- Il n’est pas étonnant que les blessures psychiques des femmes ayant avorté aient des répercussions sur leur vie de couple et leurs relations avec leur conjoint, le père de l’enfant avorté ou un autre. En effet, ce sont des relations avec un homme qui sont à l’origine de l’évènement traumatisant. On peut supposer que les conséquences relationnelles varient selon que l’homme avec qui la femme est en couple est le père de l’enfant avorté ou non. Suite à leur avortement, certaines femmes peuvent ressentir de la haine envers leur conjoint, un dégoût de la sexualité, voire un rejet envers tous les hommes. Des dysfonctionnement sexuels se produisent chez 31 % des femmes ayant avorté et chez 18 % de leurs conjoints.
Il est important de noter que toutes les femmes ne vivent pas l'IVG de la même manière. Certaines peuvent ressentir un soulagement, tandis que d'autres peuvent éprouver des difficultés émotionnelles importantes. Un accompagnement psychologique adapté peut être bénéfique pour aider les femmes à surmonter ces difficultés.
Lire aussi: Avortement : l'opinion de Meghan McCain
L'Impact sur la Santé du Couple
L'IVG est une épreuve qui peut fragiliser le couple. Les conséquences émotionnelles et psychologiques de l'IVG peuvent affecter la communication, la sexualité et la confiance au sein du couple.
La Décision Partagée
La décision d'avorter est souvent prise à deux, mais elle peut être source de conflits et de tensions. Il est essentiel que les deux partenaires puissent exprimer leurs sentiments et leurs besoins, et qu'ils parviennent à une décision éclairée et respectueuse de chacun.
Claire apprend qu’elle est enceinte de son petit ami avec qui elle est depuis un peu plus d’un an. “Ayant eu des problèmes de contraception en lien avec l’endométriose, j’étais sans contraception orale à cette période et nous avons dû repasser au préservatif, ce qui a vraisemblablement ses limites !“, confie la jeune femme de 31 ans. Cette annonce de grossesse intervient dans un moment compliqué de leur histoire. “À ce moment-là, nous étions heureux et amoureux, mais confrontés à une forme de décalage : moi j’avais envie d'une vie commune et lui non. Dans un premier temps, j’ai eu l’impression que c’était une décision qu'on avait prise à deux car j’ai pensé spontanément que nous n’étions pas prêts pour accueillir un enfant, que notre couple était trop fragile et trop récent.“ Mais à mesure que les mois ont passé, Claire comprend qu’elle a surtout mis son désir en sourdine. “Poursuivre ou non une grossesse est une décision impactante pour un couple, explique Caroline Van Assche, thérapeute de couple. Pour celles et ceux qui n’ont pas encore d’enfant, soit on reste à deux, soit on prend la décision de devenir une famille, au sens classique du terme.“ Mais toute la difficulté réside dans ce choix qui peut être source de conflits. Comme le raconte notre témoin Claire, il est souvent question d’une décision rapide qui ne laisse pas le temps aux deux partenaires de considérer leurs envies profondes. “Je me suis mise tout de suite dans l’action, l’organisation de l’avortement. Ce n’est seulement qu’après que j’ai pu identifier ce que j’avais vécu et ressenti comme frustration. Selon Caroline Van Assche, cette situation met au jour les mécanismes du couple, voire ses problèmes souterrains. “Dans un couple qui a déjà une communication où l’un et l’autre échangent leur point de vue de manière apaisée, l’avortement ne va pas remettre en question le lien, bien qu’il puisse y avoir de la déception, de la tristesse. Mais chez les couples où l’on n’ose pas trop dire à l’autre ce qu’on ressent, cela peut être plus compliqué.“ La spécialiste observe généralement un décalage de registre entre les partenaires : “L’un est dans le pratico-pratique de l’intervention, l’autre dans l’émotionnel. Et quand on n’est pas sur le même registre, ou qu’on est dans des émotions opposées - la joie et la colère - on ne peut pas se comprendre.“ Par exemple, Claire, qui s’était d’abord mise en marche de façon très pragmatique, a eu l'impression que la situation était “beaucoup plus simple“ pour son petit ami que pour elle. “Je trouve que c’est là où réside la difficulté en tant que femme, souligne-t-elle, comme ça se passe dans ton corps, si l’autre dit ‘non’ et que toi tu ne veux pas avorter, tu te retrouves à assumer un peu seule la décision, de peut-être mettre à mal ton couple, de peut-être élever seule ton enfant, etc. À l’inverse de Claire, Noëmie, 29 ans, n’a “jamais été tentée par l’aventure parentale“. Il y a deux ans, elle a procédé à une interruption volontaire de grossesse alors qu’elle était en couple depuis six mois avec son compagnon. Ce dernier avait toujours voulu fonder une famille mais, étant alors au chômage, la décision avait été prise très rapidement. “C'est dans les crises que l'on voit ressortir certains traits de personnalité, détaille la jeune femme. Je crois qu'il a vu en moi la femme qui ne choisirait pas les projets d'un autre en faisant l'impasse sur ses aspirations. De mon côté, j'ai découvert une personne très peu à l'écoute et qui imposait des choix. Je sais qu'il m'a apporté plus de soutien que bien des hommes, mais pour moi le niveau d'accompagnement ne peut pas se limiter à de la logistique et des déplacements. Sur le moment, mes besoins psychologiques étaient très importants.
Le Soutien Mutuel
Il est primordial que le couple se soutienne mutuellement pendant cette période difficile. Cela implique d'être à l'écoute des besoins de l'autre, de faire preuve d'empathie et de compréhension, et de rechercher ensemble des solutions pour surmonter les difficultés.
Justement, notre thérapeute de couple insiste sur le fait que, au-delà de la prise de décision et de l’avortement en lui-même, le plus décisif est la façon dont le couple se soutient dans cette épreuve. “Ce que j’entends souvent en consultation, c’est que la personne ne s’est pas sentie assez accompagnée, écoutée. Est-ce que le conjoint est venu le jour J ? Il y a des couples où la question ressort des années après, alors que la décision de pratiquer une IVG avait fait consensus. Parce que le souci c’est qu’elles ont eu le sentiment d’avoir vécu ça toute seule.“ Malheureusement, Noëmie et son compagnon n’ont pas réussi à se remettre, sur le long terme, de cet événement. “Il y a eu un climat de défiance mutuelle et une incompréhension sur nos besoins. Choisir d’interrompre une grossesse peut laisser des traces au sein du couple. Comme souvent, la clé pour se préserver est la communication. “Il faut pouvoir entendre les ressentis de l’autre, ses arguments, ses peurs, et oser exprimer ses propres ressentis, conseille Caroline Van Assche. Et ça, on ne peut le faire que quand on a suffisamment ce sentiment de sécurité dans le lien à l’autre.“ Consulter un.e thérapeute de couple, se rendre ensemble aux rendez-vous médicaux, peuvent être de bonnes solutions pour dialoguer. “Une personne tierce va permettre de faciliter la compréhension de l’un et de l’autre. Il est important enfin de remettre la décision dans une temporalité : si l’on ne veut pas d’un enfant à ce moment-là, pour X ou Y raisons, cela ne veut pas forcément dire qu’on n’en voudra jamais. Après son intervention, Claire a traversé une “période d’après choc“. Cependant, elle considère aujourd’hui que cet épisode les a rapprochés. “Il avait été très présent le jour où j’ai expulsé le ‘sac de grossesse’ et on a vécu une période de grande tendresse, sans sexualité, avec beaucoup de mots doux et de communication autour de ‘tu te rends compte, on aurait pu avoir un enfant’. On ressentait un peu de vertige tous les deux.“ Lorsque nous réalisons l’interview, Claire précise qu’il aurait été prévu qu’elle accouche ces jours-ci si elle avait maintenu sa grossesse. “On y a pensé tous les deux, ça a été l'occasion d’en rediscuter. A posteriori je pense que ça a renforcé notre couple : même si nous n’étions pas d’accord, nous avons su prendre soin l’un de l’autre et nous écouter. Et quand je vois mon couple évoluer aujourd’hui, je me dis qu’on a pris la bonne décision.
Lire aussi: Le Débat sur l'Abolition de la Peine de Mort
La Communication Ouverte
Une communication ouverte et honnête est essentielle pour surmonter les difficultés liées à l'IVG. Il est important de parler de ses émotions, de ses peurs et de ses doutes, et d'écouter activement son partenaire.
L'Accompagnement Professionnel
Dans certains cas, il peut être utile de recourir à un accompagnement professionnel, tel qu'une thérapie de couple ou un soutien psychologique individuel. Un professionnel peut aider le couple à mieux comprendre les enjeux liés à l'IVG, à gérer les émotions difficiles et à renforcer la communication.
Les Facteurs de Risque et de Protection
Plusieurs facteurs peuvent influencer l'impact de l'IVG sur la santé du couple. Parmi les facteurs de risque, on peut citer :
- Les antécédents de troubles psychologiques
- Les difficultés relationnelles préexistantes
- Le manque de soutien social
- La pression sociale ou familiale
- Les violences conjugales
À l'inverse, certains facteurs peuvent protéger le couple et favoriser une meilleure adaptation à l'IVG :
- Une communication ouverte et honnête
- Un soutien mutuel fort
- Une bonne estime de soi
- Un réseau social solide
- Un accompagnement professionnel adapté
Prévention et Accompagnement : Des Enjeux Cruciaux
Compte tenu des conséquences potentielles de l'IVG sur la santé de la femme et du couple, il est essentiel de mettre en place des politiques de prévention efficaces et d'offrir un accompagnement adapté aux personnes concernées.
La Prévention des Grossesses Non Désirées
La prévention des grossesses non désirées est un enjeu majeur de santé publique. Elle passe par une information complète et accessible sur la contraception, ainsi que par un accès facilité aux moyens contraceptifs. Aujourd’hui, en France, l’accès à la contraception n’a jamais été aussi facilité. Depuis le 1er janvier 2022, toutes les femmes âgées de moins de 25 ans peuvent bénéficier gratuitement de moyens contraceptifs. Pilule, implant, stérilet, préservatif, etc. : les options sont nombreuses, variées et largement disponibles.
La question des échecs de contraception est un angle mort des prises de parole et des débats autour de l’avortement et de sa prévention. Aucun moyen de contraception n’est efficace à 100 %, comme le rappelle la page dédiée du site de la CPAM (mise à jour du 23 février 2025). Cependant les discours sur la contraception entretiennent l’illusion d’une maîtrise totale de la fécondité. Pourtant, les échecs de contraception sont bien une réalité. L’efficacité d’un moyen de contraception est mesurée en fonction du risque qu’une grossesse « non désirée » survienne malgré son utilisation. On observe des écarts importants entre l’efficacité théorique (qui n’atteint jamais 100 % pour aucun contraceptif) et l’efficacité pratique, définie comme son utilisation dans la vie courante. Ces écarts concernent particulièrement la pilule (oublis, interactions médicamenteuses, maladies) et le préservatif (rupture, mise en place incorrecte…) qui sont les contraceptifs les plus utilisés - même si on observe une désaffection régulière de la pilule au profit du stérilet et des méthodes naturelles depuis quelques années.
L'Accompagnement des Femmes et des Couples
Il est important d'offrir aux femmes et aux couples un accompagnement adapté avant, pendant et après l'IVG. Cet accompagnement peut prendre différentes formes :
- Des entretiens individuels ou en couple avec un professionnel de santé
- Un soutien psychologique
- Des groupes de parole
- Une orientation vers des associations spécialisées
La Formation des Professionnels de Santé
Il est essentiel que les professionnels de santé soient formés à l'écoute et à l'accompagnement des femmes et des couples confrontés à la question de l'IVG. Ils doivent être en mesure de fournir une information complète et objective, de respecter les choix des personnes et de les orienter vers les ressources appropriées.
tags: #avortement #et #santé #du #couple #conséquences