Vivien Leigh, une figure emblématique du cinéma et du théâtre du XXe siècle, a captivé le public par sa beauté saisissante et son talent indéniable. Née en Inde de parents anglais, elle a été sensibilisée dès son plus jeune âge aux arts, ce qui a façonné son ambition de devenir actrice. Son parcours, marqué par des succès retentissants et des épreuves personnelles profondes, témoigne d'une vie passionnée et complexe.
Jeunesse et Premiers Pas sur Scène
Vivian Mary Hartley voit le jour à Darjeeling, au Bengale-Occidental, en Inde. Ses parents, Ernest Hartley, un officier britannique de la cavalerie indienne, et Gertrude Robinson Yackje, l'initient très tôt à différents domaines artistiques. Dès l'âge de trois ans, elle fait sa première apparition sur scène, récitant "Little Bo Peep" pour le groupe de théâtre amateur de sa mère.
Très jeune, la petite Vivien est envoyée dans un couvent proche de Londres, où elle développe rapidement son amour pour le théâtre. Son cursus achevé, elle se marie à 19 ans avec Herbert Leigh Holman, un avocat de 10 ans son aîné, et met au monde son unique enfant, Suzanne. Cependant, une vie bien rangée ne l’intéresse pas. Son rêve est de devenir actrice : elle décide donc de s’inscrire à l’Académie Royale d’Art Dramatique.
Ascension d'une Étoile
Son diplôme en poche, elle devient dans les années 1930 une actrice de théâtre de renom, grâce à des pièces comme "The green sash" et surtout "The mask of virtue". De par son intensité, sa prestation dans cette dernière la propulse au-devant de la scène londonienne. Elle tape aussi dans l’œil du producteur de films Alexander Korda, qui lui propose un contrat de cinq ans, lui permettant ainsi de jouer avec le très prometteur Laurence Olivier (dont elle est amoureuse) dans L'Invincible Armada (1936) et Vingt-et-un jours ensemble (qui sortira en 1940).
À l’instar de leurs personnages, les deux comédiens deviennent amants (bien qu’ils soient tous les deux mariés). Même si sa carrière au cinéma est lancée, Vivien Leigh continue de se produire sur scène, montrant à quel point elle est avant tout une comédienne de théâtre. "Hamlet", dans laquelle elle campe Ophélie au côté de Laurence Olivier, est un immense succès, mais l’acteur ne tarde pas à découvrir que Leigh est sujette à de brusques changements d’humeur. À la suite du tournage de Vive les étudiants (1938), sa réputation d’actrice difficile se confirme.
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Consécration Internationale avec Autant en emporte le vent
Un an plus tard, la comédienne accède à la gloire internationale, dans l’inoubliable Autant en emporte le vent, où elle interprète le rôle très convoité de Scarlett O’Hara. Pour ce film culte racontant l’histoire d’amour entre le personnage de Leigh et celui de Clark Gable sur fond de guerre de Sécession, la comédienne est récompensée de l’Oscar de la Meilleure actrice.
En 1940, elle se marie avec Laurence Olivier : ils deviennent l’un des couples de comédiens les plus médiatisés de l’histoire. Fort de ce succès, elle poursuit sa carrière avec Valse dans l'ombre de Mervyn LeRoy en 1940, où elle prête ses traits à une danseuse fragile. L’année suivante, elle joue pour la troisième (et la dernière) fois avec son mari dans le patriotique Lady Hamilton, participant ainsi, d’une certaine manière, à l’effort de guerre (le film glorifie l'Angleterre et son armée).
Lutte Contre la Maladie et les Démons Personnels
Malheureusement, elle découvre en 1944 qu’elle est atteinte de la tuberculose et ses sauts d’humeur se font de plus en plus fréquents. Son tabagisme extrême n’arrange rien (elle fume en moyenne 4 paquets par jour !). De plus en plus incontrôlable sur les plateaux de tournage, sa relation avec Laurence Olivier devient extrêmement tumultueuse.
Elle poursuit néanmoins avec César et Cléopatre (pendant lequel elle fait une fausse couche) en 1945 et Anna Karenina en 1948, dans lesquels elle tient deux rôles très forts, mais sans que le succès ne soit au rendez-vous. En 1951, elle connait son deuxième rôle le plus marquant de sa carrière en interprétant Blanche Dubois aux côté du très en vogue Marlon Brando dans Un Tramway nommé désir. Cette prestation lui vaut un deuxième Oscar de la Meilleure actrice.
En proie à de graves troubles bipolaires, elle s’identifie beaucoup trop à ce personnage torturé et commence à se comporter comme elle : en buvant beaucoup et en passant une grande partie de son temps à fréquenter des hommes plus jeunes qu’elle (dont Brando). Sa santé et sa maladie mentale étant au plus bas, elle est même rapatriée d’urgence en Angleterre sur le tournage de La Piste des éléphants (et remplacée par Elizabeth Taylor).
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Sa relation avec Laurence Olivier devient le théâtre de disputes permanentes, dont la brutalité va clairement à l’encontre de l’image glamour du couple. Les années 1960 sont les plus difficiles pour elle : sa maladie empire, elle fait une nouvelle fausse couche et devient de plus en plus dépressive.
Déclin et Héritage
Après avoir divorcé de Laurence Olivier, elle entame une relation avec Jack Merivale et parvient tout de même à s’afficher dans The Deep Blue Sea et Le Visage du plaisir au côté du débutant Warren Beatty. Son dernier film, La Nef des fous, sort en 1965 : elle y joue un personnage alcoolique et blasé.
Toujours active sur scène, elle se produit dans plusieurs pièces, dont "La Dame aux camélias". Chacune de ses prestations (souvent de femmes brisées) aggrave son état de santé. En 1967, la tuberculose a finalement raison d’elle à l'âge de 53 ans.
Avec leur beauté captivante et un talent à la hauteur, Vivien Leigh et Laurence Olivier ont suscité une fascination rare parmi les couples du cinéma du XXᵉ siècle. Après tout, elle a incarné Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent et lui, Heathcliff dans Les Hauts de Hurlevent : difficile de faire plus emblématique.
Réputée pour sa beauté singulière et son dynamisme inébranlable, Vivien Leigh, née en Inde et élevée en Grande-Bretagne, est rapidement devenue une star du grand écran, remportant le premier Oscar de la meilleure actrice jamais attribué à une Britannique pour son rôle dans Autant en emporte le vent.
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Célébré sur scène comme à l’écran, Laurence Olivier a lui aussi été couronné d’Oscars, en plus d’un titre de chevalier qui lui a valu d’être officiellement nommé « Sir » au Royaume-Uni. Ensemble, ils ont formé l’un des couples les plus en vue du septième art.
Mais leur mariage n’était pas exempt de difficultés. Au fil des dernières années, l’infidélité était devenue courante des deux côtés, tandis que les troubles bipolaires de Vivien Leigh s’aggravaient. Ces tensions ont fini par séparer le couple. Laurence Olivier s’est remarié avec l’actrice Joan Plowright et a eu des enfants avec elle. Vivien Leigh, elle, ne s’est jamais remariée ; elle est morte tragiquement à 53 ans des suites d’une tuberculose, sept ans après leur séparation.
La relation amoureuse et créative - souvent tumultueuse - des deux acteurs s’est étendue sur plus de vingt ans, entre les plateaux de cinéma, les scènes londoniennes et les trois maisons qu’ils ont possédées, façonnées avec autant de style que d’intensité. Passionnée d’antiquités et d’art, l’actrice concevait l’esthétique de chacune de leurs demeures dans un style résolument dramatique. De la grandeur champêtre de Notley Abbey à l’élégance de Durham Cottage et d’Eaton Square, Vivien Leigh imprimait son goût flamboyant à tous leurs espaces de vie.
Hollywood a connu son lot de drames sentimentaux, mais jamais un aussi passionnel que celui qui lia Vivien Leigh et Laurence Olivier. La première est une légende, oscarisée deux fois (Autant en emporte le vent et Un tramway nommé désir) ; le second est un monument du cinéma et des planches, adepte de Shakespeare et indémodable Heathcliff dans Les Hauts de Hurlevent.
Les deux acteurs se rencontrent après la prestation de Vivien Leigh à Londres en 1936 lors d’une représentation de The Mask of Virtue. Laurence Olivier, 28 ans, se presse pour aller féliciter la comédienne. Il était alors marié à l’actrice Jill Esmond - Leigh était elle aussi mariée, avec un enfant. C’est un coup de foudre. « Voici l’homme que je vais épouser », déclare l’actrice à une amie après cette rencontre, selon son biographe Michelangelo Capua.
Vivien Leigh est sous le charme, et Laurence Olivier, quant à lui, n’est pas heureux dans son mariage. Il aurait choisi Jill Esmond par défaut, et selon Laurence Olivier : A Biography de Donald Spoto, son épouse préfèrerait les femmes. Cela ne les empêche pas d’avoir un fils, Tarquin, né en août 1936. La liaison, elle, débute en 1937. « Je ne répondais plus de rien avec Vivien. Comme n’importe quel homme », raconte l’acteur dans Lord Larry : A Personal Portrait of Laurence Olivier. « Je me détestais de tromper Jill, poursuit-il, mais même si je l’avais déjà fait, cette fois-ci était différente. Ce n’était pas simplement de la luxure. C’était de l’amour que je n’avais pas cherché, mais qui m’avait attrapé. » Un an après la rencontre, le duo se retrouve à jouer des amants dans Fire Over England. Sur le plateau et en dehors, la paire commence à passer du temps ensemble, et ainsi débute une passion secrète.
L'Ombre de la Maladie Mentale
L’année 1938 est fatidique : Vivien Leigh commence déjà à affichez les symptômes d’une maladie mentale qui la poursuivra toute sa vie. Laurence Olivier quitte le Royaume-Uni pour Hollywood, où on lui a proposé le rôle de Heathcliff dans une adaptation des Hauts de Hurlevent. De son côté, Leigh débute le tournage de A Yank in Oxford, où sa bipolarité, que l’on ne diagnostiquait pas aussi bien à l’époque, lui vaut une réputation de diva : sautes d’humeur, difficulté à travailler… On lui propose même un rôle dans Les Hauts de Hurlevent, ce qui aurait pu lui permettre de retrouver son amant. Elle refuse, déçue de ne pas avoir décroché le rôle principal.
Cette séparation physique laisse place à une relation épistolaire. « Je me réveille avec un désir ardent pour vous, mon amour », écrit Laurence Olivier dans l'une de ses lettres. « Oh, ma chère, Dieu seul sait à quel point je vous veux ». De son côté, elle répond : « Oh, mon tendre amour, je n’ai rien fait pour… Si nous nous aimions seulement avec nos corps, ce serait acceptable. Je vous aime bien plus que cela. Je vous aime totalement, avec une âme particulière. »
Le succès de Laurence Olivier fait place à celui de Vivien Leigh, quand il la recommande pour le rôle de Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent. Elle le décroche, et part pour Los Angeles. Là encore, la relation avec ses partenaires à l’écran s’avère difficile. Son amant, à New York pour un autre tournage, reçoit encore de nouvelles lettres, où elle discute les problèmes du tournage. Elle s’inquiète du succès du film, qu’elle prévoit comme non-existant. Laurence Olivier, de son côté, essaie de la rassurer comme il peut. « Il faut être très intelligent pour avoir du succès à Hollywood, ce qui est essentiel pour son estime de soi. J’ai peur que vous deveniez ennuyante. Jamais à mes yeux, mais aux vôtres, et donc à ceux des autres. » Puis, sort Autant en emporte le vent, avec le succès qu’on lui connaît. Vivien Leigh est une star mondiale.
Mariage et Collaboration Artistique avec Olivier
L’année 1940 est plus clémente pour le couple : Leigh devient la première femme britannique à remporter l’Oscar de la meilleure actrice pour son rôle de Scarlett O’Hara. Elle divorce de son mari, et Laurence Olivier de sa femme - bien que les deux perdent la garde de leurs enfants. Ils sont désormais libres de vivre leur amour au grand jour. « Nous sommes un scandale populaire, ou du moins publique », écrit Olivier dans une lettre. « Il serait donc de bon goût d’être le plus discret possible. Pouvez-vous danser et être heureuse, et continuer de vivre dans l’hypocrisie joyeuse ? » Le 31 août 1949, à Santa Barbara (Californie), le couple se marie.
Après leur mariage, le couple ne se cache plus et se donne la réplique dans plusieurs films, comme Vingt et un jours ensemble (1940), Lady Hamilton (1941) et Roméo et Juliette à Broadway. Ce dernier est un échec financier pour le couple, qui avait investi des dizaines de milliers de dollars dans ce projet. La critique n’est pas tendre avec eux, décortiquant leur alchimie sur grand écran en n’oubliant pas de rappeler les circonstances de leur rencontre.
Après ces fiascos, la paire retourne en Angleterre en 1943, notamment pour participer à l’effort de guerre. Laurence Olivier rejoint l’armée de l’air, et Vivien Leigh parcourt l’Afrique du Nord en 1944 pour divertir les forces armées de la région. Mais peu après son retour, l’actrice tombe malade : elle tousse beaucoup, et sa fièvre ne baisse pas. C’est la tuberculose. Vivien Leigh passe plusieurs semaines à l'hôpital, et Laurence Olivier la couvre de lettres. « S’il vous plaît, mon ange, dites-moi ce que le docteur vous a dit, et demandez-lui s’il est possible de me faire parvenir votre dossier médical », l’enjoint-il dans l'une de ses missives. « Tu es la seule personne au monde qui pourrait me faire moi, l’affreux égoïste, aimer quelqu’un plus que je ne m’aime. »
Sa carrière ne s’arrête pourtant pas là - bien qu’on lui conseille de se préserver. Elle tourne César et Cléopâtre en 1945, où elle apprend qu’elle est enceinte, avant de rapidement faire une fausse couche (après être tombée sur le plateau, selon des rumeurs). S’ensuit une longue dépression, et des crises bipolaires intenses. Ces derniers s’accumulent, heurtant la carrière de Vivien Leigh. Pourtant, Laurence Olivier brille toujours : en 1947, il est fait chevalier par la couronne britannique.
La Détérioration du Mariage et la Lutte Continue
Les années qui suivent ne sont pas tendres avec Vivien Leigh, qui développe une insomnie sévère, et doit laisser ses doublures prendre sa place sur scène quand elle ne se sent pas bien. Laurence Olivier n’arrive plus à gérer les crises de son épouse, et les deux se disputent régulièrement. Jusqu’à un soir, à Christchurch (Nouvelle-Zélande), où Vivien Leigh ne veut pas monter sur scène car elle ne trouve pas ses chaussures. Son mari la gifle violemment devant un public abasourdi, et l’actrice lui rend la pareille. Elle monte ensuite sur scène, comme si de rien n’était.
Quand elle tourne Un tramway nommé désir en 1949, sa carrière reprend du poil de la bête, mais son état mental se détériore de plus en plus. Après ce dernier éclat, les performances de Vivien Leigh sont souvent vivement critiquées, et on dit même d’elle que son manque de talent commence à détériorer les prestations de son mari. Cela n’arrange pas la situation du couple. Une seconde fausse couche, des amants présumés, une nouvelle dépression… Le mariage ne survit pas.
En 1958, Vivien Leigh considère qu’elle est désormais célibataire, et commence à sortir avec l’acteur Jack Merivale. Laurence Olivier, lui, fréquente l’actrice Joan Plowright, de 22 ans sa cadette. En mai 1960, ils sont officiellement divorcés. Cela ne les empêcha pas de continuer à s’écrire des lettres cordiales et amicales.
Dernières Années et Disparition
Vivien s'efforça encore de s'accrocher à son métier de comédienne. Elle joua une comédie musicale à New York : Tovaritch. Elle tourna un dernier film: La Nef des fous. Elle crut qu'elle pourrait effectuer une grande rentrée théâtrale à Londres dans un drame d'Edward Albee, l'auteur de Qui a peur de Virginia Woolf?
Le 7 juillet 1967, Vivien Leigh succombe à sa tuberculose chronique dans sa résidence de Londres. Elle est incinérée et ses cendres sont dispersées dans le lac Tickerage Mill Pond, non loin de Blackboys, Sussex, à Londres.
Anecdotes et Caractéristiques
Un des symptômes du trouble de Leigh était une augmentation de la libido, ce qui a conduit à plusieurs affaires extraconjugales. Elle a eu une liaison avec l’acteur australien Peter Finch et a raconté l’histoire au scénariste Terence Rattigan, qui l’a utilisé comme base du film Les V.I.P.s, qui mettait en vedette Richard Burton et Elizabeth Taylor.
Olivier a passé de nombreuses années à lutter contre la maladie de Leigh, les infidélités qu’elle a causées et le comportement irrationnel croissant qui a éclaté.
En 1948, alors qu’elle était en tournée pour le Old Vic, Leigh a perdu ses chaussures et a refusé de monter sur scène lors d’une représentation à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Olivier a giflé Leigh en face de l’entreprise. Elle l’a frappé en retour. Laurence a déclaré que la tournée avait déclenché la fin de leur mariage.
Selon le livre d’Anthony Holden Olivier, Le dramaturge britannique Noel Coward pensait: «Si Larry s’était brusquement tourné vers Vivien il y a des années et lui avait donné un bon clip dans les côtelettes, il aurait été épargné une pointe de mal.
La maladie mentale entraîne beaucoup moins de stigmatisation aujourd’hui, mais était alors complètement incomprise. En 1956, Leigh a abandonné une production de Coward après sa grossesse. Elle a subi une deuxième fausse couche, ce qui a provoqué une autre dépression .
Vers la fin de leur mariage, Leigh a frappé Olivier au visage avec une serviette mouillée. Il a perdu le contrôle et l’a jetée à travers la chambre. Elle est apparue en public le lendemain avec un cache-œil noir.
Les Oliviers ont divorcé en 1960, après 20 ans de mariage. Il a épousé l’actrice Joan Plowright. Elle a continué à jouer sur scène et a remporté un Tony Award en 1963 pour son rôle dans la pièce Tovarich.
La dernière performance de Leigh était dans le film de 1965 du réalisateur Stanley Kramer, Navire des fous. Elle a critiqué les autres acteurs et aurait frappé la co-star Lee Marvin