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Métapneumovirus Humain et Infections Respiratoires en Chine : Symptômes, Traitement et Prévention

Alors que le monde est encore marqué par la pandémie de Covid-19, l'émergence d'informations concernant des infections respiratoires en Chine suscite naturellement l'inquiétude. Parmi ces infections, le métapneumovirus humain (MPVh) a particulièrement attiré l'attention. Cet article vise à clarifier la situation en Chine concernant le MPVh, ses symptômes, son traitement, sa prévention et le contexte plus large des infections respiratoires.

Le Métapneumovirus Humain (MPVh) : Qu'est-ce que c'est ?

Le métapneumovirus humain (MPVh ou HMPV) est un virus respiratoire connu depuis 2001, date à laquelle il a été identifié pour la première fois aux Pays-Bas. Cependant, les experts estiment qu'il pourrait circuler depuis le milieu du XXe siècle. Ce virus, qui sévit généralement en hiver et au début du printemps, appartient à la famille des Pneumoviridae, tout comme le virus respiratoire syncytial (VRS).

Situation en Chine : Que se passe-t-il ?

Début 2025, des informations ont circulé sur une augmentation des cas d'infections respiratoires en Chine, incluant le MPVh. Des images d'hôpitaux bondés ont alimenté les inquiétudes sur les réseaux sociaux. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a clarifié la situation en indiquant que le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies (CDC chinois) a rapporté une augmentation des infections respiratoires courantes, ce qui est attendu pendant l'hiver. Les chiffres se situeraient dans la fourchette habituelle pour la saison hivernale. Le virus de la grippe saisonnière est le plus courant, mais le métapneumovirus est également présent.

Symptômes du MPVh

Les symptômes associés au MPVh sont similaires à ceux du rhume :

  • Toux
  • Respiration sifflante
  • Nez qui coule
  • Mal de gorge
  • Congestion nasale
  • Essoufflement

Les complications possibles sont la bronchite et la pneumonie, similaires à celles causées par d'autres virus respiratoires.

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Transmission et Prévention

Le MPVh se transmet par les gouttelettes projetées lors de la toux et des éternuements. Les mesures de prévention sont similaires à celles recommandées pour d'autres infections respiratoires :

  • Bien ventiler les espaces
  • Se couvrir la bouche en toussant
  • Se laver les mains régulièrement

Groupes à Risque

Bien que le MPVh puisse affecter tout le monde, certains groupes sont plus susceptibles de développer des symptômes graves :

  • Enfants : La maladie est plus sévère lors de la première infection. Une étude de 2021 a estimé que des millions d'enfants de moins de 5 ans ont été infectés par le HMPV en 2018.
  • Personnes âgées
  • Personnes immunodéprimées : Celles dont le système immunitaire est affaibli.

Traitement du MPVh

Il n'existe pas de vaccin ni de traitement antiviral spécifique contre le MPVh. Le traitement est donc symptomatique, visant à soulager les symptômes.

Mycoplasma pneumoniae : Une autre infection respiratoire en Chine et en France

En parallèle des préoccupations concernant le MPVh, il est important de noter qu'une autre infection respiratoire, causée par la bactérie Mycoplasma pneumoniae, est également en augmentation en Chine, avec des hôpitaux pédiatriques saturés. Cette bactérie est responsable d'infections des voies respiratoires supérieures et inférieures, dont la principale complication est la pneumonie.

La France observe également une hausse des infections respiratoires dues à Mycoplasma pneumoniae depuis fin 2023. Ces infections sont généralement bénignes, mais peuvent évoluer en pneumonie grave chez les personnes fragiles. Les épidémies de Mycoplasma pneumoniae surviennent souvent dans des environnements peuplés comme les écoles et les hôpitaux.

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Les symptômes de l'infection à Mycoplasma pneumoniae incluent la fièvre, le nez qui coule et la toux. Le traitement repose sur des antibiotiques, généralement des macrolides.

Parallèles avec le début de la pandémie de Covid-19

Les informations concernant l'augmentation des infections respiratoires en Chine, notamment chez les enfants, ont rappelé les premières heures de la pandémie de Covid-19. Cependant, l'OMS a souligné qu'il n'y a pas lieu de s'alarmer outre mesure, car il s'agit d'infections courantes pendant l'hiver.

Chikungunya

Le chikungunya est une maladie causée par un virus à ARN du même nom, appartenant au genre alphavirus. Lorsqu’un moustique non infecté pique une personne infectée par le virus, le moustique l’ingère. Le virus chikungunya est un virus transmis par les arthropodes (un arbovirus). Ses vecteurs sont des moustiques femelles du genre Aedes, qui sont identifiables par leurs rayures noires et blanches. Les deux espèces incriminées sont Aedes albopictus et Aedes aegypti. La première est présente en France métropolitaine, la seconde aux Antilles, en Guyane, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie. Ces deux moustiques sont également impliqués dans la transmission d’autres arbovirus, notamment la dengue, la fièvre jaune et le virus Zika.

Après un délai d’incubation de 2 à 10 jours, l’infection à virus chikungunya entraine des atteintes articulaires, souvent très invalidantes. Celles-ci concernent principalement les poignets, les doigts, les chevilles, les pieds, les genoux et, plus rarement, les hanches ou les épaules. A cette atteinte articulaire s’ajoutent fréquemment des maux de tête accompagnés de fièvre, des douleurs musculaires importantes, une éruption cutanée au niveau du tronc et des membres, une conjonctivite, ou encore une inflammation d’un ou plusieurs ganglions lymphatiques cervicaux. Dans certains cas, des formes neurologiques graves peuvent survenir, notamment des méningo-encéphalites et des atteintes des nerfs périphériques.

La maladie est rarement mortelle : la plupart des patients qui en décèdent sont également atteints d’autres maladies. La rémission des symptômes cliniques est généralement assez rapide, avec la disparition en quelques jours de la fièvre et des manifestations cutanées.

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Le diagnostic du chikungunya repose sur les symptômes, l'historique des déplacements des patients dans des zones où le virus est endémique, ainsi que par des tests de laboratoire. La prise en charge médicale est purement symptomatique : elle repose sur des traitements anti-douleurs et anti-inflammatoires. Attention, il est important d’avoir exclu la dengue du diagnostic pour utiliser des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Ces traitements ne peuvent cependant en aucun cas prévenir une évolution chronique.

La prévention de cette infection repose sur la lutte anti-vectorielle. En juin 2024, la vaccin IXCHIQ a reçu une autorisation de mise sur le marché au niveau européen. Il est déjà employé aux Etat-Unis (cf. En mars 2025, pour faire face à l’épidémie de chikungunya à La Réunion, la Haute Autorité de santé (HAS) préconise l’utilisation de ce vaccin préventif pour les personnes à risque de formes graves, et n’ayant jamais eu auparavant de diagnostic d’infection par le virus. Le 26 avril 2025, à la suite de trois événements graves survenus à La Réunion, chez des personnes de plus de 80 ans avec comorbidités, en lien avec le vaccin IXCHIQ contre le chikungunya, les autorités sanitaires françaises ont décidé de réviser leurs recommandations vaccinales. Elles ont retiré de la cible vaccinale les personnes âgées de 65 ans et plus, avec ou sans comorbidités.

Nouveau Coronavirus

Apparue pour la toute première fois en décembre en Chine, la mystérieuse pneumonie a fait pour l’heure plus de 400 malades et provoqué la mort de 9 personnes et a dépassé les frontières de la Chine et de l'Asie, faisant planer le spectre d’une contagion mondiale, avec un premier cas possible à Seattle, aux Etats-Unis. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunira ce mercredi pour déterminer s’il convient de déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale ».

La souche qui sévit actuellement en Asie n’avait jamais été observée auparavant. Il s’agit d’un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus allant du rhume au SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère). Ce nouveau virus, apparu mi-décembre en Chine, a pour épicentre la ville de Wuhan, une capitale régionale chinoise, et plus spécifiquement un marché de poissons et de fruits de mer, où il semblerait que d’autres types d’animaux vivants étaient vendus, et fermé depuis pour décontamination. Les premiers malades recensés sont des vendeurs qui travaillent sur ce marché, et qui ont probablement été contaminés par ces animaux. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que l’animal semble être « la source primaire la plus vraisemblable » de cette épidémie.

Si dans un premier temps, la piste de la contagion interhumaine n’a pas été privilégiée, ce lundi, Zhong Nanshan, un scientifique chinois de la Commission nationale de la santé, a déclaré que la transmission par contagion entre personnes était « avérée ». C’est la première fois qu’une telle affirmation a été faite publiquement. « Nous disposons aujourd’hui d’éléments permettant d’affirmer qu’une contamination entre homme est possible et s’est produite, indique à 20 Minutes le Pr Yazdan Yazdanpanah, chef du Service des maladies infectieuses et tropicales de l’Hôpital Bichat, à Paris. Ce virus est semblable à 80 % à celui du SRAS. Et selon l’âge et l’état de santé du patient contaminé, il peut causer différents symptômes, allant des signes d’un simple rhume à ceux d’une grippe, voire d’une pneumonie. Une personne fragile pourra développer une forme sévère de ce virus ».

Mercredi, la Chine a annoncé que plus de 400 cas avaient été recensés, et neuf personnes décédées. Pour le moment intitulé « 2019-nCoV », ce nouveau coronavirus a dépassé les frontières de l’Empire du Milieu et contaminé plusieurs autres personnes au Japon, en Corée du Sud et en Thaïlande. Pour l’heure, 922 patients sont en observation dans les hôpitaux chinois, selon les chiffres communiqués par les autorités sanitaires.

Taïwan a annoncé mardi avoir enregistré un premier cas, une Taïwanaise en provenance de Wuhan. Cette femme, âgée d’une cinquantaine d’années, est arrivée en proie à de la fièvre, toussant et la gorge douloureuse à l’aéroport de la capitale, Taïpei, où elle a elle-même informé les agents des services de quarantaine de ces symptômes, a précisé le Centre pour le contrôle des maladies (CDC). Quelque 46 passagers et membres de l’équipage de l’avion dans lequel elle a voyagé devaient subir des examens.

Aux Philippines, les autorités cherchaient ce mardi à déterminer la pathologie dont souffre un enfant de 5 ans récemment arrivé de Chine, et qui pourrait être le premier cas avéré dans le pays. L’enfant est arrivé le 12 janvier en provenance de Wuhan, et est depuis hospitalisé avec des symptômes semblables à ceux de la grippe. S’il est avéré qu’il est atteint d’une maladie virale, les autorités ne savent pas s’il s’agit de ce nouveau coronavirus. « L’enfant est considéré comme un patient faisant l’objet d’investigations », a déclaré le ministre philippin de la Santé, Francisco Duque.

Comme les Etats-Unis le redoutaient, un premier passager en provenance de Wuhan a contracté le virus, ont annoncé les Centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC) américains mardi. Il a été hospitalisé à Seattle.

En 2003, on avait recensé 8.096 cas de SRAS, qui a fait 774 morts dans le monde, dont 349 en Chine continentale et 299 à Hong Kong, selon l’OMS. L’organisation internationale avait à l’époque vivement critiqué Pékin pour avoir tardé à donner l’alerte et tenté de dissimuler l’ampleur de l’épidémie. Toutefois, la gestion de ce type de virus a beaucoup évolué depuis l’épidémie de SRAS : « Nous avons tiré les enseignements de cette pandémie et sommes aujourd’hui beaucoup mieux organisés, rassure le Pr Yazdanpanah. Le plus important et urgent, face à ce type de situation, est d’être en capacité de détecter au plus tôt les personnes contaminées ». La Chine a déjà partagé avec la communauté scientifique internationale le séquençage génomique du nouveau coronavirus. « Depuis une dizaine de jours, nous savons donc identifier ce virus, ce qui est déterminant pour contrer sa propagation, poursuit l’infectiologue. Dès qu’un individu en provenance d’une zone où sévit le virus présente les symptômes respiratoires qui lui sont associés, il faut immédiatement le placer en quarantaine ». Ainsi, Pékin a annoncé mardi qu’il classait l’épidémie dans la même catégorie que le SRAS, et a décrété l’isolement obligatoire pour les personnes chez qui la maladie a été diagnostiquée.

« Il faut prendre cette situation très au sérieux, et s’assurer de la mise en place d’un système de détection efficace. A ce jour, nous ne disposons pas de traitement spécifique, ni de vaccin contre ce virus, indique le Pr Yazdanpanah. On peut simplement dispenser un traitement symptomatique, pour soulager les manifestations de la maladie ». Si les derniers bilans font état de centaines de personnes touchées, « en réalité, les chiffres pourraient être bien plus élevés, explique le Pr Yazdanpanah. D’autant que seuls les cas les plus sévères se présentent à l’hôpital. D’autres, chez qui le virus peut se manifester par des symptômes proches d’un simple rhume, ne feront pas le lien et n’auront pas la démarche de consulter un médecin. En outre, un travail de modélisation du virus, effectué par nos confrères anglais, table sur une estimation d’au moins 1.700 personnes contaminées à ce jour ».

Face à ce risque sanitaire mondial, de nombreux pays d’Asie ont renforcé mardi leurs contrôles. De Bangkok à Hong Kong, de Singapour à Sydney, les autorités procèdent à des contrôles systématiques à l’arrivée des vols en provenance des zones à risques. Au Vietnam, pays frontalier de la Chine, le ministère de la Santé a proclamé un « risque d’infection élevé » et ordonné des contrôles renforcés à sa frontière nord, intense lieu de passage entre les deux pays. Les autorités thaïlandaises, elles, ont mis en place des détections thermiques obligatoires dans les aéroports de Bangkok, Chiang Mai, Phuket et Krabi, pour les passagers en provenance des zones chinoises à risques. Dans un communiqué, le ministre thaïlandais de la Santé, Anutin Charnvirakul, a annoncé que ces passagers étaient contrôlés « sans exception », et placés sous observation en quarantaine pendant 24 heures s’ils présentent des signes de fièvre.

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