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Les Pleurs du Nourrisson : Causes et Solutions

Les pleurs sont le principal moyen de communication dont dispose un nourrisson, un langage qu'il utilise dès ses premières minutes de vie. Bien que parfois difficiles à interpréter, surtout pour les parents inexpérimentés, ils sont rarement dénués de sens. Comprendre les causes de ces pleurs et savoir comment y répondre est essentiel pour le bien-être du bébé et la tranquillité d'esprit des parents. Un bébé en bonne santé peut pleurer 2 à 3 heures par jour pour diverses raisons.

Les Causes des Pleurs : Un Langage à Décoder

Un nourrisson ne pleure pas sans raison ni par caprice. Ses pleurs traduisent un besoin ou une gêne. Il est essentiel d'apprendre à décoder ce langage pour répondre de manière appropriée. Les causes des pleurs peuvent être multiples :

  • Besoins Physiologiques : Ils désignent l’ensemble de ses besoins primaires à savoir se nourrir, dormir et se reposer, aller à la selle, se mouvoir ou encore communiquer. La faim, l'inconfort du froid ou de la chaleur, la fatigue, le besoin d'être changé (couche sale), la sensation de solitude sont autant de facteurs pouvant déclencher des pleurs.

  • Douleur : Lors de douleur, les pleurs sont plus stridents, différents. Les pleurs de fin de journée sont dus à l’accumulation de tensions tout au long de la journée, à la baisse de la lumière du jour ou au fait qu’il s’agit du moment où les parents sont les plus tendus et les plus fatigués.

  • Besoin de succion : Il est possible que votre bébé pleure et a un besoin fort de succion. Certains parents donnent le petit doigt. Pour d’autres, la tétine leur semble la meilleure solution.

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  • Troubles Digestifs : Les troubles digestifs, très fréquents chez le nourrisson, peuvent également être une source de pleurs. Il souffre alors peut-être de maux de ventre. Les coliques du nourrisson, caractérisées par des pleurs excessifs (plus de 3 heures par jour, plus de 3 jours par semaine), sont une cause fréquente d'inconfort et de pleurs intenses. Il se peut qu’il ressente des inconforts digestifs liés à l’immaturité de son système digestif. Son ventre travaille intensément pour assimiler le lait, et parfois, des tensions ou des gaz peuvent provoquer une sensation de gêne. C’est par exemple le cas si votre bébé pleure à chaque biberon.

  • Besoin d'Attention et de Contact Physique : Dès la naissance et durant la période dite de l’attachement, les bébés ont un grand besoin d’attention et de contact physique. Votre bébé a été bercé en continu pendant des mois, tout au long de la grossesse, il est donc important de rester proche de lui. Les bébés ont un grand besoin d'attention et de contact physique. Ils ont besoin d'être réconfortés, portés, câlinés et bercés.

  • Angoisse de Séparation : Vers son neuvième mois, il est possible que votre tout-petit présente à nouveau des crises de larmes, principalement lorsque vous vous éloignerez de son champ de vision ou qu’un visage étranger s’approchera de lui : c’est la période dite d’angoisse de séparation.

  • Pleurs de Décharge : En fin de journée, il n’est pas rare que votre nourrisson pleure intensément, sans raison apparente. Ces pleurs de votre bébé, souvent difficiles à apaiser, sont ce qu’on appelle des pleurs de décharge. Après une journée riche en découvertes, en stimulations et en interactions, votre tout-petit libère simplement toute la tension accumulée.

Identifier les Types de Pleurs

Il est important de savoir que ces pleurs de votre bébé, aussi intenses soient-ils, sont temporaires et ne mettent pas la santé de votre bébé en danger. Ces moments peuvent être éprouvants, mais ils finiront par s’estomper au fil des semaines, lorsque son système digestif gagnera en maturité.

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Observer attentivement votre bébé et apprendre à identifier ses différents pleurs vous aidera à mieux répondre à ses besoins. Certains experts estiment qu’au-delà de l’origine des pleurs de votre bébé, c’est surtout leur intensité qui reflète son niveau de détresse (1). Plus ils sont forts et prolongés, plus ils traduisent un besoin urgent de réconfort.

Solutions et Apaisement : Répondre aux Besoins de Bébé

Avant de chercher à apaiser votre nourrisson lorsqu’il pleure, la première des choses est donc de décoder le besoin exprimé par son pleur. En réalité, il n’existe pas de solution miracle pour calmer votre bébé pendant ses épisodes de pleurs. La plupart du temps, votre bébé a simplement besoin de satisfaire un de ses besoins primaires, ou bien il lui faut de l’attention, des gestes tendres et du réconfort.

  • Répondre Rapidement et avec Douceur : Dès la naissance et jusqu’à l’âge de 4/6 mois, il est préférable que vous ne laissiez pas ou que très peu pleurer votre bébé avant de le prendre dans vos bras. Durant cette période dite de l’attachement, il est important que vous soyez là pour votre bébé pendant ces crises, sauf s’il pleure en dormant. Dans ces cas-là, ne le réveillez pas. Il s’agit simplement d’une phase « agitée » de son cycle de sommeil. En journée, prenez-le rapidement dans vos bras, parlez-lui avec une voix douce, câlinez-le et rassurez-le.
  • Contact Physique et Bercement : C’est le contact avec vous, ses parents, et le bercement associé qui calment votre bébé. favorise le bien-être de votre nouveau-né, permet une meilleure adaptation au monde qui l’entoure, renforce le lien parent / enfant : il s’agit pour vous et votre bébé d’un moment privilégié et de partage lors duquel un lien fort vous unit. Le blottir tout contre vous, sentir la chaleur de votre corps et entendre les battements de votre cœur l’aideront à retrouver son apaisement.
  • Apaiser les Troubles Digestifs : Pour le soulager, posez-le à plat ventre sur votre avant-bras, sa tête dans le creux de votre coude et votre main entre ses jambes. Vous pouvez également le prendre tout contre vous en position verticale, dans une écharpe de portage ou un porte-bébé physiologique.En attendant que la situation se calme naturellement, certaines solutions peuvent aider à apaiser son inconfort digestif. Par exemple, Calmosine Digestion, une solution bio aux extraits de plantes, est spécialement formulée pour accompagner et apaiser la digestion des tout-petits. Massez doucement le ventre de votre bébé avant de le changer.
  • Créer un environnement calme et sécurisant : Un espace calme, sans bruits forts ni lumières agressives, va aider à apaiser bébé et à réduire son stress. Tamisez la lumière, parlez-lui à voix basse et posée, installez-vous dans une pièce calme, etc. Il est conseillé de créer une atmosphère relaxante, qui peut aider l'enfant à se calmer.
  • Mettre en place un rituel du coucher : Vous pouvez également accompagner votre bébé dans la préparation au coucher en mettant en place un rituel du coucher pour votre bébé afin de le détendre au maximum : bain tiède, massage, biberon, histoire, musique douce, etc. Ainsi, votre bébé sera plus détendu et relaxé pour la nuit.
  • Proposer une Tétine (avec précaution) : Il est possible que votre bébé pleure et a un besoin fort de succion. Certains parents donnent le petit doigt. Pour d’autres, la tétine leur semble la meilleure solution. Chez les enfants allaités, l’usage de la tétine n’est pas conseillé car elle pourrait perturber la prise au sein par bébé. La tétine a tendance à traîner un peu partout. Elle peut aussi provoquer des accidents si elle est abimée (déglutition ou inhalation si elle se fissure). Vérifiez-la également souvent.

Les Pleurs Lors du Change : Comprendre et Agir

Les pleurs incessants de bébé lors du change peuvent être source de stress pour de nombreux parents. Le mal-être ressenti par votre enfant peut avoir diverses origines.

  • Causes possibles : Un bébé déshabillé peut rapidement ressentir le froid, ce qui provoque des pleurs. Optez pour des vêtements faciles à enlever et à remettre pour réduire le temps que bébé passe déshabillé. Nous vous conseillons aussi de prêter attention à la température des produits utilisés. Les lingettes et autres soins doivent être à température ambiante pour ne pas surprendre bébé. Il peut développer un érythème fessier ou simplement se sentir vulnérable. Les coliques s’intensifient souvent en position allongée pendant le change. Les changements la nuit peuvent perturber le rythme de sommeil de votre bébé. La lumière vive et le changement de température le désorientent facilement.
  • Solutions : Avant de dormir, pendant le biberon ou sur la table à langer, votre nourrisson exprime ses besoins. Les pleurs sont son langage naturel. Votre présence rassurante aide votre bébé à traverser ce moment. N’hésitez pas à consulter une sage-femme ou un professionnel de santé. Ils peuvent vous donner des conseils personnalisés. Ensemble, découvrons les causes courantes des pleurs pendant le change. Vous apprendrez à mieux comprendre votre bébé. Maintenez doucement ses jambes. Parlez-lui calmement. Agissez rapidement mais sans précipitation.

Prendre Soin de Soi : L'Importance du Bien-Être Parental

Les pleurs et les crises à répétition de votre enfant peuvent vous affecter moralement. Il est tout à fait normal et justifié que vous éprouviez à un moment ou à un autre, des sentiments d’impuissance ou de colère face à ces pleurs incessants. Être parent, c’est parfois éprouvant, et il arrive que l’on se sente complètement dépassé face aux pleurs inconsolables de son bébé. Ressentir de la frustration, de l’exaspération (voire des pensées qu’on n’ose pas avouer) ne fait pas de vous un mauvais parent : c’est humain. Ce qui compte, c’est la façon dont on réagit à ces émotions !

  • Ne pas culpabiliser : Ne culpabilisez pas si vous ne pouvez pas toujours être disponible instantanément (surtout si d’autres tâches ou enfants réclament votre attention) ! Déculpabilisez ! Les parents parfaits, ça n’existe pas. La plupart des parents passent par là, et il est normal d’avoir des moments de doute et de fatigue et d’énervement.
  • Ne jamais secouer son bébé : Même si vous n’en pouvez plus d’entendre votre bébé pleurer, ne le secouez jamais pour espérer le calmer. Secouer son enfant peut le tuer ou l’handicaper à vie, une seule fois suffit.
  • Prendre une pause : Pour éviter qu’un moment de fatigue ou de découragement ne tourne au drame, mieux vaut adopter le bon réflexe : s’accorder une pause pour retrouver son calme. Quand le parent sent qu’il risque de perdre le contrôle et qu’il est seul, il ne reste qu’une seule chose à faire : coucher l’enfant en sécurité dans son berceau (rappeler les bonnes règles de couchage) en verbalisant la nécessité pour chacun de se reposer et quitter la pièce. Il s’agit alors pour le parent de souffler et de retrouver son calme.
  • Techniques de relaxation : Selon le Pr Tran (chef de service de pédiatrie au CHU de Nîmes), certaines pratiques inspirées des traditions vietnamiennes peuvent calmer à la fois le bébé et son parent : Respirez profondément en vous concentrant sur votre souffle. Pratiquez la respiration abdominale pour apaiser le stress. Faites quelques pas pour relâcher les tensions. Essayez une courte méditation, en fermant les yeux et en focalisant votre attention sur un son ou une image agréable. Buvez un verre d’eau et accordez-vous quelques instants pour souffler.
  • Demander de l'aide : Demandez de l’aide à votre partenaire, une personne de votre entourage proche avant de ne vous épuiser complètement. Si vous êtes seul.e, posez votre bébé dans son lit puis sortez quelques instants de la pièce le temps de vous calmer et de reprendre vos esprits. Gardez tout de même un œil sur votre enfant toutes les 10 minutes pour vous assurer qu’il va bien. Faites appel à un.e ami.e proche et de confiance ou un membre de votre famille pour vous apporter du réconfort. N’ayez pas honte de vous sentir submergé.e, de très nombreux parents éprouvent les mêmes sentiments que vous. Passez le relais à quelqu’un de confiance (votre conjoint·e, votre mère, votre sœur, une amie…) pour vous octroyer des moments de lâcher prise. Il est bénéfique de partager les responsabilités avec votre partenaire ou un membre de la famille pour alléger la charge émotionnelle. Si votre mal-être persiste, parlez-en à un professionnel de santé (sage-femme, médecin généraliste, gynécologue, pédiatre ou encore psychologue).

Spasmes du Sanglot

Les spasmes du sanglot sont une forme particulière de pleurs qui s’observe chez certains enfants âgés de un à trois ans. Au cours d’une crise de pleurs, l’enfant se retient de respirer jusqu’à devenir bleu, tomber, voire perdre connaissance. Ces crises, destinées à impressionner les parents, ne sont pas dangereuses. Elles disparaissent généralement lorsque l’enfant est capable d’exprimer ses émotions par la parole. En présence d’une crise de spasmes du sanglot, mieux vaut garder son calme et faire comme si de rien n’était.

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