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Comprendre le taux de succès du transfert d'embryon : un guide complet

La fécondation in vitro (FIV) est un traitement de procréation médicalement assistée (PMA) qui offre de l'espoir à de nombreux couples ayant des difficultés à concevoir. Ce processus complexe implique la combinaison du sperme d'un partenaire ou d'un donneur avec des ovocytes (ovules) en laboratoire. Bien que la FIV soit un traitement efficace, il est essentiel de comprendre les facteurs qui influencent le taux de succès du transfert d'embryon.

Qu'est-ce que la FIV ?

La fécondation in vitro (FIV) est un traitement de PMA, grâce auquel le sperme du partenaire ou d’un donneur de sperme est combiné, dans un laboratoire d’embryologie, à des ovocytes (ovules), qui ont été prélevés chez la partenaire ou chez une donneuse d’ovules.

Facteurs influençant le succès de la FIV

La probabilité de grossesse grâce à la FIV est déterminée par de nombreux facteurs, y compris le nombre de cycles réalisés. Traditionnellement, lors d’une FIV, les ovaires sont stimulés pour faire mûrir un maximum d’ovules. Les médicaments hormonaux font en sorte que les follicules se développent, ce qui augmente le niveau hormonal d’œstrogènes (œstradiol) qui, à son tour, favorise le développement du revêtement utérin en vue de l’implantation de l’embryon. Si la quantité d’ovules prélevés est élevée et que l’on génère davantage d’embryons que ceux qui seront transférés, il est possible de les cryoconserver pour les utiliser plus tard, lors d’une seconde tentative, ou pour une grossesse ultérieure.

L'âge de la femme

L'âge de la femme joue un rôle crucial dans le succès de la FIV, en particulier lorsqu'on utilise ses propres ovules. Comme indiqué auparavant, l’âge exerce une influence sur la possibilité d’être enceinte lors d’un premier cycle de FIV avec vos ovules. Dans le cas d’une FIV chez des femmes de moins de 35 ans, la probabilité de réussite après le premier transfert est de 56 %, et après le transfert de tous les embryons générés lors du même cycle (taux cumulé), de 71 %. Les femmes plus jeunes ont tendance à avoir des ovules de meilleure qualité, ce qui augmente les chances de fécondation et d'implantation réussie.

La technique ICSI

Chez Eugin, la majorité des traitements de fécondation in vitro (FIV) sont réalisés par le biais de la technique ICSI, qui améliore le taux de fécondation de manière substantielle.

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Le nombre de tentatives

Le nombre de tentatives dépendra du nombre de blastocystes obtenus lors du premier cycle. Au plus le nombre d’ovules viables est élevé lors du cycle de traitement de FIV, au plus il y a de probabilités d’obtenir davantage d’embryons normaux du point de vue chromosomique aptes pour le transfert. Lors d’une FIV avec don d’ovules, on sélectionne des jeunes femmes en bonne santé, dont les ovules ont passé de nombreux examens médicaux et génétiques. Par conséquent, le facteur âge de la femme qui sera fécondée n’est plus déterminant pour la probabilité de grossesse.

Cycles de FIV ultérieurs

Lors d’un deuxième cycle de FIV, on peut ajuster les prescriptions de stimulation ovarienne, prescrire une hystéroscopie, on peut même envisager de réaliser une laparoscopie, qui peut nous aider à diagnostiquer l’existence d’une pathologie occulte comme l’endométriose, et même envisager le don de gamète (ovules ou spermatozoïdes). Comme nous l’expliquions au début de cet article, le taux cumulé du 2e et du 3e cycle est une estimation de la probabilité de grossesse que l’on obtiendrait en réalisant trois cycles consécutifs.

Analyse des statistiques de réussite de la FIV

Il existe différents angles sous lesquels analyser la réussite d’une FIV. Selon les centres, le chiffre qui vous est donné peut être le taux de réussite par ponction ou par transfert. Les taux sont plus élevés lorsqu’on s’intéresse au transfert, car on élimine des comptes tous les cycles où les ovaires ponctionnés n’ont pas donné lieu à des embryons qui ont pu être transférés. On obtient ainsi 30 à 35 % de réussite après transfert. Lorsqu’on parle de grossesse, le taux de réussite en FIV ICSI est identique à celui de la FIV « classique ». A chaque cycle de FIV, chaque femme a 25,6 % de chances de tomber enceinte. En revanche, ce pourcentage ne peut être cumulé de cycle en cycle. Bien sûr, ces moyennes nationales diffèrent d’un centre AMP à l’autre. La cause de l’infertilité (tubaire, masculine, due à l’endométriose…) n’a guère d’impact sur le taux de réussite de FIV ou d’une ICSI. Ce qui compte, c’est l’âge. Les chiffres indiquent que la bascule se fait autour de 38 ans.

Taux de réussite cumulés

• à la 1ère FIV, sur 100 couples, 25 obtiennent une grossesse.• il en revient 75 pour une 2ème tentative ; le taux de succès est de 21%, donc 16 ont une grossesse.• il en revient 59 (100-41) pour une 3ème FIV dont le taux de succès est de 19% : donc 10 ont une grossesse. Et ainsi de suite ; on peut donc dire que sur 100 couples inclus dans un programme FIV, 51% obtiendront une grossesse au bout de 3 tentatives. Le taux cumulé théorique de grossesse clinique est de 65% à la 5ème FIV (au bout de 2 ans de traitement environ) et de 82% à la 10ème FIV (au bout de 4 ans de traitement environ). Comme il y a beaucoup d'arrêt du développement embryonnaire (fausse-couche), il est préférable de tenir compte du taux cumulé d'accouchement.

Limiter le nombre de tentatives

Dans les cas où la cause d’échec paraît hors de portée de la FIV ou de l’ICSI (très mauvais sperme, très mauvaise réponse ovarienne) le nombre de tentatives doit être limité à 1 ou 2. Dans tous les autres cas, quand la cause de l’échec est difficile à préciser exactement, il faut garder espoir !

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Le processus de transfert d'embryon

Dernière étape d'une PMA, le transfert d'embryon consiste à placer un ou deux embryons dans la cavité utérine. Le transfert d'embryon correspond à une pratique médicale utilisée dans le cadre de la procréation médicalement assistée (PMA). la Fécondation In Vitro (FIV) classique (ou conventionnelle) au cours de laquelle les ovocytes prélevés par ponction sont mis en présence de plusieurs milliers spermatozoïdes puis tout est replacé dans un incubateur. Au préalable, la patiente doit suivre la procédure commune à la FIV classique et à l'ICSI, qui repose sur une stimulation hormonale, un recueil des ovocytes par voie transvaginale quand ils sont jugés mûrs, soit après 10 à 12 jours de traitement, et le recueil de sperme chez l'homme.

Étapes du transfert d'embryon

"Puis, on fait se rencontrer les gamètes, spermatozoïde et ovocytes, par la technique de FIV conventionnelle ou par l'ICSI. On laisse ensuite les embryons se développer dans l'incubateur. Le transfert d'embryon est ensuite réalisé par le gynécologue et ne nécessite aucune anesthésie. Dès lors que des embryons ont été obtenus, le médecin va en transférer un ou deux dans l'utérus au moyen d'un fin cathéter avec un guidage échographique au moyen d'une sonde placée sur le ventre de la patiente afin de repérer le passage du cathéter dans l'utérus et de déposer l'embryon au bon endroit. "Au cours d'une procédure de FIV, nous allons prendre le contrôle du cycle de la patiente", indique la spécialiste. La stimulation ovarienne, qui dure environ 14 jours consiste pour la patiente à prendre deux type de produits : injections d'hormone folliculo-stimulante afin de permettre une croissance multifolliculaire et un second traitement ayant pour but de bloquer l'ovulation, la plupart du temps sous forme d'injections également. Lorsque les follicules ont atteint une taille suffisante, une dernière injection est réalisée afin de déclencher l'ovulation. Le recueil des ovocytes a lieu 35-36 heures après celle-ci. Le taux de succès de la fécondation varie selon plusieurs facteurs, dont l'âge.

Soins post-transfert

"Après un transfert d'embryon, un test de grossesse par prise de sang est effectué. Si celui-ci est négatif, il est possible de faire un autre transfert lors du cycle suivant s'il y a des embryons congelés. Après un transfert d'embryon, qu'il soit frais ou congelé, il est recommandé de se reposer si on en ressent le besoin. Il est primordial d'éviter la piscine, les bains et les spas durant les deux semaines suivant le transfert. En revanche, les douches sont autorisées. Il n'existe pas de contre-indications particulières, il est possible de travailler, de faire du sport en évitant les activités trop intenses, et d'avoir des rapports sexuels deux jours après l'intervention. En parallèle, il est important d'adopter une alimentation variée et équilibrée. "Il faut, tant que possible, mener une vie normale.

Interprétation des statistiques de réussite de la FIV

En règle générale, ces statistiques indiquent un taux de réussite moyen compris entre 30 et 50 %. Dans la majorité des cliniques, les statistiques sont présentées pour différents groupes d’âge de la patiente, auquel cas les différences de taux de réussite en fonction de l’âge seront très importantes. En règle générale, plus la femme est jeune, plus les chances de réussite du traitement sont statistiquement élevées.

Facteurs à considérer lors de l'analyse des statistiques

À première vue, tout semble clair, mais si nous analysons les données présentées, il s’avère que les statistiques présentées n’incluent pas les cycles de FIV pour lesquels le transfert d’embryons n’a pas eu lieu pour diverses raisons. Du point de vue de la patiente, les taux de réussite de la FIV devraient signifier la probabilité que votre traitement de FIV réussisse, c’est-à-dire qu’il aboutisse à une naissance vivante, ce qui est l’objectif du traitement. La plupart des cliniques européennes présentent les taux de réussite de la FIV sous la forme d’un pourcentage de patientes qui tombent enceintes. Toutes les patientes commençant le cycle de FIV n’auront pas d’embryons disponibles - c’est pourquoi les statistiques calculées sur le cycle de FIV commencé (incluant les cycles où aucun embryon n’a été obtenu) seront beaucoup plus faibles. De plus, les données présentées se concentrent généralement sur les chances statistiques de grossesse et non sur la naissance d’un enfant. C’est un autre élément qui réduira considérablement les statistiques - une moyenne de 10 % - après tout, la grossesse peut se terminer par une fausse couche. Du point de vue de la clinique de fertilité, les taux de réussite de la FIV signifient le plus souvent que la patiente est tombée enceinte, ce que l’on appelle les taux de grossesse car c’est l’objectif de la méthode de FIV. Cette approche est-elle éthique du point de vue du patient ? Cette façon de présenter les statistiques n’est-elle pas destinée à vendre de « faux espoirs » aux patients ?

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Impact de l'âge sur les taux de réussite

Le graphique ci-dessous (Graphique 1) montre que les indicateurs de performance changent significativement avec l’âge de la femme. Pour les femmes de moins de 35 ans, la probabilité de tomber enceinte (comptée par transfert d’embryon) est d’environ 54 %, mais déjà à 45 ans, elle n’est que d’environ 6 %. Si l’on tient compte des statistiques de naissances vivantes, elles seront d’environ 46% pour les moins de 35 ans et d’environ 2% pour les plus de 44 ans. Comme vous pouvez le voir, les différences statistiques entre grossesse et accouchement peuvent être importantes. La situation est très différente lorsque l’on considère les taux de réussite du traitement par cycle commencé (Graphique 2) et non par transfert d’embryons. Dans ce cas, la probabilité de grossesse pour une femme de moins de 35 ans est d’env. 38% avec un taux de naissances vivantes de 33% alors que ces chiffres sont d’environ 3% et 1% respectivement pour une femme de plus de 44 ans. Ces valeurs sont bien inférieures aux taux de réussite de la FIV calculés par transfert d’embryon.

Statistiques complètes

Statistiquement, il existe un groupe de femmes d’âges divers dont les ovocytes ne sont pas prélevés dans le cadre de programmes in vitro et un autre groupe chez qui, malgré le prélèvement d’ovocytes, le transfert d’embryons n’a pas lieu. Ces groupes ne sont généralement pas inclus dans les statistiques présentées par les cliniques de FIV. Nous présentons ci-dessous une comparaison des taux de réussite de la FIV - grossesses par transfert d’embryon et par cycle de FIV entamé, qui illustre exactement la différence dans le taux de réussite du traitement (graphique 3).

Programmes de FIV sans transfert d'embryons

Comme vous pouvez le voir, les différences de taux de réussite selon l’âge de la femme sont énormes. En moyenne, le pourcentage de programmes de FIV dans lesquels le transfert d’embryons n’a pas lieu pour diverses raisons est d’environ 10 à 30 % selon l’âge de la femme. Lors du calcul des taux de réussite de FIV basés sur les transferts d’embryons, les programmes de FIV qui se sont terminés plus tôt, et donc avant le transfert d’embryons, ne sont pas inclus dans ces statistiques. Voyons de quels chiffres il s’agit pour des intervalles d’âge spécifiques de la patiente. Bien entendu, il s’agit de statistiques moyennes sur la FIV pour tous les patients dont les causes d’infertilité ont été diagnostiquées. L’analyse a été préparée sur la base des données des CDC (Centers for Disease Control and Prevention) de 2015 et a impliqué plus de 90,000 cycles de FIV, répartis selon l’âge des femmes aux États-Unis. En particulier, vous devez savoir comment les statistiques ont été calculées. Les taux de réussite de la FIV avec vos propres ovocytes doivent être présentés par âge de la femme. Habituellement, l’âge est divisé dans les tranches suivantes : <35, 35-37, 38-40, 41-42, 43-44 et plus de 44 ans. Pourquoi est-ce si important ? L’âge de la femme a un impact décisif sur le taux de réussite de la FIV. L’âge et le taux de réussite sont diamétralement opposés. L’âge d’une femme est beaucoup moins important dans le cas d’un programme de FIV utilisant les ovocytes d’une donneuse.

Importance de chaque étape de la FIV

La partie la plus difficile du programme de FIV est le processus de stimulation et de fécondation des ovocytes et le développement de l’embryon. Pourquoi les cliniques omettent-elles généralement cette partie dans les statistiques relatives au taux de réussite du traitement ? Dans leur quête de taux de réussite élevés à présenter sur les sites web, les cliniques essaient d’afficher les valeurs les plus élevées possibles. C’est très difficile, surtout si les patients basent leurs calculs sur les statistiques que les cliniques présentent le plus souvent, à savoir les grossesses par transfert d’embryons. Ce sera un peu plus facile si nous basons les calculs sur les statistiques des naissances vivantes. Ce sera encore plus facile si les statistiques sont calculées à partir des naissances vivantes mais en tenant compte des cycles de FIV entamés pour un groupe d’âge spécifique.

Taux de réussite cumulés

Nous avons rédigé un article séparé sur les taux de réussite cumulés, que vous trouverez ici. Cependant, il est très difficile d’estimer le coût total du traitement. Même en connaissant la valeur cumulée du succès pour les 3 cycles de FIV, qui est par exemple de 82 %, la situation individuelle du patient a trop d’impact pour qu’un tel calcul puisse être effectué. Que signifie 82 % dans ce cas ? Cela signifie que sur 100 patientes, 82 donneront naissance à un enfant vivant. Malheureusement, personne ne connaît aujourd’hui la réponse à cette question. La meilleure solution serait de vérifier le taux de réussite du traitement attendu de manière individuelle en tenant compte de votre âge, de la cause de l’infertilité et d’autres paramètres importants. Les cliniques n’offrent pas de telles options mais des calculateurs de FIV en ligne sont disponibles, qui peuvent prendre en compte ces paramètres. Nous avons vérifié le fonctionnement de ces calculatrices et les avons comparées avec l’article “Calculateurs de FIV - une comparaison complète”. Cela semble être une bonne solution pour les personnes qui souhaitent vérifier le taux de réussite attendu d’un traitement auprès d’une source indépendante.

Facteurs individuels

De nombreux facteurs influencent le taux de réussite d’un programme in vitro utilisant les propres ovocytes de la patiente. Il s’agit, par exemple, de l’âge de la femme, de la situation médicale individuelle, des antécédents de traitement, de facteurs génétiques et autres. Rappelons que la qualité des ovocytes diminue avec l’âge de la femme : plus la patiente est âgée, moins bonne est la qualité de ses ovocytes.

Étapes clés du processus de FIV

Le processus de FIV se compose de plusieurs étapes, et chacune d’elles est d’une grande importance pour le succès du programme.

  1. Qualification, préparation au programme de FIV, début de la prise de médicaments contraceptifs.
  2. Qualification, tests hormonaux et génétiques, analyse du sperme du partenaire.
  3. Début de la stimulation hormonale.
  4. Déduction du plan de stimulation pour récupérer le nombre d’ovocytes approprié.
  5. Ponction des ovocytes. Le plus souvent environ 2-3 jours après la fin du processus de stimulation.
  6. Évaluation de la qualité des ovocytes et fécondation des ovocytes avec le sperme d’un partenaire ou d’un donneur.
  7. Développement des embryons jusqu’à 3 ou 5 jours.

Surveillance et réglementation

La plupart des pays ont des organisations qui surveillent les cliniques en termes de normes de qualité et de taux de réussite du traitement de FIV. Une organisation américaine qui fournit des statistiques de FIV très précises aux États-Unis. L’agence relève du ministère de la Santé des États-Unis.

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