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Test de grossesse positif après une IVG : Ce qu'il faut savoir

Après une interruption volontaire de grossesse (IVG), il est courant de se poser des questions sur le retour à la normale du corps et notamment sur la durée pendant laquelle un test de grossesse peut rester positif. Il est essentiel d'avoir des informations claires et précises pour gérer au mieux cette période post-IVG.

Pourquoi un test de grossesse peut-il rester positif après une IVG ?

Un test de grossesse mesure la présence de l'hormone chorionique gonadotrope (hCG) dans l'urine ou le sang. Cette hormone est produite par le corps pendant la grossesse. Après une IVG, qu'elle soit médicamenteuse ou instrumentale, l'hCG ne disparaît pas immédiatement. Il faut du temps pour que le taux d'hCG diminue et redevienne indétectable. Ainsi, un test de grossesse peut rester positif jusqu'à trois semaines après l'IVG. Cette positivité ne signifie pas nécessairement que la grossesse se poursuit.

La consultation de suivi : une étape cruciale

Une consultation de suivi est absolument nécessaire après l'IVG. Elle permet de s'assurer que la grossesse est bien interrompue et qu'il n'existe pas de complication. Elle doit intervenir entre le 14e et le 21e jour après l’IVG, parfois plus tôt selon les circonstances cliniques.

Dans le cadre de l'IVG instrumentale, cette consultation est réalisée par le médecin. Dans le cadre de l'IVG médicamenteuse, elle peut avoir lieu :

  • Au cabinet du professionnel de santé (médecin ou sage-femme)
  • En centre de santé sexuelle (ex-centre de planification ou d’éducation familiale) agréé
  • En centre de santé agréé
  • En établissement de santé

Elle peut également se dérouler à distance dans le cadre d’une téléconsultation.

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Lors de cette consultation, le médecin ou la sage-femme peut proposer de réaliser une prise de sang pour doser les β-hCG ou une échographie, en plus de l’examen clinique. Tous ces examens et consultations sont pris en charge à 100% par l’Assurance maladie.

Examens médicaux après l'IVG

Après l’IVG, les examens médicaux ont pour objectif de vérifier que la grossesse est bien interrompue. En plus de l’examen clinique qui peut être réalisé, si la consultation est en présentiel, le médecin ou la sage-femme pourra vous proposer de réaliser une prise de sang pour doser les β-hCG ou une échographie. Tous ces examens et consultations sont pris en charge à 100% par l’Assurance maladie sans aucune avance de frais que vous soyez majeure ou mineure.

Quand les symptômes de grossesse disparaissent-ils ?

Les symptômes de grossesse tels que les nausées ou la sensibilité des seins disparaissent généralement quelques jours après l’IVG médicamenteuse ou instrumentale. Si ces symptômes persistent au-delà de sept jours, il est conseillé de consulter le professionnel de santé qui a réalisé l’IVG.

Retour des règles après une IVG

Après une IVG, les règles reviennent généralement dans les 4 à 6 semaines. Cela peut varier en fonction du type de contraception choisi et du moment où elle a été débutée. Avec une pilule oestro-progestative, les règles surviendront à la fin de la première plaquette. Avec un DIU hormonal, les règles peuvent être irrégulières ou absentes.

Contraception après une IVG

Au cours des différentes consultations effectuées pour réaliser l’IVG, vous recevez une information détaillée sur les méthodes contraceptives disponibles et pouvez échanger avec le médecin ou la sage-femme afin de choisir la contraception qui vous convient le mieux. Aucune méthode n’est contre-indiquée après une IVG, sauf cas particulier. Seuls les moyens de contraception nécessitant des manipulations vaginales (anneau vaginal, cape cervicale, etc.) ne sont pas recommandés immédiatement après l’intervention, pendant le premier cycle suivant l’IVG. La contraception choisie peut être mise en place dès la réalisation de l’IVG.

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Un dispositif intra-utérin (au cuivre ou à la progestérone) peut être posé immédiatement après la réalisation de l’IVG instrumentale (sauf en cas d’épisode infectieux) ou lors de la visite de suivi pour une IVG médicamenteuse. Une contraception hormonale, œstroprogestative (pilule, patch transdermique) ou progestative (pilule, implant, injection intra musculaire) peut être débutée :

  • Le jour même ou le lendemain d’une IVG instrumentale
  • Le jour de la prise de misoprostol - prise du 2e médicament - pour une IVG médicamenteuse

Les préservatifs externes (dits masculins) ou internes (dits féminins) peuvent être utilisés dès la reprise des rapports sexuels. Ce sont les seuls contraceptifs qui protègent des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH-Sida.

Saignements après une IVG

Les saignements après une IVG peuvent être un peu plus abondants que les règles habituelles dans les premiers jours. Ils durent de quelques jours à 3 semaines.

Effets indésirables et complications possibles

Certains effets indésirables et/ou complications peuvent apparaître au cours ou après une IVG. Les effets indésirables qui surviennent le plus fréquemment pendant la réalisation d’une IVG médicamenteuse sont les douleurs, souvent plus intenses que les règles habituelles. Des troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhées) peuvent également survenir. Des saignements, souvent plus abondants que des règles, accompagnent toujours l’expulsion de la grossesse.

Les complications après une IVG médicamenteuse sont rares. Une hémorragie ou une infection peuvent survenir notamment si la grossesse n’a pas été complètement expulsée. Dans les jours suivant l’IVG, il est important de contacter le professionnel de santé en cas de :

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  • Fièvre, avec une température supérieure à 38 °C
  • Pertes très abondantes de sang
  • Très fortes douleurs abdominales
  • Malaise

Les complications après une IVG instrumentale sont similaires à celles de l'IVG médicamenteuse : hémorragie, infection ou douleurs persistantes.

Impact psychologique

De nombreuses études scientifiques ont montré que l’IVG n’est pas à l’origine de troubles psychologiques spécifiques. Le vécu d’une IVG est personnel et varie d’une femme à l’autre. C’est souvent le contexte de sa réalisation et l’accompagnement autour de l’IVG qui peuvent avoir un impact psychologique. Vous pouvez vous tourner vers un psychologue ou vers des associations, comme le Planning familial, qui peuvent vous apporter un soutien important.

Fertilité après une IVG

L’IVG, réalisée dans de bonnes conditions (personnel formé, matériel stérile, établissement équipé, etc.) n'a pas d'impact sur la fertilité de la femme. Le risque d’infertilité n’est pas lié à la réalisation de l’IVG en tant que telle mais peut être une conséquence des éventuelles complications qui y sont associées (infection, lésions au niveau de l’utérus lors de l’aspiration, etc).

Que faire en cas de coup de blues ?

Après une IVG, parler, se sentir écoutée et soutenue peut s'avérer essentiel. N’hésitez pas à vous confier à une personne de confiance ou à en parler avec un professionnel de santé ou un psychologue. Vous pouvez aussi contacter l’antenne du Planning familial la plus proche de chez vous ou le numéro vert national "IVG, sexualité" afin d’être orientée vers des associations légitimes et adéquates, et/ou vers un psychologue. Vous pouvez également vous rendre dans un centre de santé sexuelle ou un Espace vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS).

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