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Taux d'hCG après ICSI : Comprendre les enjeux et les perspectives

L'infertilité touche un nombre important de couples en âge de procréer, et la fécondation in vitro (FIV), notamment par ICSI (Intracytoplasmic Sperm Injection), représente une solution pour beaucoup d'entre eux. Après le transfert d'embryon, l'attente des résultats est une période stressante. Le dosage de l'hormone chorionique gonadotrope humaine (hCG) joue un rôle crucial dans le suivi de la grossesse. Cet article vise à fournir une information complète sur le taux d'hCG après ICSI, en abordant les aspects clés tels que son interprétation, les facteurs influençant son évolution et les implications pour la suite de la grossesse.

Qu'est-ce que l'hCG et quel est son rôle dans la grossesse ?

La Béta HCG, ou hormone de grossesse d'origine placentaire, est sécrétée par le chorion, une membrane entourant l'embryon. Elle permet de déceler une grossesse débutante dans le test de grossesse. Un résultat positif indique que l'embryon s'est accroché dans l'utérus et que le chorion s'est formé, mais il ne garantit pas une grossesse à terme.

Quand et comment mesurer le taux d'hCG après ICSI ?

Après une FIV, on recommande de réaliser un test de grossesse 10 jours après l’implantation, soit lorsque la femme est enceinte au total de 15 jours. Une prise de sang est effectuée pour mesurer le taux de bêta-hCG. Après cette période, le taux de bêta-hCG sera alors produit en quantité suffisante s’il y a une réelle grossesse. Il est impératif de réaliser un test sanguin pour s’assurer du résultat définitif, car les faux tests négatifs peuvent arriver lorsque l’on réalise uniquement un test urinaire.

Pour évaluer la bonne tenue de l’embryon, on peut renouveler le dosage 2 jours après. Celui-ci doit alors correspondre au moins au double de la valeur du dosage précédent. En cas de grossesse unique, le premier bêta-hCG est généralement entre 30 et 200, et il augmente très rapidement, avec, au minimum, un doublement tous les deux jours. En cas de grossesse gémellaire, le premier bêta-hCG est généralement supérieur à 200, et la croissance encore plus rapide que pour une grossesse simple.

Interprétation des résultats du taux d'hCG

Taux normal et évolution

Un taux d'hCG positif 14 jours après le transfert peut indiquer une grossesse. Une étude a déterminé une valeur seuil optimale du taux d'hCG à J14 pour la prédiction d'une naissance vivante de 205 UI/L (sensibilité 83%, spécificité 86%, VPP 93% et VPN 69%). Parmi les patientes qui avaient réalisé un dosage à J16, la valeur seuil du taux d'hCG était de 326 UI/L (sensibilité 91%, spécificité 81%, VPP 92% et VPN 79%). La valeur seuil du rapport des taux entre J16 et J14 était de 2 (sensibilité 78%, spécificité 69%).

Lire aussi: Tout savoir sur le taux HCG

Si la grossesse évolue correctement, le taux d'hCG conservera des valeurs nettement plus élevées avec une remontée progressive, ce qui peut aussi permettre de déceler une grossesse débutante.

Taux faible ou en baisse

Parfois, les bêta-hCG ne s’élèvent que transitoirement à des taux faibles puis se « négativent ». Dans cette situation, un embryon a réussi à s’implanter, mais avec un arrêt très précoce du développement embryonnaire. Si le taux d'hCG n'augmente pas suffisamment ou diminue, cela peut indiquer une fausse couche précoce ou une grossesse extra-utérine. Dans ce cas, il est important de consulter rapidement un médecin.

Influence de la piqûre de déclenchement

Il est important de tenir compte de la piqûre de déclenchement, qui contient de l'hCG, lors de l'interprétation des premiers résultats. Un taux de 210,4 UI/L à 14 jours après le transfert pourrait être normal, mais il faut s'assurer qu'il ne s'agit pas uniquement de l'hCG de la piqûre de déclenchement.

Facteurs influençant le taux d'hCG

Plusieurs facteurs peuvent influencer le taux d'hCG après une ICSI :

  • Nombre d'embryons transférés : En cas de transfert de plusieurs embryons, le taux d'hCG peut être plus élevé en cas de grossesse multiple.
  • Âge de la patiente : L'âge maternel peut influencer le taux d'hCG.
  • Problèmes de santé : Certaines conditions médicales, comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), peuvent affecter le taux d'hCG.

Grossesses multiples après FIV/ICSI

Les grossesses gémellaires représentent environ plus de 20 % des grossesses après FIV/ICSI, au lieu de 1 % dans la population générale. Les grossesses triples représentent actuellement 2 à 3 % des grossesses au lieu de 1 pour 10 000. La fréquence des grossesses quadruples et quintuples est de moins de 0,1 % au lieu de 1 pour 1 million. Elles proviennent des transferts multiples d'embryons.

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La prématurité est plus fréquente et le taux de mortalité périnatale est légèrement plus élevé dans les grossesses multiples.

Risques et complications possibles

Avortements spontanés

Il semble même que ce taux soit plus élevé qu'en reproduction spontanée : 0,6 % contre 0,3 %.

Grossesses extra-utérines

Il y a plus de grossesses extra-utérines après FIV / ICSI, mais cela n'est pas dû à la technique. Cela tient en réalité aux caractéristiques de la population traitée.

Anomalies du développement

Les taux d'anomalies du développement, d'origine chromosomique ou non, sont les mêmes en FIV classique et dans la population générale.

Saignements

Des petits saignements résiduels peuvent se produire à la suite de la ponction ou à la suite du transfert si le passage du col est un peu difficile.

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Facteurs post-échec de la FIV

Plusieurs facteurs peuvent expliquer un échec de la FIV :

  • Âge maternel : L’effet de l’âge avancé entraîne une baisse du nombre et de la qualité des ovocytes.
  • Indice de masse corporelle (IMC) : Un IMC en dehors de la fourchette idéale (19-30) peut conduire à un faible taux de fécondation et de grossesse.
  • Cause d’infertilité : S’il est unique ou multiple.
  • Comptage des follicules antraux (RFA) : Elle est directement liée à l’âge maternel et aux valeurs de l’hormone antimullerienne (AMH).
  • Facteurs toxiques : Les habitudes de consommation de substances nocives, telles que le tabac et l’alcool, ainsi que l’environnement, nuisent aux résultats du traitement.
  • Facteur ovarien : Selon la façon dont la réponse ovarienne a été dans un cycle précédent, on peut modifier et / ou personnaliser une nouvelle tentative en fonction de certains niveaux d’hormones.
  • Facteur endométrial : Anomalies dans la cavité intra-utérine, endomètre peu proliféré, endométrite, facteurs immunologiques et thrombophilies sont les causes d’échecs répétés d’implantation.
  • Qualité séminale : Bien que l’on puisse réaliser une ICSI avec un faible nombre de spermatozoïdes, il existe certains paramètres qui pourraient principalement influencer les taux de fécondation et qui doivent être pris en compte dans une nouvelle tentative.
  • Qualité embryonnaire : Les embryons qui atteignent le stade blastocyste sont classés selon leur degré d’expansion et la qualité de leurs cellules.
  • Contrôle de la qualité en laboratoire : Cette catégorie comprend la qualité de l’air, le pH, le type et les caractéristiques des incubateurs, l’utilisation de faible éclairage et le type de milieu dans lequel les embryons sont cultivés.

Que faire après une FIV négative ?

Après une FIV négative, il est recommandé de laisser s’écouler 2 à 3 mois avant de retenter. Alternativement et sans aucun doute, il n’est pas nécessaire d’attendre ces mois si le plan est de réaliser un cryotransfert après une FIV négative. Dans ce cas, les ovaires ne sont pas nécessaires et avec la menstruation, l’endomètre sera complètement régénéré.

Il est important de prendre soin de soi en écoutant ce que son corps demande, de se focaliser sur soi-même, de se connecter avec le présent, d'avoir confiance en soi et de se préparer à un nouveau cycle.

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