Serena Williams, une figure emblématique du tennis mondial, a annoncé une "transition" de sa carrière de joueuse de tennis, souhaitant se consacrer à l'entrepreneuriat, à la philanthropie et à son rôle de mère auprès de sa fille Olympia. Cette décision marque la fin d'un chapitre exceptionnel dans l'histoire du tennis. Cet article explore l'enfance de Serena Williams, les défis qu'elle a surmontés, et comment ces premières années ont façonné la championne qu'elle est devenue.
Une Famille Déterminée à Réussir
Richard Williams, père de Venus et Serena, menait une vie compliquée, marquée par de faibles revenus et la réalité d'être un Afro-Américain vivant dans un quartier difficile. Un soir, en regardant un match de tennis à la télévision, il fut frappé par le chèque promis au gagnant. C'est ainsi qu'il décida de faire de ses filles des championnes de tennis. Vénus Williams est née le 17 juin 1980 à Lynwood, en Californie, suivie de Serena le 26 septembre 1981 à Saginaw, dans le Michigan. Dès l'âge de 4 ans, les deux sœurs ont été soumises à un entraînement rigoureux, forgeant leur mental d'acier.
Les Premières Raquettes à Compton
Serena est née le 26 septembre 1981 à Saginaw, Michigan. Cependant, c’est en Californie, dans le quartier de Compton à Los Angeles, que l’histoire des Williams a véritablement commencé. C'est là, sur des terrains loin d'être parfaits, que Serena a tapé ses premières balles à l'âge de quatre ans. Pour Richard Williams, il était essentiel d'arracher sa famille à cette condition.
Un Entraînement Draconien
Toute l’enfance de Serena tourne autour du tennis et tout est fait pour qu’elle réussisse. Les entraînements n’étaient pas toujours faciles et on peut le comprendre. Son père était très exigeant et travaillait dur pour que ses filles travaillent encore plus dur afin de devenir de vraies championnes. Pourtant, ce n’est absolument pas l’argent qui motive le père de Serena. Il s’est réellement concentré sur la formation pour que les deux femmes deviennent imbattables.
Dès l’âge de 4 ans, elles doivent supporter un entraînement draconien. C’est dans cette dureté quotidienne qu’elles se forgent un mental d’acier. « Vénus sera bientôt numéro 1 mondiale. C’est ce que déclare Williams père après les premiers succès de l’aînée sur le circuit. On peut croire à une plaisanterie, il n’en est rien. Le film La méthode Williams, sorti en France le 1er décembre 2021, s’attarde sur la personnalité de l’entraîneur de tennis Richard Williams.
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Déménagement en Floride et Confrontation au Racisme
Pour arracher sa famille à cette condition, Richard Williams va emmener sa famille en Floride. Après la pauvreté, Serena découvre le racisme. Papa Williams les retirera du circuit officiel pour les jeunes pour protéger ses filles des insultes. Plus que de la colère ou de l'amertume, elle en gardera le goût du combat, une volonté phénoménale et des convictions qui lui feront boycotter pendant 15 ans le tournoi d'Indian Wells où elle estimait avoir été victime de racisme.
Premiers Pas sur le Circuit Professionnel
Serena perce sur le circuit professionnel en 1997. Elle étonne par son talent, mais aussi par son physique impressionnant, qui tranche avec celui de ses adversaires, plus fines, et paraît-il, plus élégantes. Elle entend constamment que son corps est trop musclé, qu’il n’est pas beau ni féminin. Elle accède au sommet après sa victoire tonitruante à l’US Open en 1999. À l’aube d’un tout nouveau millénaire, Williams incarne alors le futur.
La Victoire à l'US Open 1999 : Un Tournant
Serena n'avait pas encore 18 ans quand elle a décroché son premier titre du Grand Chelem, à l'US Open, en 1999. Lors de la finale, contre Martina Hingis, au tennis d'un merveilleux classicisme, cette impression, comme une évidence : c'était le tennis du XXIe siècle qui arrivait. Ce n'est pas une question de goût. Ce n'était ni mieux ni moins bien. C'était autre chose. C'était Serena.
Historiquement, le tennis est un sport noble, élégant, où les joueurs finissent le point au filet avec agilité. C’est un milieu assez conservateur, où la nouveauté et l’originalité ne sont pas forcément des vertus. Pourtant, la cadette des Williams se met à servir des premières balles aussi rapides que ses homologues masculins. Elle possède un coup droit dévastateur et dispose également d’un excellent revers. Un jeu tout en puissance auquel le public n’est alors pas habitué. Qu’importe !
L'Ascension Fulgurante des Sœurs Williams
À la fin des années 1990, le monde du tennis tout entier parle de l'ascension fulgurante des sœurs Williams qui, grâce à un jeu athlétique et un service extraordinairement puissant, changent le visage du tennis féminin. Lors de l'Ameritech Cup de Chicago (un tournoi disparu depuis), Serena enchaîne des matchs époustouflants contre Mary Pierce, septième mondiale, puis Monica Seles, quatrième mondiale, avant d'être éliminée en demi-finale, en dépit de sa 304ème place au classement mondial. En 1998, Serena fait ses premières apparitions dans des tournois du Grand Chelem, avec d'excellents résultats, qui lui valent d'être classée 20ème joueuse mondiale à la fin de l'année. Mais c'est en 1999 qu'elle perce véritablement. Après avoir battu Venus Williams en demi-finales, la Suissesse Martina Hingis est opposée à Serena en finale. C'est la première apparition de cette dernière dans une finale majeure, et elle la remporte haut la main. La victoire contre Martina Hingis est l'un des moments fondateurs de la carrière de la jeune femme, qui affirme son nouveau statut de joueuse incontournable du circuit.
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2001 : Face au Racisme à Indian Wells
Tout au long de sa carrière, Serena Williams a raconté le racisme auquel sa famille avait été confrontée dans le monde très blanc et très distingué du tennis. Mais peu d'évènements l'ont autant dévoilé à la face du monde que l'édition Indian Wells en 2001. Lors de ce tournoi californien, une rumeur accuse Richard Williams, le père et manager, d'arranger les matchs à sa guise, suite au forfait de Venus Williams quelques minutes avant la demi-finale qu'elle devait disputer contre sa sœur, justifié par une tendinite. Lorsque Serena se présente sur le court pour affronter Kim Clijsters en finale, elle est accueillie sous les huées du public, qui se réjouit de chacune de ses erreurs. Richard et Venus ont témoigné avoir essuyé des injures racistes tandis qu'ils assistaient à la partie depuis les tribunes. En 2015, dans une tribune parue dans le magazine Time, elle confiait avoir été hantée par cet évènement pendant longtemps. “Ça a aussi tourmenté Venus et le reste de famille. Le choix de revenir à Indian Wells s'est produit après que la championne a perçu un changement culturel du tennis, et une condamnation plus franche du racisme de la part de ses organismes de tutelle. “Indian Wells a été un moment crucial de mon histoire, et je fais également partie de l'histoire de ce tournoi, poursuit-elle. Ensemble, nous avons la possibilité d'écrire un nouveau chapitre”. En 2015, lorsqu'elle retrouve le tournoi, elle est accueillie par une ovation.
En 2001, les sœurs Williams doivent s’affronter en demi-finale du tournoi d’Indian Wells. Quelques minutes avant le match, le forfait de Vénus en raison d’une tendinite est annoncé. Les spectateurs sont furieux, les organisateurs maladroits dans leurs déclarations. Des rumeurs se répandent et Richard Williams est rapidement accusé d’avoir organisé le retrait du tournoi de l’aînée au profit de sa cadette. En finale, Serena est huée à chacun des points qu’elle gagne, applaudie lorsqu’elle les perd. Dans les tribunes, Richard et Vénus assurent avoir été victimes de propos racistes. L’Américaine remporte tout de même le match, qui sera « le pire moment » de toute sa carrière.
Numéro Un Mondiale : Une Consécration
Trois ans après avoir décroché son premier tournoi du Grand Chelem à l'US Open, elle atteint la demi-finale à Roland-Garros, où elle défait Jennifer Capriati. En finale, son adversaire n'est autre que sa sœur Venus. Si ce n'est pas la première finale de Grand Chelem qui oppose les sœurs Williams (cette situation s'est déjà produite lors de l'U.S Open de 2001, avec une victoire finale de Venus) ce match permet à Serena de sortir de l'ombre de sa sœur. En effet, peu de temps après, Serena Williams décroche le titre à Wimbledon, à nouveau face à Venus, qui avait remporté les deux éditions précédentes, sans perdre un seul set du tournoi. Après la victoire de Serena contre Venus lors de leur quatrième face-à-face en tournoi du Grand Chelem, la joueuse devient la première à détenir simultanément les quatre grands titres depuis Steffi Graf en 1994.
Un Retour Gagnant à l'Open d'Australie
Au milieu des années 2000, la joueuse connaît un passage à vide. Peu de temps après sa deuxième victoire à Wimbledon, en 2003, une blessure au genou la contraint de déclarer forfait pour le reste de l'année. Pendant les années suivantes, Serena Williams vit une forme de dépression et fait face à l'une des périodes les plus difficiles de sa vie. Cependant, en 2007, la star fait un come-back spectaculaire lors de l'Open d'Australie : 84ème mondiale avant la compétition, elle se hisse jusqu'à la finale, où elle prend le dessus sur Maria Sharapova en deux sets éclatants (6-1, 6-2).
L'Ère Mouratoglou et les Nouveaux Triomphes
À partir du milieu des années 2010 s'ouvre un nouvel âge d'or pour Serena, d'autant plus impressionnant que la joueuse a déjà plus de 30 ans. En 2011, une opération pour lui retirer un caillot provoque une embolie pulmonaire qui engage le pronostic vital de la star. Un an après, elle revient sur les courts avec une vigueur et une détermination encore plus fortes qu'auparavant. Elle s'attache les services du coach Patrick Mouratoglou en 2012, qui n'est pas étranger à ses succès à venir.
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Peu après, Serena Williams connait une impressionnante succession de victoires qui se conclut avec sa victoire sur Garbine Muguruza lors de la finale de Wimbledon en 2015. En 2017, Serena emporte la finale de l'Open d'Australie qui l'oppose à Venus sans ne concéder aucun set au fil du tournoi. Cette septième victoire fait d'elle la joueuse la plus titrée de l'ère Open (23 titres).
Un Palmarès Étourdissant
En 2021, Serena possède le palmarès le plus étourdissant du tennis féminin. Cette dernière s’est illustrée sur toutes les surfaces (terre battue, gazon, dur, etc.), dans tous les tournois importants, sur quatre décennies (années 1990, 2000, 2010, 2020). En 2017, année de ses 36 ans, Serena remporte l’Open d’Australie sans perdre une manche, en battant sa sœur pour la septième fois dans une finale de Grand Chelem. C’est la 23e fois que la cadette des Williams gagne un tel tournoi, ce qui fait d’elle la nouvelle détentrice du record, dépassant l’Allemande Steffi Graf. À noter que Margaret Court a gagné 24 tournois de cette catégorie, dont 13 avant 1968, date de création du circuit professionnel. Plus tard, l’Américaine révèle qu’elle était enceinte de 2 mois lorsqu’elle a soulevé la coupe à Melbourne. Du jamais vu.
Serena Williams est la cinquième joueuse la plus titrée de l’ère Open. Elle a remporté 73 titres en simple dont 23 en Grand Chelem (record de l’ère Open devant les 22 de Steffi Graf, et 5 au Masters féminin. Elle a également perdu 25 finales sur le circuit WTA. Serena a remporté au moins un titre lors de 14 saisons au cours de sa carrière. La cadette des sœurs Williams compte 858 victoires dont 177 contre des joueuses membre du Top 10. Serena Williams a remporté 23 titres du Grand Chelem dans l’ère Open, entre 1999 et 2017, ce qui la place au sommet de ce classement.
Avec 23 titres en Grand Chelem et une présence inégalable sur les courts, Serena Williams s’impose comme l’une des plus grandes joueuses de tennis de l’histoire. Après sa retraite en 2022, elle laisse un héritage sportif et culturel qui dépasse largement les lignes blanches des terrains. Ses 23 titres en simple dans l’ère Open, ses 14 titres en double avec Venus, et ses quatre médailles d’or olympiques témoignent d’une domination sans précédent. Ses rivalités avec Venus Williams, Maria Sharapova et d’autres joueuses ajoutent au mythe. Serena Williams est la plus grande joueuse de l’histoire du tennis, à la fois sur le plan du palmarès et de son statut de star mondiale dont l’influence déborde largement le tennis.
Vie Personnelle et Engagements
Lorsque l'information est révélée sur les réseaux sociaux, beaucoup d'internautes expriment leur étonnement à ce que Serena ait pu jouer à plein régime tout en attendant son premier enfant à l'âge de 35 ans. En 2017, année de ses 36 ans, Serena remporte l’Open d’Australie sans perdre une manche, en battant sa sœur pour la septième fois dans une finale de Grand Chelem. C’est la 23e fois que la cadette des Williams gagne un tel tournoi, ce qui fait d’elle la nouvelle détentrice du record, dépassant l’Allemande Steffi Graf. À noter que Margaret Court a gagné 24 tournois de cette catégorie, dont 13 avant 1968, date de création du circuit professionnel. Plus tard, l’Américaine révèle qu’elle était enceinte de 2 mois lorsqu’elle a soulevé la coupe à Melbourne. Du jamais vu.
Serena Williams dépasse les frontières du sport. Son style audacieux sur les courts a souvent été débattu, mais il redéfinit les normes. En 2018, son catsuit noir porté à Roland-Garros, destiné à des raisons médicales, est interdit par la suite. Elle milite également pour les droits des mères dans le sport. Mariée depuis 2017 à Alexis Ohanian, cofondateur de Reddit, elle partage avec lui deux filles : Olympia, née en septembre 2017, et Adira River, arrivée en août 2023. Après des complications médicales liées à son accouchement la sportive revient au plus haut niveau.
Autre aspect de sa personnalité, l’Américaine est très coquette et vit sa passion pour la mode en suivant des cours. À l’instar de JoAni Johnson, la championne est une vraie body-positive. Elle n’hésite pas à porter régulièrement des articles de sa marque, que l’on peut qualifier d’inclusive. Une façon de répondre à ceux dont la féminité by Serena dérange.
Adepte des déclarations fracassantes comme par exemple en 2012 lorsqu’elle déclare n’avoir jamais aimé le sport et l’entraînement physique, elle publie une autobiographie en 2009 intitulée Reine du court. Très discrète sur sa vie sentimentale, elle s’est séparée du rappeur et comédien Common en 2010. Plusieurs rumeurs lui ont également prêté des relations avec des personnalités américaines tel que l’acteur Jack Long avec qui elle aurait rompu en 2008, le basketteur Corey Maggette ou le chorégraphe Columbus Short. Elle confiait en 2012 dans une interview au journal L’Équipe, sortir d’une rupture, sans révéler l’identité du partenaire en question. En décembre 2016, elle annonce ses fiançailles avec Alexis Ohanian, l'un des fondateurs du site Reddit. Le 19 avril 2017, la sportive annonce sur snapchat, être enceinte de 20 semaines. Le 1er septembre 2017, elle met au monde une petite fille prénommée Alexis Olympia Ohanian Jr. Le 16 novembre 2017, le couple se marie. Le 1er mai 2023, Serena Williams officialise sa deuxième grossesse sur le tapis rouge du Met Gala. Le 1er août 2023, elle annonce être enceinte d'une fille.
Ses engagements préférés ? 2017 : elle remet en place John Mc Enroe, tennisman américain, qui affirme que « si elle jouait sur le circuit masculin, elle serait aux alentours de la 700e place mondiale ». Sa réponse ? « Cher John, je t’adore et te respecte, mais s’il te plaît, s’il te plaît, laisse-moi tranquille avec tes déclarations qui ne sont pas étayées par des faits. Je n’ai jamais joué contre un joueur classé (du circuit masculin) et je n’en ai pas le temps. Respecte-moi et ma vie privée au moment où j’attends un enfant. Bonne journée. 2017, inégalités salariales : dans une tribune dans Fortune, elle met en avant le fait qu’une femme noire gagne 17 % de moins qu’une femme blanche et 37 % de moins qu’un homme blanc. 2018 : après un accouchement difficile et la sortie du film Black Panther, Serena arrive sur le terrain avec une combinaison intégrale « comme une princesse guerrière » qui lui permet une meilleure circulation.
Polémiques et Moments de Faiblesse
En 2022, Serena annonce sa retraite lors d’un émouvant dernier match à l’US Open. Mais sa carrière n’a pas été exempte de polémiques : des altercations avec des arbitres, des critiques sur son attitude ou encore des accusations de favoritisme.
Williams a également ses moments de faiblesse, en témoigne sa finale contre Naomi Osaka à l’US Open 2018. Après un gros travail pour revenir de sa maternité, l’Américaine est à une marche de son objectif de fin de carrière : le record de Court. La Queen reçoit tout d’abord un avertissement pour « coaching », son entraîneur lui faisant des gestes, ce qui est interdit. Williams conteste cette décision, puis fracasse sa raquette de rage quelques minutes après alors qu’elle perd un point important. Elle est sanctionnée d’un point de pénalité, se plaint de nouveau et finit par écoper d’un rarissime jeu de pénalité. Ce match, sur fond de chasse au record, accentue malgré lui le mythe Serena. Ce jour-là, la championne est apparue comme étant incapable de gérer la pression.
Héritage et Influence
Serena a redéfini le tennis féminin, prouvé qu’il peut être aussi spectaculaire et compétitif que le tennis masculin, et inspiré des joueuses comme Naomi Osaka et Coco Gauff. Audacieuse, déterminée, courageuse, Serena Williams laissera une empreinte indélébile de son passage sur Terre. Raquette en main, cette artiste de la petite balle jaune est devenue au fil des années une véritable source d’inspiration pour plusieurs générations de femmes et d’hommes. Grâce à son style de jeu, sa personnalité et ses combats, l’Américaine est tout simplement une star planétaire.
Si elle n'était que l'immense championne dont personne ne peut contester l'importance, Serena Williams tiendrait déjà une place d'envergure dans son époque. Mais elle n'est pas que cela. C'est un personnage, une star, ayant largement transcendé son sport. Plus qu'un palmarès, c'est une histoire. Celle d'une enfant de Compton, cette ville de la banlieue sud de Los Angeles, si délabrée, pauvre et criminogène qu'elle fut baptisée à la fin des années 80 "la capitale américaine du crime". C'est là qu'elle tape dans une balle pour la première fois à l'âge de quatre ans, sur un terrain indigne de ce nom.
Williams fait partie de celles qui font bouger leur époque, jusqu’à en devenir un symbole. Mais rien n’a été facile. Serena s’est forgé un caractère de championne depuis toute petite. Au-delà de son palmarès, ce qui force le respect, c’est que Serena s’est construite dans l’adversité. Elle a dû faire ses preuves plus que n’importe quelle autre joueuse. Dénonçant le racisme, refusant les stéréotypes féminins à la manière d’une Elsa Miské, c’est une femme qui mène des combats qu’elle trouve justes. Elle fait tout pour montrer à ses opposants qu’elle ne s’interdit rien. "En réalité, je suis unique." En 2008, dans un entretien accordé à CNN, Serena Williams se définissait ainsi. On pourrait y voir une forme d'arrogance. Ce n'était que de la lucidité, sans fausse modestie mal placée. Comme quand elle clamait, dans la même interview : "Je suis convaincue d'être la meilleure et d'être ma seule adversaire." Elle a raison. Elle est unique. Elle l'était en 2008, et peut-être davantage encore aujourd'hui. Son jeu, dans le paysage du tennis féminin. Son parcours. Sa longévité. Son personnage. Il n'y avait jamais eu de Serena Williams et il n'y en aura jamais d'autre.
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