Hugo Brebion, alias Sam Sauvage, est un jeune artiste boulonnais dont la carrière musicale est en plein essor. Avec sa gueule atypique, sa tignasse reconnaissable, son timbre de voix singulier et son talent indéniable, il est en train de conquérir le cœur du public et de l'industrie musicale.
Un talent repéré grâce aux réseaux sociaux
À l'ère numérique, les réseaux sociaux sont devenus un terrain de jeu incontournable pour les artistes en devenir. Les dénicheurs de talents sont désormais aussi attentifs à ce qui se passe en ligne que dans les salles de concerts. Sam Sauvage a su tirer parti de cette opportunité en se faisant remarquer grâce à ses vidéos postées sur Instagram.
C'est une amie qui l'a conseillé de s'inscrire sur les réseaux sociaux, même s'il était réticent au début. Finalement, il a posté une vidéo par jour, ce qui lui a permis de gagner en visibilité et de se faire connaître auprès d'un public plus large.
Le succès de ses vidéos lui a valu des propositions de contrats qu'il n'avait jamais vues de sa vie. Il a finalement choisi de signer avec Cinq7, le label de Philippe Katerine, Pierre de Maere, Solann, Saez, Dominique A, Bertrand Belin… Un choix motivé par sa volonté de collaborer avec une maison de disques qui respecte ses idées et son identité artistique. « Je ne voulais pas une maison de disques qui aille contre moi, contre mes idées. Je n’avais pas envie qu’on me déguise, qu’on me change. »
Un parcours musical atypique
Le parcours musical de Sam Sauvage est marqué par une évolution constante et une volonté de se démarquer. Au lycée Mariette de Boulogne, il a eu ses premiers groupes de rock. « Je me suis même fait virer de l’un d’eux car je n’étais pas metal. »
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Pendant ses études à Lille, il se produisait régulièrement dans la rue avec sa guitare et son harmonica. « Mais je me suis fait virer plusieurs fois par la police. Alors je me calais rue de Béthune où je pouvais jouer une, deux, trois heures. Je faisais mes chansons et quand j’en n’avais plus, je chantais en yaourt. » Cette expérience de la rue lui a permis de tester ses chansons et de se confronter au public. « Oui, et la rue pour moi a été le meilleur des apprentissages. Ça permet de tester des chansons, un public. »
En arrivant à Paris, il a décidé de tenter une dernière fois sa chance avec de nouvelles chansons. « je me suis dit : je tente une dernière fois avec de nouvelles chansons. Et c’est là que je me suis mis sur les réseaux sur les conseils d’une copine ».
Au fil du temps, Sam Sauvage a changé de son et de manière d’écrire. Aujourd’hui, il propose une chanson moderne et pop, trempée à l’encre et aux sonorités de Biolay (Mon grand-père à moi), Bashung des débuts (La Fin du Monde), Ferré (Je crie dans le métro) Mais, comme l’écrit le journal Libération, avec « une sacrée personnalité ». S'il a beaucoup écouté Bashung, Sam Sauvage ne s’est pas laissé encercler par des influences définies pour construire son vaste alphabet moderne.
Influences et style musical
Sam Sauvage est un artiste aux influences multiples, allant de la chanson française à l'électro-pop anglaise. Il cite notamment Bob Dylan, Alain Bashung, Benjamin Biolay, Eddy de Pretto, Clara Luciani, Juliette Armanet, Pete Doherty et Claudio Capéo parmi ses sources d'inspiration.
On remarque l’influence de la chanson française, notamment de Bashung, mais aussi celle de l’electro-pop anglaise. On pense à New Order… L’influence de la chanson française est évidente. On pense aussi aux Jeunes Gens Mödernes, à Étienne Daho, Taxi Girl, Ellie et Jacno…
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Son style musical est un mélange de pop, de chanson française et d'électro, avec des textes à la fois poétiques, sensibles et empreints d'autodérision. Il manie l’art des mélodies entêtantes aussi bien que celui de l’écriture percutante. Sa musique est l’addition de ses influences autant que de sa capacité à s’imprégner du réel et de l’air du temps.
"Les Gens qui dansent (j'adore)" : un tube en puissance
Son dernier titre, Les gens qui dansent (j’adore), auquel Télérama a accordé trois T, pourrait bien nous faire danser tout l’été. Boucle et beat synthétiques, riff de guitare imparable, timbre désuet et paroles décalées : tout y est.
Le clip de cette chanson a fait mouche, chorégraphiant avec brio la silhouette dégingandée d’un jeune dandy ébouriffé, jouant avec drôlerie d’une raideur nonchalante, comme de la gravité distanciée de son timbre.
Sam Sauvage décrit ce morceau comme un hommage à monsieur tout le monde. « J’aime observer, regarder autour de moi comme le font les grands-mères et le raconter comme elles. Sauf que moi, c’est en chanson. »
Un EP prometteur et des concerts à venir
Sam Sauvage a sorti un nouvel EP attendu en mai. « C’est rare d’avoir autant de (bons) retours pour la sortie d’un single », nous confie son entourage. C’est désormais lancé pour Sam Sauvage avec déjà pas mal de bonnes chansons dans l’escarcelle et un nouvel EP attendu en mai.
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Après l'album Prémices, en 2023, il a sorti un deuxième EP de six titres. Il vous reste 87.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En parallèle de la sortie de son EP, Sam Sauvage se produit sur scène dans toute la France. Côté concerts, c’est tout aussi porteur : le Boulonnais a signé avec UNI-T Production, le tourneur de Pomme, Sam Fender, Clara Ysé, Izia, Camille… Et il va assurer la première partie d’Eddy de Pretto sur cinq dates, dont trois Zéniths (Orléans, Caen et Montpellier) et le palais des festivals à Cannes. « Je suis terrifié, mais c’est génial », commente le jeune homme de 24 ans. Il enchaîne une série de Pop Up du label à Paris, dont 4 déjà complets.
Ses concerts sont décrits comme une tempête d’émotions, du rire aux larmes. « Un bon moment n’est pas forcément joyeux, il peut aussi être triste et libérateur. Il y a beaucoup d’improvisation, par exemple lorsque je joue Les Gens qui dansent. »
Un artiste authentique et attachant
Du haut de ses 24 ans, Sam Sauvage marque par sa personnalité attachante, mélange sincère de tendresse, d’autodérision et de nostalgie dansante. Il cultive l’autodérision. Avec sa pop singulière, Sam Sauvage nous plonge dans notre époque à travers des personnages à la fois ordinaires et sortant de l’ordinaire.
Il soigne une image assez désinvolte, avec le costume et les cheveux ébouriffés. Il s’habille très souvent comme ça, avec des vestes, des chemises… Il a juste poussé un peu le truc pour la scène.
Hugo Brebion est aujourd’hui devenu Sam Sauvage. « Sam » parce qu’il n’a pas voulu boire d’alcool à une soirée en 4ème et « Sauvage » parce que ça claque, surtout pour l’esprit libre qu’il est.
Un avenir prometteur
D’aucuns lui promettent déjà d’être la révélation masculine des Victoires de la musique 2026. Une gueule, une dégaine, un charisme au capital sympathie immédiat. Une voix grave, délivrant une singularité autant magnétique que confidente. Qui se glisse dans les oreilles, l’intimité ou le vacarme. Sam Sauvage a aussi la généreuse chevelure ébouriffée et des idées décoiffantes.
Ces deux premiers Ep laissent présager un avenir grand, très grand. Le Boulonnais Hugo Brebion trace un sillon faussement simple et vraiment singulier.
Avec sa musique entraînante, ses textes percutants et sa personnalité attachante, Sam Sauvage est sans aucun doute l'une des révélations de la scène musicale française actuelle. Il est promis à un bel avenir et il ne fait aucun doute qu'on entendra encore parler de lui dans les années à venir.
Les débuts
Hugo a 15 ans. Il grandit près de Boulogne-sur-Mer et comme tant d’autres adolescents, il est en quête d’une raison d’être. Il tombe par hasard sur une vidéo de Bob Dylan. C’est le flash. « Ce gars existe, il ne paie pas de mine, il est tout petit, il a une voix nasillarde mais il a une prestance scènique, il arrive à capter une attention … Je me suis rendu compte que les musiciens n’étaient pas les plus heureux du monde. Sa mère lui achète une guitare et un harmonica. Hugo tourne vite en rond avec et se tourne vers les synthés. Puis il peaufine son allure. Dès 15 ans, il abandonne jogging et baskets pour les blazers, les pantalons et les chaussures en cuir. A la façon d’un Blues Brothers, il arbore costume noir, chemise blanche, cravate et lunettes de soleil. C’est ainsi qu’Hugo est devenu Sam Sauvage, le nouveau dandy nonchalant de la pop française.
Dans la famille, personne n’est vraiment mélomane mais les Bashung, Gainsbourg, Grande Sophie ou Rolling Stones, Bowie tournent dans la voiture. C’est parmi ces sons et dans la musique new wave qu’il va piocher ses influences. Un peu de Fred Chichin, un peu d’Alain Bashung, un peu de Daniel Darc… Sam Sauvage a, avec sa tête de môme, cette même indolence, cette même impression de désinvolture, d’insouciance.
Ses sources d'inspiration
Zaho de Sagazan l’a impressionné. Il aime aussi Baxter Dury et Benjamin Biolay.
L'explication de son nom de scène
C’était lors de la première soirée de sa vie. Il avait 15 ans et des potes avaient piqué de l’alcool à leurs parents. Lui, il n’avait pas osé, et ils l’ont appelé Sam en référence au slogan : “Sam, celui qui conduit c’est celui qui ne boit pas”. Puis il a gardé ce prénom en y accolant “Sauvage” car ça sonnait bien.
Ses textes
Il écrit sur plein de choses différentes et assez sociétales. Par exemple, Ali roule de nuit présente un chauffeur de taxi qu’il a rencontré. Il décrit ses conditions de travail, son quotidien. Il se mets très légèrement en avant sur Dans le photomaton. C’est le seul titre où il évoque l’amour, et pour une fois qu’une histoire se termine bien, il voulait la mettre en chanson !
Dans le morceau La Fin du monde, il parle d’un sujet assez angoissant mais d’une manière très légère. Ce genre de sujets passe mieux avec de l’humour ou la danse, au-delà de l’information. Ça nous donne de l’espoir.
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