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Sam Quealy : Biographie d'une Artiste Multidimensionnelle

Sam Quealy, une force créative multidimensionnelle, est une artiste énigmatique impossible à codifier ou à limiter à une seule forme d’art. Écrivant des chansons, dansant, chantant, se produisant sur scène et organisant ses propres expositions d’art, elle a su s'imposer comme une figure incontournable de la scène musicale actuelle.

Une Jeunesse Dédiée aux Arts de la Scène

Née au bord de l’océan Pacifique, près de Sydney, Sam Quealy a fait ses années lycée à la Newtown High School of the Performing Arts, un établissement réputé pour former les futur·es danseur·ses, chanteur·ses et acteur·rices. C'est à l'âge de 12 ans qu'elle a entendu parler de cette école d’art et a décidé qu’il fallait qu’elle l’intègre. Immergée dans cet établissement où tous ses camarades sont aussi extravagants qu’elle, Sam Quealy découvre également les joies de la nuit. Dès ses 14 ans, elle se faufile dans les clubs locaux. L’année suivante, l’adolescente rusée assiste même à son premier festival.

Formée au ballet durant son enfance, elle a ensuite intégré une école des arts de la scène à Sydney. Elle a commencé à apprendre la musique, le théâtre et la danse qu'elle pratiquait déjà beaucoup. Elle devient danseuse professionnelle à Hong Kong à 18 ans, vit ensuite aux Philippines et aux États-Unis, où elle travaille même un temps comme assistante de magicien sur un bateau de croisière.

L'Éclosion d'une Artiste à Paris

Installée à Paris à la fin des années 2010, elle commence comme showgirl de cabaret, puis poursuit enfin sa passion de toujours : la musique. C'est dans cette ville qu'elle rencontre Marlon Magnée, cofondateur du groupe français La Femme, qui deviendra son partenaire musical et créatif.

« Au départ, je testais surtout l’écriture de textes, mais pendant le Covid j’ai appris la guitare, le piano, puis Ableton », se souvient-elle. « J’ai eu l’impression de pouvoir réunir tout ce que j’aimais - musique, danse, performance, mode - dans un médium sans règles ni limites. »

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Blonde Venus : Un Premier Album Révélateur (2023)

Après le prometteur EP Nightshade (2022), Sam Quealy persiste dans une veine electro hybride mixant sans scrupules house, gabber, techno, disco, new wave, eurodance. Le tout passé à la moulinette pop par un attentif Marlon Magnée, qui veille à la bonne digestion de l’ensemble, appréciable ailleurs que sur le dancefloor. Blonde Venus, son premier album à l’allure de lettre d’amour à la nuit, est paru en 2023 de manière complètement indépendante, a fait d’elle un OVNI au sein du paysage musical français.

Loin de se laisser abattre, elle en profite pour peaufiner son écriture, jusque là éparse et embryonnaire : « J'écrivais déjà des morceaux avant cette période, mais ils étaient encore loin d'être développés. Il s'agissait plutôt de bouts de paroles, de concepts inaboutis… rien dont j'étais très fière alors. Je n'avais pas encore trouvé mon identité sonore ». C'est au cœur de l'année 2020 qu'elle finit donc par trouver cette fameuse identité, héritée des grandes heures de gloire de l'eurodance, et d'une vie passée à écumer les clubs du monde entier.

Elle décrit son album comme une lettre d'amour à la nuit : « Quand le soleil est couché, vous pouvez être libre, vous connecter avec des personnes que vous n’avez jamais rencontrées auparavant. Vous pouvez perdre toutes vos inhibitions, tout votre stress, tout ce que vous avez à gérer dans la vie de tous les jours… Je veux que mes chansons et mes concerts incitent les gens à se sentir bien dans leur peau. »

JAWBREAKER : Une Nouvelle Ère Musicale

Le deuxième album de Sam Quealy, JAWBREAKER, tire son titre de ce bonbon culte qui partage le caractère singulier de sa musique : une friandise audacieuse, à la fois irrésistiblement sucrée et dangereusement dure, adorée de tous pour sa capacité à semer un chaos jubilatoire. Dans une évolution saisissante de son premier opus Blonde Venus (2023), la chanteuse et compositrice basée à Paris insuffle une nouvelle dose de disco à sa dance-pop délicieusement anarchique, superposant grooves luxuriants et mélodies célestes tout en reflétant l’énergie chaotique du monde qui l’entoure. Conçu avec son collaborateur de longue date Marlon Magnée (cofondateur du groupe français La Femme), l’album a vu le jour entre leur home-studio et le mythique Studio Ferber (où Serge Gainsbourg enregistra dans les années 70). une luminosité vibrante à ses chansons de désir, de passion et d’affirmation de soi. « Sur le premier album, il y avait beaucoup de découvertes et d’expérimentations - je ne suivais aucune règle, et ça sonnait très niche, très underground », raconte l’artiste australienne.« Ce disque garde cette énergie nihiliste, mais avec plus de légèreté et de positivité. Comme il y a constamment de mauvaises nouvelles, j’ai voulu créer quelque chose qui fasse du bien à tout le monde. Dès son titre d’ouverture, le single « LONDONTOWN », Quealy plonge l’auditeur dans l’atmosphère débridée de JAWBREAKER, livrant un hymne d’évasion frénétique mais euphorisant. Hypnotique et dramatique, « LOVE LASSO » s’empreint d’un romantisme sombre dans le portrait de ce que Quealy décrit comme « un amour toxique auquel on revient sans cesse, même si on sait qu’il nous fait du mal ». Avec « GIRLS NIGHT », pièce de synth-pop scintillante et déjantée, JAWBREAKER s’amuse des identités multiples de Quealy : « Même si toutes mes chansons viennent de moi, je n’écris pas toujours avec ma propre voix. J’ai une centaine de perruques chez moi, et je joue sans cesse avec différentes versions de moi-même. rock-star girl. » Enfin, sur « BY MY SIDE », Quealy partage un duo tendre et onirique avec Magnée, sublimé par un solo de guitare majestueux.

Une Artiste Engagée et Inspirée

S’inscrivant dans le sillage de Madonna ou de Marlene Dietrich, elle se réclame également de l’héritage d’un autre artiste australien, le regretté Leigh Bowery, figure mythique de l’underground londonien et d’une esthétique aussi queer que punk. Elle est inspirée par des femmes fortes comme Madonna et Marlene Dietrich. Luisa Casati qui a vécu sa vie comme une performance à outrance.

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Elle affirme être une artiste engagée, venant d’une petite ville balnéaire en Australie où les arts de la scène n’étaient pas vraiment au centre des préoccupations. Elle a l’impression d’être constamment confrontée à des défis, mais reste persévérante dans sa vérité et son art.

Une Présence Scénique Envoûtante

Sam Quealy est un personnage grandeur nature, une apparition magique au sein d’un réel morne et fané. La première fois qu’on la voit, c’est toujours un choc. Immense, souvent perchée sur des plateformes compensées, style impeccable, cheveux blonds platines. Comme la rencontre entre Jessica Rabbit et Madonna. C’est sans doute l’effet qu’elle recherche, d’ailleurs. N’ayons pas peur de l’écrire : Sam Quealy veut que vous la remarquiez. Passer inaperçue ? Très peu pour elle, merci.

Fidèle à sa marque de fabrique, elle intègre une chorégraphie à la fois frénétique et raffinée, qui met en lumière l’excellence en danse qu’elle cultive depuis toujours.

Projets et Collaborations

Force créative multidimensionnelle, Quealy a pris une part active au développement des clips de JAWBREAKER, multipliant les images follement spectaculaires et iconiques (une course-poursuite en moto dans « LONDONTOWN », un duel contre une meute de bodybuilders dans « LOVE LASSO »).

En plus de ses propres projets, Sam Quealy a collaboré avec de nombreux artistes, dont le groupe La Femme. Elle était sur scène en première partie de La femme au Zénith en mai, suivi d’une tournée mondiale pour le reste de l’année - y compris une étape aux États-Unis qu’elle attend avec impatience.

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tags: #sam #quealy #biographie

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