Saleh Bakri est un acteur palestinien dont la vie privée est relativement discrète, mais son engagement pour la cause palestinienne est bien connu. Fils d'une légende du cinéma arabe, Mohammed Bakri, il a suivi les traces de son père et de ses frères, Ziad et Adam, en devenant acteur. Cet article explore certains aspects de sa vie personnelle, de sa carrière et de ses convictions.
Un héritage familial artistique
Saleh Bakri fait partie d'une famille profondément ancrée dans le monde du cinéma et de l'art. Son père, Mohammed Bakri, est un acteur et réalisateur palestinien de renom, révélé au grand public grâce à son rôle dans Hanna K. de Costa Gavras en 1983. Mohammed Bakri est également un fervent défenseur de la cause palestinienne. Trois de ses cinq fils, Saleh, Ziad et Adam, ont choisi de suivre ses pas dans le domaine de la comédie.
Cette convergence familiale a atteint un sommet dans le film Wajib d'Annemarie Jacir, où Saleh et Mohammad Bakri incarnent respectivement un fils et son père. Le film explore les tensions et les différences de perspectives entre un père resté à Nazareth, attaché aux traditions, et son fils, exilé en Italie et plus critique envers la situation en Palestine.
Vie privée et passions
Bien que Saleh Bakri soit une figure publique, il reste discret sur sa vie privée. On sait qu'il a des enfants, mais les détails concernant leur nombre, leur âge et leur éducation ne sont pas divulgués.
L'une de ses passions connues est le jeu d'échecs, qu'il enseigne aux enfants. Il s'entraîne également en ligne et joue parfois simultanément sur plusieurs échiquiers. Ce goût pour les jeux lui a été transmis par son père, Mohammad.
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Engagement politique et cause palestinienne
Saleh Bakri est un acteur engagé qui utilise sa notoriété pour défendre la cause palestinienne. Il considère que la lutte des Palestiniens pour leurs droits et leur liberté est une lutte universelle. Il affirme que même s'il quittait la Palestine, ses idées et ses sentiments l'accompagneraient toujours.
Il dénonce l'occupation de la Palestine par Israël et la politique d'évincement de l'identité palestinienne. Il refuse les appellations telles que "Arabes israéliens" ou "Arabes de 1948", affirmant que tous sont Palestiniens.
Saleh Bakri soutient le mouvement de boycott d'Israël, estimant que collaborer avec des productions financées par le gouvernement israélien reviendrait à défendre l'occupation et l'apartheid. Il admire les artistes palestiniens qui assument leurs choix politiques, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du système.
Il souligne que son père a été persécuté par le gouvernement israélien en raison de son film Jenin, Jenin, qui documente les événements survenus dans le camp de réfugiés de Jénine en 2002. Saleh Bakri considère ces persécutions comme une des raisons qui le pousse à soutenir le boycott.
Carrière cinématographique
Saleh Bakri a joué dans de nombreux films palestiniens et internationaux. Il a notamment incarné un personnage désireux de tout laisser derrière lui dans Salt of The Sea. Il a également joué dans le film franco-américano-israélien The Band's Visit, qui a été utilisé par le gouvernement israélien comme un outil de propagande en 2007.
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Dans Wajib, il incarne un fils qui a quitté sa terre natale et ne veut plus en entendre parler, reflétant ainsi les tensions et les dilemmes auxquels sont confrontés de nombreux Palestiniens de la diaspora.
Plus récemment, il a joué dans Le Bleu du caftan de Maryam Touzani, un film qui explore les thèmes de l'amour, du désir et de la tradition dans la société marocaine.
"Le Bleu du caftan" : un film sur l'amour et la tradition
Dans Le Bleu du caftan, Saleh Bakri incarne Halim, un maâlem (tailleur de caftans) marié à Mina (Lubna Azabal). Le couple vit dans la médina de Salé et partage une passion pour la confection de caftans traditionnels. Cependant, Halim cache son homosexualité, une réalité difficile à vivre dans une société où l'article 489 du Code pénal punit les relations homosexuelles de peine de prison.
L'arrivée de Youssef (Ayoub Missioui), un jeune apprenti, va bouleverser l'équilibre du couple. Halim tombe amoureux de Youssef, et Mina, consciente de la situation, se rend compte qu'elle a contribué à rendre son mari vulnérable en voulant le protéger.
Le Bleu du caftan est un film délicat et sensible qui explore les complexités des sentiments amoureux, de la sexualité et des traditions. Maryam Touzani, la réalisatrice, parvient à créer une histoire d'amour à trois personnages où règnent l'amour du travail bien fait et l'affection entre Mina, Halim et Youssef.
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Le caftan, symbole de tradition et d'identité, est au cœur du film. Sa confection, qui prend des mois de travail, devient une métaphore des liens qui se tissent entre les personnages.
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