Loading...

Ringo Starr : Une légende des Sixties Toujours Jeune de Cœur

On peine à réaliser que Ringo Starr, né Richard Starkey le 7 juillet 1940 à Liverpool, est le doyen des légendes des sixties, un éternel jeune homme qui continue d'inspirer et de créer. Malgré ses 77 ans (au moment de l'interview), il déborde d'énergie et d'enthousiasme, comme il l'a confié lors d'une rencontre à Londres.

Un Artiste Éclectique et Infatigable

Alors que de nombreuses stars des années 1960 sont en panne de créativité, Ringo Starr continue de sortir des albums à un rythme soutenu. Il explique cette vitalité par une attention particulière à son bien-être physique et mental. Il prend soin de son corps, surveille son alimentation et s'efforce de rester actif. Pour lui, il est essentiel d'avoir des projets et de faire ce qu'on aime : jouer de la batterie, écrire, collaborer avec d'autres musiciens et partir en tournée. Et il fait ce qu'il aime, jouer de la batterie, écrire, passer du temps avec des musiciens, partir en tournée. Le public sent que je l'aime, il m'aime en retour, mes concerts sont de grandes fêtes de l'amour.

Son 19e album solo, « Give More Love », témoigne de son éclectisme musical. Ringo Starr y explore différents genres, du blues à la country en passant par la pop, le folk et le rock. Il explique qu'il a toutes ces musiques en lui. Le blues, la country, la pop, le folk, le rock, les ballades. Il y en a une pour ma femme, Barbara.

L'Amour, un Thème Central

Dans son album comme sur les réseaux sociaux, Ringo Starr parle beaucoup d'amour. C'est un thème omniprésent dans sa vie et son œuvre. Tout le temps ! « Peace and love ! » (Il fait le V avec ses doigts en le disant.) Je suis un produit des sixties, du « flower power ». Je ne l'ai pas inventé mais je veux garder vivante cette tradition. Car on a bien besoin d'amour. Je suis aussi un enfant de la guerre (NDLR : il est né en 1940 à Liverpool). Le chaos, l'enfer, j'ai connu cela toute ma vie. Et je rêve qu'un jour le monde soit « peace and love ». Mais ce n'est pas un slogan politique.

Il rend également hommage à sa femme, Barbara Bach (une ancienne James Bond Girl), dans plusieurs chansons. Il décrit leur relation comme un sauvetage mutuel, soulignant qu'elle l'a sauvé plus qu'il ne l'a sauvée. Il y a eu aussi des bas, des larmes… J'essaye d'être le plus honnête possible.

Lire aussi: Ringo Starr : L'histoire d'un Beatle légendaire

Les Beatles : Des Souvenirs Indélébiles

Malgré sa carrière solo florissante, Ringo Starr reste profondément attaché à son passé avec les Beatles. Il se souvient avec émotion de cette période unique de sa vie. Et comment ! Vous ne pouvez pas ouvrir une radio sans entendre les Beatles. Nous étions très proches, quatre garçons qui s'aimaient, et nous faisions de la musique géniale. Il n'y a pas eu que des super moments mais, musicalement c'était toujours bien.

Il apprécie particulièrement le documentaire « Eight Days a Week », qui lui a rappelé de nombreux souvenirs heureux. C'était très émouvant, cela m'a rappelé tant de bons souvenirs.

Il évoque également son amitié indestructible avec Paul McCartney. C'est mon frère pour toujours. Quand il vient à L.A., on se voit toujours. Pareil quand je viens en Angleterre. Il révèle que Paul a participé à l'enregistrement de son album « Give More Love », jouant de la basse sur la chanson « Show Me the Way », dédiée à sa femme Barbara. Oui, mon très bon ami Paul est venu à Los Angeles. J'étais en train d'enregistrer et je lui ai demandé de jouer de la basse sur « Show Me the Way », chanson pour ma femme qui me tenait à coeur. Il a accepté. Et puis je lui ai parlé de cette autre chanson sur un groupe qui repartait sur la route, « We're on the Road Again »… Il m'a dit OK, et c'était un bonheur.

Cependant, il exclut toute possibilité de tournée commune. Nous étions quatre dans le groupe, pas deux. Je ne parle pas pour Paul, mais je pense qu'il est sur la même longueur d'onde. Depuis six albums, je raconte beaucoup mes souvenirs, je rends hommage aux musiciens qui m'ont marqué, mais ça s'arrête là.

Il se souvient des raisons qui ont poussé les Beatles à arrêter les tournées : Sur scène, on ne s'entendait pas. Notre matériel n'était pas du tout adapté. De si petits haut-parleurs pour de si grands stades ! On entendait plus les cris que notre musique… Il exprime également sa tristesse face à la disparition de John Lennon et George Harrison. John et George me manquent. Je les aime.

Lire aussi: JoeyStarr : père engagé

Une Vie Équilibrée et Épanouie

Ringo Starr a appris à vivre avec sa notoriété et à profiter des plaisirs simples de la vie. La pression des années 1960 et 1970 était dingue. On me reconnaît toujours, mais j'ai appris à vivre avec. Il aime faire les courses, flâner dans les magasins d'alimentation diététique et comparer les produits. Bien sûr. J'adore faire les courses, du shopping. Quand je suis en tournée, j'aime aller dans les magasins d'alimentation diététique et comparer les produits.

En dehors de la musique, il s'adonne à la peinture et à la méditation transcendantale, une pratique qu'il a découverte en 1968 grâce à sa rencontre avec le Maharishi Mahesh Yogi. Je peins, je médite… Je fais de la médiation transcendantale depuis 1968, depuis la rencontre des Beatles avec le Maharishi (NDLR : leur gourou indien).

Un Parcours Semé d'Embûches

La vie de Richard Starkey n'a pas toujours été facile. Son enfance a été marquée par la maladie et les difficultés familiales. Né dans un quartier modeste de Liverpool, il a souffert de graves problèmes de santé dès son plus jeune âge, notamment une péritonite à l'âge de six ans et une pleurésie à treize ans. Il passe alors un an dans un sanatorium et poursuit ses études à l'hôpital, de façon très parcellaire. Au total, il manque deux années d'école, et n'obtient pas son certificat d'études. Ce retard se révèle assez difficile à rattraper.

Il a également vécu le divorce de ses parents à l'âge de trois ans, une expérience douloureuse qui l'a profondément marqué. « Mon père étant parti, j'ai été élevé par mes grands-parents et par ma mère. C'est étrange, parce que ces grands-parents étaient les parents de mon père et pas ceux de ma mère. Ils m'aimaient beaucoup et s'occupaient de moi. Ils étaient super. Ils m'emmenaient en vacances », raconte Ringo.

Malgré ces obstacles, il a persévéré et a suivi sa passion pour la musique. Il commence à jouer dans des groupes de skiffle et de rock'n'roll à Liverpool, avant de rejoindre Rory Storm and The Hurricanes, avec lesquels il acquiert une expérience précieuse de la scène.

Lire aussi: Robert Badinter : un grand homme

L'Ascension avec les Beatles

En 1962, il rejoint les Beatles, remplaçant Pete Best à la batterie. Ce choix ne fait pas l'unanimité au départ, certains fans regrettant le batteur précédent. Cependant, Ringo Starr s'impose rapidement comme un membre essentiel du groupe, grâce à son talent, son humour et sa gentillesse.

Son style de batterie unique, à la fois simple et efficace, contribue à définir le son des Beatles. Il est également l'interprète de plusieurs chansons emblématiques du groupe, comme « Yellow Submarine » et « With a Little Help from My Friends ».

La Carrière Solo et l'All-Starr Band

Après la séparation des Beatles en 1970, Ringo Starr se lance dans une carrière solo. Il enregistre plusieurs albums, dont certains connaissent un grand succès, comme « Ringo » (1973), qui réunit ses anciens partenaires. Il parvient même à faire participer ses trois anciens partenaires sur son album Ringo, et ceux-ci lui composent à l’occasion des chansons. Il connaît une période de vide dans les années 1980, et sombre un temps dans l’alcoolisme avant de signer son retour en 1989 avec son « "All-Starr Band" ».

En 1989, il fonde l'All-Starr Band, un groupe de musiciens renommés avec lequel il tourne régulièrement à travers le monde. Il continue, depuis, à faire des tournées avec ce groupe à la composition variable et à publier des albums "live" et en studio au succès mitigé.

Reconnaissance et Héritage

Au fil des années, Ringo Starr a reçu de nombreuses distinctions pour sa contribution à la musique. Il est intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en 2015 et anobli par la reine Elizabeth II en 2018. Sir Richard Starkey, qui possède également une étoile à son nom d'artiste sur Hollywood Boulevard depuis 2010.

Son héritage musical est immense. Il est considéré comme l'un des meilleurs batteurs de l'histoire du rock, et son influence se fait sentir sur de nombreuses générations de musiciens.

tags: #ringo #starr #petits #enfants #informations

Articles populaires:

Share: