Loading...

Richard Malka : Parcours, Engagements et Réflexions d'un Avocat Engagé

Richard Malka, figure marquante du barreau français, s'est illustré par ses prises de position tranchées, ses engagements en faveur de la liberté d'expression et de la laïcité, ainsi que par son parcours atypique d'avocat devenu également scénariste de bandes dessinées et romancier. Cet article explore les différentes facettes de sa vie, ses combats et ses réflexions sur les enjeux contemporains.

Un Parcours Singulier

Richard Malka n'a que 52 ans, mais il est devenu un ténor du barreau, en étant notamment l’avocat des causes perdues et du blasphème. Il a pris le risque de remettre en jeu son titre d'avocat chéri des journalistes. Richard Malka, grand spécialiste et grand amoureux de la presse, poursuit L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Obs, Paris Match et VSD pour atteinte à la vie privée… de Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair. C'est ce qu'il en coûte au fils spirituel de Georges Kiejman de n'avoir pas su dire non quand DSK l'a appelé, le 7 novembre. Richard fonce toujours là où il ne faut pas", assure en riant Alice Malka, la mère. Réplique de l'intéressé - 43 ans : "C'est rock'n'roll mais c'est un magnifique dossier." Ce disant, il se caresse le crâne - qu'il a lisse et rehaussé de deux oreilles piquantes. L'instant d'après, il dégaine son sourire d'homme-enfant ami du genre humain, qui, selon l'expression d'une amie, "cherche à charmer toutes les poignées de porte ". Il ne comprendrait pas que l'une d'elles lui résiste. D'ailleurs, ni les hommes ni les femmes ni les enfants ne lui résistent vraiment. Hormis ce professeur d'anglais, au lycée, qui, quand elle le voyait sourire, pensait qu'il se moquait d'elle. A part ceux qu'il a brutalisés dans le prétoire. Fils d'un « tailleur pour femmes » et d'une mère « qui a élevé ses trois enfants », Malka l'avocat, tôt assermenté, a vite intégré un cabinet de prestige, celui de Georges Kiejman, ténor du barreau de Paris un temps garde des Sceaux. Celui-ci l'adoubera plus tard comme son « fils spirituel ».

Des Origines Modestes

Richard Malka est issu d'un milieu modeste. Ses parents étaient des gens très modestes et très simples, c’est plutôt mon grand frère qui lui a donné le goût de certains livres. A commencer par ceux de Tolkien et de Jules Verne. Puis il a découvert Victor Hugo. Il ressentait un vrai complexe social, parce qu’il ne possédait ni la carte ni les codes culturels. Mais il ne le vivait pas mal, il sentait qu’il était juste étranger à ce monde-là, lui qui habitait rue du Chemin-Vert, dans le XIe arrondissement parisien. C’est de là que vient son appétit pour la solitude, l’impression d’être toujours un peu en décalage, à côté du monde. Ses parents sont tous les deux nés à Meknès, au Maroc, mais, de fait, ils vivaient en rupture avec leur pays natal. Ils ne nous parlaient jamais du Maroc, ne s’exprimaient pas devant nous dans leur langue natale, l’arabe, qu’ils ne nous ont pas appris. Il n’a pas connu ses grands-parents, qui, eux, avaient émigré en Israël et ne parlaient pas davantage sa langue. Il n’a donc pas de passé, au-delà de ses parents, jusqu’à Moïse. Cela fait un assez grand trou… Son père est venu en France très tôt, en 1948. Il a alors 25 ans, ou à peu près, car l’état civil au Maroc était flou. Il est parti seul, pour trouver un avenir meilleur. Sa mère, elle, a émigré aussi, mais en Israël, en 1954. Elle est restée un an là-bas et y a rencontré son père, venu voir sa famille. Ils sont rentrés ensemble en France. Il était déjà couturier, au début pour l’armée française, pour laquelle il confectionnait des uniformes. La France le faisait rêver. Sa mère également, qui voulait connaître le jardin du Luxembourg.

L'Ascension Sociale

Il croit encore à l’ascenseur social. Il en est le produit. Il fonctionnait donc. Mais il ne fonctionne plus. La situation actuelle est bien plus mauvaise qu’il y a vingt-cinq ans. On s’est trompé quand on a arrêté de demander des efforts et de la détermination. Quand on a pensé qu’il ne fallait plus pousser les enfants. Or il faut être terriblement exigeant envers eux. Et il va falloir beaucoup de temps pour rectifier le tir. Parce qu’en étant gentil avec tout le monde on favorise les riches. Pas ceux qui n’ont pas le bagage culturel ou intellectuel pour avancer. Regardez l’état de l’école publique ! Quand il était jeune, ceux qui allaient dans le privé c’étaient les losers, ceux qui intégraient des boîtes à bac, comme on disait. Aujourd’hui, plus personne ne veut mettre ses enfants à l’école publique. Il y a un combat majeur à mener : quelle est notre philosophie et notre idéologie commune ? Est-ce l’effort, le courage ? Ou sommes-nous tous des victimes ? Il croit que les grands destins ne se forgent pas dans le bonheur mais dans les failles, dans la souffrance de l’enfance, dans la folie, dans la singularité. Une vie heureuse ne produit pas un moteur suffisant pour se dépasser. Dans son cas, cela revient au complexe social dont il parlait, qui finalement a été très structurant. Car il lui a donné faim et il lui a donné un orgueil. L’orgueil de vouloir être reconnu par ses pairs, de connaître une réussite professionnelle, parce que, dans les yeux de ses parents, c’est ce qui importe, l’orgueil de dépasser sa condition initiale.

L'Avocat Engagé

Il a pris le risque de remettre en jeu son titre d'avocat chéri des journalistes. Richard Malka, grand spécialiste et grand amoureux de la presse, poursuit L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Obs, Paris Match et VSD pour atteinte à la vie privée… de Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair. C'est ce qu'il en coûte au fils spirituel de Georges Kiejman de n'avoir pas su dire non quand DSK l'a appelé, le 7 novembre. "Richard a droit à un peu de narcissisme, quand même !" affirme Kiejman, paternaliste. "Richard fonce toujours là où il ne faut pas", assure en riant Alice Malka, la mère. Réplique de l'intéressé - 43 ans : "C'est rock'n'roll mais c'est un magnifique dossier." Ce disant, il se caresse le crâne - qu'il a lisse et rehaussé de deux oreilles piquantes. L'instant d'après, il dégaine son sourire d'homme-enfant ami du genre humain, qui, selon l'expression d'une amie,"cherche à charmer toutes les poignées de porte ". Il ne comprendrait pas que l'une d'elles lui résiste. D'ailleurs, ni les hommes ni les femmes ni les enfants ne lui résistent vraiment. Hormis ce professeur d'anglais, au lycée, qui, quand elle le voyait sourire, pensait qu'il se moquait d'elle. A part ceux qu'il a brutalisés dans le prétoire. "Certains ont des morpions, moi j'ai Malka", a ainsi fulminé le journaliste Denis Robert, qui nourrit une inimitié inextinguible à l'endroit de Malka-l'avocat-de-Clearstream. L'une des mille et une causes que Malka a défendues devant les tribunaux. Un jour il obtient du conseil des prud'hommes la validation du licenciement de la salariée voilée de la crèche Baby Loup ; une autre fois il évite une condamnation au nutritionniste Jean-Michel Cohen, attaqué par son rival Pierre Dukan. C'est lui que Kiejman, assigné en diffamation par son confrère et ennemi Olivier Metzner, a choisi pour le défendre. Kiejman - avocat de Liliane Bettencourt - avait accusé Metzner - conseil de Françoise Bettencourt-Meyers - d'être le "cerveau" d'un complot de la fille contre la mère. Plus que jamais Malka - qui "flippe[s]a race" chaque fois qu'il doit plaider - se rongeait les ongles : "C'est perdu d'avance", s'alarmait-il. Aujourd'hui il dit : "La pression ne pouvait pas être plus grande. Je défendais mon père." Devant les juges, Kiejman commence par ne lui laisser aucune place. Jusqu'à ce que Malka donne de la voix - qu'il a moins grosse et moins infatuée que les monstres du barreau - pour expliquer en quoi les excès de son mentor sont salutaires pour la profession. Emotion. Grand acteur. Malka a gagné. Comme la plupart du temps. "C'est un homme qui sait gagner, loue son ami Philippe Val, directeur de France Inter. Il ne brille jamais au détriment de ses clients, alors que c'est la maladie des avocats. Quand il sourit dans un prétoire, il se passe quelque chose au service de la justice." Ensemble, les deux compères ont triomphé dans l'affaire des caricatures de Mahomet, celle qui a offert à Malka-l'avocat-de-Charlie-Hebdo sa première heure de gloire médiatique. En février 2007, cinq cents journalistes le voient apostropher les parties civiles : "Vous nous dites que vous ne supportez pas les atteintes à votre sentiment religieux ? Vous demandez de protéger le sacré et les objets de vénération cultuelle ? Mais où sommes-nous ? En France ? Cela signifierait que plus jamais nous ne pourrions faire une caricature de Dieu !" Et de brandir alors quelques-uns des plus violents dessins publiés par Charlie Hebdo contre l'Eglise catholique : "Vous demandez l'égalité de traitement ? Personne, dans ce pays, pas même à Charlie Hebdo , n'oserait faire à l'égard du prophète Mahomet le dixième de ce qu'on a fait sur le pape !" Ceux qui n'ont pas assisté à l'audience ont pu le voir, de face, dans le documentaire de Daniel Leconte,"C'est dur d'être aimé par des cons." Malka est l'un des héros du film. "Il n'était pas censé prendre autant de place, mais c'est un grand acteur, rapporte Leconte. Sur la table de montage, vous optez pour les images les plus fortes." Ce qui vaut à Malka, en mai 2008, une montée des marches du Festival de Cannes - le film de Leconte faisait partie de la sélection officielle. Malka aime la lumière. Il est déçu que le procès opposant les Le Pen père et fille à l'essayiste Caroline Fourest, qu'il représente, soit décalé de décembre à juillet, c'est-à-dire "après la présidentielle", se désole-t-il.

Lire aussi: Pierre Richard et ses enfants

Défenseur de la liberté d'expression

Richard Malka s'est fait connaître pour son engagement indéfectible en faveur de la liberté d'expression, notamment en tant qu'avocat de Charlie Hebdo depuis vingt ans, car « dessin de presse et BD sont des mondes très séparés ». Son rôle dans l'affaire des caricatures de Mahomet lui a valu une reconnaissance médiatique importante. Lors du procès, il a interpellé les parties civiles en soulignant l'importance de la liberté de caricaturer, y compris les religions, dans une société laïque comme la France.

Engagement contre l'antisémitisme

Richard Malka dénonce avec véhémence l'antisémitisme sous toutes ses formes. Il critique notamment La France insoumise (LFI) pour ses « clins d’œil appuyés à l’antisémitisme » et pour avoir rendu « l’antisémitisme sexy dans une partie de la jeunesse ». Il déplore la banalisation de l'antisémitisme et la relativisation de sa gravité.

La Laïcité comme Principe Fondamental

La laïcité est un autre pilier de l'engagement de Richard Malka. Il prône une application stricte de la laïcité, y compris envers l'islam, afin de protéger les musulmans en tant qu'individus et de garantir leur liberté. Il s'oppose à toute forme de communautarisme et défend l'universalisme républicain. Il propose d’ajouter le mot « athée » au premier article de la Constitution : « ça donnerait : La France est une République indivisible, laïque, athée et sociale. »

Richard Malka, l'Auteur

Richard Malka est également un scénariste de bandes dessinées et un romancier reconnu. Il a publié une quinzaine d'albums, dont la saga judiciaire L'Ordre de Cicéron, la série Section financière, les deux tomes d'un thriller très noir, Pulsions, et une fable animalière, La pire espèce. En 2006, il a co-écrit avec Philippe Cohen La Face karchée de Sarkozy, une bande dessinée satirique qui a connu un grand succès.

Le Goût de la Singularité

Si vous vous mettez à écrire des bandes dessinées, c’est parce que le roman vous effraie ? Parce que cela est plus facile ? Moins noble ? Absolument. Il en écrit d’abord parce qu’il n’ose pas s’attaquer à un roman. Et parce qu’il a le goût de la singularité. Des avocats qui avaient écrit des livres il y en avait déjà, mais des avocats devenus de vrais auteurs professionnels de BD, ça n’existait pas. Et c’est ce qu’il est devenu. Il savait depuis l’enfance qu’il était capable de raconter des histoires, parce qu’il s’en racontait beaucoup à lui-même…

Lire aussi: L'histoire de Richard Virenque

L'Exploration des Ténèbres Personnelles

Le point de départ de ce livre, c’est lui au cœur de ses ténèbres personnelles. Il était en juin 2015 et, depuis six mois, il n’arrive plus à écrire, ni ses BD ni son premier roman qui est encore en chantier. Et en décidant de mettre toutes ses mauvaises passions dans ce second roman, l’envie a fini par revenir. Alors oui, il y a sa colère, sa tristesse, son amertume, mais il croit qu’il s’agit néanmoins d’un texte lumineux.

La Conjugaison de la Liberté et de l'Amour

Vous avez toujours été fasciné par les monstres ? Depuis l’enfance, oui, depuis “Frankenstein”, histoire à laquelle il revient sans cesse. Il n’y a rien qui l’émeut autant que les monstres, quand ils savent qu’ils sont des monstres et qu’ils aspirent à l’humanité. Ça lui tord les boyaux de tristesse, parce qu’il a envie de les ramener dans l’humanité. Même si c’est impossible. C’est la vie des avocats, et c’est pour cela que l’on ne nous aime pas : parce que l’on défend des réprouvés. Des gens qui ont commis des atrocités, des gens rejetés par l’ensemble de la société. Mais quand on voit cette part d’humanité, on a forcément envie de les défendre. Et de les ramener à la lumière. Dans son livre, il a réussi à faire en sorte, il lui semble, que l’on n’arrive pas à détester totalement ce personnage monstrueux. En 2015, il a découvert la souffrance amoureuse et cela lui a ouvert des portes [il rit], notamment en littérature. Jusqu’à ce qu’il expérimente l’amour, il ne se sentait pas capable d’écrire un livre. Comment fait-on pour conjuguer la liberté et l’amour ? Car l’amour est un renoncement à la liberté. C’est indiscutable. Mais la liberté sans amour est une superficialité. Donc il n’y a pas de solution. Comme disait Aragon : “Il n’y a pas d’amour heureux.”

Une Vision Sombre de l'Existence

Il a toujours conçu les enfants comme un frein à sa liberté. Par ailleurs, il n’en a jamais ressenti le désir. Son besoin d’éternité ne passe pas par là. Il passe par ses actes, ses actions et ses écrits. Il est incapable de dévoiler des choses personnelles sans le filtre du roman. L’avocat vous dirait que l’on ne saurait tout se permettre dans un livre : la conjugaison du romanesque et du réel est problématique. Il ne suffit pas de mettre “roman” pour pouvoir porter à la présomption d’innocence ou à la vie privée. Mais quand on est dans l’imaginaire, tout est permis. D’où une scène d’inceste, des scènes de violence, d’actes sexuels non consentis…Absolument. Mais sur un sujet comme l’inceste, où il va loin, ou celui des saveurs de l’amour en fonction de l’origine des personnes, il s’est demandé : “Est-ce que, dans une époque où la liberté d’expression régresse, il est encore possible de parler de ça, même dans un roman ?” Est-ce qu’il ne va pas se faire lyncher sur les réseaux sociaux ? Aux Etats-Unis, son livre ne peut pas être publié parce qu’il ne passerait pas la barre des “sensitive readers”. Dans chaque maison d’édition, désormais, vous avez des gens qui vérifient si telle ou telle communauté ou telle religion n’est pas heurtée… Un roman n’a plus d’intérêt s’il ne reste pas un immense espace de liberté. Il est fait pour déranger, pour interroger les marges. Pour faire rêver, parfois, mais aussi pour exorciser nos cauchemars.

L'Importance de la Bienveillance

N’est-ce pas faire preuve d’une grande naïveté que de croire en la bienveillance ? Vous qui êtes menacé de mort, sous protection policière…Naïf, il assume. Parce que, si on abandonne la bienveillance, on devient amer. Il n’y a plus d’espoir. Et on arrête le combat. Mais en dépit de toutes les tragédies, il n’a jamais abandonné. Et il se soigne avec la littérature.

Réflexions sur la Société Française

Richard Malka exprime des opinions tranchées sur l'état de la société française, notamment sur la politique, la religion et l'identité nationale.

Lire aussi: Richard III : Véritable coupable ?

Critique de la Gauche et de la Droite

Il ne décolère pas de ce Nouveau Front populaire justifié, à gauche, par l'urgence de faire barrage : un "barrage factice, superficiel, carriériste pour certains", dit-il. "On ne fait pas barrage en trahissant ses principes et sa conscience. On ne fait pas barrage en s’associant à un parti qui a réhabilité l’antisémitisme.(…) Cela ne fera que discréditer davantage la gauche, et donc préparer la victoire du RN", déplore-t-il, en prévenant que "si le Rassemblement national prenait les commandes, ce serait destructeur pour ce pays, son essence et son image". Il critique tant la gauche que la droite pour leur manque de vision et leur incapacité à penser le monde d'aujourd'hui. Il dénonce la déconnexion entre les politiques et les préoccupations d'une large partie de l'électorat.

La Peur de l'Immigration

Il faut regarder en face la peur de l’immigration qui à son sens est davantage une peur de l’immixtion d’un prosélytisme religieux dans l’espace publique qu’un racisme. A-t-on encore le droit d’en parler à gauche ou plus jamais jusqu’à la fin des temps ? J’ai été halluciné de voir qu’ils avaient inscrit dans leur programme la lutte contre "l’islamophobie". Voltaire doit se retourner dans sa tombe et Salman Rushdie s’est battu pour rien contre ce concept piège qui interdirait donc la critique d’une religion. C’est le racisme que l’on combat, pas la liberté d’expression à l’égard des croyances. Et ça vient de la gauche…

Un Appel au Sursaut

Pour dépasser ce moment tragique, il nous faudra retrouver, il croit, une transcendance commune. L’homme n’arrive pas à vivre sans quelque chose de "plus grand" que lui. La République était censée prendre la place laissée par le christianisme. Elle l’a longtemps fait, et il croit qu’une grande partie de la population est toujours viscéralement attachée à l’universalisme, à la laïcité, à cette transcendance républicaine qui nous a offert tant de libertés. C’est ce qui fait l’identité française, sa singularité.

tags: #Richard #Malka #enfants

Articles populaires:

Share: