Loading...

Les Races de Poules Prolifiques : Un Aperçu Détaillé

Introduction

Le monde des poules est vaste et varié, offrant un éventail impressionnant de races, chacune ayant ses propres caractéristiques en termes de ponte, de tempérament et d'apparence. Cet article explore plusieurs races de poules prolifiques, en mettant en lumière leurs particularités, leurs avantages et leurs inconvénients. Que vous soyez un éleveur amateur ou un professionnel, ce guide vous aidera à choisir les races les plus adaptées à vos besoins et à votre environnement.

La Poule Rousse (Fermière)

Bien qu'elle ne soit pas une race à proprement parler, la poule rousse, également appelée poule fermière, est la plus répandue en France. Elle est appréciée pour son caractère docile et ses performances de ponte élevées. Cette poule aime suivre les humains dans le jardin ou la basse-cour. C'est une poulette rustique dont la nature curieuse fait aussi d’elle une bonne glaneuse. La poule rousse est un hybride sélectionné pour sa capacité de ponte exceptionnelle.

La Gournay

Cette poule française tire son nom de sa ville natale, Gournay-en-Bray. Elle est facilement reconnaissable à son plumage noir et blanc dit « caillouté ». La Gournay est idéale si vous ne souhaitez pas surpeupler votre poulailler. Elle supporte bien de ne pas vivre dans une grande communauté et préfère avoir de l'espace à l'extérieur pour picorer. C'est une race robuste qui vous donnera des œufs pendant de nombreuses années.

La Sussex

La race Sussex compte pas moins de huit couleurs différentes. Le plumage le plus courant est blanc avec des plumes noires au cou et à la queue. Les poules Sussex sont très calmes et s'adaptent bien à la vie en liberté. Elles sont un peu peureuses, mais très intéressées par leur environnement. La Sussex est heureuse dans un poulailler, mais elle aime aussi courir et fourrager. Les poules naines Sussex ont les mêmes qualités que leurs grandes sœurs et leur nature aimante en fait des animaux de compagnie idéaux pour les enfants. Elles couvent mieux que les grandes et sont de bonnes mères.

La Leghorn

Cette race très ancienne provient du port de Livourne, en Italie. Elle comporte pas moins de 17 variétés de couleurs, mais ce sont les poules blanches qui sont les plus connues et qui pondent généralement le plus d'œufs. Elles ont vu leur cote décoller lorsqu’elles ont été amenées d'Italie aux États-Unis dans les années 1800 et depuis, elles sont les stars internationales des poules de basse-cour. La production d’œufs varie de 200 à 280 par an, et leur poids se situe entre 1,7 et 2,5 kg.

Lire aussi: Choisir des lunettes pour enfants Afflelou

La Marans

Encore une poulette originaire de France dotée d’un plumage très riche et coloré. La Marans est une poule robuste, qui supporte autant la chaleur que le froid d’hiver. La production d’œufs est de 180 à 220 par an. Les poules de race Marans sont plutôt affectueuses et calmes. Elle a une fertilité tardive et commence à pondre à environ 8 mois.

La Coucou de Rennes

La Coucou de Rennes n’est pas la poule la plus productive en œufs, mais ses multiples qualités lui offrent tout de même une place dans ce classement. Particulièrement jolie, avec son plumage moucheté noir et blanc, c’est une poule rustique et résistante qui ne vous fera pas passer votre temps chez le vétérinaire.

La Brahma

Les poules Brahma font partie des plus grandes races de poules existantes. Son gabarit lui offre une place de choix dans le poulailler. Elles se débrouillent très bien dans les climats froids en raison de leur taille et de leur plumage abondant. Toutefois, elles nécessitent des soins en raison du plumage qui recouvre leurs pattes. La production d’œufs est de 120 à 180 par an. Malgré sa taille, la Brahma est une poule très douce et affectueuse. Un vrai animal de compagnie qui adore se faire câliner. Fertile tardive comme beaucoup de grandes poules (7 mois). Elle est originaire des États-Unis, croisement de poules de races chinoises.

L'Orpington

Les Orpington sont le rêve d'un éleveur de poules de basse-cour tant elles sont gentilles. Elles sont d'une magnifique couleur fauve dorée et ont une épaisse couche de plumes. Son plumage abondant la rend capable d’affronter tous les climats. Elle peut vivre dans un petit poulailler, mais s’épanouira plutôt dans un large enclos voire dans un jardin. La production d’œufs est de 180 à 250. L’Orpington est l'une des races les plus dociles, elle est idéale pour votre jardin. Le poids d'une poule est de 3 à 3,6 kg. L’Orpington atteint la fertilité vers 8 mois.

La Cou Nu

Qu’elle soit du Forez ou bien de Transylvanie, la Cou Nu n’a, comme son nom l'indique, pas de plumes sur le cou. Malgré son apparence inhabituelle, c’est une poule d’une grande robustesse qui est immunisée contre presque toutes les maladies. Elle est fertile vers 4 mois.

Lire aussi: Guide de la monture non féconde

La Wyandotte

L'une des nombreuses races de poules excellentes pour la ponte est la Wyandotte. Les Wyandottes sont également excellentes pour la recherche de nourriture, elles conviennent donc parfaitement à l'élevage en liberté. La Wyandotte peut commencer à pondre à 4 mois.

La Poule Soie

L’origine de la poule Soie est sujette à débat (Japon, Chine ou Malaisie). Mais l'explorateur Marco Polo a rapporté avoir trouvé des poules avec de la « fourrure » lors de ses voyages en Asie au 13e siècle. C’est donc une race très ancienne. Ses plumes n'ont pas de réelle définition entre elles et semblent donc être des poils. L'inconvénient est que leur plumage n'est pas imperméable, si bien qu'elles doivent toujours avoir accès à un poulailler sec. Ce ne sont pas des pondeuses exceptionnelles, avec une moyenne de 120 œufs par an. Les poules Soie sont des oiseaux calmes et confiants qui ne peuvent pas voler, et sont parfaitement à l'aise dans un espace restreint. Contrairement à beaucoup de races de poules, elles commencent à pondre au milieu de l'hiver et cessent complètement de pondre pendant les mois d'été.

La Poule de Padoue

Elles ressemblent à une coiffe chez les poules, mais pour les coqs, les plumes en lieu et place de la crête sont semblables à un buisson poussé par le vent. Les poules de Padoue sont très amicales et ont un caractère étonnant. En raison des plumes de leur tête, elles ont une vision limitée et répondent donc à vos appels. Comme vous pouvez vous en douter, ce ne sont pas des oiseaux robustes. Elles ont besoin d'un poulailler chaud et sec où se retirer à tout moment.

La Poule Cochin

Très rares en France, les poules Cochin sont très semblables aux Brahma : ce sont d'énormes poules pesant en moyenne environ 5 kg, et ils sont réputés pour leur plumage doré et abondant qui semble presque peigné par une main humaine. Malgré leur nom, elles sont probablement originaires de Chine et ont été introduites au Japon au début du 17e siècle.

La Poule Nagasaki

Contrairement à la plupart des poules naines, qui sont des versions miniatures d'un oiseau plus grand, la poule Nagasaki est une véritable race naine sans grand équivalent. Personne ne garde vraiment les Nagasaki pour leurs œufs, qui sont petits et peu nombreux. Ce sont des oiseaux délicats qui ont besoin d'être gardés au chaud et au sec, avec beaucoup de litière propre à l'intérieur d'un confortable poulailler. En hiver, ils peuvent même avoir besoin d'un chauffage supplémentaire et, comme toutes les poules à grande crête, cette dernière est sujette aux gelures.

Lire aussi: Tout savoir sur les Montures Fécondes

La Poule Hollandaise Huppée

La poule hollandaise huppée est une race ancienne originaire des Pays-Bas, reconnue pour sa crête distinctive et ses plumes volumineuses qui forment une "hupe" sur le sommet de sa tête. Les premières traces de cette race remontent au 17e siècle, mais elle a été standardisée et reconnue comme race officielle au début du 20e siècle. Les poules adultes pèsent entre 2 et 2,5 kg, et les coqs environ 2,5 à 3 kg. Le plumage peut être de différentes couleurs : blanc, noir, orange, bleu, ou encore panaché. La crête forme une huppe volumineuse qui se situe au sommet de la tête, donnant à la poule un aspect presque "coiffé". Les oreillons sont de petite taille, et la crête est simple et légèrement recourbée vers l’avant. Elle pond des œufs blancs de petite taille. La poule hollandaise huppée est une volaille de tempérament calme et placide, ce qui en fait une excellente candidate pour un élevage domestique ou pour la compagnie. Elle est très sociable et s’entend généralement bien avec les autres poules et les animaux de la basse-cour. Malgré sa réputation de race décorative, la poule hollandaise huppée est une bonne pondeuse d'œufs blancs, avec une fréquence de ponte qui varie selon l’alimentation et l'environnement, mais elle peut pondre jusqu’à 180 œufs par an. Elle est assez agile et peut voler de manière assez surprenante, surtout si elle se sent menacée ou en recherche d'un endroit plus calme. Elle a besoin d'un espace relativement spacieux. Bien qu'elle ne soit pas excessivement active, elle apprécie pouvoir se déplacer librement pour explorer. Elle est relativement robuste, mais la forme de sa huppe peut parfois entraîner des problèmes de santé, comme des infections ou des blessures si elle est mal entretenue. La poule hollandaise huppée est une race ornementale très appréciée pour sa beauté et son tempérament calme. Elle est idéale pour ceux qui recherchent une poule sociable, peu bruyante et esthétique.

La Poule Araucana

La poule Araucana est une race de poule originaire du Chili, où elle a été développée par les peuples indigènes, notamment les Mapuches, il y a plusieurs siècles. Elle est l'une des rares races de poules à pondre des œufs de couleur non blanche, ce qui en fait un véritable attrait pour les éleveurs et amateurs d'originalité. Les poules adultes pèsent entre 1,5 et 2,5 kg, et les coqs entre 2 et 2,5 kg. Le plumage peut être de différentes couleurs : noir, bleu, rouge, blanc et doré. L'Araucana se distingue principalement par l'absence de queue. Elle pond des œufs bleus ou verts, très prisés pour leur originalité et leur qualité nutritionnelle, et peut pondre environ 200 à 250 œufs par an. L'Araucana est une race généralement calme et sociable, mais elle peut être quelque peu indépendante. Elle préfère un environnement tranquille, où elle peut interagir avec les autres poules, tout en maintenant une certaine distance. Elle est curieuse de son environnement et aime explorer. Elle s'adapte bien à la vie en extérieur et n'hésite pas à gratter le sol à la recherche de nourriture. Bien que son tempérament soit sociable, elle est souvent plus discrète et calme que d'autres races. Comparée à d'autres races plus actives, l'Araucana n'est pas particulièrement bruyante et préfère souvent les espaces calmes pour se nourrir ou pondre. Bien que l'Araucana ne soit pas particulièrement encline à voler de grandes distances, elle reste assez agile. Elle peut s'adapter à divers types d'enclos, mais elle préfère les espaces où elle peut se déplacer librement. Bien que sa capacité à voler soit limitée, une clôture d'au moins 1,2 à 1,5 mètre de hauteur est nécessaire pour l’empêcher de s'échapper. L'Araucana a besoin d'une alimentation équilibrée, principalement à base de granulés pour pondeuses, mais elle apprécie aussi les fruits frais, les légumes, ainsi que des grains et des insectes. L'Araucana est une race généralement robuste. Toutefois, l'absence de queue peut parfois entraîner des problèmes de posture ou des soucis liés à la colonne vertébrale. Il est donc essentiel de veiller à ce que l'Araucana ne soit pas trop manipulée ou exposée à un environnement trop stressant. La poule Araucana est une race à la fois originale et fonctionnelle, idéale pour les éleveurs à la recherche d'une poule élégante qui produit des œufs d'une couleur exceptionnelle. Avec son tempérament calme et son côté sociable, elle constitue un excellent choix pour un élevage domestique.

Le Coq de Basse-Cour

Le coq de basse-cour désigne en réalité un coq domestique élevé dans un enclos familial ou un poulailler. Il n’est pas une race à part entière, mais plutôt un terme qui englobe des coqs de différentes races locales, souvent élevées pour leur utilité dans un environnement domestique. Depuis l’Antiquité, le coq a été l’un des symboles de la volaille domestique, réputé pour sa capacité à protéger le troupeau et à contribuer à la gestion du poulailler. La taille varie en fonction de la race dont il est issu, mais en général, un coq de basse-cour pèse entre 2 et 4 kg, les coqs de grandes races étant plus lourds que ceux de races plus légères. Le plumage des coqs de basse-cour peut être très varié, selon la race. Les couleurs les plus courantes sont le rouge, le noir, le blanc, le bleu, ou le panaché. Les coqs de basse-cour peuvent avoir des plumes brillantes, des reflets métalliques, ou des couleurs plus subtiles, selon leur race d'origine. Les coqs de basse-cour possèdent généralement une crête rouge bien formée. Le coq de basse-cour n'ayant pas de standard unique, les caractéristiques physiques varieront en fonction de la race de poule avec laquelle il est associé. L'un des rôles les plus importants du coq est de fertiliser les œufs des poules. Sans coq, les œufs pondus par les poules seront non fertilisés, ce qui signifie qu'aucun poussin ne pourra en éclore. Le coq se charge de l’accouplement avec les poules pour assurer la fertilisation des œufs. Bien que ce rôle soit principalement dévolu à la poule, le coq peut parfois être vu en train de veiller sur les œufs et les poussins, en signalant la présence de prédateurs et en régulant le comportement des poules. Les coqs jouent un rôle clé dans la gestion de la hiérarchie sociale au sein du troupeau. Dans une basse-cour, les poules ont tendance à suivre un certain ordre hiérarchique, et le coq, en tant que leader, est essentiel pour maintenir l'équilibre du groupe. Le coq est souvent le dominant dans le groupe. Il guide les poules vers les sources de nourriture et les zones de sécurité. Il intervient dans les conflits entre les poules et peut jouer un rôle dans la gestion des comportements de dominance. Le coq est également un protecteur des poules. Il émet un cri caractéristique pour signaler la présence de prédateurs (comme un renard ou un faucon). Son comportement protecteur inclut également la défense de son territoire et des membres de son groupe. Un coq bien formé et vigilant est un excellent système d’alerte contre les menaces extérieures. Son cri perçant (« cocorico ») est non seulement un moyen de communication, mais aussi un moyen de défense. Le coq de basse-cour est souvent une source d'intérêt et d'observation pour les propriétaires de poulailler, grâce à son comportement majestueux et son chant matinal. Les éleveurs apprécient souvent le charisme du coq, son rôle social et son apparence imposante. Le coq a besoin d’un espace suffisant pour se déplacer librement et pour interagir avec ses poules. Un enclos spacieux et sécurisé est nécessaire pour éviter les blessures et assurer une bonne hiérarchie au sein du groupe. Comme les poules, le coq a besoin d’une alimentation équilibrée pour rester en bonne santé. Les granulés pour poules pondeuses contiennent tous les nutriments nécessaires pour maintenir la santé du coq. Le coq peut bénéficier de légumes frais, de fruits et de protéines supplémentaires, notamment des insectes, des vers ou des restes de cuisine. Comme toutes les volailles, le coq doit avoir un accès constant à de l’eau propre. Le coq de basse-cour peut être sujet à des maladies courantes, notamment les parasites (poules et poux) et les infections. Le coq de basse-cour est bien plus qu'un simple animal de ferme : c'est un protecteur, un leader et un acteur clé dans le cycle de reproduction des volailles.

La Rouge des Prés

La Rouge des Prés est une race bovine française, également connue sous le nom de Maine-Anjou. A Chenillé-Changé, dans le Maine-et-Loire, le domaine des Rues est considéré comme le lieu de naissance de la race, où se tient depuis 1908 le premier herd-book. Les éleveurs, fiers de la qualité de leur viande, décident de créer en 2004 l’AOP viande Maine-Anjou et son cahier des charges. Car la race présente une viande assez typique. Dans les veines de la Rouge des Prés coule le sang de races d’origines anglaises comme la Durham (Shorthorn), qui, croisée avec la Mancelle, a conféré à la viande Maine-Anjou un gras persillé très prononcé, avec une couleur rouge soutenue, sans égale parmi les autres races allaitantes françaises. Ce gras donne aux jeunes vaches et aux bœufs intégrant l’AOP une saveur et une jutosité appréciées des connaisseurs. De grand gabarit au format imposant, la Rouge des Prés est une race assez précoce présentant beaucoup de viande dans les quartiers arrières, où se trouvent les morceaux les plus nobles. De son passé de race mixte lait/viande, elle a pris l’orientation allaitante exclusivement depuis les années 80, mais a su conserver un bon potentiel laitier pour élever son veau. Les mâles affichent un poids moyen à 210 jours de 295 kg. Les vêlages ont généralement lieu en double période avec un premier vêlage à l’âge de 33 mois en moyenne. La race est également l’une des plus prolifiques, grâce à son taux de 5 % de naissances gémellaires. La facilité de vêlage s’est nettement améliorée. Les animaux se sont affinés ces dernières années, même si d’irréductibles éleveurs passionnés cherchent toujours les animaux les plus lourds, généralement porteurs du gène culard, notamment dans le secteur d’Evron, où le festival de la viande rassemble début septembre les amateurs de bêtes très bien finies. Les concours voient généralement défiler des vaches de plus d’une tonne sur la balance. En moyenne, les vaches de réforme permettent de commercialiser 460 kg de carcasse et certaines parviennent même à dépasser les 600 kg de carcasse. La Rouge des Prés est reconnue pour sa grosse capacité d’ingestion qui lui permet des périodes de finition en seulement trois mois d’engraissement. Les mères sont également capables de perdre de l’état en début de lactation et de reprendre rapidement du poids, avec peu d’impact sur la fertilité. 7e race allaitante française, la Rouge des Prés comptabilise un cheptel d’environ 40 000 vaches reproductrices, réunies à 90 % en région Pays-de-la-Loire. La création de l’AOP Maine-Anjou a permis de stabiliser l’érosion des effectifs. Avec l’aide de l’Inra, l’OS s’est lancé dans le programme de recherche « Quafima » (Qualité filière Maine-Anjou) pour sélectionner la qualité de la viande à partir d’un test génomique grâce aux données de tendreté, de persillé et de flaveur en abattoir. Les taureaux rouges des prés s’exportent pour une utilisation en pure ou en croisement, notamment dans le Nord et en Belgique sur Blanc bleu belge pour apporter de la taille en conservant l’hypertrophie musculaire des culards. Il est fréquent que les vaches rouges des prés dépassent une tonne de poids vif, même nourries uniquement avec de l'herbe et des fourrages grossiers. Ces croisements aboutissent à un animal fort, particulièrement apprécié pour ses qualités bouchères reconnues.

Les Races Bretonnes

Les races bretonnes, patrimoine vivant de la Bretagne, étaient originellement présentes jusqu’à la deuxième moitié du 20ème siècle. Elles ont toutes décliné avec la modernisation de l’agriculture. Elles sont actuellement sauvegardées et promues par des éleveurs et organismes tels que la Fédération des Races de Bretagne et l’Écomusée du Pays de Rennes. Historiquement, ces races sont adaptées au territoire breton et contribuent à la diversité des races présentes dans les paysages bretons. La Bretagne compte de nombreuses races propres à la région. Ces différentes races ainsi que les autres races non ruminantes sont rassemblées au sein d’une fédération pour la promotion de ce patrimoine breton.

La Bretonne Pie Rouge

  • Caractéristiques : petite taille (1m40 au garrot), robe rouge entre marron foncé et acajou avec des taches blanches sur la queue et le ventre, cornes en croissant de lune vers l’avant
  • Effectifs (2021) : 856 femelles, 135 éleveurs
  • Productions : viande de veau (veau sous la mère), de jeune bovin et de bœuf
  • Berceau de race : Centre Bretagne
  • Atouts : race rustique et docile, viande persillée

C’est une race mixte, c’est à dire qu’elle est reconnue pour ses qualités laitières et bouchères. La laine peut être valorisée dans une filière spécifique par l’entreprise “Les toisons bretonnes”, qui utilise spécifiquement la laine des races bretonnes, ou bien auprès d’artisans locaux sous forme de toisons (fil, feutre) ou de laine.

La Froment du Léon

  • Caractéristiques : petite taille (1m17 au garrot, race la plus petite en France, robe pie noir (aussi pie grise et pie rouge), cornes en croissant de lune vers le haut
  • Effectifs : 3 481 femelles, 450 éleveurs environ
  • Productions : produits laitiers (Gwell, tommes, caillés lactiques, yaourts, fromage blanc, beurre, etc…), et produits carnés (viande de veau de lait sous la mère et viande de boeuf)
  • Berceau de race : Sud Finistère et Morbihan
  • Atouts : race rustique, facilité de vêlage, lait riche et viande de bonne qualité

C’est une race mixte, c’est à dire qu’elle est reconnue pour ses qualités laitières et bouchères.

Autres races bretonnes

Victorien Guillaume élève des animaux en voie d’extinction, des races bretonnes très rustiques, comme ces chèvres des fossés. Pour créer son cheptel, il a fait appel à un financement participatif. Il possède désormais 120 poules pondeuses, 120 poulets, une quinzaine de porcs blancs, une dizaine de chèvres et 35 brebis. Pour bien démarrer dans sa démarche, Victorien a débuté en élevant des moutons Landes de Bretagne, « une espèce très rustique capable de s’adapter à notre climat, et surtout qui peut vivre dehors » , précise l’éleveur. Victorien a choisi d’élever ces animaux rustiques dans le but premier de préserver les races bretonnes. Ainsi, le porc blanc de l’Ouest est une espèce en voie d’extinction, une race qui a besoin de liberté. Victorien a jugé important d’en faire l’élevage. Ce ne sont pas des races prolifiques mais la viande est meilleure. Également en voie de disparition, la chèvre des fossés est un animal qui supporte bien le froid.

La Filière Ovine Bretonne

La Bretagne est une petite terre moutonnière qui compte une majorité de petits troupeaux. Les élevages viande sont majoritaires. Les troupeaux ovins sont plutôt situés en Centre Bretagne, en Ille-et-Vilaine et dans le Sud Morbihan. La majorité des éleveurs détiennent de petits troupeaux, de moins de 50 brebis. Les systèmes de production sont plutôt spécialisés et orientés vers la production d’agneaux de bergerie avec des systèmes fourragers herbagers. Aujourd’hui, la filière ovine bretonne a de l’avenir.

L'Avranchin

Cette race essentiellement herbagère présente une variante lorsqu’elle est élevée en bord de mer avec la fameuse « AOC d’agneaux prés-salés du Mont-Saint-Michel ». Outre ses qualités bouchères, l’animal est également apprécié pour la valorisation de sa laine prisée par les fileuses. Cet animal rustique, de plein air (hormis durant l’agnelage), relativement simple d’élevage, est pourtant considéré comme menacé. En dépit de sa large répartition géographique et d’un agnelage prolifique (180 à 210%), ses effectifs sont « limités ». Plusieurs opérations sont menées avec les éleveurs locaux, comme la création en 2006, en collaboration avec la race Cotentine, d’un centre d’élevage de jeunes mâles. Au cœur du projet : gérer l’attribution des mâles dans les troupeaux afin de conserver les standards génétiques de la race (en limitant la consanguinité). Sa toison prolifique, blanche, serrée à grain fin peut peser jusqu’à 6 kg. Ses membres courts supportent un corps large et plat. Menacé, comme les 19 races rustiques conservées à la Bintinais, l’Avranchin vit en troupeaux dans les pâtures de l’écomusée, sauf de janvier à avril, saison des agnelages où les brebis occupent la bergerie (2 à 3 agneaux par mise bas). L’Avranchin fait partie des 4 espèces d’ovins conservées sur le site (mouton Ouessant, mouton des Landes et mouton Belle-Île).

Le Pré de la Rivière

Victorien, créateur du Pré de la Rivière fin 2015, propose des produits locaux issus de sa ferme, certifiée agriculture biologique. Les animaux qu’il élève sont prioritairement de races locales (Moutons landes de Bretagne, Porc Blanc de l’Ouest) car c’est aussi ça la biodiversité. Il est attaché à la préservation de ces races locales qui ont été abandonnées ces dernières décennies au profit de races plus prolifiques et grandissant plus vite. Il cultive également des fruits rouges (fraises, framboises, myrtilles…) et prévoit de faire des confitures, sirops et pâtes de fruits avec ses futures récoltes. Il possède cinq brebis de la race Landes de Bretagne ainsi qu'un bélier qui pâturent sur ses prés. Les premiers agneaux y sont nés ce printemps. Victorien souhaite recréer dans ses pâtures ce qu'on appelle des pré-vergers. Ceux-ci permettent d'obtenir plusieurs productions sur un même espace (fruits, fourrage, production de viande). Les prés vergers étaient très présents avant le remembrement et l'intensification des pratiques agricoles. Ils permettent d'obtenir une plus grande biodiversité, de par les haies, la présence d'arbres et de prairie permanente. Les prés-vergers permettent de limiter l'utilisation de produits phytosanitaires grâce à un espacement plus important des fruitiers, mais aussi limiter l'apport d'engrais qui est apporté directement par le pâturage des animaux. Ce nouveau projet permettra de produire de la viande de veau, de bœuf et d'agneau ainsi que des pommes qui serviront à fabriquer des jus aromatisés avec la production de petits fruits.

tags: #race #de #rennes #prolifique

Articles populaires:

Share: