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Accouchement à 35 Semaines de Grossesse : Comprendre les Risques et la Prise en Charge

Un accouchement à 35 semaines de grossesse est considéré comme un accouchement prématuré, car il survient avant 37 semaines d'aménorrhée (SA), soit 8 mois et demi de grossesse. Bien que les bébés nés à ce stade soient de plus en plus aptes à survivre et à se développer grâce aux progrès de la médecine néonatale, il est essentiel de comprendre les risques potentiels et les mesures de prise en charge nécessaires. Cet article vise à fournir une information complète sur les aspects liés à un accouchement à 35 semaines de grossesse, en abordant les causes, les risques pour le bébé et la mère, ainsi que les soins et le suivi nécessaires.

Qu'est-ce que la Prématurité ?

Un enfant est considéré comme prématuré s’il naît avant 37 semaines d’aménorrhée (SA), soit 8 mois et demi de grossesse. Le terme de la grossesse est normalement atteint au bout de 41 semaines d’aménorrhée, soit 9 mois et demi à compter de la date des dernières règles. On distingue plusieurs niveaux de prématurité :

  • Prématurité moyenne : Naissance entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée révolue (7 mois à 8 mois de grossesse).
  • Grande prématurité : Naissance entre la 28e et la 32e SA (6 mois à 7 mois de grossesse).
  • Très grande prématurité : Naissance avant 28 semaines, soit en deçà de 6 mois de grossesse.

Un accouchement à 35 semaines se situe donc dans la catégorie de la prématurité moyenne.

Pourquoi un Accouchement à 35 Semaines est-il Considéré à Risque ?

Un enfant né à 35 semaines est considéré comme prématuré, car ses organes ne sont pas tous prêts à affronter la vie extra-utérine. La naissance prématurée interrompt son développement in utero. Bien que la plupart de ses organes vitaux soient formés, ils restent immatures. Les complications les plus graves concernent principalement le cerveau, les poumons, le tube digestif et l’œil.

Immaturité Pulmonaire

Les poumons des enfants nés prématurés sont immatures, principalement parce qu’ils ne produisent pas encore (ou pas suffisamment) de surfactant. Cette substance, indispensable au bon fonctionnement des alvéoles pulmonaires, est produite par les poumons à partir de la 32e semaine en moyenne, avec une grande variabilité d’un enfant à l’autre. En conséquence, les enfants nés trop tôt ont un risque de difficultés à respirer et de mauvaise oxygénation du sang. Le nouveau-né peut avoir besoin d’une assistance par ventilation nasale ou par sonde. On peut lui donner un surfactant à l’aide d’une sonde, cette substance qui permet le bon fonctionnement des poumons et qui n’a parfois pas eu le temps d’être développée chez les bébés prématurés. La maman, quant à elle, peut se voir administrer des corticoïdes intraveineux.

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Immaturité du Système Nerveux Central

Si la mise en place des structures cérébrales a lieu dans les premiers mois de la grossesse, le développement du cerveau, sa maturation, et l’établissement de l’ensemble des connexions nerveuses ont principalement lieu au troisième trimestre. La naissance prématurée vient donc fragiliser ce processus.

Immaturité Digestive

Plus un enfant est prématuré, plus il présente une immaturité immunitaire et fonctionnelle au niveau de l’intestin, ainsi que des troubles du microbiote intestinal. Le réflexe de succion, inné chez les nourrissons, n’est quant à lui pas toujours développé chez les bébés prématurés, notamment ceux nés avant 34 semaines. Ceci peut conduire à une pathologie grave : l’entérocolite ulcéronécrosante, une inflammation du tube digestif qui nécessite un arrêt de l’alimentation, une antibiothérapie, et parfois l’ablation chirurgicale de la portion malade de l’intestin.

Causes Possibles d'un Accouchement Prématuré

Environ 70 % des naissances prématurées sont spontanées, dues à des contractions précoces dont la cause est rarement identifiée, ou encore à la rupture prématurée des membranes fœtales (ces ruptures étant parfois d’origine infectieuse). Les autres naissances prématurées sont provoquées et ont le plus souvent lieu par césarienne. Il s’agit alors d’une décision médicale : une naissance prématurée peut être décidée en raison d’un risque majeur pour la santé du fœtus ou de la mère en cours de la grossesse. Ce risque peut être lié à un retard de croissance grave du fœtus, une hypertension artérielle sévère chez la mère, ou une hémorragie maternelle dont l’origine n’est pas toujours expliquée.

Parmi les autres causes possibles d’accouchement prématuré, citons :

  • Certaines infections (génito-urinaires ou généralisées).
  • Des anomalies de l’utérus et/ou du placenta (comme le placenta prævia qui peut se compliquer d’une hémorragie).
  • Un diabète maternel.
  • Un hématome rétro-placentaire (décollement prématuré du placenta accompagné d’un hématome).
  • L’hypertension maternelle sévère, qui est l’origine d’environ 20 % des accouchements provoqués avant 32 semaines de grossesse. Elle peut en effet entraîner des complications graves comme la pré-éclampsie, caractérisée par des anomalies rénales, ou l’éclampsie qui se manifeste chez la mère par des convulsions liées à une souffrance cérébrale. L’hypertension maternelle sévère peut aussi entraîner des troubles hépatiques, ainsi qu’une destruction des globules rouges et des plaquettes sanguines.

Le taux de naissances prématurées est également plus élevé en cas de grossesses multiples : il atteint 52,6 %, contre 5,5 % lorsque la mère porte un seul enfant (source : Enquête nationale périnatale 2021). D’autres facteurs comme des conditions socio-économiques défavorables, un âge plus avancé des mères, le stress ou encore la consommation de tabac sont aussi impliqués. Par exemple, le risque d’un accouchement prématuré est deux fois plus faible chez les femmes cadres que chez les ouvrières et les employées.

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Signes Avant-Coureurs et Préparation

Il est important de se rendre à la maternité si l’on constate des contractions fréquentes et douloureuses, ou la perte des eaux. À l’arrivée à la maternité, un examen est réalisé pour confirmer le début de l’accouchement.

Le suivi médical au cours de la grossesse permet de repérer des situations à risques et de dépister des complications susceptibles de conduire à un accouchement prématuré (retard de croissance, hypertension maternelle…). En cas de menace d’accouchement très prématuré, une administration de corticoïdes dans les 10 jours précédents la naissance permet d’accélérer la maturation pulmonaire du fœtus, et dans certains cas d’éviter des difficultés respiratoires et cérébrales néonatales ainsi que des décès. Dans ces circonstances, la mère doit être orientée vers une maternité de type 3, qui disposent d’un service de réanimation néonatale.

Prise en Charge du Bébé Né à 35 Semaines

Les prématurés extrêmes et grands prématurés sont accueillis en service de réanimation néonatale. Ils sont ensuite orientés vers les soins intensifs, puis en service de néonatalogie quand leur état de santé est stable. Les prématurés sont placés dans des couveuses chauffées et humidifiées pour maintenir leur température centrale entre 36,5°C et 37,5°C. La température à l’intérieur de la machine est maintenue à 37 degrés, afin de le laisser au chaud et de lui rappeler le cocon du ventre de sa maman qu’il vient de quitter. Les enfants peuvent sortir de ces couveuses lorsque leur poids et leur capacité à réguler leur température le leur permettent. Durant cette hospitalisation, ils reçoivent tous les soins qui sont nécessaires à leur état de santé et leur degré de prématurité. Il peut s’agir de :

  • Une assistance respiratoire (ventilation mécanique nasale ou sonde d’intubation).
  • L’administration de surfactant via une sonde d’intubation.
  • Une alimentation par voie entérale, à l’aide d’une sonde introduite par la bouche jusqu’au tube digestif.

À ces soins, s’ajoute la prise en charge symptomatique des éventuelles complications, notamment respiratoires (dysplasie bronchopulmonaire), intestinales (entérocolite ulcéro-nécrosante), rénales ou ophtalmiques (rétinopathie). Les enfants bénéficient aussi d’une surveillance neurologique renforcée (électroencéphalogramme et imagerie), à la recherche d’anomalies neurologiques précoces, d’une surveillance de la fonction pulmonaire pour repérer les éventuelles apnées (pauses respiratoires) qui sont fréquentes en cas de naissance avant 34-36 semaines de grossesse, ainsi que d’une surveillance cardiaque.

La durée d’hospitalisation dépend de chaque bébé et de son état de santé. Ce qu’il faut retenir, c’est que l’enfant peut sortir de l’hôpital une fois que son système respiratoire et digestif est devenu pleinement autonome. En ce qui concerne la couveuse, il peut en sortir dès qu’il pèse au moins 2 kilos.

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Vulnérabilité des Parents et Soutien Nécessaire

La prématurité bouleverse la façon dont la parentalité se construit après la naissance. Le raccourcissement inattendu de la durée de la grossesse impacte une période au cours de laquelle l’attachement naît et grandit. Après la naissance, l’hospitalisation de l’enfant, la séparation d’avec sa mère imposée par les soins, et sa grande fragilité influencent le processus d’attachement et celui de parentalité au sein du couple. De leur côté, les parents peuvent en effet souffrir d’inquiétude, de culpabilité, d’anxiété ou de dépression et d’un sentiment d’isolement par rapport à la situation vécue. Ces difficultés peuvent impacter la qualité de la relation entre les parents et leur enfant.

Informer les parents sur le parcours d’un enfant après une naissance prématurée et sur l’importance de la présence parentale pour soutenir son développement permet une meilleure préparation à l’hospitalisation souvent longue qui suivra. L’information sur les modalités d’alimentation d’un nouveau-né prématuré est également fondamentale pour permettre aux mères qui le souhaitent de mettre en route une lactation de façon optimale et au père ou au coparent de soutenir cet allaitement.

Favoriser le Bien-être de l'Enfant

La prise en charge des enfants nés prématurés doit intégrer la protection de leur développement, notamment cérébral, en limitant le stress lié à l’environnement des unités néonatales et aux soins dans le plus grand respect de leurs rythmes veille/sommeil (niveau bas de lumière, alternance jour/nuit, faible niveau sonore, postures qui respecte la position physiologique en flexion…). Les soins de développement, dont la forme la plus aboutie est le NIDCAP (programme néonatal individualisé de soins de développement avec évaluation) permettent d’individualiser au mieux cette prise en charge après une observation attentive du nouveau-né prématuré par les soignants. Ces programmes visent aussi à redonner aux parents une place prépondérante, en favorisant notamment leur présence (le « zéro séparation ») et un contact direct grâce au peau à peau. Ce « peau à peau » diminue les apnées, favorise le sommeil calme, diminue les manifestations douloureuses lors des soins, et soutien la lactation chez la mère.

Soutien Associatif

Les associations de parents jouent également un rôle important dans le soutien aux familles après une naissance prématurée, pendant et au-delà de l’hospitalisation. SOS Préma est une association qui se bat pour donner à tous les enfants prématurés les meilleures chances de bien grandir. SOS Préma soutient les parents confrontés à la prématurité et/ou à l’hospitalisation de leur nouveau-né, par l’écoute, le conseil, l’échange, l’amélioration de leur quotidien à l’hôpital, et travaille main dans la main avec les soignants.

Suivi Après la Sortie de l'Hôpital

Généralement, les enfants peuvent rentrer à la maison lorsqu’ils sont devenus autonomes du point de vue respiratoire et digestif, et que leur croissance est satisfaisante. L’hospitalisation à domicile se développe en France et permet de raccourcir la durée d’hospitalisation. Au moment de la sortie de l’hôpital, des modalités d’accompagnement et de suivi doivent être mises en place avec des relais en ville (médecin traitant, pédiatre, PMI…). Une surveillance systématisée et organisée des enfants prématurés est également mise en place par le biais des « réseaux de suivi des enfants vulnérables ». Par la suite, le développement de l’enfant est suivi dans des consultations dédiées afin de pouvoir dépister précocement des trajectoires neurodéveloppementales atypiques qui pourraient bénéficier de prise en charge. En effet, ces enfants peuvent présenter un certain nombre de difficultés, a fortiori lorsqu’ils ont été grands ou très grands prématurés : les difficultés neurologiques sont relativement fréquentes. Elles peuvent se manifester par des troubles moteurs avec un retard à la marche ou des difficultés à marcher, des troubles cognitifs avec des difficultés de langage oral ou écrit (troubles dys), des troubles de l’attention et du comportement (hyperactivité, difficultés dans les interactions sociales…),et des troubles sensoriels, visuels ou auditifs. Les consultations de suivi ont également pour objectifs de soutenir les parents dans cette parentalité atypique et de dépister les syndromes dépressifs ou de stress post-traumatique, plus fréquents chez les parents d’enfants nés prématurément que dans la population générale. Ce dépistage est d’autant plus important que des prises en charge adaptées sont maintenant possibles.

Comme tous les bébés, le retour au domicile peut perturber le nourrisson prématuré en termes de sommeil, d’alimentation ou de digestion. Par ailleurs, les bébés prématurés et leurs parents ont vécu des premières semaines difficiles, qui n’ont pas pu permettre un contact rapproché. Il faut donc avant tout créer le lien lors du retour à la maison, en favorisant notamment les moments peau à peau. Ces contacts avec les parents rassurent fortement bébé et réduisent son stress. Surtout, il est important de se faire accompagner lors des premiers jours, qu’il s’agisse d’un professionnel de la PMI pour un suivi psychologique ou d’une infirmière puéricultrice pour les éventuels soins du bébé, par exemple. La plupart des enfants prématurés bénéficient d’un suivi médical spécifique, soit mené par un médecin membre d’un réseau de périnatalité, soit par le médecin d’un CAMSP. Les bébés prématurés n’ont souvent pas la même maturité immunologique que les bébés nés à terme, ce qui les rend plus vulnérables face aux microbes et bactéries.

Préparation au Retour à la Maison

A la fois attendu mais en même temps appréhendé par les parents, le retour à la maison avec son bébé prématuré est une nouvelle étape. Mais les parents y sont bien préparés par l’équipe de pédiatrie qui organise la sortie.

La Recherche sur la Prématurité

La recherche vise en particulier à mieux comprendre les facteurs associés à un meilleur pronostic des enfants prématurés. L’étude Epipage‑2 menée par l’Inserm depuis 2011 est un très grand projet de recherche observationnel sur la prématurité en France, avec de nombreuses sous-études. Elle implique des équipes de recherche Inserm, universitaires et hospitalières issues de 25 régions françaises. Cette étude se fonde sur les données relatives à plus de 7 000 naissances survenues avant 35 semaines de grossesse (enfants nés vivants ou mort-nés) dans ces 25 régions. Parmi les enfants qui ont survécu à la période néonatale, 4 200 seront suivi jusqu’à leurs 12 ans. L’objectif est de mieux connaître le devenir neurodéveloppemental et en santé de ces enfants, au regard des évolutions des pratiques médicales et de l’organisation des soins (cf encadré). Une des originalités de l’étude Epipage 2 est d’avoir permis la mise en place de plusieurs projets complémentaires et multidisciplinaires dans le champ de l’imagerie cérébrale, des biomarqueurs, de la nutrition, des interactions mère-enfant, de la douleur et de l’éthique. Au plan européen, le projet européen RECAP Preterm (Research on European Children and Adults Born Preterm) est une initiative qui vise à promouvoir la recherche sur le sujet en réunissant des études qui suivent des enfants grands prématurés pendant l’enfance et jusqu’à l’âge adulte. Des équipes de 15 pays, dont la France, sont impliquées. Leurs thématiques de recherche se concentrent sur la prise en charge médicale en néonatologie, mais aussi sur des questions plus larges relative à l’éthique et l’organisation des soins, ainsi que sur des aspects sociaux comme l’éducation et l’emploi.

Grossesse à 35 Semaines : Ce Qu'il Faut Savoir

La 33e semaine de grossesse correspond à 35 SA (semaines d'aménorrhée). L'accouchement se rapproche de plus en plus et notre bébé en profite pour se préparer à sa vie extra-utérine. Notre futur bébé commence à être bien à l'étroit dans l'utérus. Il pèse déjà environ 2,5 kilos et mesure 42 cm, soit à peu près la taille d'un ananas. Ses organes continuent leur maturation : son système respiratoire ne sera totalement fonctionnel qu'à la fin du 8e mois de grossesse. Ses poumons produisent une substance qui permettra à notre bébé d'inspirer correctement à sa naissance : c'est le surfactant. Le foetus avale de grandes quantité de liquide amniotique, qui est ensuite filtré par les reins et évacué par les urines. Le méconium, les premières selles que notre bébé expulsera après la naissance, commence à s'accumuler dans l'intestin. Notre futur bébé est toujours recouvert de lanugo, ce fin duvet qui le protège, mais il commence à disparaître en prévision de l'accouchement. Il continue à accumuler des réserves de graisse sous sa peau, qui l'aideront à réguler sa température à la naissance. Les ongles du foetus atteignent l’extrémité de ses doigts. Au moment de sa naissance, il est probable que ceux-ci soient assez longs pour qu’il se griffe.

Il est normal de se sentir vraiment fatiguée ces derniers jours. Notre ventre est de plus en plus gros et encombrant et nous avons du mal à trouver une position confortable pour dormir la nuit. Les gestes du quotidien - marcher, conduire, se baisser, monter les escaliers - deviennent de plus en plus difficiles. Le terme de la grossesse se rapproche et nous voyons les kilos supplémentaires s'accumuler sur la balance. Pas de panique, il est normal de prendre jusqu'à 2 kg par mois au cours du troisième trimestre de la grossesse. À savoir que pour une prise de poids totale entre 12 et 13 kg à la fin de la grossesse, 4,5 kg sont attribués au bébé, au placenta et au liquide amniotique. Les réserves de graisse de la future maman équivalent à 4 kg et l'augmentation du volume sanguin, ainsi que la rétention d'eau, atteignent 2,4 kg. Douleurs, fatigue, contractions… Les dernières semaines sont souvent les moins agréables pour les femmes enceintes, et même si nous sentons de mieux en mieux notre futur bébé dans notre ventre, nous avons certainement déjà hâte de le prendre dans nos bras. Côté symptômes, cette semaine, on peut souffrir de douleurs au niveau du bas du dos et à l'arrière du bassin. Elles sont tout simplement liées aux changements de notre corps : notre ventre grossit, ce qui modifie notre centre de gravité, et nous pousse à nous cambrer. Notre sage-femme pourra nous montrer quelques exercices qui pourront nous soulager. À ce stade de la grossesse, nous pouvons souffrir de remontées acides, qui peuvent être difficiles à supporter au quotidien. Ce trouble digestif, qui se traduit par des sensations de brûlure dans la gorge, est fréquent à ce stade de la grossesse. Il est favorisé par les hormones de grossesse et l'utérus, qui comprime l'estomac. On peut limiter les remontées acides en évitant de manger des repas trop riches, trop gras ou trop épicés, et il est également recommandé de fractionner nos repas en plusieurs petites collations. Autre symptôme un peu pénible au 8e mois de grossesse : nous avons envie d'uriner tout le temps ! En cause, notre utérus, volumineux, qui appuie sur notre vessie. Nous pouvons également être constipée. Nous avons peut-être remarqué que du liquide jaunâtre s'écoule de nos seins. C'est du colostrum, le premier lait qui servira à nourrir notre bébé après sa naissance, si nous souhaitons l'allaiter. Notre utérus peut commencer à se contracter à ce stade de la grossesse, et même depuis quelques mois déjà, si nous avons un utérus contractile. Il s'entraîne simplement pour l'accouchement, mais ces contractions ne signifient pas forcément que l'accouchement est pour demain ! Ce sont la plupart du temps des contractions de Braxton-Hicks, appelées aussi "fausses contractions", car elles n'ont aucune action sur l'ouverture du col de l'utérus. Elles sont généralement indolores et s'arrêtent spontanément.

Examens Médicaux à Prévoir

Il est temps de passer notre 6e examen prénatal avec notre sage-femme ou notre gynécologue. Les examens habituels seront pratiqués par le professionnel de santé, qui nous prescrira un dépistage du streptocoque du groupe B. Cet examen est systématiquement pratiqué entre 32 et 36 semaines de grossesse. C'est également le moment de prendre rendez-vous pour notre consultation obligatoire avec l'anesthésiste. Que l'on souhaite une péridurale ou non, ce rendez-vous est essentiel, car il permettra à l'équipe médicale présente le jour J de connaître notre dossier et nos antécédents, en cas de demande de péridurale ou de césarienne d'urgence, par exemple.

Préparatifs pour l'Arrivée de Bébé

Si on travaillait jusque-là, on a désormais le temps d’investir totalement notre grossesse puisque nous sommes, maintenant, normalement en congé maternité. On va pouvoir assister aux cours de préparation à l’accouchement. Ces séances sont vraiment utiles, car elles nous renseignent sur le déroulement de l'accouchement et sur l'après. C’est donc le moment de poser toutes nos questions et de rencontrer d’autres futures mamans. Valise pour la maternité, allaitement, péridurale, épisiotomie, césarienne, suites de couches, baby-blues… sont autant de sujets abordés par la sage-femme intervenante. On pratiquera aussi, bien entendu, des exercices respiratoires et musculaires, pour nous aider, notamment, à mieux contrôler nos contractions et mieux vivre notre accouchement. Si ce n'est pas déjà fait, nous pouvons faire appel à un photographe de grossesse pour immortaliser notre joli ventre rond, avant l'accouchement. Nous pouvons demander au co-parent de se joindre à ce shooting afin d'avoir un souvenir ensemble de cette grossesse. C'est aussi l'occasion de passer un dernier moment à deux et de prendre le temps de savourer cette grossesse une dernière fois. En cette 35ème semaine de grossesse vous entrez dans la dernière ligne droite. L’accouchement approche et cela peut provoquer un bouquet d’émotions variées. Stress, impatience ou excitation pourront se faire sentir. A ce stade de grossesse, l’accouchement peut démarrer de façon imprévue. Pour éviter un stress supplémentaire, nous vous recommandons d’avoir votre valise de maternité prête dès cette semaine. Vous pouvez aussi réfléchir à votre moyen de transport et au chemin à emprunter pour vous y rendre.

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